INFLUENCE DES BAINS
Bserensprung ' a bien soin de faire remarquer que, si l'eau est courante, la chaleur s'abaisse au contraire.
Kernig ^ a conclu de ses expériences que la perte de la cha leur est en raison directe des déperditions subies; plus celles-ci sont considérables, plus grande est la réfrigération.
Horwath pense que la meilleure méthode est de refroidir les fébricitants à un faible degré mais d'un façon continue, à l'aide d'une forte ventilation, ou en les plaçant sur des matelas d'eau, dont on peut faire varier la température.
Heidenhain, voulant chercher à démontrer que la température abaissée qu'il observait lors de l'excitation d'un nerf sensitif, le sciatique par exemple, dépendait de la température ambiante, a mis un chien dans un bain à une température assez élevée, 39", et, au lieu d'observer un abaissement de température, il a vu au contraire une élévation assez notable.
S'il mettait son animal dans un milieu à 16" c, la température s'abaissait, et à chaque excitation du sciatique, cet abaissement s'accentuait.
Ces expériences prouvent le rôle important que joue le réseau vasculaire périphérique qui, suivant qu'il se dilate ou se resserre, suivant que la circulation est plus ou moins rapide, permet aune plus ou moins grande quantité de sang de se mettre en rapport avec le milieu ambiant.
Les bains froids produisent pins d'effet chez les enfants que chez les adultes. Chez les premiers, le chiffre moyen de l'abaissement est de 2" c, tandis qu'il n'est que de P,5 chez les seconds.
Schàffer a constaté chez les nouveau-nés un abaissement de température de 0»,7 à 0°,8 après le premier bain.
L'indication de l'abaissement de la température que fourmssait le thermomètre lorsqu'on se soumettait à une affusion iroide, éveilla l'idée que ce moyen pourrait rendre de grands services dans les états fébriles.
A cet égard, on doit dire que c'est Brand (de Stettin) qui a
3. BiuND. Die llydrolkorapiedc, Typhus, 'sieltia, m\. IJerlin, 18U8.
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TEMPÉRATURE DE l'HOMME
inauguré cette méthode, connue de nos jours sous le nom deméthode de Liebermeister.
Bartels, Jûrgensen, Ziemssen, Obernier, Wahl, Barth, Mosler, Immermann, Leube, Dumontpallier, ont été ses dignes successeurs.
Voici comment Liebermeister opère :
Aussitôt qu'un typliique aune température de 39" on donne un bain à 22° que l'on refroidit jusqu'à 16".
La température s'abaisse, mais pour remonter bientôt. C'est alors qu'il importe de donner un nouveau bain. Ce n'est pas, il faut le dire, par rabaissement immédiat qui se produit que Liebermeister et Jûrgensen jugent leur méthode favorable, mais par l'abaissement consécutif qui se produit et qui peut maintenir la température à un niveau assez bas.
Quant à la façon dont agit le froid sur notre organisme pour amener des variations de température, un grand nombre d'auteurs, n'admettent pas que l'action du froid se réduise à une simple soustraction de chaleur; le système nerveux doit prendre une grande part dans la manifestation de
ce phénomène.
Les moyens brusques, afFusions, douches, sont ceux qui abaissent le plus la température; plus la force de projection du liquide est grande, plus la température s^abaisse : il est évident que dans ces cas, les modifications thermiques observées dépendent du système nerveux.
Wahl' place l'action principale du froid dans son influence sur les nerfs et les centres nerveux; il prétend même que cette action fait défaut quand la température est en ascension et il conseille de n'appliquer le froi^d que pendant les remissions ou au moment des exacerbations fébriles, parce que, dU-il, dans ce cas, Télimination de la chaleur qui s est accumulée exerce une influence salutaire.
L,1»r ' a signalé ce fait : que les bains fro.ds ne dnn,-
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