‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 271 sur 312 · TEMPÉRATURE LOCALE DBS ARTICULATIONS · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE LOCALE DBS ARTICULATIONS

température entre les deux articulations correspondantes est très marqué .

4 septembre. Genou gauche

3102 moy, 4»

15 septembre.

Genou gauche.

Genou droit.

Différence.

Part ext.

Part. int.

Part. ant.

8 octobre.

Genou gauche.

Genou droit.

Dififérence.

Part. ext.

Part. ant.

Part. int.

Jambe.

Observation. — Parizot. — Tumeur blanche du genou. — Service de M. Verneuil.

S... (Eugénie), 22 ans, couturière, entrée le 28 janvier 1880, salle St-Augustin, n" 12. Arthrite fongueuse du genou droit ayant débuté vers le mois de février 1879 à la suite d'une chute. Pas d'antécédents personnels ni antécédents de famille. Par le repos, l'appareil amovo-inamovible, et l'électrisation fréquente, l'état du genou s'est beaucoup amélioré ; mais la marche n'est pas possible sans béquilles.

Au moment où nous prenons la température pour la première fois, l'inflammation est encore assez vive, puisqu'elle se traduit par des différences de plus de 2 degrés d'un côté à l'autre.

2 septembre.

Genou droit.

Genou gauche.

Différence.

Part. ext.

Part. int.

25 septembre.

Genou droit.

Genou gauche.

Différence.

Part. ext.

Part. int.

Part. ant.

Dans les premiers jours d'octobre, la malade est envoyée au Vésinet. La marche n'est toujours pas possible sans béquilles. Elle revient à l'hôpital le 2 novembre. Le genou est à peu près

toujours dans le même état. Tout le membre inférieur droit à minué de volume, et sa température est moins élevée que c du membre correspondant.

4 novembre.

Côté droit.

Côté gauche.

Différence.

/ Part. int.

Genou, ] Part. ant.

\ Part. ext.

Cuisse, tiers moy.

Jambe, tiers moy.

21 décembre.

Genou droit.

Genou gauche.

Différence.

Part. ext.

Part. int.

Part. ant.

Jambe .

Cuisse.

23 décembre.

Genou droit.

Genou gauche.

Différence,

Part. ext.

Part. int.

Part. ant.

Jambe.

Cuisse.

Notre exploration du 21 décembre nous révélant entre les températures des deux articulations symétriques un écart que nous n'avions pas constaté jusqu'alors, nous avons recommencé l'épreuve le surlendemain. Les chiffres se sont maintenus élevés ; et cependant la malade n'accuse pas d'aggravation dans l'état de son genou. Parizot tire de l'examen de ces deux dernières observations des conclusions conformes à celles que nous avons énoncées :

1. La température d'une tumeur blanche en voie d'évolution présente un écart de près de 3 degrés en plus sur la température de l'articulation opposée symétrique.

2. Lorsque la tumeur tend à la suppuration, comme dans l'observation I, où l'on avait agité l'opportunité de la résection, l'écart peut atteindre 4 degrés et même plus. Dans le cas contraire, l'écart diminue peu à peu à mesure que se fait la réparation ; mais il ne disparaît pas complètement. (Conclusion de P. Redard.)

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