Partie moyenne de la jambe
Au tiers supérieur
Au tiers inférieur de la cuisse.
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Paatie moyenne
Chez les sujets traités par l'électricité, etc., et chez lesquels l'atrophie tend à disparaître, la température primitivement abaissée, remonte et peut devenir égale des deux côtés. Le thermomètre devient dans ces cas un moyen précieux de contrôle de l'efficacité du traitement employé.
Dans un cas de malformation de l'avant- bras (hémimélie), avec atrophie du bras,Demarquay ^ a trouvé :
Température du membre bien conformé. . 34", 35°. — — difforme 30", 30».
Broca a signalé l'abaissement de température dans l'atrophie de la demi-face et du demi-crâne dans les cas de torticolis ancien, liée à un Obstacle circulatoii-e par suite de l'inflexion exagérée de la carotide à son entrée dans le crâne du côté malade.
Nous avons fort souvent constaté cet abaissement de température dans des cas de torticolis ancien, mais, ainsi que l'avait prévu M. J. Guérin ^, nous avons trouvé cette anomalie thermique dans toutes les difformités considérables et anciennes de la colonne vertébrale, où la compression des parties correspondantes aux concavités des courbures a pour effet constant de les frapper d'atrophie, avec gêne de l'innervation et de la circulation.
1 . Demarqcay. Vice de conformation de l'avant-hras gauche. Modification importante de la température animale dans la partie lésée. Union médicale, no 4, p. 357-58, i865.
2. J. GoÉRiN. Variations thermiques dans les maladies Bulletin de l'Académie de médecine. Séance du 13 janvier 1880, p. 30.
DANS LES HYPERTROPHIES
II. — Hypertrophies. — Si, dans l'atrophie, il existe des abaissements de température ; dans quelques hypertrophies, au contraire, avec dilatation vasculaire, la température s'élève très notablement.
Friedreich ' cite un cas de d'hypertrophie unilatérale du bras gauche, observé par John Reid^, dans lequel les artères semblèrent plus développées et les battements plus forts. Le bras paraissait plus chaud, et le thermomètre montra une élévation de température qui atteignit 9» (F.) dans la main et 2o dans l'aisselle.
Dans un autre cas du même auteur d'hypertrophie du ^ pouce et de l'index gauche, les doigts hypertrophiés présentèrent une élévation de température de 2° à 6° (F.). L-'artère radiale battait plus fort que du côté opposé. On ne trouva aucune diflFérence pour les artères du bras.
Dans un cas d'inégalité congénitale des deux moitiés latérales du corps, OUier ^ a trouvé des différences de température entre les deux côtés du corps.
Le côté droit hypertrophié présentait une température beaucoup plus élevée que celle du côté gauche normal.
Cette diflFérence de température pouvait s'apprécier à la main, et tout le membre inférieur gauche présentait dans toute son étendue, et principalement au pied, une température assez basse.
Pendant l'hiver, la malade éprouvait un froid continuel dans la jambe gauche, bien que celle-ci fut bien vêtue, tandis que dans la même saison, la jambe droite, même exposée au contact de l'air, était toujours plus chaude.
Celte diflFérence de caloriflcation doit dépendre, dit Ollier, de l'inégalité du développement du système vasculaire ; le système circulatoire étant chez co malade certainement plus développé à droite qu'à gauche.
d. Friedreich. Archiv fur Pathologische Anatomie. Band. XXVIIF p. 474, d863. '
2. John Reid. Physiol. anat. and. patholog. Researches. Edinbur^b 1848, p. 401. ^ '
3. L. Ollier. Be rinégalité congénitale des deux moitiés latérales du corps de l homme. Gazette médicale de Ljon, 1 862, p. 309 et Journal de Physiologie de Brown-Séquard, 1867.
m TEMPÉRATURE LOCA.LE DANS I,ES HYPERTROPHIES
La coloration du membre droit est d'un rouge bleuâtre Lorsqu'on applique le stéthoscope et l'oreille au niveau du trianglede Scarpasur l'artère fémorale, le battement artériel est tellement fort que la tête est soulevée par la vigueur de l'ondée sanguine. A gauche, rien de semblable n'a lieu
Dans un cas d'hypertrophie de la moitié droite du corps portant surtout sur le membre inférieur, MM. Trélat et Ch ' Monod i trouvent qu'avant tout examen thermométrique là main seule constate que le membre inférieur droit est plus chaud que le gauche ; le malade lui-même s'est aperçu qu'en hiver, lorsqu'il a froid, le pied droit est toujours moins froid que le gauche. Un thermomstre placé dans le creux popiité n'accuse cependant à une première exploration que5 dizièmes de degré de différence à l'avantage du membre droit Un second examen, fait le soir, le malade s'étant levé et ayant marché, porte 1 écart à 1° (à droite 3603, à gauche 35°3), au creux de l'aisselle la différence est presque insensible ; elle n'est que de 2 à 3 dixièmes de degré.
1. U. TnÉLAT et Ch. Monod. Hypertrophie unilatérale. Archives générales do médecine, 6"= séiie, t. XI U, p. 536-676. ISGO.