Legallois Œuvres. Paris, 1824, t. II
7. Chossat. Mémoire sur l'influence du système nerveux sur la chaleur animale (lhf!se de Paris, !820).
Section du cerveau au-devant du pont de Varole, respiration
spontanée 24°
Commotion violente du cerveau, insufflation pulmonaire . 22"3 Section de la moelle épinière dans le l""' espace intervertébral dorsal, respiration spontanée 25°2
Section de la moelle épinière dans le 2" espace 25"
— — 3« espace 21»7
— — 6° espace IQ^S
— —8° espace 26»
— ■— 9^ espace 26°
— -- 10° espace 28°
Paraplégie par la ligature de l'aorte descendante avant sa
sortie du thorax 28°3
Mort par immersion dans un mélange réfrigérant .... 26°
Moyenne 24°5
Les expérimentateurs qui, dans ces dernières années, se sont livrés à des études sur l'influence du système nerveux sur la chaleur, ont vu que la lésion de la moelle amenait souvent des abaissements de température.
Cl. Bernard ^ démontra qu'on pouvait amener le refroidissement d'un animal à sang chaud, en faisant la section de la moelle épinière au niveau de l'union de la région dorsale et de la région lombaire, et que dans ces conditions chez un lapin opéré cinq heures auparavant, on voyait la température tomber de 40° à 24°.
Brown-Séquard, dans un grand nombre d'expériences, a vu survenir un collapsus profond, une suspension complète des mouvements réflexes et le passage du sang rouge dans les veines en même temps que des abaissements de température assez considérables, à la suite de lésions traumatiques de la moelle.
Heidenhain - admet que c'est surtout la moelle allongée qui exerce une influence très grande sur la caloriflcation.
Partant de ce fait que l'excitation des nerfs sensibles à l'état normal abaisse la température, et voyant d'autre part qit' aucune modification thermique ne se produit lorsque la moelle allongée est séparée de la moelle épinière, il conclut d'abord
\ Cl. Bernard. Chaleur animale, I8~G.