DANS LES LÉSIONS DE L'ABDOMEN
Observation XC. — X..., 36 ans, blessé par un éclat d'obus. Il est atteint d'une fracture du fémur et d'une plaie pénétrante profonde au niveau de l'hypochondre droit, il n'y a pas issue des intestins. C'est le malade chez lequel nous avons trouvé la température la plus basse.
La température axillaire était. . . . 34°2
2 heures après 34°
11 meurt bientôt.
Observation XCI. — E..., 27 ans, soldat au 90« de ligne, blessé par une balle entrée par la fesse droite. Perforation du rectum et la vessie.
Sur le champ de bataille, le blessé a eu une forte hémorragie. La température est S6'',3.
La courbe n" 17 nous indique la marche qu'a suivie la lièvre urineuse dans ce cas.
Plaie pénétrante de l-Abdomen.
'"^ (V 4 heures après haccident \^ (ij I» fié^ire continue . Cuirison.
Le blessé est sorti des ambulances complètement guéri.
Observation XCll. - X..., soldat de ligne, plaie pénétrante do 1 abdomen par balle.
Redard. .
DE LA TEMPÉRATURE
La température est. .
Au bout de 4 heures. .
Le blessé meurt bientôt.
Dans les deux cas suivants, on aurait pu penser à une plaie pénétrante de Tabdomen : l'absence de modification de la température indiquait que la plaie n'était pas pénétrante.
Observation XCIII. — Ce militaire setrouvait en embuscade et les ennemis étaient cachés à quelque distance dans un bois.
Il se trouvait dans la demi-flexion et il fut frappé à quelques centimètres au-dessus de l'ombilic.
A ce niveau l'on voit une ouverture faite d'abord à la tunique et à une forte ceinture en laine, roulée plusieurs fois autour de son abdomen. On trouve une balle dans les plis de ce vêtement.
Deux'ouvertures se présentent sur les parois abdominales ; l'une plus grande que l'autre . La balle avait-elle pénétré ? C'est ce que le thermomètre allait nous dire.
Le blessé ne présentait aucun symptôme algide et sa température était 37°,3.
En présence de ce résultat il n'était plus permis de douter. La balle n'avait pas lésé les intestins.
Cette observation, en outre de l'intérêt qu'elle présente au point de vue de la température, est un exemple très net de la réflexion que les muscles et les aponévroses peuvent faire ■ subir à certains projectiles.
Observation XCIV. — Belnot, soldat du train, reçoit une balle qui 1 pénètre dans la région fessière un peu en arrière du grand trochanter.
Le blessé n'éprouve pas d'abord une grande douleur, l'hémorragie est nulle et il peut marcher.
La température est normale. L'ouverture d'entrée de la balle est à quelques centimètres en arrière du grand trochanter ; elle se continue par un trajet flstuleux, très sinueux, remontant de hauti en bas dans la direction de la vessie.
Un stylet introduit très profondément ne donne aucune notions utile et il est impossible par ce seul examen de se rendre compte' de la profondeur du trajet et par conséquent des désordres que lai balle peut avoir produits.
D'autres signes auraient même pu faire croire que des parties-^ importantes avaient été intéressées- En effet, en faisant urinerr
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immédiatement le malade, on constatait la présence du sang dans les urines.
L'exploration thermométrique nous rassurait cependant complètement, nous pouvions affirmer qu'il n'existait pas de lésion abdominale ou péritonéale qui nous aurait donné la teniçérature hypo-physiologique de,, l'étranglement.
En continuant nos explorations, nous trouvions par le tpuclaer rectal au niveau de la prostate une tumeur fissez résistante formée par la balle. L'extraction fut pratiquée sans accident.
Dans ce cas, la thermoraétrie nous a fourni de précieuses indications, car en admettant même que nous n'ayons pas pu reconnaître par l'exploration le siège de la balle, les résultats obtenus au moyen du thermomètre nous auraient suffi pour porter un pronostic favorable.
Dans les cas de contusion grave de l'abdomen, on peut aussi noter, ainsi que le démontre l'observation suivante, des abaissements de température.
Observation XCV. — William. F., âgé de 14 ans. — Contusion de l'abdomen. — Contusion probable du foie. (Jordan.)
2 heures après le coup.
Le premier jour au soir.
Le 2« — matin.
Le 2° — soir.
Le 3« — matin.
Au moment de son entr ^ ^ ^
les signes du collapsus.
La réaction dans ce cas a été très marquée et très lente à se produire.
Pouls.
Respiration.
Température.
Dans les opérations chirurgicales sur l'abdomen on constate aussi très souvent les symptômes du collapsus et l'abaissement de température.
Danslesdeuxcourbes suivantes, (Courbe 18 et 19), on note des abaissements de température notables après des opérations de taille.
164 DR I-A. TEMPER/VTURE