DE LA TEMPERATURE DANS LES PLAIES DE POITRINE
Chez l'homme les plaies pénétrantes de poitrine s'accompagnent d'abaissements de température.
Obskrvation C. - D. . sergent-major, a reçu, à quelques centimètres au-dessous delà clavicule droite, une balle qui est venue se faire jour à la partie externe du thorax au niveau de la septième côte droite qui est fracturée.
Le blessé est dans l'anxiété la plus grande, la respiration est très fréquente. La stupeur et l'anéantissement des forces sont
considérables.
La température axillaire est, . . . 35o5 On observe une 1/2 heure après. . . 35°4
1 heure après SS^S
Le malade meurt bientôt.
A l'autopsie on trouve dans la plèvre un vaste épanchement sanguin.
Dans notre observation CI, la balle n'avait pu être extraite ; elle avait pénétré à la partie postérieure du thorax.
Le blessé était plongé dans la stupeur et sa température était. 36<»3
Le soir, c'est-à-dire 7 heures après 36''8
Le lendemain matin 37"
Le soir 37<'9
Le matin 40°
Pleuro-pneuraonie.
Cette température se maintient pendant quelques jours au bout desquels la mort survient.
Observation CI. — Plaie pénétrante de poitrine. — Pas d' épanchement sanguin. — Blessure probable du poumon. — Abaissement de température. — Guérison, (Thèse de M. Ch. Nélatoni.)
D. . ., 49 ans, entre le 9 février dans le service de M. Cusco.
Cet homme s'est donné un coup de couteau dans la région précordiale.
Voici l'état dans lequel le trouve M. Mathieu, interne du service :
Le blessé est étendu sur le dos dans un état syncopal des plus inquiétants, son oppression est extrême, le moindre mouvement détermine des accès de suffocation. Par la plaie il ne s'échappe plus de sang, il s'en est écoulé assez pour tacher le devant de sa
•I. Ch. Nélaton. Des épanchements de sang dans les plèvres consécutifs aux traumatismr.s. Th6so de Paris, 1880.