‹ Traité de toxicologie (volume 3)Chapitre 74 sur 85 · BE L’AZOTATE BE BI OXYDE BE CUIVRE · texte numérisé non relu

BE L’AZOTATE BE BI OXYDE BE CUIVRE

L’azotate de cuivre est d’une belle couleur bleue; sa saveur est âcre et très caustique ; il cristallise en parallélipipèdes allongés , ou en prismes fins semblables à des aiguilles. Mis sur des charbons ardents, il se dessèche et détone avec scintillation. Lorsqu’on le chauffe dans un creuset, il se décompose, donne du gaz oxygène, des vapeurs ni-

DES POISONS IRRITANTS

ire uses rouges (gaz acide azoteux) et de l’oxyde de cuivre brun. Si on le mêle avec du charbon , et qu’on le soumette à l’action du calorique , sa décomposition est plus complète, et il laisse pour résidu du cuivre métallique. Il se dissout très bien dans l’eau : cette dissolution , concentrée , traitée par l’acide sulfurique , fournit au bout de quelques instants des cristaux de sulfate de cuivre. L’acide sulfhydrique, le cyanure jaune de potassium et de fer, l’ammoniaque, l’arsénitede potasse, etc. , se comportent avec cette dissolution comme avec celle d’acétate de cuivre.

BU BlCHXtORBRB II CUIVRE.

Le bichlorure de cuivre est d’une couleur verte lorsqu’il est à l’état solide. Chauffé dans un creuset de terre avec son volume de charbon et de la potasse à l’alcool , il se décompose et fournit du gaz acide carbonique et un produit fixe formé de chlorure de potassium et de cuivre métallique. Traité par l’eau distillée bouillante , il donne un liquide d’une couleur verte tirant sur le bleu : ce liquide fournit , par l’azotate d’argent , un précipité blanc de chlorure d’argent ; l’acide suifhydrique , l’arsénite de potasse , le cyanure jaune de potassium et de fer, l’ammoniaque et les autres réactifs, le troublent, comme je l’ai déjà dit (voy. pag. 635). L’acide sulfurique concentré le décompose avec effervescence, en dégage du gaz acide chlorhydrique sous forme de vapeurs blanches, épaisses, d’une odeur piquante, et le transforme en sulfate de cuivre.

BU CUIVRE AMK0NIAÜAI.

Le cuivre ammoniacal est une combinaison de bi-oxyde de cuivre et d’ammoniaque. Il est d’une belle couleur bleue, d’autant plus foncée qu’il est plus concentré ; son odeur est vive , pénétrante et ammoniacale.

On peut y démontrer la présence du cuivre par les réactifs dont j’ai déjà parlé, l’acide sulfhydrique , le cyanure jaune de potassium et de fer, etc. (Voy. pag. 635.) Il diffère du sulfate de cuivre et du sulfate de cuivre ammoniacal en ce qu’il ne contient point d’acide sulfurique, et par conséquent qu’il ne fournit point avec l’eau de baryte un précipité de sulfate de baryte insoluble dans l’acide azotique. L’azotate d’argent n’y occasionne jamais de précipité de chlorure d’argent insoluble dans l’acide azotique pur, ce qui le distingue du bichlorure de cuivre. Enfin, en l’évaporant jusqu’à siccité, on n’obtient point une masse qui fuse sur les charbons ardents et qui se

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