‹ Traité de toxicologie (volume 4)Chapitre 107 sur 107 · EMPOISONNEMENT PAU LE SUBLIMÉ CORROSIF · texte numérisé non relu

EMPOISONNEMENT PAU LE SUBLIMÉ CORROSIF

l’économie animale. J’ai voulu savoir à quoi m’en tenir à cel egard, et j’ai tenté les essais suivants.

Expérience tr'.— J’ai préparé 100 gravures de protosnlfure déferai décomposant du prolosulfate de fer par du sulfl.ydrale ^ g^oniaque , j’avais placé le mélange dans un grand flacon bouché a 1 ui eu, que ] {enais Constamment plein d’eau , afin d’éviter le contact de l’a.r qui n aurait pas manqué de transformer le protosnlfure de fer en persulfuic, Je précipité étant déposé , j’ai décanté le liquide à l’aide d’un siphon puis 'ai rempli le tlacon d’eau et je l’ai bien bouché. Lorsque par des lavag . réitérés , et toujours à l’abri du contact de l'air, la liqueur ne conienai plus de traces de sulfate de fer ni de sulfhydratc d’ammoniaque i j ai administré « itn chien de moyenne taille, assez faible, la dixième pai 1 environ du protosullurc suspendu dans l’eau, et immédiatement âpre. je lui ai donné GU centigrammes de sublimé corrosif d^ftusdnps grammes d’eau. L’œsophage a été lié et maintenu dans cet étal pendant douze heures. A l’exception de quelques selles l’animal n a ^ouvé aucun des symptômes de l’empoisonnement que détermine le sublimé coi rosif, et il ne paraissait pas incommodé. Le lendemain cl les jours suivante, il Se portait à merveille. Celte expérience répétée sur un autre animal a

fourni les mêmes résultats. . . , . „

Expérience ii'. — J’ai introduit dans l’estomac d’un chien de moyenne

taille , à l’aide d’une sonde de gomme élastique , 60 centigrammes de sublimé corrosif dissous dans 100 grammes d’eau , et immédiatement après j’ai injecté par le même moyen une quantité de protosnlfure de fe égale à celle de l’expérience première ; l’œsophage a été aussitôt lié e maintenu dans cet étal pendant douze heures. L’animal n a pas ete plp. incommodé que le précédent , et le lendemain il était parfaitement lé-

tJ Expérience ni'.— Dix minutes après avoir fait avaler à un chien de moyenne taille 60' centigrammes de sublimé dissous dans 100 grammes d’eau je lui ai donné une dose de protosulfure de fer égale aux précédentes et j’ai lié l’œsophage; déjà ce conduit avait été lié immédiatement après l’ingestion du sublimé, afin d’empêcher le vomissement. Au bout de quatre heures, j’ai détaché la ligature de l’œsophage; 1 animal est moit dans la nuit, après avoir éprouvé tous les symptômes de 1 empoisonnement par le bichlorure de mercure, et surtout après avoir rendu plusieurs selles teintes en noir par le sulfure de fer. A l'ouverture du cadavre, je me suis assuré que l’estomac était enflammé, cechymosé et altéré , comme il l’eût été si l’animal n’eût pas pris de proiosulfure de fer.

Expérience vi°. — Cette expérience, répétée dans les mêmes conditions, a fourni les mêmes résultats.

p’où il résulte, 1° que le protosulfure de fer anéantit complètement les propriétés vénéneuses du sublimé corrosif, s’il est administré en dose suffisante immédiatement apres l’ingestion de ce poison; 2" qu’à l’instar des antidotes les mieux accrédités, il est inefficace

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s il II est donné qu’au bout de dix ou quinze minutes , lorsque déià le sublime a eu le temps d’exercer une action délétère assez folle pour dclei rainer la mort; 3° que tout en accordant qu’il agit plus énergiquement que l albumine , pour s’opposer aux effets délétères du suijuné , et qu il doit par conséquent lui être préféré dans tous les cas ou d pourra cire administré immédiatement ou peu de temps après 1 empoisonnement , il n’en est pas moins vrai que presse LjZs pom ne pas dire toujours dans la pratique , on retirera plus d’avanagesde 1 albumine quedu protosulfure de fer, parcequecelui ci nese tintant que dans les pharmacies, ne pourra être ingéré qu’au bout d un temps assez long , et lorsque le sublimé aura déjà exercé ses ravages tandis que le blanc d’œuf délayé dans l’eau, qui est à la portée de tout le monde , pourra être donné peu d’instants après l'intoxication. . 1

Recherches médico-légales.

J’avais dit dans mon Mémoire sur les préparations mercurielles (voy p. 572 de ce vol.) , qu’en employant le procédé auquel je donnais la preference, on découvrirait aisément le mercure dans le lait des nourrices et dans la salive des individus soumis à un traitement mercuriel. M. Audouard de Béziers, après avoir retiré, à l’aide de ce procédé, du mercure de l’wrme des malades atteints de syphilis, qui faisaient usage de bicblorure de mercure , en a également extrait delà salive d’un jeune commis marchand, qui prenait depuis vingt joui s plusieurs pilules mercurielles de Dupuytren malin et soir. ( J de Ch. médicale , mars 1843 , p. 137. )

errata.

Page 396, lig. 29, au tien de : l’azotate de potasse pour le transformer en ar-

séniale et en sulfate de potasse... lisez •• l’acide azotique pour le transformer en acide arsénique et en acide sulfurique.

1 azotate de potasse... lisez : l'acide azotique.

1 azotate de potasse... lisez . l’acide azotique. effacez autant qu’il est possible d’en obtenir, ci voyez Supplément, p. 70G.

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