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ASTÉROÏDES

le plus souvent considérablement plus développés que les espaces interradiaires,

qui sont très courts par suite de la divergence des rangées de plaques interambula-

craires, et constituent des bras mobiles plus

ou moins longs, revêtus de pièces squelettiques

mobiles (fig. 425). Celles-ci sont des plaques

calcaires, disposées par paire transversalement

[plaques ambulacraires), qui s'étendent depuis

la bouche jusqu'à l'extrémité des bras, et sont

unies entre elles par des articulations comme

des vertèbres. Chez les Astéroïdes le squelette

est très différent de ce qu'il est chez les

Échinides, car les plaques ambulacraires, ainsi

(pie les plaques interambulacraires, sont limi- Fig- 425- — Ét°'!e de mer schématique.

. . . i ,. ,i , -, . , ... ., . — ('•, organe génital situé dans l'inter-

tees a la lace ventrale, et situées dans 1 intérieur radius; A>, rangées d'arabulacres situées du corps; elles présentent sur leur face externe dans les ,;"I|L des sillons ambulacraires qui contiennent, au-dessous d'une peau molle renfermant chez les Ophiurides des pièces calcaires particulières, les troncs nerveux , les canaux périhémals avec les vaisseaux sanguins et les vaisseaux aquifères.

Chez les Ophiurides les sillons ambulacraires sont recouverts de sorte que les pieds sont situés sur les côtés des bras.

A la face dorsale le squelette dermique est d'ordinaire coriace; cependant il est aussi parfois composé de plaques calcaires, sur lesquelles se voient des papilles, des piquants, des crochets. Sur les bords des téguments du dos est située souvent une rangée de pièces très grandes (plaques marginales supérieures) (fig. 4'2C).

Fig. 426. — Plaques squelettiques de VAstropecten Hemprichtii, d'après .1. Millier. — DU, plaques marginales dorsales; VH, plaques marginal*^ ventrales : .1/;, plaques ambulacraires; Jj>. plaques interambulacraires intermédiaires ; Adp, plaque adain lui laci aire antérieure formant un angle de la bouche.

tatio sistens species cognitas Asleriarum. Lund., 1805. — J. Mùller und Troscliel, System der Asteriden. Braunscbvweig, 1842. — V. Dûben, On Norger Asterider. Forhandl. Skandin. Naturforsk., 4 Mode, 1847. — A. Gaudry, Mémoire sur les pièces solides chez les Stellérides. Ann se. nat., 5e sér., vol. XVI, 1851. — Th. F,yman, Ophiuridx and AstrophytidsR. Illust. calai, of the mus. ofeomp. zool. at Harvard collège. N"l. Cambridge, 1865, et supplément 1871. — Perrier, Recherches sur les pédicellaires et les ambulacres des Astc'ries et des Oursins. Ann. se. nat., vol. XII et XIII, 1869 et 1870. — Chr. Fr. Lùttken, Description de quelques Ophiurides nouveaux avec quelques remarques sur lu division spontanée chez les Rayonnes. Aftryk af Oversigl overd. K. D. V. Selsk. Forhaadhl. 1872. — Hoffmann, Zur Analomie der Asteriden. Nieder*landiscb.es Archiv fur Zool., vol. 11. 1872. — G.O. Sars, On some remarquable forms of animal lifefrom Ihegreat Deupths oftheNorwegian coast. I. lS7r>. 1875. Christiania. — Lacaze-Duthiers, Sur une forme nouvelle et simple de proembryon des Êchinoder mes. Comptes rendus, vol. LXWIII, 1874. — Greeff et Lange, loc.cit. — Teuscher, Beitrâge zur Analomie der Echinodermen, II,

ASTEROÏDES.

Sur la face ventrale on distingue, outre les plaques ambulacraires enfoncées dans l'intérieur du corps, les plaques marginales inférieures, les plaques adambulacraires, qui réunissent les premières aux secondes et les plaques interambulacraires intermédiaires. Ces deux dernières espèces de pièces correspondent aux pièces interambulacraires des Échinides. Tandis que les deux (ou plusieurs) rangées, qu'elles forment chez ces animaux, restent unies ensemble dans toute la longueur de l'espace inlerradiaire, chez les Astéroïdes, au contraire, elles s'écartent l'une de l'autre et se soudent chacune au bord du bras voisin. Les pièces ambulacraires articulées entre elles comme des vertèbres laissent des ouvertures latérales par où passent les branches qui vont aux ampoules des tubes ambulacraires. Les pièces gauches et droites de chacune de ces doubles rangées sont réunies soit par une suture et sont immobiles, Ophiurides, soit

Fig. 427. — Coupe verticale à travers le bras et le disque du Solaster endeca (d'après G. 0. Sars, mais un peu modifié). — 0, bouche donnant entrée dans un estomac spacieux ; A, anus; L, caecum radial ou tube hépatique ; Js, tube interradial sur l'intestin terminal; Af, pieds ambulacraires ; G, organe génital ; Mil, plaque madréporique.

par des dents qui s'articulent entre elles, au fond du sillon ambulacraire et sont mobiles, Astérides; ces dernières seules possèdent des muscles transversaux sur les vertèbres ambulacraires et peuvent courber leurs bras sur la face ventrale. Elles possèdent en outre des muscles transversaux interradiaires, étendus entre les paires de plaques voisines, aux environs de la bouche. Les Ophiures courbent leurs bras à gauche et à droite dans le plan horizontal à l'aide des muscles exclusivement longitudinaux de ces organes, par une sorte de mouvement ondulatoire.

La bouche est toujours située au centre de la face ventrale, au fond d'une excavation pentagonale ou étoilée, dont les bords sont d'ordinaire munis de papilles et de pédicellaires (fig. 427). Les angles interradiaux sont formés par deux pièces adambulacraires accolées et agissent souvent comme organes mastica-

Ophiuridse, III. Astcridse. Jeu. Zeitschrift, t. X, 1870. — II. Simroth, Anatomie uncl Schizogonie von Ophiactis virens. Zeitsch. iur wiss. Zoologie, t. XXVII et XXVIII. —II. Ludwig. Beitrâge zur Anatomie der Ophiuren. Zeits. fur wiss. Zoologie, t. XXX, 1878. —Ici., bas Mundskelet der Asterien und Ophiuren. Ibid., t. XXXII, 1879. — kl., Neue Beitrâge su dru Ophiuren. Ibid., t. XXXIV, 1880. — M.. Znr Entwickelungsgeschichte des Ophiurenskelettes. Ibid., t. XXXVI, 1881. — N. C. Aspotolides, Anatomie et développement des Ophiures, Paris, 1882.

Voyez aussi les mémoires de Krohn, Iliiben, Koren, Sars, Max Schulze, Des Moulins, J. Millier, Metschnikoff, Lûtken, A. Agassiz, E. Heller, Lacaze-Duthiers, W. Thompson, Gray, Mœbius, Heller, V. Marenzeller, etc.

ASTEROÏDES.

teurs. L'anus peut faire défaut; dans le cas contraire, il est toujours situé au pôle apical. Tantôt il n'existe qu'une seule plaque madréporique, tantôt il en existe plusieurs. Elles sont toujours situées entre les rayons, sur le dos (Astérides), ou à la face interne d'une des plaques buccales (Ophiurides), qui peut aussi présenter extérieurement un pore. Les branchies cutanées représentent les organes respiratoires. Les cinq paires radiales d'appendices du tube digestif, les sacs hépatiques, ne s'étendent dans les bras (Astérides) que lorsque la cavité dorsale du corps est spacieuse au-dessus des vertèbres ambulacraires (fîg. 428). Chez les Ophiures cette cavité est extraordinairement étroite, et les diverlicuhuns radiaux du tube digestif, peu développés, ne s'étendent pas au delà du disque. On pourrait ramener au même type les Etoiles de mer et les Oursins, en supposant que le périprocte de l'Oursin soit étendu sur toute la face dorsale, en même temps que l'axe longitudinal subit un raccourcissement correspondant, et que les rangées de plaques soient disposées comme des rayons sur un même plan, de telle sorte que les paires de plaques interainbulacraires, au lieu d'être unies par une suture dans les espaces interradiaires, sont séparées par une échancrure, qui va en s'élargissant vers la périphérie. Cette interprétation permet également de retrouver chez les Oursins et les Étoiles de mer la même disposition fondamentale des rangées de plaques apicales que chez les Crinoïdes. Tandis que chez les premiers, les cinq basales et les cinq radiales, respectivement représentées par les plaques génitales et les plaques ocellaires, conservent leur situation primitive autour de la région anale, chez les secondes, par suite de l'extension de la région centro-dorsale, les cinq .asalss se trouvent rejetées à l'extrémité distale des interradius (plaques criblées des organes génitaux), et les radiales avec le tentacule primaire deviennent les articles terminaux des bras. Chez les Crinoïdes, à mesure que l'accroissement augmente, les pièces squelettiques qui s'ajoutent à la radiale s'éloignent toujours plus de la bouche, et les formations nouvelles n'apparaissent qu'à l'extrémité des rangées d'articles. Chez les Astérides et les Échinides, au contraire, le point où se forment les articles ambulacraires reste toujours à la périphérie des plaques apicales,

Fig. 428. — Schéma de l'organisation d'un bras d'Astérie. — À gauche de la ligne xtj la coupe passe par une vertèbre brachiale, à droite entre deux vertèbres. Dans la moitié gauche on n'a pas représenté le caecum intestinal, et dans la moitié droite l'organe génital. L, cavité viscérale du bras; HK, système des canaux cutanés de la cavité viscérale; KBe, vésicule branchiale (crecum respiratoire), une seule a été représentée; St, piquants; BD, eœcum intestinal retenu par deux mésentères; JJIf, espace situé entre les deux mésentères: GP, pore génital; Ou, ovaire (chez le mâle le testicule présente même les rapports) ; Wr, vaisseau aquifère radiaire; PII, canal périhémal entourant le vaisseau sanguin radiaire; Amp, ampoule des pieds ambulacraires; F, pied ambulacraire ; OR et UR, plaques marginales supérieure et inférieure ; A', nerf radial ; V, vaisseau sanguin radial (d'après H. Ludwig).

418 STELLERm^.

et il y apparaît constamment de nouvelles paires de plaques ambulacraires ainsi que des plaques interambulacraires. De nombreuses Astéroïdes se développent sans passer par l'état de larves bilatérales à bandes ciliées; quand ces phases larvaires se montrent, elles présentent le type du Pluteus (Ophiurides) ou de la Bipinnaria et de la Brachiolaria (Astérides).

La faculté de reproduire les parties détruites est très considérable chez les Astéroïdes. Non seulement des bras séparés peuvent être remplacés, mais aussi des fragments du disque portant plusieurs bras ; parfois même le disque iout entier se reproduit à l'extrémité d'un bras détaché de l'animal. Il en résulte que l'on peut distinguer plusieurs formes de reproduction asexuelle par division, que l'on observe principalement chez les Astéroïdes à six bras (Ophiactis), ou chez celles qui ont un nombre variable de bras [Linckia, Asteracantkion).

La plupart des Astéroïdes vivent dans la mer, à de petites profondeurs. Cependant il existe aussi toute une série de formes, que l'on ne rencontre que dans les grands fonds, parmi lesquelles nous citerons, outre les deux espèces de Brisinga, le Ctenodiscus crispatus, très répandu, des Astéropectinides telles que Porcellanaster, Archaster bifrons, A. vexillifer W. Th., quelques Goniastrides, telles que Pentagonaster (Astrogonium) granularis, P. (Astrogonium) longimanus, ainsi que les genres si remarquables Zoroastev, Korethraster et Hymenaster \\ . Th. Ce dernier est peut-être le genre, habitant les grandes profondeurs, le plus commun, et se distingue comme les Pteraster par la présence d'une poche ineubatrice au pôle aboral. H. nobilis W. Th.

On trouve des Étoiles de mer fossiles dans le Silurien inférieur, telles par exemple que Palaeaster, Archasterias, Palaeodiscus, Protaster; ces deux derniers genres établissent la transition entre les Astéries et les Ophiures. Quelques espèces d'Asteracanthion [L'raster) ont aussi été découvertes dans les mêmes formations.

\. ORDRE STELLERIDEA1. STELLÉR1DES, ASTÉRIDES

Etoiles de mer. dont les bras sont les prolongements du disque, renferment les appendices du tube digestif, ainsi que des portions des glandes sexuelles, et présentent sur leur face ventrale un sillon ambulacraire profond . non recouvert, dans lequel sont situés les pieds ambulacraires.

Les Astérides, munies le plus souvent de bras larges, sont remarquables par

1 Voyez Linck, Retzius. J. Millier. Troschel loc. cit. .et Nardo, De Astenis, Oken's Isis. 1834. — !.. Agassiz, Prodrome (l'une monographie des- Radiaires. Méin. Soc. sciences de Neufchâtel. 1855. — Gray, A Synopsis of the gênera and species of tke class Hypostoma. Ami. ami Magaz. nat. hist ., vol. XI. 1841. — Id.. Synopsis of the species of Star fis h in the British Muséum. — Lùtken, Kritiske Bemaerkninger om forskjellige Sôstjerner. Vidensk Meddelelser Natur. Forcn. Kjovenhavn. 1864. 1871. — G. 0. Sars. liesearches on the structure and affinities of the genus Brisinga. Christiana. 1876. — Perrier, Révision de la collection de Stellërides du Muséum. Arehiv. Zoo). expër. T. IV, 1875. T. Y. 187(5.

SfËLLÉRIDES.

Fig. 129. — Asteriscus verruculatus, dont les téguments dorsaux ont été enlevés. — Ld, appendices radiaux de l'estomac ou tubes hépatiques ; G,

glandes génitales.

sauf chez les Brisinga, les pores lentaculaires

la mobilité des demi-vertèbres (plaques ambulacraires) du squelette brachial,

mues par des muscles transversaux (fig. 429). 11 existe dans la règle un anus au

pôle aboral; il ne manque que dans ^~.

quelques genres (Astropeclen, Ctenodi-

scus, Luîdia). La plaque madréporique

est située dans un interradius sur la

face dorsale ; il en est de même des

orifices génitaux, d'ordinaire assez

nombreux (plaques criblées).

Les appendices ramifiés de l'estomac s'étendent dans l'intérieur des bras, qui portent sur leur face ventrale, dans un sillon ambulacraire profond bordé des deux côtés de papilles, deux à quatre rangées de pieds ambulacraires. Chez les Brisinga, seules, la cavité du bras est très étroite, mais les appendices de l'estomac, qui y sont logés, sont cependant très considérables. Les pédicellaires se rencontrent chez les Astéries, ainsi que des branchies dermiques, qui font saillie à travers de la l'ace dorsale. Les orifices sexuels sont situés sur la face dorsale du disque ou des

bras, et chez le seul j

Asteriscus verruculatus (à

dans les interradius sur la face ventrale. Les Astéries se nourrissent essentiellement de Mollusques. Elles rampent lentement sur le fond de la ruer à l'aide de leurs pieds ambulacraires. Quelques-unes subissent une métamorphose très simple dans l'intérieur d'une chambre iucubatrice chez l'individu -mère ; la plupart passent dans leur évolution par les phases larvaires de Bipinnaria et de Brachiolaria (fig. 430 et 451). Les parasites des Étoiles de mer sont principalement des Crustacés (Porccllina F. .Millier et une

IV-. 130. —Larve i'Asteracanthion berylinus, d'après A. Agassiz. — 0, bouche; 4, anus (bouche de la gastrulaj ; W, double cordon cilié.

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