‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 140 sur 271 · EURYALES · texte numérisé non relu

EURYALES

la fonte adorale sert à la respiration. Dans quelques cas, chez les Ophiura squamata et Ophiacantha marmpialis qui sont vivipares (Lyman), les poches remplissent en même temps le rôle de poches incubatrices . Il est probable aussi que chez les Èuryalides, les fentes génitales s'ouvrent dans la cavité des poches.

Les métamorphoses paraissent être simplifiées seulement chez les espèces vivipares, «liiez VOphiopholis bellis, les œufs sont pondus par petites masses, et les embryons subissent un développement direct. Une forme, qui vit dans les grands fonds, YOphiocoma vivipara W. Th., est également vivipare. La plupart passent par l'état de larve ciliée bilatérale de Pluteus, par exemple VOphiolepsU ciliata (Qphioglypha lacertosa), dont la larve est ce Pluteus parado.vus, rendue fameuse par les célèbres recherches de Jean Mùller.

Quelques Ophiurides, telles que VAmphiura squamata, sont phosphorescentes. La phosphorescence a son siège dans le tégument dorsal des articles brachiaux.

On trouve des Ophiurides fossiles dans le Muschelkalk, par exemple Âspidura, Aplocoma, etc. Les genres siluriens Protaster, Taeniastes, etc., sont rapportés par Lùtken aux Ophiurides.

Euryaleae'. Euryales

Bras simples ou ramifiés pouvant s'enrouler vers la bouche, dépourvus de plaques, et ne renfermant, comme le disque, dans leur tégument que des granulations, qui peuvent porter des piquants. Les sillons ambulacraires sont recouverts par une peau molle. Dix côtes rayonnantes sur la face dorsale du disque. Décemment on a découvert l'existence de pédicellaires en crochet. Beaucoup d'espèces d'Astrophyton possèdent cinq petites plaques madréporiques ; d'autres espèces, telles que ÏA.arborescens, n'en possèdent qu'une seule grande, et percée de nombreux pores. Dans le Trichasler elegans Ludw., il n'existe qu'un seul pore dans chaque interradius. On ne connaît pas d'espèces fossiles appartenant aux genres actuellement vivants. Le genre Saccocoma des Schistes lithographiques, dont Jean Millier a fait un groupe particulier de Crinoïdes (Crinoidea costata), doit probablement être placé parmi les Euryales.

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