‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 202 sur 271 · ARTHRGSTRACÀ1. ARTJ1R0STIUCÉS. ÉDRIOPHTHALMES · texte numérisé non relu

ARTHRGSTRACÀ1. ARTJ1R0STIUCÉS. ÉDRIOPHTHALMES

Malacostracés à yeux latéraux sessiles, d'ordinaire avec sept anneaux thoraciques séparés, plus rarement six ou moins encore et un nombre correspondant de paires de pattes.

La tête porte quatre antennes, deux mandibules, deux paires de mâchoires et une paire de pattes-mâchoires ou mâchoires accessoires, en tout six paires d'appendices. Si l'on considère la paire de pattes-mâchoires comme appartenant au thorax, il en résulte qu'il faut considérer la tète comme un céphalothorax, puisqu'elle est soudée avec le premier anneau thoracique. Cependant on peut regarder comme formant la limite de la tête une. petite lamelle bilobée, située derrière les mandibules et désignée sous le nom de lèvre inférieure ; cette manière de voir est admissible s'il ne s'agit que de la tète primaire. Dans ce sens les deux paires de mâchoires et les pattes-mâchoires seraient des appendices secondaires de la tète empruntés au thorax.

Le bouclier céphaloinoraeique es! suivi dans la règle de sept anneaux thoraciques libres, portant un égal nombre de paires de pattes, disposées pour ramper ou nager. Rarement leur nombre esi réduit à six (Tanais) ou cinq (Anceus). Dans ce cas. le deuxième ou le troisième des huit anneaux thoraciques s'esl soudé avec le céphalothorax. Il peut alors se former un bouclier thoracique assez considérable, rappelant l'aspect des Podophthalmes. L'abdomen, qui fait suile au thorax, comprend dans la règle six anneaux portant des pâlies el un anneau terminal représenté par une lamelle simple ou bifide, qui en est

1 Outre les ouvrages anciens de Latreille, Milne Edwards, Dana, etc., voyez C. Spence Bâte and J. 0. Westwood, A histor y of the British sessile-eyed Cruslacea. I. I et II, London, 18G3- 1868. — G. 0. Sars, Histoire naturelle des Crustacés de Norvège, Christiania, 1807.

AHTHROSTRACKS. 8G7

dépourvue. Le nombre des anneaux de L'abdomen el des paires de pattes peut parfois être plus petit (Isopodes), L'abdomen, cuire autres, peut même parfois être réduit, à un court appendice inarticulé (Lémodipodes).

Le système nerveux comprend, outre Le cerveau, une chaîne ventrale composée d'ordinaire de plusieurs paires de ganglions, dont les deux moitiés sont Légèrement soudées au niveau des ganglions. On a aussi démontré L'existence d'un nerf viscéral impair chez les Isopodes. Les deux yeux sont presque toujours composés, à cornée lisse ou à facettes; ils sont situés immédiatement sur la

mii lace de la télé OU parfois à L'extrémité de pédoncules spéciaux (Tanais). Leur absence complète a été constatée dans de nombreux cas. Les antennes antérieures portent fréquemment des filaments olfactifs ténus, très nombreux surtoul chez

les ni, des.

L'œsophage est court et dirigé de bas en liant: il donne entrée dans un estomac Large, renforcé de solides lames cornées cl armé parfois de dents puissaules. Il est suivi d'un long intestin muni de deux ou trois paires de glandes hépatiques fubuleusos. La partie terminale de L'intestin, à Laquelle peut être aiiin \ec une ou deux glandes fonctionnant très probablement comme organes m inaires, débouche à L'extrémité postérieure du corps. La glande antennale, dont l'orifice se trouve sur un petit mamelon de l'article basilaire des antennes postérieures chez les Amphipodes, remplit aussi vraisemblablement les mêmes fonctions. Partout, il existe un cœur, tantôt tubuleux et occupant toute la longueur du thorax (Amphipodes), tantôt situé dans l'abdomen et en forme de sac (Isopodes). Dans Le premier cas, les branchies sont des appendices des pâlies thoraciques, dans le second des pattes abdominales. Le sang sort du cœur par une aorte postérieure et une aorte antérieure, ainsi que par des altères latérales. Les vaisseaux déversent le sang dans la cavité viscérale, d'où il revient au cœur en suivant des trajets déterminés.

Les mâles se distinguent, fréquemment des femelles par la transformation de certaines parties des membres en crampons, par le développement plus considérable des filaments olfactifs des antennes antérieures et par la position des organes sexuels et de> organes d'accouplement. Plus rarement, ces différences sont assez prononcées pour produire im véritable dimorphisme (Bopyrus, Praniza). Les organes génitaux s'ouvrent dans la partie postérieure du thorax ou à ta base de l'abdomen, chez les femelles sur l'antépénultième paire de pattes thoraciques, chez les mâles sur la dernière paire de pattes thoraciques ou entre les pattes abdominales de la première paire (Isopodes) . Les ovaires sont deux tubes simples ou ramilles, ayant chacun un oviducte. Les testicules sont aussi composés d'une paire (Amphipodes) ou de trois paires de tubes (Isopodes), dont les conduits déférents, tantôt restent distincts, tantôt se réunissent pour former un organe copulateur, auquel peuvent s'ajouter des appendices des pattes concourant également à l'accouplement. Les œufs mûrs sont dans la règle portés par les femelles dans des chambres incubatrices, à la formation desquelles servent des appendices lamelleux des pattes thoraciques. Le développement a lien en général sans métamorphose, cependant il n'est pas. rare que la forme du corps et les membres soient différents chez le jeune animal et chez l'animal adulte (Phronima) ; parfois même immédiatement après la naissance, la larve ne

088 AMPH1PODES.

possède ni le nombre des anneaux du corps, ni le nombre des membres qu'elle aura plus tard (hopodes). On trouve des Arthrostracés fossiles dans l'Oolithe (Archàeoniscus). Le genre Prosoponiscus est perraien, le . genre Amphipeltis dévonien.

!. ORDRE AUPHIPOD.I '. AMPHIPODES

Arthrostracés, à corps comprime latéralement . présentant sept, rarement six anneaux thoraciques libres, des branchies sur les pattes thoraciques et un abdomen allonge, exceptionnellement rudimentaive, dont les trois anneaux antérieurs portent un égal nombre de paires de pattes natatoires, et les trois anneaux postérieurs autant de paires de pattes dirigée* en

Les Amphipodes sont de petits Malacostracés, qui atteignent rarement plusieurs pouces de long (Lysianassa magellanica), qui se meuvent dans l'eau principalement en nageant, mais aussi en sautant. Leur tête (fig. 601), tantôt

Fig. 601. — Gammarus neglectus (d'après G. 0. Sais). Fig. 602. — Phronima sedenlaria unie. — 0,

— -l'et A", les deux paires d'antennes; Kf, patle-mâ- yeux; A' et A", les deux paires d'antenne?; D,

choire; F1 à F7, les sept paires de pattes thoraciques; intestin,- //, cœur avec l'aorte; A', branchies;

entre les bases des quatre premières on aperçoit G, orifice sexuel, les œufs; Sf, première patte natatoire de l'abdomen.

petite (Crevellines, fig. 602), tantôt grande et alors fortement renflée [Hypérines) est nettement distincte du thorax, et seulement dans le groupe aberrant des Lémodipodes soudée avec le premier anneau thoracique.

Les deux paires d'antennes se composent, en général, d'une tige courte et

1 Voyez les travaux de de Geer, Rose], Milne Edwards et C. SpenceBate, On Vie morpkology of some Amphipoda of the division Hyperina. Ami. ofnat. hist., 2esér., vol. XIX. 1857. — Id.. On the nidification <>/ Crustacea. Ami. of nat. hist.. o" sër., vol. I. — Id., Catalogue ofthe spécimens ofAmphipodous Crustacea in the collection ofthe British Muséum. London, 1862. — U. Bruzetius, Beitrag zur Kenntniss des innern Baues der Amphipoden. Archiv fur Naturg., vol. XXV, 1N.V). — De La Valette, Studien ûber die Entwicklung der Amphipoden. Halle, 1860. — E. Van Beneden et Em. Bessels, Mémoire sur la formation du Blastoderme chez les Amphipodes. etc. Bruxelles. 1868. — C Clans, Der 0?'ganismus der Phronimiden. Arbeit. ans dem Zool. Institut der Univers. Wien, I. II, 1879.

AMIMUI'ODES. 681)

d'un long fouet multi-articulé, qui peut être plus ou moins atrophié. Les antennes antérieures, beaucoup plus longues chez le mâle, portent assez fréquemment un court fouet accessoire, et présentent dans leur conformation particulière une très grande diversité. Chez les II y périma femelles, elles sont très courtes, chez les mâles au contraire très longues et munies de poils olfactifs très nombreux. Les antennes postérieures sont fréquemment plus longues que les antérieures; chez les Typhides mâles elles sont repliées en zigzag, et chez les Corophiidei transformées en appendices semblables à des pattes. Par contre chez la femelle elles peuvent être réduites à l'article basilaire (Phronima, fig. 007)).

Les mandibules sont partout puissantes, en général dentées, et munies d'un appendice masticateur inférieur et d'un palpe triarticulé, quelquefois atrophié. De même les mâclioires antérieures bilobées portent dans la règle un court palpe Inarticulé, tandis que les mâchoires de la deuxième paire se composent de deux lames ovalaires assez considérables, placées sur une base commune. Les pattesmâcboires se soudent de manière a constituer une sorte de lèvre inférieure qui tantôt est trilobée et dépourvue de palpes (Hypérines), tantôt porte sur une pièce basilaire commune une paire interne et une paire externe de lames cornées, dont la dernière peut être considérée comme la base d'un palpe multi-articulé très développé, ayant parfois la forme d'une patte firevetlines et Lémodipodea : .

Les sept paires de pattes thoraciques ont généralement six articles, dont le

Figr. 603. — Phronima sedenlaria femelle. — 0, yeux; A' et A,", les deux paires d'antennes; Kf, mâchoire; D, tulie digestif; //, cœur avec l'aorte; A', branchies; N, système nerveux; Vv, ovaire; Dr. glandes dans la tenaille de la cinquième paire de pattes.

dernier, ou métacarpe, se termine par une griffe mobile (dactylus), que l'on peut aussi considérer comme un article. L'article basilaire ou hanche (coxa), parfois non séparé de l'anneau qui le porte (Phronima), s'élargit en dehors d'ordinaire et constitue la lamelle épimérienne ou coxale, qui atteint chez les Crevet Unes, principalement sur les quatre premières paires de pattes, un développement considérable. Ce même article porte, sauf sur la paire de pattes antérieure, une branchie tubuleuse, rarement ramifiée (Phrosina, Anchylomera, etc.), et sur les pattes du milieu, au moins chez les femelles, une lamelle garnie de soies sur le bord, qui sert à constituer une chambre incubatrice. A la hanche fait suite un article épais souvent allongé, la cuisse (fémur), puis une pièce courte en forme de genou (genu) et le quatrième article, la jambe {tibia) et enfin la main ou le pied composé de deux ou trois articles, suivant la signification que l'on attribue à la" griffe terminale, et que l'on désigne sous les noms de carpus (tarsus), metacarpus (metatarsus) et de dactylus. La grandeur de ces pattes, leur confor-

lUÀITK DE ZOOLOGIE.

69p AMP1IIPODES.

mation ainsi que la forme de leur article terminal varient à l'infini; elles sont différentes dans les deux sexes, et fournissent d'excellents caractères génériques et spécifiques. En général, les deux paires de pattes antérieures se terminent par des mains préhensiles, le métacarpe fermant une lamelle plus ou moins large, sur le côté interne de laquelle se meut la griffe. Dans d'autres cas, elle possède un appendice immobile et a alors l'aspect de pinces; cet appendice peut aussi naître de l'article qui précède le métacarpe (Leucothoe) : de telle sorte que la brauche mobile de la pince est biarticulée. Très généralement les trois dernières paires de pattes tboraciques forment avec leurs anneaux respectifs un angle dont la direction est opposée à celle de l'angle formé par les* quatre paires antérieures; en effet l'angle formé par le genou n'est pas comme dans ces dernières ouvert en avant, ni l'angle formé par le pied avec la jambe ouvert en arrière, mais dans un sens directement opposé. Ces paires de pattes offrent d'ordinaire la même conformation; dans certains cas la cinquième [Phronima) et la sixième paire, de même que les paires de pattes médianes sont transformées en griffes puissantes (Phvosina).

L'abdomen, composé d'ordinaire de six anneaux, atrophié chez les seuls Lémodipodes et réduit parfois à un simple petit tubercule, se divise en deux régions différentes suivant la position et la forme des pattes abdominales. La région antérieure, remarquable d'habitude par la grandeur de ses anneaux, possède trois paires de pattes natatoires plus grandes, dirigées en avant, dont l'article basilaire porte deux longues brandies, multi-articulées, sétigères. Ces pattes jouent un grand rôle dans la respiration, parce qu'elles entretiennent autour des branchies un courant d'eau rapide. Les trois anneaux postérieurs sont beaucoup plus courts et parfois soudés entre eux. Leurs paires de pattes, d'ordinaire bifides (uropodes), sont dirigées en arrière, dans la règle styliformes, rarement lamelleuses. La lamelle caudale enfin qui termine l'abdomen est un appendice écailleux, parfois bifurqué.

Le système nerveux: se compose d'un cerveau multilobé et d'une chaîne ganglionnaire présentant au plus treize paires de ganglions (Gammartis). Chez les Gommants les deux paires antérieures de ganglions sont situées dans la tête, pressées l'une contre l'autre, et innervent les pièces de la bouche; les sept paires suivantes correspondent aux sept anneaux thoraeiques et les quatre autres sont placées dans l'abdomen, de telle sorte que la dernière paire, plus grosse, envoie des filets aux trois anneaux terminaux, ainsi qu'à la lamelle caudale. Chez les Phronima, le ganglion sous-œsophagien, qui envoie aussi des nerfs aux deux paires de pattes antérieures (gnathopodes), est suivi de cinq paires de ganglions thoraciques, dont les deux dernières pressées l'une eontre l'autre sont situées dans le cinquième et le sixième anneau thoracique. L'abdomen ne renferme également de ganglions isolés les uns des autres que dans les trois anneaux antérieurs; les ganglions des trois derniers anneaux sont soudés en un court ganglion, qui suit immédiatement le troisième.

Les yeux composés sont partout sessiles; ils atteignent une grosseur considérable chez les Hijpérlnes et sont au nombre de deux paires. Parfois ils présentent des pigments de couleur différente (Anchylometra purpurea, rouge et vert). Dans la règle, le pigment ne se rencontre que dans la partie postérieure de

AMl'HIPODES. GUI

l'œil, dans la région des bague! les nerveuses, de sorte que l'on peut suivre dans tonte leur longueur les cônes cristallins souvent très allongés.

Le canal digestif commence par un œsophage étroit, dirigé obliquement en haut, qui aboutit à un estomac très développé. Chez les llypérines il existe en outre un jabot très spacieux, muni de bandes de chitine armées de dents, et qui l'ait saillie dans la partie antérieure élargie de l'estomac, où aboutissent aussi deux paires de tubes hépatiques pins OU moins longs. L'intestin terminal commence souvent déjà dans le quatrième anneau abdominal et reçoit en ce point les produits de sécrétion de deux petits Inbes glandulaires, que l'on doit probablement considérer comme des glandes de Malpighi. Comme organes spéciaux de sécrétion il faut mentionner, outre la glande, partout répandue, qui débouche sur un tubercule de l'article basilaire de la deuxième antenne, des glandes imicellnlaires ou groupées en rosette, situées dans les pattes et les mâchoires (Phronima). Le produit de ces dernières semble jouer avec le liquide des glandes salivaires un rôle dans la digestion des aliments.

Partout le thorax renferme nu long cœur tubuleux, muni de trois (rarement deux) paires de fentes latérales sur le deuxième, le troisième et le quatrième anneau thoracique. Des extrémités du cœur partent une aorte antérieure et une aorte postérieure; cette dernière est très longue et s'étend dans tout l'abdomen. Dans de nombreux cas [Hypérines), il existe en outre deux ou trois paires d'artères latérales. Des lamelles ou des tubes fixés sur l'article coxal des pattes thoraciques fonctionnent comme branchies; les mouvements actifs des pattes natatoires de l'abdomen entretiennent autour d'elles un courant d'eau constant, (liiez les Phronimides et les Lémodipodes leur nombre est très restreint. Le sang, qui s'écoule par les orifices des artères parcourt des trajets déterminés de la cavité viscérale, délimités par des cloisons de tissu conjonclif.

Les organes génitaux sont placés dans le thorax sur les côtés du tube digestif. Ils se composent chez les femelles de deux ovaires plus ou moins cylindriques et de deux oviductes communiquant fréquemment avec des poches séminales^ qui s'ouvrent de chaque côté sur la cinquième paire de pattes thoraciques (côté interne de la lamelle épimérienne). Les testicules, dont la position est la même que celle des ovaires, sont deux tubes filiformes, dont la partie inférieure fonctionne comme conduit excréteur et débouche d'ordinaire au sommet d'un mamelon situé sur la face ventrale du septième anneau thoracique. Les mâles se distinguent des femelles, non seulement par l'absence des lamelles destinées à former des cavités iiicubalrices, mais surtout par le développement des griffes des pattes thoraciques antérieures, et aussi par la forme différente des antennes. Les œufs après la fécondation pénètrent dans les cavités incubatrices formées par les lamelles des pattes thoraciques, et ils y subissent leur développement. Tantôt le vitellus subit une segmentation totale [Gammarus locusta, fig. 143, et d'autres espèces marines) ; tantôt il se forme après segmentation superficielle une couche cellulaire périphérique (blastoderme), et plus lard apparaît au-dessous de l'enveloppe de l'œuf une membrane interne ténue. Puis se développe une bandelette primitive ventrale, et sur le dos, au-dessous de ce qu'on a à fort considéré comme, un micropyle, un organe globuleux particulier, l'ébauche de la glande cervicale, qui ne subsiste que pendant la période embryonnaire. Pendant que les

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paires de pattes se développent successivement, l'embryon se recourbe vers la l'ace ventrale. Le jeune au sortir de l'œuf possède déjà dans la règle toutes les paires de membres et présente dans ses traits essentiels la conformation de l'animal adulte ; seuls, le nombre des articles des antennes et la structure des pattes présentent quelques différences. Cbez les Hypérines les pattes abdominales peuvent encore faire défaut, et les modifications que présente le corps sont même si prononcées, que l'on peut dire que ces animaux subissent des métamorphoses;

Les Ampbipodes vivent en généralgdans l'eau douce et l'eau salée. Un fait 1res intéressant, c'est la présence d'espèces arctiques dausles mers de la Suéde et de la Norvège. Quelques-uns habitent dans des tubes (Cerajnis), d'autres dans des conduits creusés dans le bois (Chelura). On doit remarquer la taille considérable des espèces vivant dans les profondeurs de la mer, telles qu'une Gammaride voisine du genre Iphimedia et les Cystosoma Neptuni (Hypéride), qui atteignent quelques pouces de long. Les Hypérines se trouvent principalement dans les animaux marins, à tissus transparents, particulièrement dans les Méduses, et peuvent même, comme les femelles de Phronima sedenlaria, élire domicile avec toute leur progéniture dans des Pyrosomes, dont ils dévorent les parties internes. Les Cyamides enfin, parmi les Léinodipodes. sont parasites sur la peau des Baleines.

On peut citer comme parasites des Gammarides, des larves d'Échinorhynques et un Gopépode très remarquable observé sur un Amphithoe (?), le Sphaeronella Leuckarti1. Très fréquemment on trouve fixés sur les téguments des Ampbipodes des Infusoires appartenant au groupe des Vorticellines, ainsi que des Rotifères.

Lîiemodipoda . Lémodipodes

' Amphipodes à paire de pattes antérieure située sous la gorge et. à abdomen rud'nnentaire.

L'anneau tboracique antérieur est plus ou moins intimement soudé avec la tête, de sorte que la première paire de pattes se trouve pour ainsi dire située sous la gorge. Les pattes-mâchoires sont transformées en une lèvre quadrifidc munie de longs palpes. Les tubes branchiaux n'existent d'ordinaire seulement que sur le troisième et le quatrième anneau tboracique, dont les pattes sont souvent atrophiées ou manquent complètement. Les pattes sont terminées par

rT ' Consultez Salensky. Sphaeronella Lewckarti, ein neucr Schmarotiakrcbs. Archiv fur Naturg., vol. XXXIV, 18G8. Ce Copépode parasite fixe ses sacs oviières sur les lamelles épimériennes de son hôte.

- Voyez Spenee Rate et Westwood. toc. cit. — Roussel de Vauzèine, Annales des se. nat ., 1834. — Ch. Fr. Lùtken, Bidragtil Kundskab om Arterne af Slaegten Cyamus Latr. etc. Kjobenhavn, 1870. — Frey und Leuckart, Beitrâge zur Kenntnist wirbelloser Thiere. Braunschweig, 1847. — A. Dohrn, Zur Naturgeschichte der Caprellen. Zeitschs. fur YViss. Zool. T. XVI. 1866. — Axel Boeck, Cruslacca amphipoda borealia et arctica. Vidensk. Selsk. Forliandlinger for 1870-

CREVETTINES. 693

des griffes. L'abdomen est petit, réduit à un mamelon d'ordinaire dépourvu d'appendices.

L'organisation interne est calquée sur celle des Gammarus. La chaîne ganglionnaire est réduite par suite de l'atrophie de l'abdomen. Des sept ganglions thoraciques l'antérieur est accolé au ganglion sous-œsophagien, le sixième et le septième sont refoulés à l'extrémité de l'avant-dernier anneau thoracique. Les organes génitaux présentent la même conformation que ceux des Crerettines, cependant il n'y a qu'une seule paire de testicules, et leurs canaux déférents aboutissent après avoir formé une vésicule séminale, considérée à tort (Dohrn) comme une deuxième paire de testicules, sur deux organes d'accouplement recourbés, à la base de l'abdomen. Chez la femelle une poche tégumentaire, située au-dessus de chaque orilice génital, servirait de réceptacle séminal1.

I.Fam. capreludae. Corps droit linéaire; sur des colonies d'Hydroïdes ou de Bryozoaires.

Proto Leach. Mandibules portanl des palpes. Tous les anneaux thoraciques munis de pattes bien développées, dont la paire antérieure est terminée par une main préhensile. P. pédala Abldg. mer du Nord. P. elongata Dana, Amérique. Protella Dana. Troisième et quatrième paire de pattes très petites. Des palpes mandibulaires. P.phasma Mont., Cotes d'Angleterre et de Scandinavie. Caprella Lain. Mandibules sans palpes. Des troisième et quatrième paires de pattes il ne reste que les tubes branchiaux. Quelquefois une ou deux paires de pattes abdominales rudimentaires. C. linearis L. C. lobata 0. Fr. Miïll. Tous les deux très communs sur les eûtes d'Europe, etc. Dans le genre Aegina Kr., ainsi que dans le genre Cercops Kr. les mandibules portent des palpes. Dans le genre Podalirius Kr., la cinquième paire de pattes fait aussi défaut.

2. Fam. cyamidae. Corps large et aplati. Abdomen rudimentaire. Antennes antérieures épaisses, composées d'un petit nombre d'articles, antennes postérieures très petites. Vivent en parasites sur la peau des Cétacés. Cijamus L. Cinq paires de pattes terminées par des griffes au thorax. Troisième et quatrième anneau thoracique avec deux longs tubes branchiaux et pas de pattes. C. cetiL., etc.

Crevettîna-. Crevettînes

Amphipodes à tête petite, à yeux peu considérables et à pattes-mâchoires multi-articulées et ayant la forme de pattes locomotrices.

Les deux paires d'antennes sont longues, multi-articulées et plus grandes chez le mâle que chez la femelle. D'ordinaire, les antennes supérieures ou anté-

1 Alois Gamroth, Beilrag [sur Kenntniss der Naturgeschickte der Capvcllcn Zeitschr. fur Wiss. Zoo!., t. X.

- Voyez Latt cille. Milue Edwards et Spence Bâte, loc. cit. — H. Krôyer, Grônlands Amphipoder beskraevne, Kon. Danske Selsk. Naturvid. Alhandlgr. D. VI. 1836. — Id., Nue nordiske Slaegler og Arles af Amphipodernes Ordn.. etc., Naturh. Tidsskrift, t. IV, 1843. — A. Costa. lUcercke sut Crostacei Amfipodi del regno di Napoli. Mem. délia R. Acad. di Napoli, vol. I- 1857.— YY. Lilljeborg:, On Ihe Lysianassa magellanica M. Edw. and on the Crustacea of the saborder Amphipoda etc., Transact. of the scient. Soc. at Upsala, 1865. — A. Goës, Crustacea amphipoda maris Spitzbergiam alluentis, etc., Oet. Vet. Ak. Fôrh. 1805.— C. Bélier, Beitrâge sur Kenntniss der Amphipoden des Adriatischen Meures. YYien. Denkschr., t. XXVI. Wien, 1866.— E. Grube, Amphipodenfauna Istriens. Arcliiv. fur Naturg., 1866.

694 CREVETTINES.

rieures sont, comme chez les Gammarus, les plus longues et portent sur une tige pluri-articulécà côté du fouet un autre petit fouet accessoire. Cependant le contraire peut se présenter, par exemple chez les Corophium, dont les antennes postérieures sont allongées en forme de pattes. Les appendices cuticulaires des antennes ont une conformation très variée, car outre les soies simples terminées par une pointe pâle, il existe des soies plumeuses, ainsi que de petites saillies olfactives cylindriques et des appendices particuliers pâles1. Les pattes-mâchoires sont partout soudées à leur hase et forment une grande lèvre inférieure d'ordinaire avec quatre lohes et deux palpes articulés conformés comme ;des pattes. Les articles coxaux des pattes thoraciques se transforment en larges plaques épimériennes. L'abdomen a toujours tous ses anneaux. Les trois dernières paires de pattes ahdominales (uropodes) sont bien développées et souvent très allongées. Les Crevettines vivent principalement dans les mers froides.

1. Fam. Dulichiidae. Corps linéaire; thorax très allongé, composé de six anneaux, dont les deux derniers sont soudés; abdomen à cinq anneaux recourbés sur la face ventrale. Pas de paire postérieure d'uropodes.

Ditlicliia Kr. Antennes très longues, plus ou moins semblables à des pattes. Les deux premières paires de pattes avec une main préhensile. Lamelles de la hanche peu développées. Les trois paires de pattes postérieures conformées en organes de fixation. I). porrecta Sp. Bâte., Côtes de l'Angleterre. D. spinosissima Kr., Islande.

2. Fam. Cheluridae. Corps sensiblement cylindrique. Les trois anneaux postérieurs de l'abdomen soudés; uropodes dissemblables.

Chelura Piiil. Antennes antérieures courtes avec une branche accessoire. Antennes inférieures très fortes avec l'article du fouet iamelleux. Les deux premières paires de pattes en forme de pinces. Uropodes bifides, de forme particulière, ceux de la troisième paire simples. Cli. terebrans Phil. ronge, avec la Limnoria lignorum, les planches et les pieux recouverts par la mer. Mer du Nord et Méditerranée.

5. Fam. Corophiidae. Corps non comprimé latéralement. Antennes inférieures plus ou moins semblables à des pattes. Articles de la hanche fréquemment très petits. En général disposés pour marcher.

\. Sous-Fam. Gorophiinae. Antennes inférieures pédiformes et beaucoup plus fortes que les supérieures. Lamelles de la hanche petites, dernière paire d'uropodes dépourvue d'épines crochues.

Cyrtophium Dana. Tète sensiblement carrée; yeux saillants. Les deux paires de pattes antérieures avec une main préhensile. Dernière paire d'uropodes rudimentaire. C. Darwinii Sp. Bâte. Corophium Latr. Yeux petits. Antennes antérieures terminées par un fouet multi-articulé. Antennes inférieures très épaisses. Uropodes simples. La paire de pattes antérieure seule avec une main préhensile. C. longicorne Fabr., Côtes de la mer du Nord. S'enfonce dans la vase. C. Bonelli Edw. G. cra&sicorne Bruz., Scandinavie.

2. Sous-Fam. Podocerinae. Antennes inférieures en général fortes, presque aussi longues que les supérieures. Dernière paire d'uropodes armée d'épines crochues.

Cerapus Say. (Erichthonius Edw.) Corps plutôt cylindrique, allongé. Lamelles de la hanche larges et courtes. Antennes antérieures souvent avec une petite branche accessoire. Première et deuxième paire de pattes avec une main préhensile. Dernière paire d'uropodes simple. C. difformis Edw. C. tubularis Say. Amérique du Nord, vit dans des tubes membraneux. Podocerus Leach. (Ceratophium Dana.) An-

1 F. Leydig, Uebcr Amphipoden und hopoden. Zeitsch. fur W'iss. Zool.. t. XXX. Supplément, 1878.

CREVETTINES. 095

tenues antérieures avec une branche accessoire très petite. Antennes inférieures avec une tige longue et très forte et un fouet court, muni de petits crochets. Deuxième paire de pattes avec, une main préhensile très puissante. Lamelles de la hanche très développées dans les pattes de la troisième et de la quatrième paire. P. variegatus Leach., Côtes d'Angleterre. Amphithoe Leach. Antennes sensiblement de même longueur, les antérieures en général dépourvues de branche accessoire. La moitié antérieure des lamelles de la branche de la cinquième paire est plus développée. Deuxième paire de pattes plus longue et plus forte que la première, terminée par une main préhensile. Dernière paire d'uropodes biûde, avec des épines crochues sur la branche extérieure. A. rubricata Mont., A. littorina Sp. Baie (4. podoceroides Ralhke.) Côtes d'Angleterre.

•i. Fam. Orchestiidae. Anlennes antérieures en général courtes, toujours dépourvues de branche accessoire. Anlennes inférieures avec un long fouet, multi-articulé. Mandibules et première paire de mâchoires dépourvues de palpes. Dernière paire d'uropodes simple et plus courte que celles qui les précèdent. Vivent sur le bord de la mer, dans le sable et se. meuvent par bonds. Quelques espèces vivent aussi dans des flaques d'eau douce.

Talilnis Latr. Antennes antérieures rudimentaires. Pattes-mâchoires dépourvues de crochet terminal. Première paire de gnathopodes simple, sans main préhensile. Dans les deux sexes la deuxième paire de gnathopodes avec un crochet terminal peu développé. Article coxal de la cinquième paire de pattes divisé en deux lobes égaux. Les antennes postérieures et les pattes antérieures plus développées chez le mâle. T. saltator Mont. (7'. locusta Latr.). Sur les rivages sablonneux des mers d'Europe. Orchcslia Leach. Les paires de gnathopodes terminées par une main préhensile, grande et forte sur la deuxième paire chez !e mâle. 0. litlorea Mont., mer du Nord. 0. mediterranea Costa. Allorchestes Dana. (Hyale Rathke.). Antennes antérieures plus longues que la tige des postérieures. Pattes-mâchoires avec des crochets terminaux. Les deux paires de pattes antérieures avec une main préhensile. .4. Nilsonii Ralhke, Norvège. Chez les Nicaea Nicol, les deux paires d'antennes sont sensiblement égales. N. Lubockiana Sp. Bat.

5. Fam. Gammaridae. Antennes antérieures souvent avec une branche accessoire, toujours plus longues que la tige des postérieures. Mandibules et mâchoires antérieures presque toujours avec des palpes. Les lamelles de la hanche des quatre paires de pattes antérieures très larges. Les uropodes postérieurs d'ordinaire bifurques, aussi longs ou plus longs que les antérieurs. Se meuvent en général en nageant.

1. Sois-Fam. Atylinae. Antennes antérieures dépourvues de branche accessoire. Les lamelles des pattes-mâchoires bien développées.

Atylus Leach. {Pherusa Leach.). Palpes des pattes-mâchoires tri ou quadri-articulés. Les deux gnathopodes avec une main préhensile. A. Swammerdammi Edw. A. bicuspis Kr., Groenland. Dans les Dexamine Leach. les palpes mandibulaires font défaut. 1). spinoza Mont. Autres genres : Calliope Leach., Paramphithoe Bruz., Iphimedia Rathke, Odhis Lillj. [Otus Sp. Bâte), Laphystius Kr. Lilljeborg a établi une famille distincte pour les deux genres Haploops Lillj. et Ampelisca Kr. remarquables par la présence de deux ou quatre ocelles.

2. Sous-Fam. Oedîcerinae. Antennes antérieures sans rameau accessoire. Septième paire de pattes très longue avec des griffes.

Oedicerus Kr. Les deux paires de gnathopodes avec des griffes mobiles. Tète allongée, latéralement évidée dans sa partie antérieure. Oe parvimanus Sp. Bâte. Westwoodilla Sp. Bâte, en diffère à peine génériquement. Monoculodes Stimpson. Carpe des deux paires de pattes antérieures très allongé; une main préhensile. M. cannutus Sp. Baie.

3. Sous-Fam. Leucothomae. Antennes antérieures souvent sans branche accessoire. Les lames cornées des pattes-mâchoires très petites.

Leucolhoe Leach. Dernière paire de pattes à peine aussi longue que celle qui la pre-

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cède. Antennes sensiblement égales. Palpes mandibulaires petits, l'aire de patles antérieure munie de griffes mobiles et formant avec l'article du carpe une pince. L. articulosa Leacb., Angleterre et .Norvège. Slenollioc Dana. Pas de palpes mandibulaires.

4. Sols-Fam. Phoxinae. Tète allongée et prolongée en un bec recouvrant la base des antennes antérieures. Antennes antérieures avec une branche accessoire.

l'ho.rus Kr. Les deux paires de gnathopodes avec une main préhensile. Le deuxième et le troisième article des palpes-mâchoires allongés. Lamelle caudale fendue. Ph. simplex Sp. Bâte. Ph. plumosus Kr., mers du Nord. Urotlioe Dana. Le deuxième et le troisième article des palpes des pattes-mâchoires lamelleux. Les larges branches des appendices styliformes postérieurs de l'abdomen couvertes de nombreuses soies plnmeuses, celles des appendices antérieurs digilées, V. BairdiiSp. Bâte. U. maiinus Sp. Bâte. Thon Lillj. Les deux paires de pattes antérieures dépourvues de main préhensile. T. acanthurus Lillj. dans les grandes profondeurs. Mers de Norvège.

5. Sols-Fam. Gammarinae. Antennes antérieures avec une branche accessoire. Tige des antennes antérieures grêle, de longueur médiocre; les deux derniers articles allongés.

Gammarus Fabr '. Antennes grêles, filiformes, les deux paires de gnathopodes terminées par des griffes mobiles. Les trois derniers anneaux de l'abdomen munis sur le bord postérieur de courtes épines. Lamelle caudale divisée. G. neglectus Lillj. dans les mers de Scandinavie. G. pulex L. très commun dans les eaux courantes. G. fluviatilis Rôs. G. marinus l.each. G. Tbcusla L. Tous deux marins. Niphargus Sch. Yeux rudimentaires; l'une des branches des appendices styliformes de l'abdomen bi-articulé. N. putaneus Koch. Pallasia&p. Bâte. Lamelle caudale indivise. P. cancelloides Gerstf. Forme d'eau douce. Sibérie et Suède. Gammaracanthus Sp. B. Un long bec entre les antennes antérieures. G. loricatus Sab., Mer arctique. Une variété décrite par G. 0. Sars sous le nom de G. lacustris vit dans les mers du Nord. Gammarella Sp. Bâte. Le dernier appendice styliforme de l'abdomen est simple. Meliia Leach. Deuxième paire de gnathopodes très grande et armée d'une forte main préhensile. .)/. palmaia Mont., Méditerranée et mer du Nord.

6. Sous-Fam. LysianassJnae. Antennes antérieures assez courtes, avec une branche accessoire et une tige épaisse, dont deux articles (2 et 3) sont très courts. Mandibules avec un bord interne lisse et tranchant. Antennes postérieurs chez le mâle avec un long fouet.

Lysianassa Edw. Paire antérieure de gnathopodes plus Corte et plus courte que la suivante, munie d'une griffe, mais sans main préhensile véritable. Uropodes allongés. Lamelle caudale simple. Tubercules dentaires des mandibules très courts. L. Costae Edw., Méditerranée. L. atlantica Edw. Dans le genre Eurytenes Lillj. il exisle une main préhensile surla paire antérieure de gnathopodes. E. magellanicus Lillj. Anomjx. Les deux paires de patles antérieures avec une main préhensile. Mandibules avec les tubercules dentaires assez gros. Lamelle caudale divisée. A. longipcs Sp. Bâte. .4. ampulla Kr., Norvège. Callisoma A. Cost. La paire de pattes antérieure n'est pas plus forte, mais souvent plus longue que la seconde paire et dépourvue ou munie de griffes tout à fait rudimentaires. C. Eroyeri. Bruz., Norvège. Genre voisins : Opis Kr., Acidostoma Lillj.

7. Sous-Fam. Pontoporeinae. Se distingue de la sous-famille précédente principalement par le bord interne dentelé des mandibules.

Batlujporeia Lindstr. Palpes mandibulaires tri-articulés. Première paire de gnathopodes avec une main préhensile, deuxième paire sans griffes terminales. Lamelle caudale fendue. //. pdom Lindstr. X Robertsoni, Cotes du Nord .«s l'Europe. Punloporeia Kr. La deuxième paire de gnathopodes se termine par une main préhensile. P. femorata Kr., Groenland. P. a f finis Lindstr., Norvège et Suède.

'• Zenker, De gammaris pulicis historia natur. et sanguinis circuitu. Jenae. 1S52. — De Rougemont, Naturgeschiekte des Gammarus puteanus. Miïnchen, 1875. — A. Hunibert, Le Niphargta puleanus Lausanne, 1876.

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