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PHAliAIVGIDA'. IMI Al, VALIDES
Arachnides munies de chélicères en forme de pinces didactyles et de quatre paires de pâlies longues et grêles, à abdomen articulé, réuni dans toute sa largeur au céphalothorax, dépourvues de filières et respirant par des trachées.
Les Phalangides (fig. 682) se rapprochent par leur forme générale et par leur mode de vie des Aranéides, mais elles s'en distinguent par leurs chélicères
inarticulées, terminées par des pinces didactyles , par leur respiration exclusivement trachéenne, par l'absence de filières et par la segmentation de l'abdomen. Ce dernier caractère, dont on a exagéré la valeur, les a même
Fig. G8"2. — Phalangium opiho [cornutum), mâle (règne animal). fait réunir aux ordres
suivants, sous le nom d'Arthrogastres. Les palpes maxillaires, à cinq articles, ont le plus souvent la forme de pattes et sont armés de griffes. L'abdomen se compose, dans la règle, de six anneaux bien distincts, et se réunit au céphalothorax dans toute sa largeur. Le système nerveux se divise en cerveau (avec les
1 Outre Treviranus, Leydig, llahn et Kocli. voyez : Perty, Delectus animalium arliculaiorum, quae collegit Spix et Marlius. Monachae, 1855. — Meade, Monography ofthe British species of Phalangiidae. Ann. of nat. liist., 2e sér., vol. XV, 1845. — A. Tulk, Upon theanatomy of Phalangium opilio. Ann. of nat. liist., vol. XII. — Menge, Ueber die Lebensweise der Afterspinnen. Schriften der Danz. Naturf. Gesellsch., Ib50. — Lubbock, Notes on Ihc generative organs in IheAnnulosa. Philos. Transact., 1861. — Leydig, Ueber das TServensyslem der Afterspinne. Archives de Millier, 1802. — Krolin, Zur nâhern Kenntniss der mânnlichen Zeugungsorgant. von Phalangium. Arcli. fur Naturg., 1865. — kl.. Vebtr die Anwesenheit zweier Drùsemàcke im Céphalothorax der Phalangiiden. Ibid., 186Ï. — G.Joseph, Cyphophthalmus duricorius. Berl. entom. Zeitschr., vol. XII. — Balbiani, Mémoire sur le développement des Phalangides. Ann. se. nat., 5esér., vol. XVI. — G. Canestrini, Gli Opilionidi italiani. Annali del museo civico di storia nat. di Genova, 1872. — F. Plateau, fioles sur les phénomènes de la digestion, etc. Bruxelles, 1876. — E. Simon, Arachnides de France, t. VII. Paris, 1879. — H. Blanc. Anatomieet physiologie de l'appareil sexuel mâle des Phalangides. Bullet. Soc. vaud. se. nat., vol. 17. 1880. — R. Rôssler, Beitrâge zur Anatomie der Phalangiden. Zeitschr. fûrwiss. Zool.,t. XXXVI. 1882.
l'HALANGlDliS.
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nerfs optiques) et en un ganglion thoracique d'où partent, outre des branches pour les pièces buccales et les pattes, deux nerfs viscéraux qui, de chaque côté, présentent des ganglions sur leur parcours. Deux yeux simples sont placés sur une éminence médiane du céphalothorax. Les organes respiratoires sont des trachées ramifiées dans tout le corps, et communiquent avec l'extérieur par une seule paire de stigmates, située au-dessous des hanches de la dernière paire de pattes. Le cœur est un long vaisseau dorsal divisé en trois chambres. L'œsophage est court et ne présente pas de jabot aspirateur. L'intestin moyen, revêtu d'épithélium cylindrique, présente de chaque côté plusieurs longs caecums, qui sécrètent le liquide digestif. Au commencement de l'intestin terminal débouchent d'ordinaire deux tubes de Malpighi cylindriques. En avant, sur le bord latéral du céphalothorax, sont situées les ouvertures dedeux glandes, que Treviranus avait crises pour des yeux latéraux.
L'orifice génital du mâle, aussi bien que celui de la femelle, est placé entre les pattes postérieures; en dehors du premier peut se dérouler un organe d'accouplement tubuleux, eu dehors du second un oviscaple très long. Les ovaires forment, comme dans beaucoup d'espèces d'Aranéides, un anneau complet; à leur surface font saillie les follicules ovariens (fig. 685). Leur extrémité se continue avec l'oviducte, qui se renfle sur un point pour constituer l'utérus, puis devient un canal étroit et aboutit à l'oviscapte. Un phénomène remarquable est la production d'oeufs dans les testicules, phénomène que Treviranus et Krohn ont observé chez presque tous les mâles. Le testicule est impair; il est allongé, d'une couleur blanc mat et placé transversalement dans l'abdomen (fig. 684). De ses deux extrémités, dirigées en avant, partent deux canaux efférents étroits, se réunissant sur la ligne médiane pour former un canal déférent qui décrit plusieurs circonvolutions. Ce dernier s'élargit considérablement avant son entrée dans le tube copulateur, le traverse sous la forme d'un canal très étroit et débouche à l'ex trémité mobile du pénis. A cet appareil déjà compliqué s'ajoute une paire de glandes, situées dans la partie antérieure de l'abdomen, et composées de tubes aveugles ramifiés (pris pour les testicules par Treviranus et Tulk), dont les canaux excréteurs s'ouvrent non loin de l'orifice sexuel, sur la paroi supérieure de la gaine du pénis. Ces deux glandes se rencontrent, bien que moins développées, chez la femelle, et débouchent sur un point correspondant, sur la paroi supérieure de la gaine de l'oviscapte.
Les Phalangides se tiennent ordinairement cachées pendant le jour et ne sortent que la nuit pour capturer leur nourriture. C'est particulièrement dans le
Î83. — Organes génitaux l'emelles du l'Ualangium opilio (d'après Krohn). — Ov, ovaire; U, utérus; Op, oviscaple; B, muscles rétracteurs.
Fig. 68 t. — Organes génitaux mâles du Phalariyium opilio (d'après Krohn). — T, testicule; Vd, canaux déférents ; P, pénis avec des glandes annexes ; Ii, muscles rétracteurs.
79 ï PEDIPALPES.
sud de l'Amérique que leurs espèces sont nombreuses et parfois de forme très
bizarre. On a retrouvé des Phalangides fossiles dans les schistes calcaires de
Sohlenhofen.
1. Fam. Phalangiidae . Abdomen libre. Palpes maxillaires non garnis d'épines. Trogulus Latr. Corps aplati, semblable à celui d'un fxode, coriace, à abdomen allongé.
Extrémité antérieure du céphalothorax se prolongeant en une sorte de capuchon, qui recouvre les pièces de la bouche. Palpes maxillaires filiformes, dépourvus de griffes. Pattes médiocrement longues. TV. tricarinatus L., Europe méridionale. Cryptostemma Guér. G. Westermanni Guér., Guinée. Phalangium L. (Opilio Ilerbst.). Corps arrondi ou ovale, à cbélicères libres et saillantes. Palpes maxillaires non recouverts, munis dégriffés. Tarses des pattes très long-, multiarticuîés . Ph. opilio L. (parietinum Deg.). (P. cornutum L.) chez le mâle avec un appendice corné sur les cbélicères. Cosmetus Pert. G. bipunctatus Pert., Brésil. Discosoma cincium Pert.
2. Fam. Gonyleptidae. Abdomen caché sous le céphalothorax. Palpes maxillaires garnis d'épines, faites postérieures très grandes, très éloignées des autres pattes.
Gonyleptus Kirb. Céphalothorax triangulaire, armé d'aiguillons en arrière. Palpes maxillaires garnis d'épines. G. horridus Kirb., Brésil. Les genres suivants sont très voisins : Ostraàdium Pert. , Goniosoma Pert., Stygrus Pert., Emarchus Pert., Mitobates Sund., Plialangodus Gerv.
5. Fam. Cyphophthalmidae Cbélicères très longues. Forme du corps semblable à celle des Chernétides. Abdomen à huit ou neuf articles. Pattes courtes à six articles; tarses biarticulés et renflés, armés d'une griffe Les yeux sont situés sur le bord latéral du céphalothorax sur un mamelon conique. Stigmates sur l'anneau basilaire de l'abdomen.
Cyphophtlialnius Jos. Céphalothorax à téguments durs constituant presque une cuirasse. Palpes maxillaires grêles avec une griffe terminale. D. duricorius Jos., vit à l'entrée des grottes de la Carinthie. C. coreicus Sim.
i. Fam. Gibocellidae. Forme générale analogue à celle des Cyphophthalmides. Deux
paires dlyeux sur des mamelons coniques. Deux paires de stigmates sur les segments abdominaux antérieurs. Les organes fileurs débouchenl à la base de l'abdomen derrière l'orifice sexuel.
Gibocellum Steck. G. sudeticum Steck.