‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 24 sur 271 · ORGANES DE LA VIK ANIMALE · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA VIK ANIMALE

gélatineux, ou sur la face ventrale du corps el donner naissance à un organe analogue à un pied (.Mollusques), ou se diviser en groupes semblables placés les uns derrière les autres (Annélides, Arthropode*, Vertébrés). Dans ce cas le mode de mouvement est plus parfait et plus rapide. En effet, tantôt la peau présente des parties solides qui se succèdent les unes derrière les autres le long de l'axe longitudinal, tantôt il se développe dans l'intérieur du corps un cordon axial, divisé en segments ou anneaux, qui offrent ainsi des points d'appui résistants aux masses musculaires.

Il est donc indispensable qu'il se développe des parties solides, qui représentent une sorte de cbarpente, ou squelette, et servent de soutien et de protection aux parties molles. Ce sont tantôt à l'extérieur des coquilles, des tubes ou des anneaux produits par durcissement de la peau (cliitine), tantôt à l'intérieur du corps des vertèbre* (cartilage, os) (fig. 102 et 105); mais il y a toujours une division en articles suivant l'axe longitudinal du tronc, qui au début, dans le cas de locomotion le plus simple, est lioinonome (Annélides, Scolopendres, Serpents). Quand l'organisation se perfectionne, les muscles essentiels à la locomotion passent insensiblement de l'axe principal du corps à des axes secondaires, et finissent par se trouver ainsi dans les conditions requises pour l'accomplissement des formes les plus compliquées et les plus parfaites de la progression. Les parties dures de l'axe longitudinal du tronc perdent la régularité de leur segmentation initiale, se fusionnent en partie et constituent plusieurs régions, dont les pièces constituantes sont plus ou moins mobiles (tête, cou, poitrine, etc.). L'ensemble devient capable de déplacements plus considérables par les mouvements des membres ou extrémités Ces organes possèdent également, cela va sans dire, pour servir de point d'appui aux muscles, une cbarpente solide, le plus souvent allongée, externe ou interne et attachée plus ou moins fortement au squelette axial.

La sensibilité, propriété essentielle de l'animal, est liée, comme le mouvement, à des tissus et à des organes particuliers, au système nerveux. Lorsque ce système ne s'est pas encore différencié de la masse fondamentale contractile commune (sarcode), ou du parenchyme cellulaire homogène du corps, on peut cependant supposer qu'il existe déjà dans l'organisme des traces d'irritabilité, qui mérite à peine le nom de sensibilité, puisque celle-ci sous-entend la conscience de l'unité du corps, que l'on ne peut guère attribuer aux animaux inférieurs dépourvus de tout appareil nerveux. Avec l'apparition des muscles coïncide en général la différenciation des tissus nerveux, ainsi que des épitbéliums sensoriaux à la surface du corps (Polypes, Méduses, Echinodermes). Dans ce cas, les fibres nerveuses, mêlées aux cellules nerveuses, sont en relation avec les cellules sensorielles,

Fig. 102. — Figure schématique de la colonne vertébrale d'un Téréostéen. Croissance intervertébralede In corde dorsale; Wk, corps de la vertèbre ossifié ; J, partie intervertébrale membraneuse.

Fig. 105. — Vertèbre de . Poisson. K. corps de la vertèbre ; Ob, arcs supérieurs ou neurapophyses; Vb, arcs inférieurs ou haemapophyses ; I), apophyse épineuse supérieure; D', apophyse épineuse inférieure; //.cotes

tout en conservant leur situation dans l'ectoderme. Les recherches récentes ont montré en effet la fausseté de la théorie, qui voit dans les soi-disant cellules neuro-musculaires de l'Hydre d'eau douce et des Méduses les premières traces de différenciation des tissus nerveux et musculaire.

Le système nerveux se laisse ramener à trois formes fondamentales: la forme rayonnée des Radiaires, la forme bilatérale des Arthropodes, et la forme bilatérale des Vertébrés. Dans la première, les organes nerveux centraux se répètent dans les rayons; chez les Echinodermes, ils constituent ce que l'on appelle les cerveaux ambulacraires. Ils sont réunis par une commissure entourant l'œsophage et présentant de distance en distance des ganglions (fig. 104). La disposition bilatérale du système nerveux entraîne, dans le cas le plus simple, l'existence d'une masse ganglionnaire paire ou impaire, située à la partie antérieure du corps au-dessus de l'œsophage, et que l'on désigne sous le nom de ganglion sus-œsophagien ou céréhroïde.

De ce centre partent de chaque côté et symétriquement dans le cas le plus simple [Turbellariés) des nerfs, parmi lesquels se distinguent particulièrement deux Tube digestif et crr0s troncs latéraux (fig.

système nerveux du Sleso- ° \ °

stomum Ehrenbergi. C, les 105). Quand l'orgailisa-

deux ganglions cérébroïdes .• . i éWée OU

avec les deux taches oculaires; uon esl Plus eievee> on

St, les deux troncs nerveux voit apparaître en outre

latéraux; B, tubedigcslit'avec , ,, ,

la bouche et le pharynx (d'à- autour de 1 OCSOphage Ull

prèsGraff). collier nerveux (Némer-

tines). Quand le corps est annelé le nombre des ganglions augmente, et aux ganglions cérébroïdes vient s'ajouter une chaîne ventrale, qui constitue, tantôt un simple cordon abdominal (Géphyriens), tantôt une chaîne ganglionnaire homonome (Annélides), ou hétéronome (Arthropodes) (fig-. 106). Ici aussi il peut y avoir une concentialinn plus considérable des centres nerveux par la fusion du cerveau et de la chaîne ventrale (nombreux Arthropodes) (fig. 107), de sorte que dans plusieurs cas il n'y a plus qu'une masse ganglionnaire sous-œsophagienne. Chez les Mollusques, qui ne présentent point trace de métamérisation, la masse ganglionnaire sous-œsophagienne constitue les ganglions pédieux, auxquels vient

l'ig. 104. — Système nerveux d'une Étoile de mer (schématique). .Y, anneau nerveux, qui réunit les cinq centres ambulacraires.

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