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groupe, saltatoria1. Pattes postérieures sauteuses

5. Fam. Acrididae (fig. 553). Criquets. Corps allongé et comprimé latéralement ; tête verticale, antennes courtes, plus ou moins filiformes, implantées sur le front. Presque toujours des stemmnles. Lèvre supérieure très grande, plus grande même que chez aucunaulre Insecte, divisée au milieu du bord inférieur. Palpes maxillaires à cinq articles. Lèvre inférieure avec des palpes biarticulés et une languette épaisse et cbarnue. Les ailes antérieures sont résistantes et à peine plus larges que les postérieures ; celles-ci se replient en éventail pendant le repos, et sont alors complètement recouvertes par les premières. Les ailes manquent rarement. Pattes offrant des tarses à trois articles et des pelotes entre les deux griffes terminales. Cuisses des pattes postérieures épaissies à la base; dans le genre Pncumora seul, les pattes postérieures ne sont pas disposées pour sauter. Le premier anneau abdominal est soudé au métathorax par salace ventrale. De chaque côte du rnétathorax, en avant du segment abdominal, sont placés les organes de l'ouïe. La femelle n'offre point d'oviscapte ; cet organe est remplacé par quatre stylets cornés, dis posés par paires de chaque côté. Le mâle fait entendre un cri grêle et perçant, en frottant le bord interne dentelé des cuisses postérieures contre les nervures saillantes des élytres. La femelle possède aussi cet appareil de tridulation, mais à l'état rudimentaire et pareil à celui des larves; cependant chez quelques espèces elle peut produire des sons, mais plus faibles. Les Criquets se tiennent de préférence dans les champs, les prairies et sur les montagnes; ils restent à l'état de larves pendant le printemps et une partie de l'été, deviennent adultes à la fin de l'été et à l'automne. Us ont le vol court et produisent en l'air un bruit de crécelle. Ils se nourrissent de substances végétales.

Tettix Latr. Bord antérieur du thorax rabattu, entourant la bouche. Prothorax très grand, allongé en arrière en pointe. Élytres très petits, cachés sous le prolhorax. Pas de pelotes entre les griffes. T. subulata L. 7'. bipunctata Charp.

Pneumora Thnbg. Pattes postérieures non conformées pour le saut. Mâle pourvu d'ailes, ayant un abdomen renflé à la base comme une vessie et qui offre deux crêtes dentelées et saillantes, contre lesquelles viennent se frotter les cuisses postérieures. Femelle aptère, à abdomen conique. Pn. ocellata Tlmbg., etc. Espèces de l'Afrique méridionale.

Gomphocercus Purin. (Stenobothrus Fisch.). Les antennes ne sont pas acuininées. Corps allongé. Vertex très saillant, présentant une petite fossette étroite devant chaque œil, et un appendice horizontal. Prosternum sans tubercules. G. thalassinusYahv., Europe méridionale. G. bigultulatus Charp. G. pralorum Fieb., etc.

Oedipoda Latr. Tête presque verticale, très épaisse et large. Mandibules dépourvues de dents. Prosternuin sans tubercules. Prothorax à arêtes latérales arrondies. Oc. tuberculaia Fabr. Oe. coerulcscens L. Oc. (Pachytylus) stridula L. Oc. migratoria L. Sauterelle voyageuse. Europe méridionale et orientale. Des bandes innombrables de cette espèce entreprennent des migrations lointaines et s'abattent sur les champs de blé, dont elles détruisent entièrement les moissons. Caloptenus italiens Burm.

Acridium Latr. Prothorax offrant un tubercule droit ou recourbé ; bord antérieur et postérieur anguleux. Mandibules et mâchoires à dents aiguës. A. tataricum L., Europe méridionale. A. cristatum L., Brésil.

JVm.<ï///s Fabr. Antennes à trois arêtes et formées de quinze à vingt articles, pointues au bout. Tête sphérique, présentant une protubérance à trois arêtes, ailes s'étendant

1 II. de Saussure, Mélanges ortlwplérologiqucs. Fasc. I-VI. Méra. Soc. de Phys. et d'hist. nat. de Genève.

ORTHOPTÈRES PROPREMENT DITS. 867

jusqu'au delà de l'extrémité de l'abdomen. Tr. nasuta Fabr., Europe méridionale. Tr. vuriubilis KL, id. Tr . flavipcs ïïurm., Brésil. Tr. (Pyrgomorpha) rosea Charp.

Prosc.opia Kl. Corps très long et grêle, privé d'ailes, semblable à celui des Phasma. P. gigantea Kl., Brésil.

G. Fam. locustidae ' . Sauterelle. Corps allongé; d'ordinaire verl d'herbe ou brun. Tête verticale, lui général, point d'ocelles. Antennes très fines; élytres insérés verticalement. Les pattes présentent des tarses à quatre articles et manquenl de pelotes entre les griffes; celles de derrière sont toujours très longues et organisées pour le saut. Lèvre supérieure circulaire. Mandibules munies de plusieurs dents pointues et d'une grande dent inférieure. Mâchoires grêles, munies de palpes très longs à cinq articles. Lèvre inférieure allongée, offrant une languette profondément diviser, à lobe interne moins développé que l'externe, qui est très épais. Prothorax en l'orme de selle. Les organes de l'ouïe sont situés sur les tibias des pattes antérieures. Les femelles possèdent un oviscapte ensiforme et très saillant, qui consiste en deux valves gauche et droite, formées par le huitième et le neuvième anneau, entre lesquelles est placé un stylet correspondant au neuvième anneau. Orifice d'accouplement sur le huitième anjï&uT L'es œufïTdëposés dans la terre vers la fin de l'été, ou en automne, passent ainsi l'hiver. Les larves éclosent au printemps, subissent plusieurs mues et n'arrivent à l'âge adulte que vers la fin de l'été. Les Sauterelles vivent dans les broussailles, même dans les champs, et se tiennent sur la cime des herbes et des buissons. Les mâles, quelquefois aussi les femelles (Ephippigera), produisent des sons aigus en frottant l'un contre l'autre les élytres. L'élytre droit porte toujours la membrane tympanique, dont les nervures saillantes sont mises en mouvement par une nervure dentée de l'élytre gauche placé au-dessous.

Meconema Serv. Tubercule pointu, conoïde, situé entre les antennes très longues. Yeux très saillants. Elytres sans appareil vocal, plus longs que les ailes postérieures. Pattes très longues. Tibias offrant deux rangées d'aiguillons et de longs poils. Oviscapte recourbé en dessus. M. varia Fabr , dans toute l'Allemagne. Acridopeza Guer. Phaneroptera Serv. Ph. macropoda Burm., etc. Espèces de l'Europe méridionale.

Xiphidium. Serv. Extrémité de la tête arrondie. Élytres très étroits, membraneux plus coiïrTiTque les ailes postérieures ou l'abdomen. Cuisses inermes: celles des pattes postérieures très épaisses. X. fuscum Fabr. J. dorsale Charp., Europe centrale.

Declicus Serv. Tète portant un appendice frontal tronqué. Deux pelotes à la base des premiers articles des pattes de derrière. Pattes très longues. Cuisses antérieures pourvues de trois rangées de piquants peu nombreux. Elytres membraneux, à mailles Lâches. D. verrucivorus L., Allemagne. D. apierus Fabr., Europe septentrionale, etc.

ïjjciaki L. Extrémité de la tête comprimée à la base. Tibias antérieurs à trois rangées de piquants, la rangée externe n'en comptant que deux ou trois. Prothorax et mésothorax munis de deux longs piquants. Élytres à grandes inailles, membraneux. L. viridissima L. L. cantons Charp., Suisse et Holstein. Listroscelis longispina Burm., Brésil.

Saga Charp. Tête fortement inclinée. Le prothorax n'est pas en forme de selle. Corps très allongé. Cuisses à deux rangées de piquants. Articles des pattes très larges. S. serrata Fabr., Europe méridionale.

Callimenus Stev. Pattes plates à tarse large, dont l'avant-dernier article est bifide. Tète très grande; front renflé en bourrelet. Antennes insérées au-dessus des yeux, plus courtes que le corps. Prosternum offrant deux tubercules pointus. Point d'ailes. C. dasypus 111. , Grèce.

Ephippigera Serv. Pronotum en forme de selle. Prosternum inerme. Élytres écaUleux. Occiput offrant deux tubercules. Eph. cucullata Charp., Nord de l'Afrique, Portugal. E. perforata Ross., Italie et Allemagne méridionale. Barbi listes Charp. B. serricauda Fabr., Allemagne méridionale.

1 V. Siebold, Ueberdas Slimmund Gehôrorgan der Orthoplcren. Arcliiv fur Naturg. 1844. V. Hensen, JJebcr das Gehôrorgan von Locusta. Zeitschr. fur wis. Zool., t. XVI. 1866. — 0. Schmidt, DieGehororgane dcrlleuschrcckcii. Archiyiùvmikr. An., t. XI. 1873. — V. Grutier, loc. cit.

868 ORTHOPTERES PROPREMENT DITS.

Rhaphidophora Serv. Corps lisse. Point de traces d'ailes. Tête, offrant un appendice pectine oblong entre les yeux. Antennes très longues. Tarses comprimés. Prothorax convexe, l'allés très longues. Rh. palpata Sulz., Sicile. Rit. cavicola Koll., Grotte d'Adelsberg. Stenopelmalus Rurm. Anostostoma Gray. Schizodactylus monsiruosus Fabr., Bengale. '

7. Fam. Gryllîdae (lig. 755)'. Grillons. Corps épais, cylindrique. Tète libre, épaisse. Antennes généralement longues et sétacées. Élytres courts, horizontalement débordés

parles ailes postérieures.

Lèvre supérieure circulaire, non incisée. Mandibules offrant une pointe crochue et des dénis courtes sur le bord interne. Lobe des niàchoi- Fig. ioo. — Gn/Uolalpa vulijuris (règne animal).

res ou maxules n ayant quelquefois que deux dents au lieu de trois (Gryllotalpa). Les lobes externes de la lèvre intérieure sont larges d'ordinaire, recouvrent les lobes externes et sont rarement étroits et filiformes {Xija, Gryllotalpa). Palpes comme ceux des Locustides. Tarses à trois articles. Les pattes antérieures ont la conformation ordinaire, mais peuvent servir à creuser la terre, et alors les pattes postérieures sont conformées pour le saut; le premier article du tarse est très allongé et porte, comme l'extrémité des tibias, des piquants mobiles. Le mâle produit des sons aigus par le frottement des deux élytres, qui, du reste, présentent la même structure, probablement dans le but d'attirer les femelles. Pendant l'accouplement, il fixe sur l'ouverture génitale de la femelle un spermatophore, qui, de même que chez les Crustacés, y reste jusqu'à ce qu'il soit complètement vide. Femelles avec un oviscapte cylindrique, fusiforme à son extrémité, rarement sans oviscapte. Vivent en général sous terre et se nourrissent indifféremment de racines et de substances animales. Les larves éclosent au printemps, hivernent dans la terre et subissent leurs dernières mues au printemps.

Gryllotalpa Latr., deux ocelles. Antennes longues, sétacées, pluriarticulées. Pâlies antérieures fouisseuses, à cuisses aplaties, ovales, et à tibias en forme de doigt triangulaire, et dentés. Prothorax grand. Abdomen dépourvu d'oviscapte chez les femelles. Gr. vulgaris Latr. Dans les champs et les jardins; très nuisible; pond de 200 à 500 œufs, qu'il enfouit à l'extrémité d'une galerie souterraine dont il bouche l'entrée.

Xya Latr. Se distingue par sa petite taille. Trois ocelles. Antennes sétacées, à dix articles et quatre appendices abdominaux. X. variegata Charp., Europe méridionale.

Myrmecophila Latr. Pattes antérieures non transformées. Femelle présentant un oviscapte droit et saillant. Les ocelles manquent. Le corps est court et ovoïde. Tète verticale Point d'ailes. Cuisses postérieures épaisses. M. acervorum Panz. Vit dans les fourmilières sous les pierres.

Gryllus L. (Acheta Fabr.). Corps cylindrique pourvu d'ailes. Tête sphérique. Front convexe. Antennes plus longues d'ordinaire que le corps. Les élytres arrivent jusqu'à l'extrémité de l'abdomen et offrent des organes vocaux à leur extrémité élargie. Tibias des pattes de derrière à deux rangs d'épines. Gr. campestris L., Grillon des champs. G. domesticus L., Grillon domestique. G. sylvestris Fabr. Giapterusll. S., Europe méridionale. Gr. vastatrix Afzl., Cap. Chez YOecanthus Serv., la tête est petite et le prothorax plus étroit devant que derrière. Oe. italiens Fabr. Trigonidium cicindeloides Serv., Europe méridionale. Braehytrypes megacephalus Kef., Italie.

1 L. Dufour, Histoire naturelle du tridactyle, etc. Ann. des scienc, 1844. — II. Rathke, Zur Entwickelungsgeschichte der Maulwurfsgrille. Archives de Mùller, 1844. — Ch. I.espès, Mémoire sur les spermatophores des Grillons. Ann. des. scienc. nat., 1855.

ORTHOPTEUKS PSKUDO-NÉVROPTERES. 8GU

Orthoptera. Pseutlo-IVevroptera.

Orthoptères Pseudo-Né vroptères

Ailes membraneuses offrant toutes la même structure, en général ne se pliant pas, à nervation plus ou moins riche. Système trachéen holopneustique. Système nerveux formé par une chaîne ganglionnaire allongée, sur laquelle on trouve, outre le ganglion sus-œsophagien et les trois ganglions thoraciques, cinq à six ganglions abdominaux*

1. GROUPE. PHYSOPODA1. Corps allongé, grêle et aplati. Ailes sensiblement égales, ciliées. Mandibules sétacées. Appareil buccal conformé pour sucer.

Fam. Thripsidae. Tète cylindrique, dont le sommet est tourné en avant. Antennes filiformes à huit ou neuf articles. Trois ocelles entre les grands yeux à facettes. Pièces de la bouche disposées pour la succion. Mandibules cornées et aplaties. Mâchoires triangulaires, soudées avec le menton, et portant des palpes à deux ou trois articles. Les mandibules et les mâchoires forment par leur réunion une trompe. Lèvre inférieure grande, inunie de palpes labiaux biarticulés. Ailes étroites, lancéolées, garnies au bord de poils lins. Au lieu de griffes, les tarses biarticulés se terminent par des pelotes semblables à des ventouses. Quelques-uns d'entre ces Insectes peuvent sauter à l'aide] de l'abdomen, qui compte neuf articles. Ils vivent sur les plantes, particulièrement sur les Heurs, et se nourrissent de pollen, de miel et aussi de feuilles qu'ils sucent, de telle sorte que celles-ci se couvrent de taches jaunes et périssent.

Phloeothrips Halid. Le dernier segment abdominal tubuliforme. Antennes à buit articles. Palpes maxillaires biarticulés. Ailes presque sans nervures. P. ulmi Fabr. P aculeata Fabr.

Thrips L. Femelle à oviscapte formé de quatre valves, caché. Ailes antérieures résistantes, offrant deux nervures longitudinales externes. Antennes à huit articles. Abdomen lisse. T. manicata Halid., se tient sur l'épillet des graminées. C. physapus L., dans les Heurs Je chicorée. T. ccrealhim Kirb.

Heliothrips Halid. Ailes offrant une seule nervure longitudinale. Antennes longues à huit articles. Corps marqué de très fines crêtes formant treillis. H. haemorrhoidalis Bouché, sur les Malvacées. Seriothrips Halid.

Melanothrips Halid. Antennes à neuf articles. Ailes antérieures avec trois nervures transversales M. obesa Halid. Aeolothrips Halid.

2. groupe. GORRODENTIA. Ailes préscnlant peu de nervures, quelquefois privées de nervures transversales. Mandibules fortes, à bord interne dentelé. Mâchoires munies d'une pièce crochue disposée pour broyer, dont la pointe est garnie de deux dents, et d'un lobe externe membraneux. Ces Insectes se nourrissent de végétaux desséchés et de matières animales.

1. Fam. Psocidae-. Tête très grande, front vésiculeux, antennes longues sétacées, à huit ou dix articles. Trois ocelles, tarses bi ou triarticulés. Ailes postérieures plus petites que

1 A. II. Haliday, An Epitomeofthe British gênera in the order(Physnpoda) Thysanoptera, etc. Entomol. Magaz., vol. III, 1850. — E. lleeger, Beilrâge zur Naturgeschichte der Physopoden. Wien. Sitzungsberichte. vol. IX, lsr.-i.

- Cli. !.. Nil/sclie, Ueber die Eingeweide der Bûcherlaus. Germar's Magaz. Vol. IV, IS'21. — P. Huber, Mémoire pour servir à l'histoire i/ex Psoques. Méra. de la Soc. de phys. el d'hist. nat. de Genève, vol. X, lb'43. — J. Curtis, Bristish entomology.

ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈRES

les antérieures. Palpes maxillaires pluriarticulés. Lèvre inférieure profondément incisée au milieu, à languette mince, membraneuse et à lobe externe rudimentaire (peut-être palpe labial).

Troctes Burm. Les ailes et les ocelles manquent. Front aplati. Yeux non saillants. Antennes à dix articles. Tarses à trois articles. 2'. puJsalorius L., vit dans les collections d'Insectes et parmi les papiers. T. fatidicus L.

Psocus Latr. Front fortement vésiculeux, portant trois ocelles. Antennes à huit articles. Tarses à deux articles. Vivent dans les cloisons de bois et dans les troncs d'arbres. P. domesticiis Burm. P. slrigosus Curt., etc. Dans les genres Perientomon Ilag. et Amphientomum Pict. les ailes sont garnies d'écaillés. A. paradoxum, fossile de l'ambre jaune. A. Ceylonicum Nietz.

Lachesilla Westw. Pas d'ocelles. Tarses biarticulés. Clolhilla Westw. Alropos Leach.

2. Fam. Embidae. Tète horizontale. Yeux petits, point d'ocelles. Antennes filiformes de H à 50 articles. Palpes maxillaires à cinq articles. Lèvre inférieure grande, profondément incisée, dont le lobe interne est très petit. Palpes labiaux, à trois articles. Les ailes égales arrivent jusqu'à l'extrémité de l'abdomen. Tarses à trois articles. Abdomen à huit ou neuf articles. Habitent les tropiques.

Embia Latr. Antennes à dix-sept articles. E. Savignii Westw., Egypte. Olynlha Gray. Oligotoma, Westw.

Fam. Termitidae1.

Termites ou Fourmis blanches .'(fig- loi). Antennes cylindri-

Fig. 754. — Termes luci/uyus, mâle (règne animal).

Fig. 755. — Larve de Termes lucifiif/us (d'après Ch. Lespès).

ques multiarticulées; d'ordinaire, deux ocelles. Mandibules fortes, offrant quatre à six dents sur leur bord interne. Palpes maxillaires h cinq articles. Lèvre inférieure divisée en quatre lobes à peu près égaux, avec un hypopharynx large et charnu et des palpes labiaux triartieulés. Les ailes délicates, d'égale grandeur, sont, au repos, repliées parallèlement au corps. Pattes courtes avec un organe de sensibilité spéciale (?), d'après F. Mûller, dans les tibias, et se terminant par des tarses à quatre articles. Abdomen à neuf anneaux dépourvu d'appendices. Système trachéen bolopneustique, avec dix paires de stigmates. Système nerveux présentant trois ganglions thoraciques séparés et six ganglions abdominaux plus petits. Sur la lèvre inférieure débouche une paire de glandes salivaires. Œsopbage avec un jabot et un gésier peu développé. Intestin moyen large à une seule courbure. Intestin terminal avec quatre paires de tubes de Malpighi et un ca3cum volumineux.

Les Termites vivent en sociétés composées d'individus de différentes sortes; les individus pourvus d'ailes sont sexués et abandonnent le nid quelques semaines après leur dernière mue. Les individus aptères correspondent les uns aux larves (fig. 755) et

J H. SmeaLhman, Some accounf of the Termites which arc fourni in Africa and otlicr liot elimates. Piiil. Transact. London, 1 7 S 1 . — H. Hagen, Monographie der Termiten. 4 parties. Berlin, i ■■ — Ch. Lespès, Recherches sur l 'organisation et les mœurs du Termite lucifuge. Ami. Se, nat.,4e sér., (. Y. 1856. — F. Millier, Deilrcigc zur Kenntniss der Termiten. Jeu. Nat. Zeitschr., t. VII, 1875, et t. IX, 1875.

ORTHOPTÈRES PSEUDO-NËVROPTERES.

Fig. 75G. — Nymphe de Termes lucifugus (d'après Cil. Lespés).

g. 757. — Soldat de Termes lucifugus (d'après

eh. Lespés).

aux nymphes (fig. 756) des premiers, les autres (chez les espèces de Galotermes et da

Termes) à des neutres par atrophie des organes génitaux dans les deux sexes. Ces neutres se divisent encore en soldats chargés de la défense commune et recon- % naissables à leur grosse tête carrée et à leurs mandibules très fortes (fig. 757), et en ouvriers, à tête petite, arrondie et à mandibules moins saillantes, auxquels incombent les travaux domestiques (fig.

758). Chez les individus neutres du genre Eidermes, toute trace d'organes génitaux peut faire défaut. En outre, le couple royal, dont les ailes, à maturité sexuelle, sont réduites à un simple moignon basilaire, sont reconnaissables à leur gros abdomen, qui chez la reine prend un accroissement énorme. D'après Fr. Mùller, il existe aussi des formes de nymphes qui, probablement, peuvent jouer le rôle de femelles et de mâles de remplacement, dans le cas où le roi et la reine viennent à manquer (Heurs cleistocarpes). Ce sont des nymphes qui ne présentent (pie de courts appendices

aliformes, qui n'acquièrent jamais de

véritables ailes, et qui, par suite, n'abandonnent jamais le nid (fig. 751)).

Quelques espèces vivent dans l'Europe méridionale, par exemple dans le sud de la

France; mais la plupart habitent les contrées chaudes de l'Afrique et de l'Amérique, où

elles sont très redoutées à cause de leurs ravages. Les Termites

s'établissent dans les troncs d'arbres, parfois même sous l'écorce

seulement, ou élèvent à la surface du sol des monticules, dans

lesquels ils creusent des cavités et des galeries. Les habitations des

Calotermes sont les moins bien construites. Ces Insectes se contentent de pratiquer, en rongeant le bois,

des galeries parallèles à l'axe de l'arbre; on

n'y voit peint de chambre spéciale pour la

reine; les parois sont généralement revêtues

d'un mince enduit d'excréments. Chez les

Eulermes. dont les soldats ont la tète pointue,

les galeries sont tellement pressées l'une

contre l'autre, que le bois finit par disparaître

et qu'il ne reste plus que les seules cloisons

d'excréments. 11 existe aussi des nids de

terre ou de terre glaise, qui sont appliqués

extérieurement contre les arbres. D'autres

Eulermes s'établissent dans des cavités souterraines, entre les racines des palmiers.

Enfin V A noplolermes pacifions édilie des monticules. Dans cette espèce, il n'y a point de Fi^

soldats. Les mâles et les femelles abandonnent leur gîte peu de temps après avoir passé

par la phase de nymphes, et s'élèvent dans

l'air en essaims épais. Puis ils tombent sur le sol, ils perdenl leur

plus qu'un moi- non, et tâchent de regagner par paire le nid, où ils deviennent roi et reine,

Mais ce n'est là le sort que d'un très petit nombre; la plupart deviennent la proie des oiseaux

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