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DIPTÈRES

cas pour les noms formés do la même manière pour d'autres ordres d'Insectes. Il est certain que les ailes antérieures seules constituent de grandes lames membraneuses, mais les ailes postérieures existent cependant à l'état rudiinentaire et sont représentées par deux petits lilets membraneux terminés par un bouton (haltères). Les ailes antérieures sont nues, eu général transparentes et parcourues par des nervures presque toutes longitudinales (lig. 71.*»). Il existe aussi des nervures transversales, qui se réunissent avec les premières pour former des cellules. Le bord interne de ces ailes s'inllécbit de manière à délimiter deux lobes, l'un externe (al nia), l'autre interne (squama) qui peut recouvrir l'aile postérieure. Celle-ci est formée par une tige ou style grêle (stylus) et par un bouton arrondi (capitulas). Leydig a décrit à la base de ces balanciers un ganglion avec des terminaisons nerveuses, qu'il considère comme un appareil auditif. Il existe aussi des Brachyeères et des Nématocères aptères.

La tète est mobile ; elle a en général une forme arrondie; elle est, articulée avec un pédicule cervical court et grêle et est remarquable par ses grands yeux à facettes, qui, cbez le mâle, peuvent se rencontrer sur la ligne médiane. Rarement les yeux sont supportés par les parties latérales de la tête, allongées en pédoncule (Diopsis). En général il existe trois ocelles. Les antennes sont construites sur deux types différents ; tantôt elles restent petites, sont triarticulées et portent fréquemment à leur sommet une soie tactile (arista), tantôt elles sont filiformes, très longues et composées d'un grand nombre d'articles. Mais, comme dans le premier cas l'article terminal peut se subdiviser en petits articles, il est d'autant plus impossible d'établir une ligne de démarcation entre ces deux sortes d'antennes, que parfois la soie tactile peut, elle aussi, être articulée. Les pièces de la bouche forment une sorte de trompe ou suçoir (proboscis, haustellum), dans lequel les mâchoires et un appendice impair dépendant de la lèvre supérieure (épipharynx) servent d'appareil perforant (lig. 777). Là où ces stylets ne sont représentés que par les mâchoires, la pièce impaire semble correspondre aux mandibules soudées. La trompe, constituée principalement par la lèvre inférieure, se termine par une languette renflée et spongieuse et est dépourvue de palpes labiaux, tandis que les mâchoires portent des palpes qui, lorsque la lèvre inférieure est soudée, sont situés directement sur la trompe. Thorax et abdomen présentent généralement une certaine coalescence dans leurs parties. Excepté chez les Pulicides, tous les anneaux thoraciques sont soudés ensemble, et aussi avec le premier anneau abdominal. Les parties latérales du prothorax prennent la forme de deux êpaulières; l'écusson du mésothorax, en général garni d'épines, recouvre le métathorax. L'abdomen est fréquemment pédicule et composé de cinq à neuf anneaux. Les pattes ont des tarses à cinq articles, qui se terminent

Fis. 777. — Appareil buccal du Culex nemorosus femelle (d'après Bêcher). — Lbr, Labre ; l.h, lèvre intérieure (trompe) ; Lt, palpes labiaux; Ùd, mandibules; M:c, mâchoires; il, hypopharynx.

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par des griffes et très souvent par des appareils de fixation particuliers, dus espèces de ventouses (pelotes).

Le système nerveux présente des degrés de coalesccnce très divers, suivant la longueur du corps1. Il existe toujours un petit ganglion sous-œsophagien distinct, dont les nerfs se distribuent aux pièces de la bouche. Tandis que chez les Mouches (Pupiparae, Oestridae, Muscidae) les ganglions de l'abdomen et du thorax se fusionnent pour constituer une seule masse ganglionnaire thoracique, ou que seulement quelques petits ganglions abdominaux restent séparés de la masse commune (Tabanidae, Syrphidae), chez les Diptères à corps allongé deux à trois ganglions restent séparés dans le thorax, et dans l'abdomen, cinq, six jusqu'à huit ganglions se comportent de même. Partout il y a fusion d'un ou plusieurs ganglions abdominaux avec le troisième ganglion thoracique. Lorsqu'il existe deux ganglions thoraciques, le premier est composé du ganglion prothoracique et du ganglion mèsothoracique (Bombyliidae, Therevidae, Dolichopodidae, etc.). Les ganglions du prothorax et du mésolhorax sont séparés chez beaucoup de Nématoeères (Chironomus, Sciara), ainsi que chez les Pulicidesf dont les femelles présentent sept et les mâles huit ganglions abdominaux séparés les uns des autres. Le système nerveux sympathique se compose du ganglion frontal et de deux paires, parfois fusionnées, de ganglions pharyngiens. Le sympathique de la chaîne ganglionnaire n'est pas séparé de cette chaîne.

Comme particularités de l'appareil digestif, il faut signaler la présence d'un jabot formant un sac appendiculaire annexé à l'œsophage, pourvu d'un col étroit et fort long, faisant fonction de pompe aspirante, ainsi que de quatre tubes de Malpighi. Les deux troncs trachéens s'élargissent, de manière à constituer dans la base de l'abdomen deux grands sacs vésiculaires, disposition qui est corrélative à la puissance du vol chez ces Insectes. Le nombre des stigmates n'est pas complet, car les derniers stigmates ainsi que les stigmates prothoraciques (de la larve amphipneustique) disparaissent. Le système trachéen est incomplètement holopneustique, par suite de la disparition des stigmates de la larve pendant la métamorphose. Les larves^ sont ordinairement amphipneustiques et pourvues de une. deux ou trois paires de stigmates abdominaux postérieurs (Musca, Sarcophaga, lig. 93). Un petit nombre de larves de Diptères ont un système trachéen complètement clos (Corelhra), quelques-uns sont métapneustiques (Eristalis, Culex, etc.), d'autres péripneustiques (Bibionides, Cecidomyia, Stratiomijx).

Les organes sexuels mâles se composent de deux testicules ovales, fréquemment colorés, munis de deux courts canaux excréteurs, auxquels s'ajoutent des pièces copulatrices solides.' Les organes femelles sont dépourvus de poche copulatrice. mais présentent un triple réceptacle séminal et se terminent par un oviscapte rétractile (fig. 752). Quant à l'armature copulatrice, Weismann a montré que, chez les Corethra, les tenailles Inarticulées du mâle, ainsi que les appendices de la femelle, se développent aux dépens de deux lamelles lancéolées qui appartiennent à Lavant-dernier anneau.

Les deux sexes sont rarement très différents. Les mâles ont en général des

1 Outre LDufour, Leydig, etc., voyez: Ed. Brandt, Vergleichende anàtomisclte Untei'suchungen ûber das Kerverisystem do- Zweipflùger. HoraeSoc, entomol. rossic. Petersbourg, 1879.

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yeux plus grands, qui parfois se rencontrent sur la ligne médiane, un abdomen de forme fréquemment différente, et exceptionnellement aussi une autre coloration

(Bibio). Los pièces buccales peuvent aussi ne pas être semblables : ainsi les Taons mâles ne présentent pas de mandibules tranchantes, tandis que chez les femelles les mandibules constituent l'arme la plus redoutable. Les mâles des Culicides ne possèdent pas de stylets et offrent des antennes multiarticulées et recouvertes de poils, tandis que les mêmes organes chez les femelles sont filiformes et composés d'un nombre d'articles moins considérable. Les Eîaphomia de la Nouvelle- Guinée, ainsi que les mâles de Trypeta dbrotani, portent au-dessous des yeux des appendices frontaux ramifiés comme le bois des Cerfs.

Beaucoup de Diptères produisent en volant un bourdonnement, qui esl dû aux vibrations de différentes parties du corps, tantôt des ailes, tantôt des anneaux de l'abdomen, et auquel prend aussi part l'appareil vocal des stigmates thoraciques. On observe en effet, au-dessous du bord des stigmates, que le tronc trachéen forme une vésicule avec deux lamelles délicatement plissées, qui sont mises en vibration, au-dessous de deux clapets externes, par le courant d'air expiré (IL Landois).

Dans leur développement1, les Diptères représentent le type d'évolution caractérisé par la présence d'une bandelette primitive externe recouverte par l'amnios. De la sorte, l'embryon ne subit pas de changement complet de position, mais seulement après la formation des bourrelets germinatifs une demi-torsion autour de l'axe longitudinal. Les trois paires de mâchoires sont les premiers appendices qui apparaissent sur la tète, puis les antennes. La métamorphose est complète. Les larves sont en général apodes. Tantôt leur tète est nettement distincte du reste du corps et pourvue d'antennes et d'ocelles (la plupart des Nématocères), tantôt elle est très réduite et peut se retirer si complètement que le bord antérieur du premier anneau la recouvre en entier, de sorte que l'Insecte parait privé de tête; elle est alors dépourvue d'antennes et d'yeux (elle possède tout au plus une tache pigmentaire en forme d'X), les pièces buccales sont tout à fait rudimentaires et parfois il n'existe que deux crochets qui servent d'organes de fixation. Dans le premier cas, les larves ont des pièces buccales disposées pour mâcher, et elles se nourrissent de petits animaux qu'elles capturent; dans le second, elles aspirent des substances liquides ou demi-liquides. On peut, avec Brauer1, distinguer deux groupes de larves de Diptères : I" Cyclorhapha, larves acéphales avec ou sans armature pharyngienne. La peau se rompt suivant une ligne courbe (Muscaria, Pupipara)j "l" Orthorhapha, larves avec une gaine maxillaire à tête complète ou incomplète. La peau se déchire, suivant une ligne droite (Tanyslomata, JSematocera). Après plusieurs mues, liées à des modifi-

1 A. Weismann, Die Entwicklung der Dipteren. Zeitschr. fur wiss. Zool., t. XIII, 1862, et t. XIV, 1864. — M., Die Métamorphose der Corethra plumicornis. Ibid., t. XVI, 1860. — ld. , Beitrâge zur Kenntniss der ersten Entwickelungsvorgânge amlnsectenei. Beitrâge zur Anat. mal Embryol. alsFestgabe J. Jlenle. Boun. 1882. — C. Kupifer, Ueber das Faltenblatt an den Embryonen von Chironomus. Arch. furmikr. Anal., t. III. — E. Hetschnikoff, Embryologitche Studien anlnsecten. Zeitschr. lûr wiss. Zool., t. XVI.

Voyez, en outre les mémoires de Kunckel, Viallanes, Ganin, Jaworowski, etc.

- F. Brauer, Kurze Gharakteristik der Dipterenlarven. Verhandl. der zool. bot. Gesellscliaft. Wien, 18HO.

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cations de diverses sortes dans leur organisation, les larves tantôt se transforment en nymphes, ou pupes, en même temps que leurs téguments se durcissent, ou bien elles se débarrassent de ceux-ci et se transforment en pupes mobiles, nageant librement à la surface de l'eau (Pupae obtectae), et possédant parfois des trachées branchiales. Quant aux différences que les Diptères présentent dans leur passage de l'état de nymphe à l'état d'insecte ailé, et dont nous devons la connaissance aux recherches de Weismann, nous avons eu déjàj l'occasion d'en parler.

Bracbycera, Brachycères

Corps très diversement conformé, d'ordinaire épais et ramassé. Abdomen de cinq à huit articles. Antennes courtes, à trois articles, terminées par un article gros et segmenté, auquel est attachée une soie simple ou annelée. Les ailes existent toujours. Les larves vivent dans des matières en décomposition, sur la terre ou dans l'eau, parfois même elles sont parasites; elles sont souvent vermiformes et pourvues de crochets; elles subissent leurs transformations dans la membrane larvaire même, qu'elles viennent de dépouiller et qui a la forme d'un tonnelet. Beaucoup sont des nymphes emmaillotées (Pupa obtecta). Le système nerveux de la larve est remarquable par les ganglions de la chaîne ventrale, qui sont pressés les uns contre les autres, ou même Hippobos'ca equina (d'à- soudés ensemble de façon à constituer une masse ganglionnaire en forme de cordon.

près Packard).

î. groupe, pupiparâe (fîg. 778) *. Les trois segments du thorax sont soudés au corps, d'ordinaire ramassé. L'abdomen est large et souvent plat. Les antennes sont insérées dans une fossette située en avant des yeux: elles sont courtes et parfois ne comptent que deux articles. La trompe est formée de la lèvre supérieure et des mâchoires. La lèvre inférieure n'est pas articulée. Les pattes sont fortes et terminées par des griffes à crochets, dentées. Les ailes sont rudimentaires ou manquent complètement. Le développement de l'embryon et de la larve a lieu dans une dilatation du vagin. La larve sortie de l'œuf, munie de trois paires de stigmates perforés dans les segments postérieurs, mais dépourvue d'armature pharyngienne et de crochets buccaux, se nourrit de la sécrétion d'appendices glandulaires volumineux de l'utérus et subit plusieurs mues (fig. 736). Elle acquiert tout son développement avant d'éclore. Immédiatement après l'éclosion elle se transforme en pupe. Comme le Pou, les Diptères sont parasites sur la peau des animaux à sang chaud, rarement sur celle des Insectes.

1 L. Duf'our, Eludes Anatomiques et physiologiques sur les insectes diptères de la famille des pupipares. Ann. se. nat., "1" sér., vol. III, 1843. — Chr. Nitzsch, Die Familien und Gattungen der Thierinsekten. Germar's Magazin der Entomologie, vol. III. — J. 0. W'estwood, On Nycteribia, ete. Transact. Zool. soc. ofLondoa, 1875. — J. Egger, Beitr&ge zur bessern Kenntniss iler Branla coeca Nitzsch. Verh. d. Zool. bot. Vereins zu YVien, vol. III, 18 J3. — R. Leuckart, Die Fortpflanzung und Entwicklung der Pupiparen. Abh. der naturf. Geseltsch. zu Halle, vol. IV.

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1. Fam. Bradlidae. Tète grosse, irrégulièrement ovale. Les yeux n'existent point. Antennes courtes, biarticulées. Aptères, Pattes munies de longues griffes dentées. Abdomen arrondi, à cinq articles.

Branla Nitzsch. />V. cocca Nitzsch. Vivent de préférence sur les Bourdons, aux poils desquels ils s'accrochent solidement avec leurs griffes pectinées.

2. Fam. Nycteribiidae. Tète très mobile, pouvant s'enfoncer en arrière dans le thorax. Yeux très petits ou absents. Antennes courtes biarticulées. Thorax élargi et aplati. privé d'ailes, mais pourvu de balanciers capités. Trompe munie d'un grand palpe. Pattes longues, insérées de côté et offrant de fortes griffes bidentées. Des organes particuliers pectines existent devant la deuxième paire de pattes. Abdomen à six articles. Vivent principalement dans le creux axillaire des Chauves-souris.

Nycterihia Latr. N. Latreillei Curt. Sur les espèces de Vespertilio. Anophthalmes. D'après Mac Leay, on trouve dans l'Inde orientale des Nyctéribies dont les ailes sont atrophiées.

5. Fam. Hippoboscidae (fig. 779). Tête ovale transversalement. Yeux grands. Antennes très courtes. Trompe dépourvue de palpe; lèvre inférieure courte. Pieds munis de lortes griffes à deux ou trois dents.

Melopliaaus Latr. Corps aptère. Tête large. Yeux petits. Les ocelles manquent. Trompe de la longueur de la tête. Griffes bidentées. M. oviiius L. sur les Moutons.

Anapera Meig. Ailes étroites et courtes, dépassant à peine l'abdomen. Griffes à trois dents. Les ocelles manquent. A pallida Meig., sur les Hirondelles. Stenopteryx Leach. Raymendia Frld.

Ornithomyia Latr. Tête enchâssée dans le thorax, qui est transversal. Trois ocelles. Aile dépassant de beaucoup l'abdomen et sillonnées en long par six nervures cornées. Griffes à trois dents. 0. avîcularia L. Busard.

Ornithobia Meig. [Lipoptena Nitzsch). Les ocelles existent. ^,^p33^rf^ Ailes fragiles à trois nervures longitudinales. Griffes biden- -; gy

tées. 0. cervi L. |

Hippobosca Latr. Les ocelles manquent; ailes plus longues m , ?;

que le corps, offrant des nervures nombreuses. Griffes biden- J". ;y

tées. H. equina L., sur le Cheval. __ *v"<"'

Fig. 779. — Melophagus ovinus m . , , . , , , (d'aptes Packard).

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