‹ Traité de zoologie (volume 2)Chapitre 266 sur 271 · G LÉPIDOPTÈRES · texte numérisé non relu

G LÉPIDOPTÈRES

D'après les recherches de Kowalevsky1, la bandelette primitive ou bandelette germinative forme, avant l'apparition des membranes embryonnaires, à partir de l'extrémité céphalique, une gouttière, c'est-à-dire un pli s'enfonçant dans le vitellus, d'où le deuxième feuillet blastodermique prend naissance, comme chez les Coléoptères, les Hyménoptères et d'autres Insectes. Avant que cette gouttière se ferme, le vitellus, se divise en masses secondaires; en même temps qu'elle se ferme, le même phénomène nous est offert par les replis des membranes embryonnaires au-dessus de la bandelette primitive, qui repose librement avec l'amnios sur le vitellus, puisque entre celui-ci et la membrane Ffii. 786. — psyché hélix. — a. séreuse se sont insinuées des sphères vitellines. A

Femelle. — b. Mâle. — c. Four- . .}. ...

reau de la chenille maie. - cl. partir de ce moment, la bandelette primitive s ac- - Fourreau de la chenille fe- croît rapidement en longueur et produit les rudi-

melle. r i

ments des membres sous forme de mamelons. Plus tard, quand le dos de l'embryon s'est fermé, l'extrémité caudale se recourbe vers la face ventrale, et l'embryon affecte une courbure en sens inverse, de telle sorte que sa face dorsale se trouve tournée vers l'enveloppe séreuse. La formation du système nerveux, des glandes salivaires, ainsi que des trachées, a été récemment étudiée par Hatschek; ce dernier a démontré aussi la présence des rudiments de trois paires de stigmates sur les anneaux des mâchoires.

Les larves, après leur éclosion, désignées sous le nom de chenilles, et remarquables aussi bien par la beauté de leurs couleurs que par la diversité de leur revêtement pileux, possèdent des pièces buccales conformées pour broyer, et se nourrissent principalement d'aliments d'origine végétale, de feuilles et de bois. Leur tête bien développée, munie de téguments résistants, porte des antennes triarticulées et de chaque côté six ocelles disposés en trois groupes. Partout les trois paires de pattes coniques, à cinq articles, du thorax sont suivies de fausses pattes, tantôt au nombre seulement de deux paires, comme chez les Géométrides, tantôt au nombre de cinq paires, qui s'insèrent alors depuis le troisième jusqu'au sixième et dernier anneau de l'abdomen. Les chenilles se fixent, avant de passer à l'état de nymphes, dans des endroits abrités, ou filent des cocons et se transforment en chrysalides (Pupae obtectaé), d'où sortent après quelques semaines, ou l'année suivante au printemps, les Insectes ailés. Ceux-ci ne vivent en général que très peu de temps; ils meurent en effet après s'être accouplés et avoir pondu leurs œufs. Quelques-uns cependant hivernent dans des endroits abrités (Papilionides). Les dégâts, que quelques espèces de chenilles 1res répandues font, subir aux forêts et aux plantes cultivées sont heureusement limités, grâce à la guerre acharnée que leur font subir certaines espèces d'Mneumonides et de Tachinaires. On connaît des restes fossiles de Papillons dans les terrains tertiaires et dans l'ambre.

1 Voyez : Herold, Entwickelungsgeschichte der Schmetter linge. Cassel et Marburg. 1815, et en outre Kowalevsky et Hatschek, toc- cit.

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