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HÉLIOZOAIRES. 209

La substance du corps émet des pseudopodes très fins qui peuvent s’anastomoser, et présentent dans leur , intérieur des courants de granules très lents (fig. 213). On observe assez généralement des différenciations vers le centre, qui tiennent peut-être lieu dé capsule centrale et qui ont été considérées comme telles par quelques naturalistes. Chez l'Actinosphærium Eichhorii, on voit une substance centrale renfermant de nombreux noyaux et une couche périphérique qui envoie des pseudopodes et oùse trouvent de nom- breuses vésicules. Les peudopodes se différen- cient en une couche exté-

rieure très granuleuse, et : . é È ren 1 : ig. 213. — Fr tduc sarcodaire de l’Actinosphæriu ichenun filament axial hya- Mae vu pe AU: d'après Hertwig à Vide N= Abtabs lin, visqueux, qui se con- dans la substance médullaire distincte de la couche corticale

ES a : remplie de grosses vésicules. Au centre des pseudopodes, on voit un . tinue jusque dans la masse filament axial.

centrale.

Dans quelques cas, chezles Acanthocystis, par exemple, la présence d'un squelette siliceux radiaire formé de fins spicules est indubitable; dans d’autres cas, on observe des sortes de sphères treillissées (4strodisculus, Clathrulina).

Quant à la reproduction, on a observé la fusion de deux ou plusieurs indivi-

dus chez l'Actinophrys. Par contre, la division a lieu assez souvent chez les

- Actinosphéærium avec enkystement, phénomène qui rappelle le mode de dévelop-

… pement des Monades. Les pseudopodes se retirent dans la masse du corps, qui se

condense vers le centre et s’entoure d'une membrane, les alvéoles disparaissent, et il se développe une sphère centrale, qui bientôt se partage en deux, et, plus tard, en plusieurs sphères; l'enveloppe se détruit, ainsi que la couche périphérique, chaque sphère produit autour d'elle une membrane finement plissée ; celle-ci finit par erever sous l'influence du gonflement du contenu, qui s'échappe alors, prend la forme vésiculaire, acquiert une vésicule contractile et émet des pseudopodes. D'après Schneider, les kystes des deux sphères se composent de matière siliceuse, et la masse intérieure, molle, contient de nombreux noyaux, qui disparaissent plus tard. Chaque sphère ne contiendrait qu'un gros noyau avec

un nucléole, d'où proviendrait, après destruction de la paroi du kyste, un pelit Actinosphærium. Cienkowski a démontré chez les Clathrulina la présence de z00-

Spores. Le sarcode se divise d'abord en deux ou en quatre parties, qui devien-

nent sphériques et s'enkystent dans l'intérieur du squelette treillissé. Au bout

d'un certain temps le contenu s'échappe sous la forme d’un corps ovale pourvu

d'un noyau, et se met à nager lentement en décrivant des demi-cereles. Plus

tard, ce petit corps devient immobile, s'arrondit, émet des pseudonodes el ex- TRAITÉ DE ZOOLOGIE. — 2° ÉDIT. "

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| Fig-216.— Clathrulina elegans. Un seal individu avec ; te un pédoncule et une coquille treillissée, grossi environ - 350 fois. — b, la coquille ; a, le corps de l'animal

avec ses pseudopodes (d'aprés Greeff).

| marins à corps sarcodaire différencié, à capsule centrale ceux radiaire, le plus souvent avec des cellules jaunes dans

» contient une ic membraveuse, la capsule centrale, | se trouve une sübstance visqueuse, finement granulée (sarcode , tenant en suspe de petites vésicules et des granules, des

le br mr des sphérules albuminoïdes, plus rarement

2 Abh. der Perl. Academ., 1858. — E. Hæckel, Die PRadiolarien. 1862. — Ant. Schneider, Archiv für Anat., 1858. — Id., Zur Kenniniss rien. Archiv für Anat. und PhysioL, 4867.— Wallich, Observations on ide. Ann. and Magaz. of nat. hist, 1869. — R. Hertwig, Zur Histologie der nig, 1876. — 1d., Der Organismus der Radiolarien. Jena, 1879.

En HÉLIOZOAIRES.

crète un pédicule qui lui sert à se fixer et une coquille treillissée : Du , délicate. *

1. Fax. AcrinoPmrvipæ (fig. 214). Vésicule pulsatile, capsule centrale ou masse centrale renfermant de nombreux noyaux. sp de squelette siliceux. “it

Actinophrys Ehrbg., corps sphérique, nu, avec une vacuole pulsatile périphérique et un noyau central; À. sol. Ebrbg. FRS

Actinosphærium Stein, corps sphérique, nu, k masse centrale renfermant des cellules nucléées; couche corticale pourvue de nombreuses vésicules et émettant des preRER:

des. A. Eichhornii Ehrbg.

2. Fax. Acanrmocvsrpz (fig. 215). Des épines siliceuses, et aussi des lamelles et des granules.

Acanthocystis Cart. Squelette formé principalement de piquants, qui sont munis d'une Fig. 214. — Jeune Actinosphærium ne présentant lamelle basilaire. Dans la substance centrale LR

encore qu’un seul noyau (d’après Fr. E. Schulze). homogène, un noyau; dans la couche c cor- %

Fig. 245. — Raphidiophrys pallida grossi 600 fois. Le corps sarcodaire sphérique sest un peu retiré de l'enveloppe de spicules siliceux. On y voit un noyau k, quatre vacuoles pulsatiles 2, un nombre-de granulations, deux diatomées 4, et enfin le petit corps sphérique central avec de fins piquants rayonnant de tous’côtés et se continuant dans les pseudopodes (d’après Fr. E, Schulze).

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