SOUS-ORDRE Trachymedusæ. Trachyméduses
Méduses à ombrelle gélatineuse rigide, ou au moins soutenue par des cordons cartilagineux, centripètes, à tentacules rigides, dont l'axe est occupé par un. cordon de cellules, également rigides, persistantes ou disparaissant de bonne heure (Géryonides). Elles se développent directement par métamorphose, sans passer par la forme polypoide, comme cela a été démontré pour 1 Carma re l’Aegineta flavescens et l'Aeginopsis mediterranea.
À. +. TRACHYNEMIDAE. Filaments marginaux rigides, à peine es Les sexuels se développent dans des enfoncements vésiculaires des 8 canaux radiai nema Ggbr. Ombrelle haute, estomac saillant à la face inférieure. T. ciliatum Ggtr. (Ag hemistoma Less.), Messine. Sminthea Ggbr. S. eurygasler, leptogaster Ggbr. S: tympa globosa Ggbr., Messine. Rhopalonema Ggbr. Disque aplati; tent ace en HAS e très large. R. “velatum Ggbr. Messine. oi
2. Fan. Aremidar. Ombrelle de consistance cartilagineuse discoïde, aplatie; x radiaires remplacés par des diverticulums sacciformes de l'estomac. Vaisseau vi ordinairement oblitéré et remplacé par un cordon cellulaire. La partie périphérique l'ombrelle est divisée en lobes par des incisures profondes. Les tentacules radiaux rigidi naissent à la face supérieure de l'ombrelle à l'extrémité des cordons radiaires car = gineux. Vésiculés marginales pédiculées, situées entre les tentacules marginaux, produits sexuels naissent sur la paroi sous-ombrellaire des poches gastriques.
Cuninopsis Cls. Poches gastriques petites et allongées, en même nombre que les du bord du disque, alternes avec eux, et portant sur leur milieu un tentacule. Bord disque avec un large vaisseau circulaire et des rangées de capsules urticantes ce sur les vésicules sensorielles pédiculées. C. (Cunina) lativentris Ggbr. Disque voûté, le souvent avec 11 tentacules. 4 corps marginaux et un même nombre de rangées dé sules urticantes sur chaque lobe du bord du disque. Méditerranée. À ce genre appart probablement aussi la Cunina vitrea de Gegenbaur. Cunina Esch. Diffère des Cu par l'oblitération du canal circulaire, la plus grande largeur des poches gastri l'absence de rangées de capsules urticantes. C. albescens Ggbr. Disque aplati, avec longs tentacules et le plus souvent 5 à 6 corps marginaux sur ne lobe Lake disque. Naples et Messine.
Aeginela Ggbr. (Polyxenia Will.?). Pas de loges gastriques; elles sont sé présentées par un angle rentrant de l'estomac tourné vers l’origine du tentacule. cens Ggbr. (P. leucostyla Will). Le plus souvent 14-16 tentacules et 2, rarement marginaux sur chaque lobe du bord du disque. Messine. 4e. sol maris Ggbr cules ou plus. Messine. ER Aegina Eschr. Deux poches gastriques correspondant à chaque lobe du disque,
limité de chaque côté par un sillon radial et un tentacule. 4e. rosea Eschr. Ae. citrina Eschr. Aeginopsis Brdt. Chaque lobe du disque correspond à deux poches gastriques ; mais chaque tentacule correspond à au moins deux lobes ét à quatre poches gastriques. 4e. Méditerranea Joh. Müll. 2 tentacules, #4 sillons radiaux et 8 poches gastriques. 4e. Laurenti Brdt. 4 tentacules, 8 sillons radiaux et 16 poches gastriques.
… 3. Fa. Gervonipas. Bord du disque avec un large bourrelet urticant, qui recouvre l'anneau nerveux. Disque avec des cordons cartilagineux centripètes et quatre ou six tentacules marginaux creux. Seuls les tentacules provisoires de la larve présentent un cordon axial rigide. Pédoncule buccal long, cylindrique ou conique, avec quatre ou six canaux, qui se continuent avec les canaux radiaires. Entre eux se trouvent souvent des canaux centripètes. Les organes génitaux, au nombre de quatre ou six, sont formés dans dés enfoncements peu profonds des canaux radiaires. Huit à douze vésicules marginales. Développement avec métamorphose.
1. Sous-Fam. Liriopidæ. Géryonides, 4-radiés sans canaux centripêtes. Liriope Less., 4 canaux radiaux, 4 ou 8 tentacules et 8 vésicules marginales. L. tetraphyla Cham., Océan Indien. L. appendiculala Forb., Angleterre. L, rosacea, bicolor Esch., etc. … Glossocodon E. Hæck. Appendice lingual. G!. mucronatum Ggbr., catharinense Fr. Müll., eurybiaË. Hæck., cette dernière dans la Méditerranée.
» 2. Sous-Fan. Carmarinidæ. Géryonides 6-radiées, pourvues souvent de canaux centri- .… pètes. Leuckartia Ag., sans appendice lingual, ni canaux centripètes. L. proboscidalis . Forsk., Méditerranée. Geryonia Pér. Les. Des canaux centripètes, pas d’appendice … lingual. G. wmbella Hæck., etc. Carmarina Hæck. Appendice lingual et canaux centripètes. C. hastata Hæck., Nice.
& " | SIPHONOPHORAE:. SIPHONOPHORES, ACALÈPHES HYDROSTATIQUES
. Colonies d'Hydroïdes libres, polymorphes, composées d'individus polypoides nourriciers, de filaments préhensiles et de bourgeons sexués médu-
soïdes, présentant souvent des vésicules natatoires, des boucliers et des tentacules.
Morphologiquement, les Siphonophores sont intimement unis aux colonies d'Hydroïdes, mais beaucoup plus qu'elles ont le caractère d'individus simples
1 Voyez Eschscholtz, System der Acalephen. Berlin, 1829. — Milne Edwards, Observations sur la structure des Acalèphes hydrostatiques. Ann. sc. nat,, 2 sér., vol. XIII, 1840, — Lesson, Histoire naturelle des Zoophytes. Paris, 1843. — Sars, Fauna littoralis Norvegiæ, A, 1846, — Külliker, Die Schwimmpolypen .von Messina. Leipzig, 1858. — C. Vogt, Recherches sur les animaux inférieurs. 1. Mémoire sur les Siphonophores. Mém. de l'Inst. genevois, 1854. — Gegenbaur, Beobachtungen ueber Schwinunpolypen. ZLeitschr. für wiss. Zool., 1853, vol. V. — Id., Neue Beilräge zur Kenntniss der Siphonophoren. Nova acta Acad. Léop., vol. XXVII, 1859. — R: Leuckart, Zoo/ogische Untersuchungen. X. Giessen, 1853. — Id., Mémoire sur la structure des Plysalies et des Siphonophores en général. Ann. sc. nat., 3° sér., vol. XVIII, 1852. — Id., Zur nähern Kenntniss den Siphonophoren von Niszza. Archiv für Naturg., 1854. — Quatrefages, Mémoire sur l'Organisation des Physalies. Ann. sc. nat., 4° sér., vol. II, 4854. — Huxley, The Oceanic Hydrosoa, Roy.' Society. London, 1859. — C. Claus, Ueber Physophora hydrostatica. Leitschr. für wiss. Zool., 1860. — Id., Neue Beobachtungen über die Struktur und Entwickelung der Siphonophoren. Ibid. 1863. — Id., Die Gattung Monophyes und ihr Abkômmling Diplophysa.
’ médusoïdes. Les tone : \ : ces derniers ont des relati si intimes les unes avec Pn autres et sont si essentielle pour la conservation de l’er semble, que l'on peut phy siologiquement considérer chaque Siphonophore com- 5k me un organisme simple \ ses appendices comme des organes. Ajoutons encore qu la génération sexuée médusoïde ne présente qu'une au- | tonomie peu marquée, puisque ce n’est qu'exceptionnellement (Velellides) qu’elle se transforme en Méduses libres.
Au lieu d'une colonie fixée et ramifiée, ces animaux présentent une tige libre con tractile (hydrosome), n ramifiée, rarement po rvu de branches latérales sim ples, souvent renflée à so extrémité (pneumatophore) contenant une vessie aërier (fig. 335). Dans toutés 1 espèces, l'axe de la tige creusé d’un canal, da lequel le liquide nourricier M est continuellement mis en « Fig. 335. — Schéma’ d’une Physophoride. — St, tige; Ek, ecto- mouvement par: la, contrac derme; En, entoderme; Pn, pneumatophore; Sf, bourgeon tilité de la paroi :
d’une vésicule natatoire; D, bouclier; G, bourgeon sexuel; T, tenlacule; Sk, filament préhensile ; PB, Polype nourricier; 0, sa de cils vibratiles. La w
bouche ; N, bouton urticant. aérienne, qui souvent unie seulement au renflement de la tige qui la contient par des c rayonnantes, et qui peut parfois acquérir des dimensions consi
Schriften zoologischen Inhalts, I. Heft. Wien, 4874. — Id., Ueber Halistema aniote nebsé Bemerkungen über den feinen Bau der Physophoriden. Arbeiten aus dem z0ol. Insti Univers. Wien, t. I. 1878. — Id., Agalmopsis Utricularia, eine neue Siphonophore des meeres. Ibid. t, IL. 1879. — E. Hæckel, Zur Entwickelungsgeschichte der Siphonophore von der Utrechter Gesellschaft für Kunst und Wissenschaft Gékrônte Preischrift. Utrech Stuart, Ueber die Entwickelung der Medusenbrut von Velella. Archiv für Anat. und Physiol — P.E. Müller, Jagdtagelser over Nogle Siphonophorer. Naturhistoriek Tidskrift, 3 R:, avec un résumé en français. Kjobenhavn, 1871. — E. Metschnikoff, Studien über die En Lung der Medusen und Siphonophoren. Jeitschr. für wiss. Zool., vol. XXIX, sr —
Analyse dans Archiv: de Zool. expérim., t. VII. 1879. ass
(Physalies), joue le rôle d'appareil hydrostatique. Elle sert, chez les éspèces dont la tige est longue et spiralée (Physophorides), principalement à maintenir la colonie dans une position verticale; une ouverture située à son sommet permet à son contenu gazeux de s'échapper librement. » Sur la tige à symétrie bilatérale et contournée en spirale des Physophorides, on . distingue (Claus), au-dessous de l’épithélium épidermique, une couche de fibres musculaires transversales assez grêles et qui restent en communication avec les cellules de l’ectoderme. Au-dessous se trouve une couche épaisse de larges rubans musculaires longitudinaux, auxquels la tige doit sa grande contractilité ainsi que sa torsion en spirale. Ils revêtent les surfaces latérales des lamelles radiaires qu'émet la lamelle de soutien, dont la structure est hyaline et plus ou moins fibrillaire. À la face inférieure de ce squelette de nature conjonctive s'étend une couche de fibres musculaires annulaires grêles, tapissée elle-même par le revêtement épithélial cilié, ou entoderme du canal central. La lanie squelettique hyaline forme un bourrelet longitudinal saillant (ligne ventrale), qui correspond à un épaississement de la tige, sur lequel se développent les bour- Séons (formés eux-mêmes de deux couches, ectoderme et entoderme). Les appendices, produits sur le côté ventral de la tige par ces bourgeons et dont la cavité gastrique communique avec le canal central, se présentent partout au moins sous deux formes : 4° sous la forme d'individus polypoïdes nourriciers accompagnés de filaments préhensiles, et 2 sous la forme de bourgeons sexuels médusoïdes. Les Polypes nourriciers (hydranthes, gastrozoïdes), appelés aussi Polypes ou tubes en suçoir, sont de petits tubes courts, munis d’une ouverture buccale, qui ne présentent jamais de couronne de tentacules, mais portent toujours à leur base un long filament préhensile. On distingue d'ordinaire sur le corps de ces Polypes quatre parties situées l’une derrière l’autre : une extrémité libre, très contractile, la trompe; un segment moyen, ventre, présentant en dedans des bandes hépatiques fortement saillantes, l'estomac ; un segment basilaire (bourrelet ectodermique) épais, et enfin le pédoncule, d'ordinaire court, à la base duquel naît le filament préhensile. La paroi du Polype présente les mêmes couches que la paroi de la tige, bien que sous une forme quelque peu simplifiée. Les lamelles radiaires de la lamelle de soutien y sont fort peu développées; elles sont recouvertes par une couche musculaire longitudinale dans la profondeur de l'ectoderme. La face interne de la lamelle est séparée de l'épithélium entodermique vibratile par une couche de fibres musculaires annulaires délicates. L'entoderme présente principalement dans le segment moyen des bourrelets longitudinaux au nombre de six à douze (bourrelets hépatiques), dont les cellules sont composées d'une couche périphérique de protoplasma visqueux, dans laquelle se trouve le noyau, et d'une masse centrale liquide. Elles renferment des amas de granules verts où bruns, qui semblent jouer un rôle dans la digestion. Le segment basilaire renflé est caractérisé par un épaississement de de renfermant des enidoblastes ayant subi des modifications spéciales. La trompe, excessivement mobile, est pourvue à son orifice de nématocystes. Le filament préhensile, de nature musculaire, entièrement développé, atteint une longueur considérable; contracté, il s'enroule en spirale. Il est rare qu'il soit simple, le plus souvent il porte de nombreux filaments secondaires qui sont
aussi trés contractiles. Dans tous les cas, les filaments préhensiles sont garnis de nombreuses capsules urticantes, qui se groupent en certains points, particulièrement sur les filaments secondaires, d’une manière régulière et en grand nombre, et constituent des renflements assez considérables, à couleurs wi (boutons urticants). Ces boutons urticants présentent dans les différentes fam genres et espèces, des variations caractéristiques, dont on tire de caraet
Le la classification. #
d'un bédoicule eéhirls AN d'œufs ou de spe tozoïdes, un manteau campanuliforme avec un:
seau annulaire et des vaisseaux radiaires. D'ordi naire ils naissent en grand nombre sur une tige commune ; ils offrent l'aspect d'une grappe de rai- M sin, et sont rattachés tantôt immédiatement à la tige, | tantôt à la base des différents appendices et même des Polypes nourriciers, par exemple chez les Vélelles. Les éléments sexuels, mâles et. femelles, sont à produits par des bourgeons de forme différente, mais se trouvent le plis: souvent rapprochés es unis À des autres sur la même colonie (fig: 536): IL existe cependant aussi des Siphonophores : dioiques, cou à sexes séparés, si l’on considère les’ bourgeons! comme des organes sexuels, par exemple, mia uvaria et la Diphyes acuminata. Les eppéndicæi] sexuels médusoides se séparent fréquemment de la colonie à la maturité des éléments sexuels, mais il« est rare qu’ils se transforment en petites Méduses,M k
qui produisent les éléments sexuels pendant sd période de liberté (Chrysomitra où Vélellides)-" (i i Outre ces deux sortes d’appendices, qui ne man- Fig. 356. — Fragment de tige avec quent dans aucun Siphonophore, on en rencontr ses appendices de l’Halistemma tergestinum. — St, tige; D, bou- d’autres dont Ja présence est moins générale, et quel SALE “ ne es l'on peut rapporter aussi à des Médusoïdes ou à de sexuel femelle; Mg, bourgeon Polypoides modifiés. Tels sont les tentacules verm SATA formes et astomes, qu; par leur forme et leurs TUC=. ture, se rapprochent des Polypes et de même qu'eux possèdent un. filament hensile, mais plus court et plus simple (sans filaments secondaires, ni € sules urticantes), les boucliers, sortes d'écailles, en forme de feuilles, de consistar cartilagineuse, qui servent à protèger les Polypes. les tentacules et les hourgeo sexuels, et enfin ces appendices situés au-dessous du pneumatophore et l'on appelle des vésicules natatoires. Ces dernières reproduisent, bien qu'av une symétrie nettement bilatérale, la structure d'une Méduse, à laquelle manquerait le pédoncule gastrique, l'ouverture buccale, ainsi que les tenté et les corps marginaux. Mais, par contre, leur sous-ombrelle recourbée cloche; ou sac natatoire, est plus développée et pourvue d'une muse
puissante en rapport avec leur fonction exclusivement locomotrice. Le. mode de développement des bourgeons, qui produisent les vésicules natatoires, se trouve être par suite essentiellement identique à celui des Méduses, et les modifications qu'il présente tiennent précisément aux simplifications de leur structure ; aussi y retrouve-t-on non seulement les mêmes couches de tissus, mais aussi la lamelle vasceulaire dans toute l'étendue de la sous-ombrelle jusqu'à l'origine du velum (fig. 337). La réduetion des organes marginaux explique pourquoi l'on n'a pas découvert jusqu'ici d'anneau nerveux. Si ce dernier n'existe réellement pas, pas plus que les ganglions et les fibrilles nerveuses des muscles, qui ne sont représentés iCi. Fig. 337. — Groupe de bourgeons au que par l'épithélium musculaire, la théorie de pu de D a Deal Claus, d'après laquelle le système nerveux des bourgeon de vésicule natatoire avec Cœlertérés se différencie concurremment avec les Je HOTAR EURE GR Le Feu) organes sensoriels de l'ectoderme et ne se met que secondairement en commu- nication avec les cellules musculaires, compterait une importante preuve de plus. . Les œufs, d'habitude au nombre d'un seul dans chaque bourgeon femelle, À saat-gros et dépourvus de membrane vitelline. Ils sont composés, comme ceux des Æginides et des Clénophores, par un endoplasma spongieux, dont les alvéoles renferment du liquide, et autour duquel se trouve une couche mince d'exo- - plasma dense. Contrairement aux assertions d'Hæckel, d'après lequel la grosse vésicule germinative- persiste dans l'œuf pondu chez les Physophora et les Crys- — fallodes et fournit les noyaux des premières sphères de segmentation, en réalité l'œuf, même avant ia ponte, a expulsé les corps directeurs et sa vésicule germinative a subi les modifications qui précèdent la fécondation. La segmentation est totale et régulière; elle transforme le vitellus en un amas sphérique de cellules -polygonales, de la périphérie desquelles se différencie une mince couche de cellules à protoplasma dépourvu de suc cellulaire, munies de cils vibratiles, qui représentent l'ectoderme. Sur un des côtés, d'ordinaire près du pôle supérieur du corps de la larve, maintenant oblongue, cette couche s'épaissit considérablement, et c'est en ce point que se forme le premier renflement gemmacé qui, chez les Diphyes, devient, sans participation de l'entoderme, la vésicule natatoire supérieure, tandis qu'une saillie, nèe au-dessous, est l'ébauche du filament préhensile. Ces bourgeons sont situés à la face ventrale du corps de la larve symétrique et bilatéral, qui constitue le premier Polype nourricier; il se développe, en effet, au milieu des cellules à suc cellulaire, transformées en cellules de l'entoderme,-une cavité centrale, et au pôle inférieur apparait une ouverture buccale. Au point où a pris naissance la vésicule natatoire, se forment la tige et les bourgeons, d’où proviendront les autres appendices et dont le supérieur produit la deuxième vésicule natatoire. Du reste le segment supérieur tout entier peut être employé pour constituer la première vésicule natatoire (Hippopodius). Ce qui est obscur, ce sont. les rapports primitifs qui affectent à leur origine les cellules de l'entoderme avec le revêtement ectodermique et vec la masse centrale des cellules remplies de suc.
Chez les Physophores, le développement varie suivant les différentes familles et les différents genres (fig: eu Partout il se forme sur la larve sphérique un « ectoderme,quiestplus »
épais sur la moitié supérieure et représente ici, avec la participa= tion de l'entoderme, l'ébauche d'un bouclier fortement concave et du pneumatophore;
le segment inférieur du corps de la larve,
- sur laquelle est appa- S rue, à la limite du :
bouclier et. de nou-
trique, mais. qui cest |
‘encore remplie degree. À téllolaites ea à | un sac vitellin en forme Fig. 338. — Développement de l’Agalmopsis Sarsii (d'après Metschnikoff). de bourse pendante,
— a, larve ciliée; b, larve avec l’épauche du bouclier D; c, larve avec F À
bouclier en forme de coiffe D et l’ébauche du pneumatophore Lf; d, en remplit effectivephase plus avancée avec trois boucliers D, D', D", des Polypes P et des ment le: rôle -chez
filaments préhensiles. Crys tall pdesis. { Ath bia). Chez l'Agalmopsis Sarsii et les Physophora, il représente le premier Polype. nourricier, les éléments à suc cellulaire devenant cellules de F entoderme,etune | bouche venant à apparaître. Par la transformation de deux nouveaux bourgeons en, boucliers, qui, du moins chez les Agalmopsis, protègent à droite et à gauche: les » Polypes nourriciers, tandis que le bouclier primitif reste sur le côté dorsal avec le pneumatophore déjà plein d'air, naît une petite colonie munie d’appendices et d’organes provisoires, ce qui permet de rapporter le développement des Siphono= phoEds à des phénomènes de métamorphose. La couronne de boucliers, complétée après l’apparition d'un filament préhensile et de boutons urticants provisoires : d’autres appendices semblables, ne persiste que chez l'Athorybia, chez lequel n'existe jamais, à l’état adulte, de vésicules natatoires. Dans les autres genres" que nous avons nommés, dès l'apparition de la première vésicule natatoire,-les boucliers de la larve disparaissent, après que le bouclier primaire est déjà tom
les vésicules natatoires, qui se sont toutes développées sur le même côté, se d posent, par suite de la torsion de la tige, en une colonne à deux où! plusi rangées, etenfin la colonie se complète par la production de bourgeons se
A l'extrémité distale de la tige peuvent aussi persister des groupes d'in pourvus de boutons VEUCane développés pendant la période larvaire 4 rubrum).. Ê 60
Chez quelques genres de Physephores, il ne se développe jamais chez la larve, comme l'a montré Metschnikoff, une couronne provisoire de boucliers. Chez l'Halistemma rubrum les deux premières wésicules natatoires se différencient pres- … que de suite au pôle supérieur, au-dessous du pneumatophore, avant même que l'on aperçoive le bourgeon du filament préhensile. Chez la Stephanomia pictum se développe d'abord sur le segment supérieur de la larve, qui est allongée, vermiforme, le pneumatophore, et beaucoup plus loin, sur le côté ventral, le premier et le deuxième filaments préhensiles provisoires, sans qu'il se forme de boucliers ni de vésicules natatoires.
Le mode de développement de la larve = des Siphonophores, qui varie tellement avec les familles et les genres, n’a pas peu contribué à répandre la théorie soutenue principalement par des naturalistes anglais, d'après laquelle le Siphonophore est un assemblage d'organes multiples, provenant d'un organisme primitivement Simple, qui tendent à s'individualiser.
C'est en quelque sorte le renversement de la théorie développée principalement par R. Leuckart, qui considère le Siphono- + 539. — Petite colonie larvaire d'Agalmopsis ; ÿ : s après le type de l’Afhorybia (d'après Metsre comme une colonie d'Hydroïdes, chnikoff). — Lf, pneumatophore ; D, bouclier ; ibre et polymorphe, formée d’une tige V> Poutonurtieant; P, Polype. museuleuse et d'individus médusoïdes et polypoïdes, rabaissés physiologiquement au rang d'organes. Il est certain que, d’après les phénomènes du développement de la larve à partir de l’œuf, le Siphonophore semble être comparable à une Méduse allongée, bilatérale, dont les parties se sont multipliées, le bouclier primitif correspondant à une ombrelle réduite, le Polype nourricier, au pédoncule buccal (hydranthe) et le filament préhensile de la larve au tentacule ramené du bord du disque à la base de l’hydranthe, tentacule qui peut quelquefois, chez les Méduses, être réduit au nombre d'un seul (Hybocodon). Les appendices qui bourgeonnent ensuite ne seraient que les répétitions des parties semblables des Méduses et rappelleraïent les Sarsia prolifères, dont le pédoncule gastrique allongé, semblable à la tige d'un Physophore, peut produire de nombreux bourgeons médusoïdes. L'apparition précoce de l'appareil à air à l'extrémité supérieure de la tige des larves dés Physophores n’est qu'en apparence contraire à cette interprétation, car le pneumatophore représente génétiquement une vésicule nafatoire retournée, et est mêmé considéré par Metschnikoff comme le représentant primitif de l'ombrelle de la Méduse (Stephanomra piclum), et le bouclier, nè secondairement. est un organe homologue. Enfin il faut encore ajouter à tous ces
330 PHYSOPHORIDES.
arguments la ressemblance des groupes d'individus (Eudoxies), qui deviennen libres chez les Diphyes, avec les Méduses portant des bourgeons modifiés (vésicules j natatoires génitales), sur laquelle avait déjà insisté P. E. Müller, Il est facile de comprendre que l'opposition entre ces deux théories, qui n'altère du reste en rien la théorie du polymorphisme, se concentre uniquement sur la forme origi nelle, d'où le Siphonophore dérive phylogénétiquement’. Malheureusement : connaissances actuelles ne sont pas suffisantes pour déterminer avec quelque certitude cette forme ancestrale. Le fait que l’on observe aussi chez les colo sédentaires d'Hydroïdes un véritable polymorphisme (Hiydractinides), bien moins prononcé, ainsi que la formation de bourgeons médusoides, milite en faveur de l'interprétation de Leuckart, qui, il est vrai, ne permet pas de bien se représenter le processus phylogénétique, grâce auquel une colonie, fixée de Polypes a pu devenir libre, mais qui, par contre, permet, de: comprendre la M transformation d'une Méduse bourgeonnante, telle que la Sarsia probe s en un : Siphonophore polymorphe’. 4 ER
Physophoridae:. FASSOPROR RS is ere à Sur: | CT fi
Tige courte, élargie en forme de sac, ou allongée, sn pourvue dr pneumatophore, et souvent de vésicules natatoires disposées. au: - dessou deux ou plusieurs rangées. Des boucliers et des tentacules existent le. plus. souvent et alternent d'uné manière régulière avec les Polypes et les! bourgeons sexuels. Le corps de la larve est d’orainaire constitué à l’origine. par.un Polype, avec un pneumatophore et un filament préhensile situés au-dessous. d’un bou clier apical. Les bourgeons feneles contiennent chacun un œuf. (fig. AA
541). ais
1. Fan. ArmoryBranas. Les vésicules natatoires sont remplacées par. une couronne « d boucliers, entre lesquels font saillie de nombreux tentacules. Les filaments rébenbilel des Polypes nourriciers sont pourvus de boutons urticants. Athorybia Esch. : (4 phisa). A. rosacea Esch., Méditerranée. À. heliantha Quoy. Gaim. ss,
4 Noy. C. Claus, Halistemma lergestinum, etc., p. 47-51. 5e 2 Huxley a donné des noms particuliers aux “différentes parties qui cn une colom ou Hi ydrosome de Siphonophores. Ces noms sont adoptés dans tous les ouvrages des naturalis 1 anglais qui traitent de ce groupe d'animaux, aussi a-t-il paru utile de les énumérer ici." Le Cœnosarc ne développe jamais de périsare et se termine soit par un Somatocyste, dire par une poche ciliée remplie de vacuoles (Calycophores), soit par la vessie aérie Pneumatophore (Physophores), qui renferme lui-même un sac à parois très élastiques, Pa tocyste. Les Neclocalyces sont les vésicules natatoires, dont la cavité avec son revêtement. culaire constitue le Nectosac. Outre ces parties, l'Hydrosome est encore formé par les Æ4 thes, ou Polypes nourficiers, par les Hydrophyllies, ou boucliers, qui contiennent dans l’ intériet un diverticulum du canal central, Phyllocyste, par les filaments préhensiles, les Hydro ou tentacules, et par des Gonophores auxquels on donne les noms d'Androphores ou de: phores, suivant qu’ils renferment des spermatozoïdes ou des œufs. Enfin l'Hydræcie est la ! tière ou cavité dans laquelle le cœnosare peut complètement se rétracter, par exemple é Diphyes. (Trad.) 5 M. Sars (Koren et Danielssen), Fauna liltoralis Norvegiæ. Part. 3. Bergen 1877:
PHYSOPHORIDES..…
au-dessous des vésicules natatoires, disposées sur deux rangées. À la place des boucliers,
une couronne de tentacules surmontant des gr de bourgeons sexuels, les Polypes nourriciers et les filaments préhensiles. Physophora Forsk. P. hydrostatica Forsk., Méditerranée (Philippü Kôll., Messine); identique probablement avec le Ph. borealis décrit par Koren et Danielssen. Ph. magnifica E,.
Hæck., iles Canaries. Stephanospira Ggbr.
Portion renflée de la tige contournée en spi-
rale. S. insignis Ggbr.
3. Fax. Acarmmar. Tige très allongée et contournée en spirale, munie de vési-
LR
Fig. 540, — Physophora hydrostatica. — Pn, pneumatophore ; S, vésicules natatoïires disposées ER deux rangs; T, tentacules; P, Polypes nourriciers avec les filaments préhensiles Sf, portant des boutons urticants Nk; G, grappes sexuelles.
\ Fig. 311.— Halistemma tergestinum. — Pn, pneumatophore ; S, vésicules natatoires; P, Polypes; D, boucliers; Nk, boutons urticants.
cules natatoires sur deux ou plusieurs rangées. Des boucliers et des tentacules.
LA
332 PHYSALIDES.
Forskalia Kül. (Stephanomia M. Edw.), vésicules natatoires sur plusiéurs rangées. Polypes nourriciers situés à l'extrémité des branches latérales contournées en spirale portant de nombreux boucliers. Tentacules placés également sur des pédoncules, courts-et qui font défaut aux boucliers. Grappes de bourgeons sexuels à la baser tentacules, Boutons urticants nus à filament terminal simple. F. contorta M. Edw.F. ophiura Delle Ch., F. Edwarsü Kôll. F. formosa Kef. Eh]., toutes dans la Méditerranée. : 0
Halisiénimia Huxl. Vésicules natatoires sur deux rangées; boutons urticants simples et nus. Polypes nourriciers, de même que les tentacules et les boucliers, sessiles. Sur larve ciliée se développe d’ abord, presque au pôle supérieur, une vésicule natatoire;s au-dessous, sur le côté dorsal, par invagination, le pneumatophore. 4. rubrum Vogt. H. punctatum Kôl1., Méditerranée. (Nanomia cara À. Ag.). Il faut placer icile genre Stepha=« nomia Pér. Les. Boutons urticants renfermés dans une capsule, terminés par un fila simple. Vésicules natatoires inconnues. S. Amphitrites Pér. Less. (Anthemodes canariensis E. Hæck.). La petite H. fergestina Cls. (probablement identique avec la S£. picla Metschn.) qui vit dans PAdriatique, ressemble aux Slephanomia par la conformation des bouton urticants, mais possède des boucliers très grèles. H. elegans Sars. 1
Agalmopsis Sars. Vésicules natatoires sur deux rangs. Tige très contractile. Bouslien | | minces, foliacés, très écartés les uns des autres. Boutons urticants dans une capsule, « pourvus de deux filaments latéraux et d’un sac médian. Larves munies d’une couronne de boucliers. A. Sarsii Kôll. (A. elegans! Sars ex. p. ) Vésicule terminale des bourgeons | urticants petite, avec deux filaments terminaux. A. utricularia Cls. Vésicule épée des ! capsules urticantes très grande, avec huit filaments terminaux. Messine.
Agalma Esch. Vésicules natatoires sur deux rangs. Tige relativement rigide et peu + susceptible de se raccourcir. Boucliers en forme de coin, épais, pressés les uns contre | les autres. Boutons urticants pourvus d’un double filament terminal et d’un sac médian. A. breve Huxl. À. Okeni Eschr. À. (Crystallodes E. Hæck. Les groupes. d'individus restent | tous sur la ligne ventrale de la tige) rigidum E. Hæck. Iles Cageriee be 2e
4. Fax. dd ann: Tige très longue, vésiculés natatoirés sur deux r'ängees es. Les appendices de la tige. se partagent en groupes d'individus, éloignés les üns des autres et. | situés chacun au-dessous d'une couronne de boucliers gonflés en forme de vessie et légèrement recourbés. Filaments préhensiles dépourvus de boutons urticants. re E | Esch. A. uvaria Less., Méditerranée, dioïque. FO
5. Fam. Raizopaysinar. Tige allongée pourvue d’un gros pneumatophore, de bouchée, de tentacules, de Poiypes nourriciers et de filaments Mr es éloignés les uns des autres. Pas de vésicules natatoires. Rhizophysa Pér. Les. R. filiformis Forsk. Méditerranée. . R. Eysenhardti. Ggbr.