CLASSE
PFhippeler sentus, vue par la face orale, d’ après À Agassiz. — 0, bouche; Af, tubes ambulacraires.
Pig. au. —
le plus souvent considérablement plus développés que les espaces interradiaires, qui sont très courts par suite de la divergence des rangées de plaques interambulacraires, et constituent des bras mobiles plus ou moins longs, revètus de pièces squelettiques mobiles (fig. 425). Celles-ci sont des plaques calcaires, disposées par paire transversalement (plaques ambulacraires), qui s'étendent depuis Ja bouche jusqu'à l'extrémité des bras, et sont unies entre elles par des articulations comme des vertèbres. Chez les Astéroïdes le squelette est très différent de ce qu'il est chez les Échinides, car les plaques ambulacraires, ainsi . que les plaques interambulacraires, sont limi- Fig. 425. — Étoile de mer schématique. tées à la face ventrale, et situées dans l'intérieur Er ten ere du corps; elles présentent sur leur face externe dans les radii.
des sillons ambulacraires qui contiennent, au-dessous d’une peau molle
renfermant chez les Ophiurides des pièces calcaires particulières, les troncs nerveux, les canaux périhémals avec les vaisseaux sanguins et les vaisseaux aquifères.
Chez les Ophiurides les sillons ambulacraires sont recouverts de sorte -que les pieds sont situëês sur les côtés des bras.
A la face dorsale le. N 7R squelette dermique est Jp Ap
d' ordinaire coriace ; ce- Fig. 426. — Plaques squelettiques de l’Astropecten Hemprichtii, d'après 1e £ . ; J. Müller. — DR, plaques marginales dorsales; VR, plaques margipendant il est aussi par- nales ventrales ; Ap, plaques ambulacraires: Jp. plaques interambulafois composé de plaques craires intermédiaires ; Adp, plaque adambulacraire antérieure for-
| calcaires, bte lesquelles mant un angle de la bouche.
se voient des papilles, des piquants, des crochets. Sur les bords des téguments du dos est située souvent une rangée de pièces très grandes (plaques marginales supérieures) (fig. 426).
tatio sistens species cognitas Asteriarum. Lund., 1805. — J. Müller und Troschel, System der Asteriden. Braunschweig, 1842. — V. Düben, On Norger Asterider. Forhandil. Skandin. Naturforsk., 4 Müde, 1847. — À. Gaudry, Mémoire sur les pièces solides chez les Stellérides. Ann sc. mat., 5° sér., vol. XVI, 4851. — Th. Lyman, Ophiuridæ and Astrophytidæ. Ilust. catal. of the mus. of comp. zool. at Harvard college. N°1. Cambridge, 1865, et supplément 1871. — Perrier, Recherches sur les pédicellaires et les ambulacres des Astéries et des Oursins. Ann. sc. nat., vol. XIL et XIE, 1869 et 1870. — Chr. Fr. Lüttken, Description de quelques Ophiurides nouveaux avec quelques remarques sur la division spontanée chez les Rayonnés. Aftryk af Oversigt over d. K. D: V. Selsk. Forhandhl. 4872. — Hoffmann, Zur Anatomie der Asteriden. Niederlandisches Archiv für Zool., vol. 11, 1872, — G.0, Sars, On some remarquable forms of animal life from the great Deapths of the Norwegian coast. 1, 1875, 1875. Christiania. — Lacaze-Duthiers, Sur une forme nouvelle et simple de proembryon des Échinodermes. Comptes rendus, vol. LXXVIE, 1874. — Greeff et Lange, oc. cit. — Teuscher, Beiträge sur Anatomie der Echinodermen, II,
radius; Af, rangées d’ambulacres situées
Sur la face ventrale on distingue, outre les plaques ambulacraires enfon dans l’intérieur du corps, les plaques marginales inférieures, les plaques aa bulacraires, qui réunissent les premières aux secondes et les plaques i bulacraires intermédiaires. Ces deux dernières espèces de pièces correspon aux pièces interambulacraires des Échinides, Tandis que les deux (ou plusie rangées, qu'elles forment chez ces animaux, restent unies ensemble dans la longueur de l’espace interradiaire, ol, les Astéroïdes, au contraire, s’écartent l’une de l’autre et se soudent chacune au bord du bras voisin. pièces ambulacraires articulées entre elles comme des vertèbres laissent de ouvertures latérales par où passent les branches qui vont aux ampoules tubes ambulacraires. Les pièces gauches et droites de chacune de ses douk rangées sont réunies soit par une suture et sont immobiles, Ophiurides, s
JE où 1 an sus uit min an a
Fig. 427. — Coupe verticale à travers le bras et le disque du Solaster endeca (d'après G. 0. un peu modifié). — 0, bouche donnant entrée dans un estomac spacieux ; À, anus; L, cæc ou tube hépatique ; Js, tube interradial sur l'intestin terminal; Af, pieds ambulacraires a génital; Md, plaque PONEponqRe. - APIATI
par des dents qui s’articulent entre elles, au fond du sillon ambule sont mobiles, Astérides; ces dernières seules possèdent des muscles. saux sur les vertèbres ambulacraires et peuvent courber leurs: bras sur ventrale. Elles possèdent en outre des muscles transversaux i étendus entre les paires de plaques voisines, aux environs de lal Ophiures courbent leurs bras à gauche et à à droite dans le M hori 1
de mouvement A tlauérs Sans Ns : La bouche est toujours située au centre de la face ventrale, au u fond.
RS
et de hdirellaires (fig. 427). Les anges interradiaux sont forinés Di pièces adambulacraires accolées et agissent souvent comme organés m
Ophiuridæ, IIL Asteridæ. Jen. Zeitschrift, t. X, 1876. — H. Simroth, À Schizogonie von Ophiactis virens. Leitsch. für wiss. Zoologie, t. XXVIL et XXVIL wig. Beiträge zur Anatomie der Ophiuren. Teits. für wiss. Zoologie, t. XXX, 4878. Mundskelet der Asterien und Ophiuren. Ibid., t. XXXII, 1879. — 1d., Neue Beilräge Ophiuren. Ibid., t. XXXIV, 1880. — Id., Zur Entwickelungsgeschichte des Ophiu Ibid., t. XXXVI, 1881. — N. C. Aspotolides, Anatomie et développement | de Paris, 1882.
Voyez aussi Je mémoires de Krohn, Düben, Koren, Sars, Max Schulze, Des Mol Metschnikoff, Lütken, A. Agassiz, E. Heller, Lacaze-Duthiers, W. see Gray, Mæ Y. Marenzeller, ete. 12
teurs. L'anus peut faire défaut; dans le cas contraire, il est toujours situé au pôle apical. Tantôt il n'existe qu'une seule plaque madréporique, tantôt il en existe plusieurs. Elles sont toujours situées entre les rayons, sur le dos (4stérides), ou à la face interne d'une des plaques buccales (Ophiurides), qui peut aussi présenter extérieurement un pore. Les branchies cutanées représentent les organes respiratoires. Les cinq paires radiales d'appendices du tube digestif, les * sacs hépatiques, ne s'étendent dans les bras (Astérides) que lorsque la cavité dorsale du corps est spacieuse au-dessus des vertèbres ambulacraires (fig. 428). Chez les Ophiures celte cavité est extraordinairement étroite, et les diverticulums radiaux du tube digestif, peu développés, ne s'étendent … pas au delà du disque. On pour- rait ramener au mème type les Etoiles de mer et les Oursins, en supposant que le périprocte de l'Oursin soit étendu sur toute Ja face dorsale, en même temp 8 Fig. 498. — Schéma de l'organisation d’un bras d’Astérie. — que l'axe longitudinal subit un A gauche de la lignez y la coupe passe par une vertèbre bra- “Fccourcissementcorrespondant, ie dre er deux vertébres, Dans la mot gauche on —et que les rangées de plaques droite l'organe génital. L, cavité viscérale du bras; HK, sys-
ee à tème des canaux cutanés de la cavité viscérale; KBe, vésisoient disposées comme des cute branchiale (cecum respiratoire), une seule a été repré-
Û sentée ; Sé, piquants; BD, cæcum intestinal retenu par deux Le be sur un même plan, de mésentères ; JM, espace situé entre les deux mésentéres;
. telle sorte que les paires de pla- @p, pore génital; Ov, ovaire (chez le mäle le testicule pré- Frs Re : : sente même les, rapports) ; Wr, vaisseau aquifère radiaire ; ques interambulacrair es, au lieu PH, canal périhémal entourant le vaisseau sanguin radiaire ;
d’être uniespar une suture dans Amp, ampoule des pieds ambulacraires; F, pied ambu- : Us Jlacraire; OR et UR, plaques marginales supérieure et inles espaces interr adiaires, sont férieure ; N, nerf radial; V, vaisseau sanguin radial (d'après
séparées par une échancrure, 4: Ludwig).
qui va en s'élargissant vers la périphérie. Cette interprétation permet également de retrouver chez les Oursins et les Étoiles de mer la même disposition fondamentale des rangées de plaques apicales que chez les Crinoïdes. Tandis que chez les premiers, les cinq basales et les cinq radiales, respectivement représentées par les plaques génitales et les plaques ocellaires, conservent leur situation primitive autour de la région anale, chez les secondes, par suite de l'extension de la région centro-dorsale, les cinq Males se trouvent rejetées à Vextrémité distale des interradius (plaques criblées des organes génitaux), et les radiales avec le tentacule primaire deviennent les articles terminaux des bras. Chez les Crinoïdes, à mesure que l'accroissement augmente, les pièces squelettiques qui s'ajoutent à la radiale s’éloignent toujours plus de la bouche, et les formations nouvelles n'apparaissent qu'à l'extrémité des rangées d'articles. Chez les Astérides et les Échinides, au contraire, le point où se forment les articles ambulacraires reste toujours à la périphérie des plaques apicales,
M8 Ha STELLÉRIDES.
et il y apparaît constamment de nouvelles paires de plaques ambulaeraïres 2 que des plaques interambulacraires. De nombreuses Astéroïdes se dévelo sans passer par l’état de larves bilatérales à bandes ciliées; quand ces ph larvaires se montrent, elles présentent le type du Pluteus (Cphiuertens la Bipinnaria et de la Brachiolaria (Astérides). La faculté de reproduire les parties détruites est très con les Astéroïdes. Non seulement des bras séparés peuvent être remplacés, aussi des fragments du disque portant plusieurs bras ; parfois même le que tout entier se reproduit à l'extrémité d’un bras détaché de l’anima en résulte que l’on peut distinguer plusieurs formes de reproduction asexuel par division, que l’on observe principalement chez les Astéroïdes à six (Ophiactis), ou chez celles qui ont un nombre variable de bras Gemiqus 4s canthion). 0 La plupart des Astéroïdes vivent dans la mer, à de petites profiles Cep dant il existe aussi toute une série de formes, que l'on ne rencontre. que da les grands fonds, parmi lesquelles nous citerons, outre les deux espèces de Brisinga, le Ctenodiscus crispatus, très répandu, des Astéropectinides telles Porcellanaster, Archaster bifrons, A. vexillifer W. Th., quelques G telles que Pentagonaster (Astrogonium) granularis, P. (Aston el longi ainsi que les genres si remarquables Zoroaster, Korethraster et Hymenas W. Th. Ce dernier est peut-être le genre, habitant les grandes profondeurs, plus commun, et se distingue comme les Pteraster par la PROS d ‘une p incubatrice au pôle aboral. H. nobilis W. Th. L'REE On trouve des Étoiles de mer fossiles dans le Silurien inférieur, telles exemple que Palaeaster, Archasterias, Palaeodiscus, Protaster; ces deux der
.mations.
STELLERIDEA!:. STELLÉRIDES, ASTÉRIDES
Étoiles de mer, dont les bras sont les prolongements du disque, ; ment les es du tube digestif, ainsi que a PATIO des
fond, non soie dans lequel sont situés les pieds ambulncraires
’ Seau Î HE
Les Astérides, munies le? plus souvent de bras laress sont remarquabl > »
1 Voyez Linck, Retzius, J. Müller, Troschel Loc. cit., et Nardo, De Asteriis, Oken' S KL 1E L. Agassiz, Prodrome d'une monographie des Radiaires. Mém. Soc. sciences de Neufch — Gray, À Synopsis of the genera and species of the class Hypostoma. Ann. and hist., vol. XI. 1841. — Id., Synopsis of the species of Starfish in the British Museum Kritiske Bemaerkninger om forskjellige Süstjerner. Vidensk Meddelelser Natur. Foren. Kjo 1864. 1874. — G. O0. Sars, Researches on the structure and affinilies of the genus Bri Christiana. 4875. — Perrier, Révision de la collection de Stellérides du Muséum. se expér. T. IV, 4875, T. V, 1876. i
STELLÉRIDES.
la mobilité des demi-vertèbres (plaques ambulacraires) du squelette brachial, mues par des muscles transversaux (fig. 429). Il existe dans la règle un anus au
pôle aboral; il ne manque que dans quelques genres (Astropeclen, Ctenodiseus, Luidia). La plaque madréporique est située dans un interradius sur la . face dorsale; il en est de même des … orifices génitaux, d'ordinaire assez nombreux (plaques criblées).
Les appendices ramifiés de l’estomac s'étendent dans l'intérieur des bras, qui portent sur leur face ventrale, dans un sillon ambulacraire profond bordé des deux côtés de pa- pilles, deux à quatre rangées de … pieds ambulacraires. Chez les Bri- singa, seules, la cavité du bras est très étroite, mais les appendices de l'estomac, qui y sont logés, sont cependant très considérables. Les pedi-
Fig. 429. — Asteriscus verruculatus, dont les téguments dorsaux ont été enlevés. — Ld, appendices radiaux de l'estomac ou tubes hépatiques ; G, glandes génitales.
cellaires se rencontrent chez les Astéries, ainsi que, sauf chez les Brisinga, des. branchies dermiques, qui font saillie à travers les pôres tentaculaires
de la face dorsale. Les onifices sexuels sont situés sur la face dorsale du disque ou des bras, et chez le seul Asteriscus verruculatus dans les interradius sur Ja face ventrale. : Les Astéries se nourrissent essentiellement de Mollusques. Elles rampent lentement sur le fond de la mer à l'aide de leurs pieds ambulacraires. Quelques-ures subissent une métamorphose très simple dans l'intérieur d’une chambre incubatrice chez l'individu-mère ; la plupart passent dans leur évolution par les phases
ble cordon cilié.
SN » en TS
Fig. 450. — Larve d’Asiera- Fig. 451. — Larve Bipinnaria d’une Étoile canthion berylinus, d'après A. Agassiz. — 0, bouche; À, anus (bouche de la gastrula); W, dou-
de mer, d'après J. Müller.
larvaires de Bipinnaria et de Prachiolaria (fig. 450 et 451). Les parasites des Étoiles de mer sont principalement des Crustacés (Porcellina F. Müller et une
420 STELLÉRIDES.
Caprelline, Podalirius typicus). Des espèces d'Asteracanthion ont été trouvées di le Silurien inférieur. Dans le Jurassique apparaissent les mg et les leaster, dans la Craie les Oreaster, elc.
Les genres des Stellérides sont principalement fondés sur les caractères des téguments. Leur réunion en familles laisse encore bien à désirer, car l'état actuel de nos connaissances on a été forcé de se baser pour l’étab ment de ces groupes, sur la structure extérieure plutôt que sur l’ensemble l'organisation. Jadis on s’appuyait surtout sur le nombre des rangées de ambulacraires ainsi que sur la présence ou l'absence de l'anus. Dans derniers temps on a attaché phus d'importance à Ja conformation du ma squelette dermique, ainsi qu'aux pédicellaires. il
A. — Pédicellaires pédonculés. Pieds ambulacraires le plus souven quatre rangées ou davantage. .
1. Fan. Asrertapar. Pieds ambulacraires cylindriques terminés par une large vent le plus souvent quadrisériés dans chaque sillon ambulacraire. Squelette dorsal dinaire réticulé.
Asterias L. Squelette dorsal muni de piquants. Peau nue entre les piquants. ou davantage. À. glacialis O. F. Müll. À. fenuispinus Lam., Méditerranée. A: mubens L mer du Nord, A. Mülleri Sars, Norvège. Heliaster Gray. Bras en nombre consi H. helianthus Lam. 29 à 40 bras, Chili. |
Pycnopodia Stimps. Squelette dorsal peu développé. Bras en grand nombre. us quatre rangées de pieds ambulacraires. P. helianthoides Brdt., Califurnie. Stichaster Squelette dorsal renfermant de petites plaques allongées disposées en . St. roseus 0. Fr. Müll. Pedicellaster Sars. Pieds ambulacraires bisériés.;#1}} he
jours bisériés.
2, Fam. Souasreripar. Pieds ambulacraires cylindriques terminés par une large x touse. Squelette dorsal, le plus souvent réticulé, formé d’un réseau de petites pl portant des piquants. Bras le plus souvent très longs. D'ordinaire des pédicellaires se
Echinaster M. Tr. Ordinairement cinq longs bras coniques ou cylindriques. Les plaques dermiques ne portent chacune qu'un seul piquant. E. sepositus Retz. (Rhopia posila Gray), Méditerranée. Cribrella. Les plaques dermiques portent des groupes gs piquants. Cr. oculata Linck. (Cr. san quinolenta Sars, Cr. Sarsii M. Tr.), mers d'Eur
Acanthaster Gerv. Bras nombreux, armés de piquants longs et épais. Plusieurs madréporiques et plusieurs canaux pierreux. Ac. echinites EIl. Sol., Philippines. 1:
Solaster Forb. Bras nombreux. Face dorsale couverte d'appendices en pinceau (pax S. papposus Retz. Orainairement 13 bras. S. endeca Retz. Ordinairement s bo d'Europe. FAP
3. Fam. OpmiprasTrIDAr. Diffèrent principalement des Solastérides en ce eq e ques calcaires du squelette dermique, arrondies ou quadrangulaires, sont plust sont déjà disposées en rangées longitudinales.
Ophidiaster Ag. Plaques granuleuses séparées par des aires granuleuses breux pores. Plaques ambulacraires de la rangée externe plus grandes et. breuses que celles de la rangée interne. 0. Ophidianus Lam., Méditerranée. | Gray, Sicile. Linckia Nardo. Les deux rangées de papilles presque également ventrale des bras plus aplatie, avec au moins trois rangées de plaques, entre | n'y a pas de pores tentaculaires. L. miliaris Linck., mer du Sud. L. multiflora Rouge. Scytaster M. Tr. Plus de deux rangées de papilles ambulacraires, qui :
STELLÉRIDES. 421
peu à peu des granules. Sc. variolatus Retz. Fromia Gray. Dilfère des Scytaster par les bras aplatis et les pores isolés. Fr. milleporella Lam., Mer Rouge. Ferdina Gray. Une seule rangée de papilles ambulacraires. Chaetaster M. Tr. Les plaques du squelette dermique sont des papilles. Établit le passage aux Astéropectinides. Ch. tubulatus Lam., Méditerranée.
… À. Fan. Asrermpag. Corps pentagonal ou avec des bras courts. Plaques disposées or- … dinairement comme les tuiles d’un toit. Pas de plaques latérales.
Asterina Nardo. (Asteriscus M. Tr.) Corps plat en dessous, bombé en dessus. Bras tellement courts que le corps devient pentagonal. Bords tranchants. A. gibbosa Forb. — A. verruculatus M. Tr. Pores génitaux sur la face ventrale. Mers d'Europe. A. penicillaris Lam. 5 bras, Cap. Palmipes Linck. Corps aplati sur ses deux faces. P. membranaeus Linck.,
Méditerranée, Adriatique. Porania Gray. Établit la transition aux Asteropsis et aux Gymnasteria. P. pulvillus Gray.
Il faut placer ici le genre Pteraster M. Tr., que l'on a récemment voulu considérer comme le représentant d’une famille nouvelle, Corps avec cinq bras courts et gros. Face dorsale recouverte d’une peau nue avec des faisceaux de petits piquants au bord des sillons ambulacraires, sur la face ventrale. P£. militaris O. Fr. Müll., Groenland et
Spitzberg. PE. cribrosus v. Mart., Afrique orientale.
5. Fan. Cuzcrmmas. Disque pentagonal, plus rarement se continuant avec des bras courts; téguments présentant des granules ou des plaques peu développées; pas de plaques marginales. Sillons ambulacraires empiétant sur la face dorsale. . Culcita Ag. Disque pentagonal à bords arrondis. C. coriacea M. Tr., Mer Rouge. C. discoidea Lam.
… Asterodiseus Gray. Disque semblable à celui des Culcita avec une paire de grosses plaques dorsales à l’extrémité de chaque ambulacre. A. elegans Gray, Chine. . Choriaster Lütk. Bras courts, épais, téguments coriaces, fortement granuleux; pas de plaques ni de piquants. Zones porifères avec de nombreux pores. Ch. granulatus, Lütk., iles Fidji.
… 6. Fan. Gonrasrridar. Corps aplati pentagonal ou se continuant avec des bras allongés pointus. Faces dorsale et ventrale portant des plaques; une rangée ventrale et une rangée dorsale de grosses plaques marginales.
Pentagonaster Linck (Goniaster Ag., Astrogonium M.Tr.). Plaques granuleuses sur leur . contour seulement. Pédicellaires petits, peu nombreux. P. granularis O. Fr. Müll., Mers du Nord de l’Europe. P. miliaris Gray., Nouvelle-Zélande. P. (Stellaster Gray) equestris Retz., Océan Atlantique. Goniodiscus M. Tr., Remarquable par les gros granules de la face dorsale. G. Sebae M. Tr. Mozambique. G. placenta M. Tr. — acutus Hell. Adriatique.
Anthenea Gray. Chaque plaque ventrale porte un grand pédicellaire valvulaire. A. tuberculosa Gray, Australie. Hippasteria Gray.
7. Fam. Onsasrerinas. Corps à face ventrale aplatie, à face dorsale ordinairement réti-
culée et bembée, dont le squelette dermique porte des tubercules. Rangées de plaques marginales bien développées. Gymnasterias Gray. Tégument de la face dorsale presque nu, ht sur les bras. G. carinifera Lam. (Asteropsis carinifera), océan Indien et mer Rouge.
… Pentaceros Linck. = Oreaster.M. Tr. Face ventrale plate, face dorsale bombée et mamelonnée. Bras bombés ou carénés. Deux rangées de plaques marginales granuleuses. Corps revêtu de plaques plus ou moins grandes, granuleuses ou portant des tubercules semblables à des piquants. P. reticulatus Rondelet. Côtes orientales de l'Amérique. P. furritus Linck., océan Indien. P. tuberculatus M. Tr., mer Rouge.
8. Fax. Asrrorecmmmas. Squelette dorsal formé de paxilles. Pieds ambulacraires
422 OPHIURIDES.
coniques, dépourvus de ventouses, bisériés dans chaque sillon ambulacraire. Une ou deux rangées de plaques marginales. L’anus manque, sauf chez les Archaster. Astropecten Linck, Corps plat avec des bras allongés et deux rangées de grandes plaques marginales, comme chez les Archaster. À. aurantiacus Phil., mers d'Europe. A. bispinosus Otto, Méditerranée. A. spinulosus Phil., Sicile. A. pentacanthus Delle Ch., Méditerranée. À. platyacanthus Adriatique.
Archaster M. Tr. Corps plat à bras allongés. Bord avec deux rangées de plaques; les plaques inférieures arrivent jusqu'aux papilles des sillons et sont recouvertes d’écailles, qui sur le bord se transforment en piquants mobiles. Face dorsale plane, garnie de papilles. Très voisin du genre Asteropecten. À. typicus M. Tr., océan Indien. Luidia Forb. Bras allongés. Plaques ventrales surmontées de piquants seules . présentes. L. Savign Aud., Méditerranée et côtes d'Angleterre. L. maculata Müll. Tr., Japon. Ctenodiseus M. Tr. Corps aplati, presque pentagonal, avec deux rangées de plaques marginales lisses, qui se prolongent sur la face ventrale par des bandes transversales. Les bords de ces bandes, ainsi que ceux des plaques marginales, sont garnis de petits piquants rangés parallèk ment en manière de peigne. Face dorsale couverte de paxilles. C£. polaris Sab., Groenland. 6
9. Be: Bris@idar. Conformation du corps semblable à celle des Ophiurides. Disque 4 petit. Bras distincts du disque, creusés d’une cavité canaliculiform® très étroite, présentant un sillon ambulacraire profond portant de grands pieds aisbulacraires à ventouse. Paires de plaques ambulacraires orales réunies en anneau. Anus. Pas d’ampoules ambulacraires. Brisinga Asbj., Norvège. B. coronata Sars, 9 à 12 longs bras; dans des p | deurs de 200 à 300 brasses. Lofoden, océan Atlantique (W. Forme *:
OPHIURIDEA:. OPHIURES
tube digestif. Les sillons ambulacraires sont recouverts par des ul dermiques ventrales, de sorte que les pieds ambulacraires font saillie s les côtés des bras. Les orifices génitaux et la plaque madréporique situés sur la face ventrale.
Les Ophiurides se laissent reconnaitre au premier aspect par leurs longs p: cylindriques, flexibles, semblables à des Serpents, qui sont nettement distin du disque aplati, et qui ne renferment point dans leur intérieur de prolon
1 Voyez Müller, Troschel, Lütken, H: Ludwig Loc. cit., et Llangmaun, Ophiuridea viventia usque cognita. Ofvers. Kongl. Vetenk. Akad. Fôrh. Holmiæ. 1867. — Lütken, Addidamentara historiam Ophiuridarum. Vidensk. Selsk. Skr. Kjôbenhavn. — Id., Ophiuridarum novaru minus cognitarum descripliones nonnullæ. Ofvers. Kgl. Dans. Vetensk. Sesk. Forhandl. 4 V. Martens, Die Ophiuriden des Indischen Oceans. Archiv. für Naturg. 1870. — Lyman, Op. and Astrophytidæ new and old. Bull. Mus. comp. Zool. Cambridge, 1874. — Id., Zo results of the Hassler expedilion. IL. Ophiuridæ and Astrophitidæ. Ilustrated catall the comp. Zool., n° VII. -Cambridge, 1875. — Id., Ophiuridæ and Astrophytidæ of the | lenger expedition, Bullet. Mus. comp. Zool. vol. VI. Cambridge, 1879. — R. me à Bet zur Anatomie der Ophiuren. ZLeitschr. für wiss. Zool. T. XXXI. 1878. À
OPHIURIDES. #23
ments du tube digestif ou des glandes sexuelles (fig. 432). Les bras, recouverts de plaques dorsales, ventraies et latérales, se meuvent principalement dans le plan horizontal, bien qu'ils puissent aussi se mouvoir dans le plan vertical, et permettent à l'animal de se déplacer en rampant entre les plantes marines. Ce mode de locomotion, différent de celui des Astérides (Stellérides), dépend de la
.… soudure médiane des deux plaques ambulacraires qui constituent chaque ver-
craires; elles constituent en effet les
tèbre, ainsi que de la conformation des surfaces articulaires et de la disposition des muscles. Ceux-ci sont représentés par des paires dorsales et ventrales de muscles intervertébraux. Dans les deux vertèbres adorales, qui servent à former le squelette buccal, seules, les deux moitiés restent séparées, et elles sont même très éloignées l'une de l'autre dans la première paire de plaques ambula-
plaques péristomales et se rapprochent des paires voisines. Aux pièces adambulacraires des Astérides correspondent F3 F Riuent les pliques latérales, qui recouvrent Air a dé enlevée — 68, lentes des poches les faces latérales des bras, et aux- génitales; K, plaques masticatrices. quelles s'ajoutent des pièces calcaires dermiques, les plaques dorsales et les plaques ventrales. Les pieds ambulacraires sortent par des pores situés sur les plaques latérales armées de piquants et recouverts par de petites écailles (écailles tentaculaires). Les deux premières paires de vertèbres, ainsi que les pièces ambulacraires qui en dépendent (plaques latérales), concourent à la formation du squelette buccal, comme chez les Stellérides, mais d’une façon un peu différente. C'est ainsi que les coins de la bouche sont formés par la soudure d'une pièce ambulacraire avec une pièce adambulacraire (Jean Müller). La première de ces pièces correspond à la moitié de la deuxième vertèbre adorale; la seconde, à la première pièce ambulacraire. Toutes les deux sont en partie recouvertes par la première pièce adambulacraire, qui est rejetée vers l’interradius et porte le nom de pièce péristomale; quant à la deuxième pièce adambulacrare, elle forme une petite plaque buccale latérale, située en dehors derrière l'angle de la bouche. Enfin à ces pièces s'ajoutent encore la plaque buccale interradiaire, l'équivalent de la première plaque intermédiaire des Astérides, ainsi que les plaques ventrales dépendant des deux vertèbres (pièces sub-ambulacraires de Ludwig), et une plaque située à l'extrémité du coin de la bouche (torus angularis), qui porte les dents, et peut être représentée aussi par plusieurs petites pièces. ;
Les plaques radiales sont aussi importantes au point de vue de la classification. Elles existent par paires, sur la face dorsale du disque, à la base de chaque bras, et sont fréquemment entièrement couvertes de granules.
Le système aquifère présente une différence remarquable avec celui des Stellérides, consistant en ce que les branches vasculaires, qui se rendent aux pieds
424 OPHIURIDES
ambulacraires, sont situées en grande partie dans la masse » calcaire des vertèbres, et qu’il n’y a pas d'ampoules (fig. 433). Par suite, les pieds ambulacraires ne naissent pas éntre les pièces vertébrales, mais sont situés dans une. fossette sur la face ventrale de la vertèbre. De plus, dans la première vertèbr mobile qui fait suite au squelette buccal (la troisième), le tronçon correspondant du: vaisseau aquifère radial est contenu dans un canal creusé dans la sub-
* D eB PA KW ! Me ll 3 4 1 "I Et AN nine 27 1 f (D DE. Dr ' es tit QE TEEN ET Im LEE Ut LIN D DE TANT TT y TZ EN ND “es
LS 7 D Z Far Le
FE Jun a UNS ti VU Lu il
Fire SE à. $