CLASSE
ECHINOIDEA’:. ÉCHINOÏDES, OURSINS
Echinodermes à corps globuleux, ovale ou distodes entouré d'une loppe solide calcaire, ou test, composée de plaques polygonales non mo portant des piquants, et toujours pourvus d'une bouche, d'un anus el pendices ambulacraires pour la locomotion et parfois aussi pour la r ralion.
Les plaques du squelette dermique se réunissent pour former un te non mobile, dépourvu de prolongements brachiaux dans la direction d et qui est tantôt régulier et rayonné, tantôt irrégulier et symétrique. Sau un petit nombre de Périschoéchinides fossiles, ‘tel que les Lepidocent plaques calcaires sont contiguës et solidement réunies les unes aux autres ri sutures ; elles constituent dus les espèces actuellement vivantes vingt r méridiennes, disposées par paires et correspondant alternativement à ambulacraires et aux zones interambulacraires. Les cinq premières pair gnées sous le nom de plaques ambulacraires, sont percées de trous, par] sortent les pieds ou tubes ambulacraires, et portent, de même que les plaques inlerambulacraires, des mamelons ou tubercules, sur FRE lent des piquants mobiles, de forme extrêmement variée. |
La disposition en séries méridiennes de ces plaques, dont les der lacraires sont représentées au pôle apical par les cinq plaques ocellaires rangées interambulacraires par les cinq plaques génitales, en même te I
1 Voyez Ch. Des Moulins, Études sur les Échinides. Bordeaux, 1835-1857. — LE tre nographies d'Échinodermes vivants et fossiles. Neufchâtel, 1838-1843. La 5° livraison re l'anatomie du genre Echinus de Valentin. — L. Agassiz et Desor, Catalogue raisonné d milles, des genres et des espèces d'Échinides. Ann. sc. nat., 5° sér., vol. VI, VII et | 4847. —Joh. Müller, Bau der Echinodermen. Berlin. Akad. 1854. — J. Gray, Catalog recent Échinida or Sea-Eggs in the collection of the British Museum, 1855. — E. Des psis des Echinides fossiles. Paris et Wiesbaden , 1855-1858. — Lütken, Bidrag til K Echinoderme. Nidensk. Meddelelser. Kjobenhavn, 1863. — L.-J. de Pourtalès, Report of the Echini and Starfishes dredged in deep water between Cuba and the # Bullet. of the Museum of compar. Zool., 3° sér., 1869. — S. Lovén, Sur La structure des Echà Œtersigt at Kongl. Vetensk. Akad. Forh., 1871. Traduit in Archiv. für Naturg., 18175. les Échinoïdées. Kongl. Svenska, Vetenskaps-Academiens, Handlingar., vol. XI, n° 7 A. Agassiz, Revision of the Echini. Ilustrated Catalogue of the Mus. of comp. Zoo! t college, VIL. Cambridge, 1872-1874. — Id., Challenger Echini. Proceed. Amer. Ac 1879. :
Voyez en outre les nombreux mémoires de Lamarck, A. Agassiz, L. Agassiz, Lütken, Cailliaud, Lovén, v. Martens, Troschel, Derbès, Desor, Grube, Peters, Cotteau, Hoffmann Metschnikoff, Stewart, W. Thompson, Pourtalès, Bolau, etc. É
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la soudure des rangées de pièces interambulacraires, détermine les différences que présente la forme de l'Oursin comparée à celle de l'Étoile de mer. L'espace pentagonal ou arrondi, que limitent, au pôle apical, les plaques ocellaires et génitales, et qui est traversé chez les Oursins réguliers par l'anus, - est occupé dans le jeune âge, avant que l'anus ait apparu, par une seule pièce, … dite plaque sub-anale, parce que cet orifice ne se montre pas à son centre, …. mais vers le bord (d'ordinaire près de l'ambulacre postérieur droit). Tandis que le bord des plaques apicales se résorbe, il apparaît à côté de la plaque sub-anale d'autres petites plaques, dont le nombre varie considérablement, et parmi lesquelles la plaque sub-anale est toujours distincte par sa grosseur. Chez les Salénides, ce disque central persiste, et il est probable que chez les Oursins irréguliers il représente l'aire occupée par la plaque madréporique, tandis que chez les Oursins réguliers, il est de plus en plus refoulé par les nombreuses petites plaques du périprocte. Chez les Oursins irréguliers, dont l'anus, éloigné du pôle apical, apparait dans l'interradius impair (disposition qui est évidemment primaire, si l'on se rapporte à la situation de l'anus des Crinoïdes), la plaque ma- dréporique occupe la place de la plaque apicale; chez les Clypéastrides elle conservé sa position centrale, chez les Spatangides au contraire elle empiète sur les plaques apicales voisines.
Cette disposition des plaques apicales des Oursins ressemble tellement à ce que montre le calice des Crinoïdes, que l’on peut les considérer comme homologues, d'autant plus que, grâce au Marsupites, on reconnaît dans le disque cen- . tral du jeune Echinus la plaque dorso-centrale des Crinoïdes, dans les plaques apicales interradiales ou génitales, les basales, et dans les plaques ocellaires, les … radiales. Des formations nouvelles apparaissent pour constituer les ambulacres etles aires interambulacraires à la périphérie du calice, les basales se conti-
nuant avec les plaques interambulacraires et les radiales ou plaques ocellaires avec les plaques ambulacraires. La répétition des doubles séries de plaques dans . des aires radiales et interradiales donne aux Oursins réguliers cette forme rayon- . née en apparence régulière, qui cependant, comme le prouve un examen atten- if, présente une symétrie bilatérale imparfaitement régulière. Lovén parti- Culièrement a montré que les doubles séries des plaques, qui constituent les cinq ambulacres des Oursins réguliers, sont disposées d’après les mêmes lois que chez les Spatangoïdes et les Clypéastroïdes irréguliers, que chez ces animaux le plan principal, qui donne pour les plaques ambulacraires du bord du péristome la même symétrie, doit aussi passer par un rayon déterminé. Ce plan, qui n'est strictement symétrique que pour les plaques ambulacraires du bivium, passe chez les Acrocladia et les Podophora par le petit diamètre du test, et se - Louve déterminé par la position de la plaque madréporique dans la plaque apicale antérieure éroite.
Pour s'orienter dans l'étude des rangées de plaques ambulacraires des diflévents rayons, Lovén les compte, ainsi que les interradius correspondants, à partir du bord droit du bivium, faisant ainsi passer le plan médian par le radius et l'interradius impairs. 11 désigne les ambulacres par des chiffres romains, et les interambulacraires par des chiffres arabes, de sorte que, par exemple, l'ambulacre postérieur droit porte le chiffre I, l'ambulacre antérieur ou impair le chif-
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fre IT, l’interambulacre postérieur gauche le chiffre 4 et l'interambulacre : térieur impair le chiffre 5. Les plaques de la première rangée (dans lo naturel des nombres) de chaque ambulacre et de chaque interambulacre | désignées par la lettre a, ceux de la seconde rangée par lalettre b. Si l’on dère les plaques ambulacraires limitant le péristome d'un Échinoïde que que, on voit que les plaques I a, Il «, IT b, IV a, Vb sont plus grandes ét pi sentent un pore de plus, simple ou double, que les plaques I b, IT b, [IH a, 1 Va, et qu'ainsi partout, aussi bien dans les formes irrégulières que dans formes régulières, la conformation des plaques ambulacraires péristomales « trivium est asymétrique par rapport au plan médian du rayon impair et l'interradius, tandis que les deux ambulacres du bivium sont parfaitement : triques, ce qui démontre que la plaque apicale à laquelle aboutit le. pierreux, ou plaque madréporique, est la même chez les Oursins: bars chez les Spatangoïdes, c’est-à-dire est la plaque antérieure droite. F4 L'organisation interne des Oursins est surtout caractérisée par la positider a nerfs et des troncs ambulacraires. Entre les piquet, particulièrement nombreux dans la zone péris autour de la couche, se trouvent des pédice et chez quelques Échinides -abx cinq angles de orifice des tubes branchiaux ramifiés. NS Les Sphéridies, qui existent partout, excepté. les Cidaris, appartiennent aux ambulacres , e trouvent toujours sur les plaques du péris!
parfois, comme chez les Cassidulides et 1 péastrides, elles sontrevêtues par la substance Lovén, qui les a découvertes, les considère : Fig. 451 — Brissopsis lyrifera es organes des sens (organes du goût): Dans avec des fascioles ou sémites au- Le tour de la rosette. 4, anus. coup de formes régulières, tous les tubes amb craires ont la même forme et sont munis d'une ventouse renforcée par. pièces calcaires ; dans d'autres formes, les tubes dorsaux n’ont pas de touses et sont pointus, souvent aussi échancrés sur le bord. Les Oursims" guliers possèdent d'ordinaire entre les tubes ambulacraires des branchies bulacraires sur une rosette formée de gros pores, à la face: dorsale: les locomoteurs sont très petits chez les Clypeastroïdes et s'étendent sur surface des ambulacres ou sont limités à la face ventrale. Chez les Spatangt des bandes spéciales, fascioles ou sémites, entourent différentes parties du elles portent au lieu de piquants des soies capitées (ce a vibratiles (fig. 434). # Les Échinides passent dans leur développement par la forme de
baguette Dole (Spatangoïdes). Quand le jeune Oursin s’est débarra restes du Pluteus, il a encore de nombreuses modifications à subir, non
ment rs sa forme générale, mais aussi dans la forme et le nombre d
bouche et de l'anus. Le péristome des espèces de Spatangues encore je exemple, a une position presque lee et une forme pentagonale (co
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dante à celle de FEchinopatagus fossile et du Palaeostoma actuellement vivant). On a même créé les genres Echinodiadema et Moulinisia pour des formes jeunes. Cestransformations dans les parties du test ont été étudiées par AL. Agassiz et tout particulièrement par Lovén, qui, par ses découvertes importantes, a fondé avec J. Müller la morphologie comparée des Échinodermes. Les phénomènes d'accrois- … sement du test sont les plus simples et les plus uniformes chez les Latistellés : parmi les Oursins réguliers. La formation de nouvelles parties du squelette a lieu … autour du calice; dans les ambulacres apparaissent, au-dessous des plaques ocellaires, une double rangée de plaques primaires simples, qui ne subissent pas dé modifications chez les Spatangoïdes et les Angustistellés (Cidarides), mais qui, chez les Échinides, se réunissent pour former de grandes plaques munies de trois, quatre, cinq paires de pores ou davantage. Ces grandes plaques s’élargissent considérablement, en même temps que les paires de pores appartenant aux plaques primaires s'écartent avec régularité, et sont en quelque sorte comprimées dans la direction verticale, à mesure qu'elles s'approchent du péristome pentagonal fixé par les auricules, tandis que chez les Cidarides, où les bases des auricules n'opposent aucun obstacle dans la direction des ambulacres, les plaques » primaires se développent régulièrement. Par suite, ici les plaques du péristome passent par-dessus la membrane buccale, qui est ainsi recouverte de nombreuses séries de plaques écailleuses, percées de pores. Chez les Latistellès aussi, sur la membrane buccale sont situées dix plaques percées de pores avec les tubes buccaux, et il est très probable qu'elles se sont séparées de la couronne avant que les auricules ne se soient développées. De jeunes Echinus, longs de 6m, . qui viennent de perdre le reste du Pluteus, possèdent en dedans des cinq pieds primitifs cinq paires de disques calcaires réticulés, traversés par un même nombre de petits tubes ambulacraires. Ges disques calcaires ne peuvent pas être “autre chose que l'ébauche des premières plaques ambulacraires primaires, d’autant plus qu'il s’intercale entre elles à la périphérie cinq petits disques, qui sont l'origine des interradius. (Comparez les plaques simples péristomales interambulacraires de l’aire buccale des Spatangides.) Par suite, ces paires de plaques doivent apparaître sur le péristome plus tôt qu'aucune autre paire de la couronne, qui se forme à la périphérie des premières plaques ambulacraires pendant que se développe le squelette buccal, car, de même que chez les Astéroïdes, le point de développement est indiqué par le bord de l'aire apicale. Le tentacule primaire impair serait, suivant Krohn, résorbé avant même que l'orifice buccal ne perce au dehors (?). Chez les Échinides irréguliers, qui, dans la plupart des cas, possèdent des branchies ambulacraires, les plaques affectent sur la membrane buccale ne symêtrie bilatérale. Chez les Cassidulides et les Spatangides, la membrane buccale reste dépourvue de plaques poreuses. … Les Oursins: vivent principatement dans le voisinage des côtes; un certain nombre cependant ont été rencontrés dans de grandes profondeurs. Ils rampent lentement et se nourrissent de petits animaux marins, de Mollusques et de Crustacés. Quelques espèces d'Echinus possèdent la propriété de creuser les rochers. On rencontre déjà des Oursins fossiles dans le Silurien ; mais les formes paléozoïques diffèrent considérablement des formes plus récentes et de celles qui xivent actuellement, surtout parce que, entre deux rangées de plaques ambula-
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craires, s’intercalent au moins quatre, le plus souvent même cinq ou six cées de plaques interambulacraires.
On a attribué à ces différences une si grande valeur, qu'on s'en est servi pou établir deux sous-classes : 1° Les PÉRISCHŒCHINIDES!, avec plus de deux ran= gées de plaques interambulacraires; 2 les ÉCHINIDES, avec deux rangées der plaques interambulacraires seulement. Ce dernier type commence à l'époque. condaire, mais il présente des formes intermédiaires et des particularités rappellent les caractères de l’ancien groupe paléozoïque, et qui se sont conservé encore aujourd'hui chez les Spatangoïdes (restes de pièces squelettiques se . couvrant comme des écailles), et chez les Oursins réguliers (Echinothurides). R cemment Cotteau a découvert dans les anciennes couches de la craie un Oursi le Tetracidaris Reynesi, qui présente dans chaque interambulacre deux rang de plaques intermédiaires, qui se continuent jusqu'au péristome?. Abstraction faite de ce caractère paléozoïque, le Tétracidaris présente tout à fait l'habitus des Cidarides. ;
Morphologiquement, les rangées moyennes de plaques interarshale Périschæchinides rappellent les plaques intermédiaires des Astéroïdes, tandis que les rangées latérales chez les Échinides correspondent exclusivement auxwangées, qui ont persisté, des plaques ambulacraires. Le type le plus récent dérive manifestement du type ancien, dont les rangées de plaques ne ke été reléguées et ont disparu. de
Parmi les Échinides qui apparaissent pour la première fois à bd Spb vel daire, les Cidarides réguliers (Angustistellés) sont principalement mb: dans le Trias par des formes rappelant singulièrement les Périschæchi tandis que les Spatangoïdes, qui sont les représentants les plus élevés dupe sont les derniers formés5. Dans le Lias, les Angustistellés et les Latistellés sont'à peu près en même nombre. La position sub-centrale de l'anus dans l'aire api est donc un caractère primaire, ce qui parait très étonnant, en présence des re ports avec les Cystides. Les anciens Échinides irréguliers du terrain jurassiqui présentent encore l’habitusdes Cidarides (parmi eux, l'Heteroderma libycum Cott présente déjà l'anus dans l'interambulacre), sauf dans la présence de lanu: dans l'interambulacre (Pygaster, Holectypus), et par les Galéritides de la
ri tm mm a om mé pm ne)
1 Oursins avec plus de deux rangées de plaques dans chaque aire interambulacraire plaques intermédiaires sont hexagonales, tandis que les plaques adambulacraires, qui s'étendent jusqu’ au sommet apical et jusqu'au péristome, sont pentagonales. Les plaques ai lacraires, qui restent petites et sont percées chacune de deux pores, forment souvent : plusieurs rangées; anus situé dans l'aire apicale.
4. Lepidocentridae. Plaques interradiales écailleuses. Les plaqué adambulteraires!) S grandes que les autres. Paraissent avoir des rapports avec les Cystides. Lepidocentrus. J L. eifelianus 3. Müll. Perischodonus M. Coy. Pholidocidaris Meck et Worthen.
2. Palaechinidae. Toutes les plaques squelettiques interradiales granuleusés, sans tu primaires. Palaechinus Scouter. P. elegans M. Coy. Melonites Norw. Ow. Ogopons et Worthen. Lepidesthes Meek et Worthen. Protoechinus Austin.
5. Archaeocideridae. Toutes les plaques interradiales possèdent un tubercule p Archaeocidaris M. Coy. À. triserialis M. Coy. Eocidaris Desor. Lepidocidaris Meek et Lepidechinus Mall. Xenocidaris L. Sch. ue
? M. Cotteau, Sur le Tetracidaris. Bulletin de la Société géologique. Paris, 1875. :
5 Voy. E. Desor, L'Évolution des Échinides dans la série géologique et leur rôle da: mation jurassique. Bull. Soc. sciences natur. Neufchâtel. T. IX, 2 cah. 1872.