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ORGANISATION ET DÉVELOPPEMENT DES ANIMAUX EN GÉNÉRAL

vidu, on entend par le terme d'organe, toute partie du corps, qui, unité subordonnée à l'unité plus élevée de l'ensemble de l'organisme, présente une forme et une structure définies, exerce une fonction correspondante, est enfin un de ces nombreux instruments, dont le jeu constitue dans son ensemble la vie de l'individu.

IL existe aussi, il faut le dire, parmi les animaux inférieurs beaucoup d'organismes auxquels l'invidualité, dans son acception habituelle, ne saurait être attribuée. Leur forme définie pourrait bien, si l'on considère leur développement, représenter morphologiquement un individu, mais réunis en grand nombre sur un tronc commun, ils constituent en quelque sorte une colonie animale, ils se comportent vis-à-vis de cet ensemble comme un organe vis-à-vis de l'organisme.

Ce sont des individus imparfaits ou morphologiques, qui, une fois séparés, ne peuvent le plus souvent pas vivre par eux-mêmes et qui périssent toujours lorsque, différant de structure et de fonction, ils se divisent la tâche à accomplir pour concourir à la conservation de la communauté.

Ges colonies animales polymorphes* ont tout à fait l'apparence et les propriétés dé l'individu, tandis qu'au point de vue morphologique il ne sont que des associations d'individus, qui se comportent physiologiquement comme des organes (fig. 15). Par contre des groupes d'organes peuvent acquérir une autonomie individuelle,

Tout organe n’est pas unique dans le corps de l'animal; fréquemment va Le on observe une répétition d'organes Fig. 45.— Physophora hydrostatica. Pn, Vésicule aéri-

fére; S, cloches natatoires disposées sur deux rangs homologues. Leur nombre dépend sur l’axe commun; 7, tentacules; P, polypes nourri-

du mode de symétrie, qui peut être de nématocystes placés sur les flaments pécheurs: radiaire ou bilatérale. Chez les ani- C grappes d'individus sexués.

maux rayonnés, on peut joindre deux points opposés au corps, deux pôles, par un axe, que l'on appelle l'axe principal, et faire passer par cet axe des plans verticaux, qui divisent le corps en fractions égales et symétriques, ou anti-

* ! Voyez R. Leuckart, Ueber den Polymorphismus der Individuen und die Erscheinung der Arbeitstheilung in der Natur, Giessen, 1851.

mères!. Les organes impairs sont situés sur l’axe principal, tandis que les autres. sont répartis régulièrement tout autour dans les diverses fractions du corps. Chaque antimère comprend par conséquent un certain ensemble d'organes et représente une unité subordonnée, qui, réunie avec ses congénères et avec les organes impairs, constitue l'unité supérieure de l'être (fig. 16). A partir de l'axe principal de l'animal rayonné, on peut tracer des lignes droites passant par le milieu de chaque antimère, et, alternant avec celles-ci, d’autres lignes droîtes séparant les antimères contigus. Ces deux catégories de lignes, qui sont nécessairement chacune en même nombre que les antimères, sont désignées, la première sous le nom de rayons, la seconde sous celui de rayons intermédiaires. Le plan wertical passant par chacun de ces rayons divise l'an- : timère en deux parties égales, le plan vertical pas- Fig. 16. — Oursin schématique; J, Sant par chacun des rayons intermédiaires sépare rates de Mani creme. deUx antimères contigus. Suivant le nombre des craires et l'organe génital G; R, rayons, qui est toujours le même que celui des

rayons avec les deux rangées de plaques ambulacraires percées de

pores ambulacraires. dits 2, 5, 4, 5... x — rayonnés. Quand le nombre des rayons est impair (3, 5, 7...), il y a toujours un rayon et un rayon intermédiaire dans le même plan; en d’autres termes, le prolongement de chaque rayon au delà de l'axe principal devient un rayon intermédiaire (fig. 17etfig. 18). Par contre, chez les animaux, où le nombre des rayons est pair, chaque

contre deux rayons ou deux rayons intermédiaires. Une section verticale faite suivant un rayon, prolongée au delà de l'axe principal, rencontre le rayon de l’antimère opposée. Un animal 4 - rayonné

Fig. 17. — Test d'Oursin vu par le Fig. 148. — Étoile de mer schématique ; pôle apical; R, rayon avec la ran- G, organe génital situé dans le rayon par exemple prégée de plaques paires percées de intermédiaire; Af, rangées d’ambulapores; J, rayon intermédiaire avec cres situés dans les rayons. sente donc quatre l'organe et le pore génitaux qui lui antimères, divisés correspondent. $

chacun en deux parties égales par deux plans verticaux, se croisant à angle droit et passant par les quatre rayons et séparés les uns des autres par deux autres plans verticaux, alternes avec les premiers et passant par les rayons intermédiaires (fig. 19).

! Voyez plus bas les chapitres consacrés aux Cœlentérés, aux Cténophores et aux Échino>

dermes.

rayons intermédiaires, les animaux rayonnés sont

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