VERS. A
couche de cellules qui fonctionne comme matrice, l’hypoderme, ou au moins une couche de protoplasma parsemée de noyaux et le plus souvent une couche cuticulaire homogène superficielle, qui est produite par la première, et qui reste excessivement mince et ténue chez les Vers inférieurs, tandis que chez les Némathelminthes elle forme souvent plusieurs couches parfois isolables, et que chez . nombre d'Annélides (Chétopodes) elle acquiert une épaisseur considérable et peut - même être traversée par de fins canalicules. Parmi les Plathelminthes, les Tur- . bellariés possèdent un revêtement ciliaire, qui est souvent directement porté par la couche cellulaire molle, ou par une sorte de cuticule mince et homogène, Les cils vibratiles sont du reste très répandus pendant l’état larvaire, principalement chez les Plathelminthes, les Géphyriens et les Chétopodes; on les rencontre aussi localisés sur certains points du corps chez les Rotifères et les Chetopodes adultes, et quelques formes même, par exemple les Chétoptères, peuvent en être presque entièrement couvertes. Dans les points où les eils font défaut, la membrane cuticulaire, qui se soulève parfois pour former des crochets ou des piquants, est composée d’une substance analogue à la chitine des téguments des Arthropodes, et peut comme ceux-ci porter, fixés dans des enfoncements, des formations cuticulaires de diverses sortes, telles que des poils, des soies, des hameçons, etc. Chez de nombreux Némathelminthes, ainsi que chez les Vers annelés, la euticule résistante se transforme en une sorte de squelette dermique, qui limite la mobilité de l'enveloppe musculo-cutanée. Le tégument | résistant des Chétopodes et des Rotifères se divise en une série d'anneaux qui, de même que les segments du corps des Arthropodes, sont réunis par de minces bandelettes cutanées, et mus par des muscles cutanés, partagés en groupes correspondants. Les glandes sont très répandues dans la peau; elles sont tantôt unicellulaires, tantôt polycellulaires, et sont situées soit immédiatement au-dessous de l’épiderme , soit dans les tissus profonds du pure Les tissus placés au-dessous de l'épiderme, par la présence de muscles longi- … +500 et parfois aussi annulaires, forment une enveloppe musculo-cutanée, principal organe locomoteur des Vers. Chez les Vers plats, cette enveloppe est intimement unie au parenchyme du corps, chez les autres Vers elle limite la cavité viscérale, revêtue le plus souvent d'une lame péritonéale, qui fait en partie défaut aux premiers. Le rôle que cette enveloppe musculo-cutanée joue dans les mouvements des Vers doit faire attribuer une certaine valeur systématique aux formes particulières qu’elle revêt dans les différents groupes, valeur qu'il ne faut pourtant pas exagérer. La stratification et le trajet de ces muscles cutanés présentent le degré de complexité le plus grand chez les Vers plats et les Hirudinées, car les couches de muscles circulaires et longitudinaux enfouies dans une masse fondamentale de tissu conjonetif, sont croisées par des fibres musculaires dorso-ventrales, et parfois aussi, en outre, par des fibres obliques. Chez les Géphyriens et les Acanthocéphales, l'enveloppe musculo-cutanée est formée d'une couche: extérieure de fibres annulaires et d'une couche interne de fibres léngitudinales. La disposition est la même chez les Chetopodes, cependant ici Ja couche de fibres longitudinales, beaucoup plus puissante, forme, comme chez les Nématodes, deux rubans ventraux et deux rubans dorsaux. Chez les Néma-
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