CLASSE + ARACHNOIDEA'. ARACHNIDES
Trachéates dépourvus d'ailes, présentant un céphalothoraæ, deux paires de mâchoires, quatre paires de pattes et un abdomen apode. L
Les Arachnides, qui constituent un groupe d'Arthropodes àrespiralion aérie nne
1C. À. Walckenaer et P. Gervais, Histoire naturelle des Insectes aptères. 3 vol. Paris, 482 1844. — Hahn und Koch, Die Arachniden getreu nach der Natur abgebildet und beschriel 46 vols. Nürnberg, 1831-1839. — E. Blanchard, Organisation du règne animal. Arachnid Paris, 1860. l
Voyez aussi les mémoires de Tréviranus, Herold, Léon Dufour, Claparède, Blanchard, etc.
ou Trachéates, bien nettement délimité, présentent de très grandes variations dans la forme générale du corps. La tête et le thorax sont dans la règle, il est vrai, confondus ensemble de manière à constituer un court céphalothorax (sauf chez les Solpugides), mais l'abdomen peut être très différent. Chez les véritables Araignées il est renflé, globuleux, sans divisions, et réuni au céphalothorax par un court pédicule; chez les Scorpions, au contraire, l'abdomen très allongé est … articulé avec le-céphalothorax dans toute sa largeur; il se divise en deux parties, un préabdomen large et composé d'une suite d'anneaux distincts et un postabdomen étroit également annelé et très mobile. Chez les Acariens, l'abdomen n’est pas annelé et est confondu avec le céphalothorax. Chez les Pentastomides, le corps ressemble à celui d’un Ver muni de deux paires de crochets placés symétriquement à la partie antérieure, au lieu de membres : aussi a-t-on désigné ces animaux sous le nom de Linguatules, el à cause de leur parasitisme les avait-on ran-
gès parmi les Vers intestinaux.
. Une disposition caractéristique des Arachnides, c'est la réduction très prononcée de la région céphalique, à laquelle appartiennent seulement deux paires … de membres qui fonctionnent comme pièces buecales. Jusqu'ici on n’a pas encore pu déterminer si la paire antérieure de ces appendices correspond morphologiquement aux antennes, ou bien, comme le pense Erichson, aux mandibules des Crustacés et des Insectes, et cela d'autant moins qu'on n’a nullement réussi à ramener à une souche ancestrale commune les deux groupes de Trachéates. - La première opinion, déjà soutenue par Latreille, s'appuie sur l'origine des nerfs qui aboutissent à ces appendices. Ceux-ci sont, ou bien des chélicères quand . Particle terminal peut se mouvoir et constituer une pince didactyle avec un prolongement de l’article précédent (Scorpions, Acariens), ou des griffes, quand il est simplement recourbé en bas et en dedans (Araignées). Ils peuvent constituer aussi des sortes de longs stylets qui sont contenus dans un tube formé par les membres suivants (Acariens). Les appendices céphaliques de la deuxième paire … ou mâchoires se composent d’un article basilaire en forme de lame, portant un … palpe maxillaire, qui ressemble beaucoup à une petite patte. Tantôt ce palpe se … termine par une griffe, tantôt par une grosse main à deux doigts conformés en … manière de pinces (Scorpions), tantôt est dépourvu de griffe. Très généralement … il existe entre les articles basilaires des mâchoires une pièce impaire qui est la lèvre inférieure. Les quatre paires de membres thoraciques suivantes sont des pattes ambulatoires, dont la première revêt parfois une forme différente, se prolonge à la manière d'un palpe (Pédipalpes) et peut même fonetionner avec son artiéle basilaire comme mâchoire. Les pattes se composent de sept ou six articles, . auxquels on a donné chez les Arachnides supérieures les mêmes noms que chez les Insectes. L'article basilaire, ou hanche, s'articule avec le thorax, elle est réunie par l'intermédiaire d'une petite pièce, trochanter, avec le troisième article . très long, la cuisse ou fémur. Les deux articles suivants forment par leur réumon la jambe ou tibia, les derniers enfin, terminés par une griffe, constituent
le farse.
L'organisation interne des Arachnides présente des modifications aussi COnsidérables que celle des Crustacés. Le système nerveux peut former une masse ganglionnaire commune au-dessus et au-dessous de l'œsophage; le cerveau peut
même n'être représenté que par une simple bandelette transversale suS-ŒS0phagienne (Pentastomides). Dans la règle il existe une séparation entre le cerveau et la chaîne ventrale; celle-ci présente des degrés de développement très-divers. On a démontré la présence de nerfs viscéraux (stomato-gastrique) chez les Araignées et les Scorpions. Les organes des sens sont en général moins développés qué … chez les Crustacés. Les organes de la vue sont représentés par des yeux plus ou moins gros, qui ne possèdent jamais de cornée à facettes; ils sont simples, ü mobiles, au nombre de 2 à 19, et répartis symétriquement à la face supérieure du céphalothorax. Les organes auditifs n’ont pas été jusqu’à présent découve Par contre, les organes du tact sont très-répandus. Les palpes maxillaires et éxirémités. des mémbres en remplissent les fonctions ; chez les Scorpions on voit apparaître à la base de l'abdomen des appendices spéciaux en forme de peigne, pourvus de nombreux petits mamelons tactiles. Le canal digesti‘s'étend'en droit ligne de la bouche à l'extrémité postérieure du corps et se divise en um étroit œsophage et un large intestin, qui porte dans la règle des culs-de-sac latéraux. Les glandes annexes du tube digestif sont les glandes salivaires, chez les Araignées et les Scorpions un foie formé de nombreux tubes ramifiés, et à quelques exceptions près, à l'extrémité de l'intestin, des canaux de Malpighé ou | organes. urinaires. Si
Les appareils de la circulation et de la respiration présentent titi degrés de développement très divers et ne manquent absolument que chez les Acariensinférieurs. Le cœur est situé dans l'abdomen, il a la forme d'un vaisseau dorsal allongé, divisé en plusieurs chambres et muni d'ouvertures latérales pour » donner entrée au sang, et parfois d’aortes simples ou ramifiées à l'extrémité ans térieure et postérieure, et en outre chez les Scorpions d'artères latérales. Mes
de tubes arborescents (trachées), tantôt représentent des lamelles (poumons), placées en grand nombre à côté les unes des "autres les feuillets d’un livre, et par leur ensemble affectant l'aspect d'un sac: Ces. paces, . d'air, sont pis maintenus ouverts par une pps
A us des tite qui sont hermiphrodités) chér toutes sai 4 arad chnides les sexes sont séparés. Les mâles se distinguent fréquemment par des caractères sexuels extérieurs, par exemple, par leur plus petite taille, par la pré. sence d'organes de fixation (Acariens), ou par la grosseur et la conformation à certains membres. Leurs organes génitaux se composent en général de tubes. ticulaires pairs, d'où partent deux canaux déférents, qui reçoivent enoutré d: la règle, avant de déboucher par un orifice commun ou par des orifices disti à la base de l'abdomen, les canaux excréteurs de glandes accessoires. En gé ral il n'existe pas d'organes de copulation surajoutés aux ouvertures sexuel tandis que des membres qui en sont très éloignés (palpes maxillaires des. \ gnées) peuvent servir à transporter le sperme béridant l'accouplement. Les or nes génitaux femelles sont également des glandes paires, en général en grapp munies de deux oviduetes qui, avant de déboucher à la partie antérieure de
LINGUATULIDES, 763
domen, d'ordinaire par un orifice commun, se renflent de manière à constituer
un réceptacle séminal et communiquent aussi avec des glandes accessoires. Rare-
ment (Phalangium) il existe un long oviscapte protractile.
Un pétit nombre d'Arachnides seulement sont vivipares (Scorpions et Acariens .… ovovivipares), la plupart pondent des œufs, qu'ils portent parfois avec eux dans des poches spéciales jusqu’au moment de l’éclosion. En général les jeunes qui viennent d'éclore présentent déjà la forme de l'animal adulte; chez la plupart des Acariens cependant il manque encore deux, plus rarement quatre pattes qui apparaissent seulement après les mues. Les Pentastomides, les Trombidides les Hydrachnides, seules, subissent une véritable métamorphose.
Presque toutes les Arachnides se nourrissent de matières animales liquides, rarement de sucs végétaux. Les formes inférieures sont parasites; les formes les plus élevées en organisation capturent elles-mêmes la proie vivante dont elles font leur nourriture, principalement des Insectes et des Araignées, et possèdent en général des armes à venin pour les tuer. Un grand nombre tissent des toiles et des réseaux dans lesquels se prennent les animaux destinés à leur servir d’aliment. La plupart se cachent pendant le jour sous les pierres, et . n'en sortent que le soir pour se mettre en chasse.
k 1. ORDRE
LINGUATULIDA:. LINGUATULIDES
… Arachnides parasites, à corps allongé, vermiforme, annelé, présentant deux paires de crochets autour de la bouche dépourvue de mâchoires, et à . respiralion non trachéenne.
… L'aspect vermiforme du corps et le mode de vie parasite des Linguatulides avaient conduit les anciens naturalistes à placer ces animaux parmi les Vers . intestinaux, avec lesquels ils présentent aussi des analogies dans leur dévelop-
pement (fig. 639). La connaissance plus approfondie de leurs embryons, pourvus de deux paires de pattes, conduisit à penser que ces organismes étaient des
Arthropodes, opinion que confirma pleinement l'étude de leur organisation interne et de leur développement. Et comme les embryons, malgré leurs pièces buccales rudimentaires, se rapprochent surtout des formes jeunes des Mites, il nous semble naturel de considérer les Linguatulides comme des Arthropodes acariens, qui, par suite d'une métamorphose régressive, présentent la forme et le mode de vie des Vers et constituent de la sorte le trait d'union entre les Vers intestinaux et les Arthropodes. |
Leur corps allongé, parfois aplati, mais toujours nettement divisé en anneaux,
1! Outre les mémoires de Owen, Schubart, Diesing, voyez : Van Beñeden, Recherches sur l'organisation et le développement des Linguatules. Ann. sc. nat. 5° sér., t. XI. — R. Leuckart, Bau und Entwickelungsgeschichte der Pentastomen. Leipzig et Heidelberg, 1860.
764 LINGUATULIDES .
tandis que le céphalothorax a subi une réduction correspondante, ce que du reste semble démontrer la forme du corps des Démodex. Les pièces de la bouche font
0 complètement défaut à l’état adulte. Les quatre crochets ré-
\ .. tractiles fixés sur de petites pièces de chitine correspondent
H£ = aux griffes des deux dernières paires de pattes, car les deux H - paires de pattes de la larve, que nous avons considérées .
LS se comme paires antérieures, disparaissent pendant le déve-
pre loppement. Le systéme nerveux est composé uniquement
d’un renflement nerveux situé au-dessous de l'œsophage et
HE at d'une bandelette transversale située au-dessus à la place
an AH du cerveau. Des nerfs qui en partent, un seul, qui se dis- RS MH tribue aux papilles placées à l'extrémité antérieure du corps,
ja TES Lt parait être sensoriel (nerf antennal de R. Leuckart). Les juin à | yeux, les organes de la circulation et de la respiration font
Rein défaut. Le tube digestif est un canal simple situé sur la di-
RARE gne médiane. L'orifice buccal, placé au fond d’un infundi-
RER bulum musculeux, donne entrée dans un court œsophage a l'anus s'ouvre à la partie postérieure du corps. Les gland
Ro cutanées sont très nombreuses et très développées. Mâles et
i. femelles se distinguent par une différence de taille considé-
puis rable et par la position des orifices génitaux. Chez le mâle,
ds qui est remarquablement plus petit que la femelle, cet orifice
; est placé en arrière et à peu de distance de la bouche; chez
la femelle il est situé à l’autre extrémité du corps. près ( de Fig. 639. — Pentastomum
denticulatum, forme l'anus. Les ovaires et les testicules sont des glandes i impaires
jeune du P. taenioides. dont l'extrémité antérieure se continue avec deux canaux
— 0, Bouche; Hf, les ,
quatre crochets; D, exCréleurs qui débouchent de chaque côté de l'œsophage:
tube digestif; 4, anus. Aux canaux déférents sont annexés deux organes copulateurs. À chaque oviducte fait suite un long vagin qui fonctionne pie ss Msn matrice. fl
A l'état adulte les Linguatules vivent dans les voies respiratoires dis animaux à sang chaud et des Batraciens. Les recherches de Leuckart nous ont, fait connaitre l'histoire complète du développement du Pentastomum taenioides qui habite dans les cavitès nasales et dans les sinus frontaux du Chien et d Loup (fig. 640). Les embryons encore contenus dans l'œuf sont déposés sur les plantes et de là passent dans l'estomac d'animaux herbivores, Lapin, Lièvre, ra rement dans l'estomac de l'Homme. Délivrés alors des enveloppes de l'œuf, à traversent les parois du tube digestif, arrivent dans le foie et sont entou d'un kyste, dans lequel ils subissent comme les larves des Insectes une s de changements et de nombreuses mues. Au bout de six mois, ils ont d : atteint une grandeur considérable et présentent les quatre crochets buccaux, € leurs téguments sont divisés en nombreux anneaux finement dentelés. À cet état ils étaient jadis désignés sous le nom de P. denticulatum. Après avoir pere leur kyste, ils émigrent de nouveau; ils traversent le foie et, s'ils existent grand nombre, ils causent la mort de leur hôte; dans le cas contraire, ils s’en
Peu. ACARIENS. 765 “encore d'un kyste. Si, à cette époque, ils sont portés, avec la chair du
ANT EONE EE
— Formes larvaires du Pentastomum taenioides (d'après R. Leuckart). — «a. Embrvon encore é dans l'œuf. —b. Embryon avec les deux paires de pattes en crochet Hf' et Hf".— c. Larve exdu Lapin. G, Ganglion ; D, tube digestif; Hd, glandes cutanées. — d. Larve plus âgée. 0, Boudigestif; 4, anus; G, ganglion; Gd, glande génitale.
du Lapin, dans le pharynx du Chien, ils pénètrent dans les voies reset dans l’espace de deux à trois mois deviennent sexués.
PENTASTOMIDAE. Pentastomum Rud. P. taenioides Rud. 80-85". Mâle long seule- 18-20, P. multicinctum Harl. Dans les poumons du Naja haje. P. proboscideum ns les poumons du Boa. P. constrictum v. Sieb. Enkysté dans le jeune âge dans
nègres en Égypte.
ACARINA:. ACARIENS, MITES
nides à corps ramassé, à abdomen soudé avec le céphalothorax,
de pièces buccales disposées pour mordre ou pour sucer, respirant TUE TE s par des trachées.
rps des Acariens, généralement petit, a une forme ramassée et est inartien effet, la tête, le thorax et l'abdomen sont confondus en une masse commune (fig. 641). Parfoisla séparation des deux régions antérieures, rarement aussi des régions postérieures, est indiquée par un sillon. Les téguments, formés de chitine, présentent un plissement onduleux et très délicat, peuvent être à différents points épaissis de manière à constituer des bandes symétriques ou
ei
achnae, ete. 1181:— À. Dugès, Recherches'sur l'ordre des Acariens en général et des sdes Trombidiés, des Hydrachnés, etc, en particulier. Ann. sc. nat., 2° sér., t. [et II. — colet, Histoire naturelle des Acariens. Oribatides. Archives du Muséum, vol. VIL. — Dujar- Mémoire sur les Acariens. Ann: sc. nat, 5° série, t. IL. XIL et XV. — R. M. Bruzelius, ing üfver Hydrachnider, ete, Lund. 1854. — E. Cloparède, Séudien an Acariden. hr für wiss. Zool., t. XVILL. 1868.— P. Mégnin, Les parasites et les maladies parasilaires. 1880. —G. Haller, Die Milben als Parasiten der Wirbellosen insbesondere der Arthropomn. Halle, 4880.— Id., Zur Kenntniss der Tyroglyphen und Verwandten. Leitschr. für wiss. Zool.,
de grosses lamelles, et portent aussi par places des soies etdes poils. Les pié de la bouche ont une forme excessivement variable ; elles peuvent servir au:
Fig. 641. — Mâle adulte de l’Atax Bonzi, vu par la face dorsale (d’après E.Claparêde). ms p laires ; G, cerveau; O6, yeux; 7, testicules : N, glande en forme d’Y; D, ce ps H cutanées; À, anus. : UE
bien pour mordre que pour sucer. Les chélicères sont par conséquent
le premier cas les lames cornées basilaires de la paire de palpes maxillaires | stituent le plus souvent un cône ou suçoir, tandis que les palpes courts et
Les ue paires de pattes prb oi une conformation très varia elles peuvent être en effet conformées pour ramper, pour se cramponner, marcher ou pour nager. Elles sont en général terminées par deux soies ou griffes, parfois aussi en même temps par une sorte de pelote vésiculeuse. née à servir d'organe adhésif, et chez les formes parasites par de petites touses pédiculées. de Le système Her veux est réduit à à une petite masse ganglionnaire représe
nombre d’une ou de deux paires. Le canal digestif est pourv partie antérieure de glandes salivaires, qui débouchent dans la cavité b ou sur les chélicères (fig. 642). Il émet de chaque côté un certain nomb pendices aveugles que l ‘on considère comme le foie, et qui PRE se bi
sinage de l'extrémité postérieure. Chez beaucoup de Mites une glande A en forme d'Y, débouche probablement dans la partie terminale du tube t tif. Il existe aussi quelquefois deux tubes de Malpighi latéraux (Gameideuh s doivent être considérés comme des organes urinaires, et on a de plus dë
la présence de glandes dans différents points de la peau. Le cœur et les vais- | manquent chez toutes les Mites. Le sang avec les nombreux gloqu'il contient baigne directement les . On n'a pas non plus observé d'ore la respiration chez de nombreuses arasites; chez les autres Acariens e des trachées (parfois seulement à ut sexué), qui sont disposées en forme touffe autour d'une seule paire de stigplacée d'ordinaire entre la troisième dernière paire de pattes, ou parfois celle-ci. Les stigmates peuvent tre situées à la base des chélicères, entre les pattes antérieures (Myo- Chez les Mites aquatiques, qui sont urvues de trachées (Atax Bonzi), on contre des vésicules très délicates qui.
ent peut-être à la respiration. Chez . pa : 1 F1 Ataz ypsilophorus, Claparède a décrit sous LM A Pabeneinaphu ee ds Spb, lappeawdu dosjun système de canaux EE D aiverticuiums du mbe digestif; À, ténus et transparents. anus; N, organe urinaire; Tr, faisceau de Les Mites ont toujours les sexes séparés. 22h65: St Sligmate.
»s mâles se distinguent ordinairement par leurs membres, qui sont plus forts iffèrent un peu de forme, ainsi que par la conformation du suçoir et du p tout entier. On observe souvent chez eux, dans le voisinage de l'orifice
5-4 de vie peu- ; 0x . a, ts dans les deux s (Ixodes). L'appasexuel mâle se seine ou de plusieurs paires de testicules etd'un canal ecteurcommun,muni ouvent d'une glande v essoire el dont l'ex- Fig. 615. — Appareil génital mâle Fig. 644. — Appareil génital femelle de mité aboutit fré- . de l’Argas (d'après AL Pagen- l’Argas (d'après Al. Pagenstecher). —
de stecher). — T, Testicules; Vd, Ov, Ovaires ; 0d, oviductes ; U, utérus; CI ment à un pénis canaux déférents; Dr, prostate; Dr, glandes annexes.
li peut faire saillie 6°: orifice génital.
ors de l'ouverture génitale (fig: 643) .Chez la femelle, on rencontre des ovaires pairs,
qui seraient exceptionnellement dépourvus de conduits excréteurs chez l'Ataz (! ?). Va la règle, ces conduits sont courts, se réunissent pour constituer un oviduete
commun pourvu d'une glande accessoire ou d’un réceptacle séminal et qui vient
déboucher en avant et loin de l’anus, parfois, entre les pattes postérieures (fig. 644).
L'œsophage, l'estomac et l'intestin avec le vitellus qu’ils contiennent commen:
1 Quelques-unes ne présentent pas de deutovum dans leur évolution.
Il paraît exister chez les Sarcoptides un deuxième orifice sexuel en arrière, qui. reçoit le sperme pendant J'accouplement et le conduit dans le réceptacle sém nal. Les Mites sont toutes ovipares et ovovivipares. Les œufs sont pondus isolé ment et déposés sur des corps étrangers. Ils paraissent n'être jamais ra dans des sacs communs.
Le développement embryonnaire a été suivi par Van Beneden et en dub lieu par Claparède. Sur les œufs de Tetranychus telearius apparaît d'abord à la péri- \ phérie une cellule nucléée, à protoplasma granuleux et dépourvue de membrane. Cette cellule se comporte pour ainsi dire comme vitellus formatif et produit par segmentions successives un blastoderme périphérique et formé d'un seul feuillet. Plus tard, ce blastoderme présente plusieurs feuillets; il s'épaissit sur la face ventrale ainsi qu’au pôle céphalique et au pôle caudal et constitue la bandelette ventrale primitive, qui est divisée en protozoonites par des plis transversaux peu marqués. Pendant ce temps au-dessous du chorion se différencie chez beau coup d'Hydrachnides (Atax), mais pas chez les Tetranychus, une membrane trè ’ mince et anhiste, évidemment une membrane embryonnaire, comme celle que 4 nous avons vue se former d’une mauière analogue chez les Crustacés. Tandis … que l'extrémité antérieure de la bandelette primitive s’élargit pour constituer les. lobes céphaliques, du côté du ventre apparaissent, sous la forme de petits mamelons, les chélicères, Les palpes maxillaires et les trois paires de pattes antérieures.
cent à se séparer du blastoderme, les yeux se montrent et la membrane d l'œuf, se déchirant, se détache complètement de l'embryon. Celui-ci, chez 1 Acariens aquatiques, reste cependant entouré par la membrane embryonnai qui s’est considérablement distendue par l'introduction de l'eau, et se tro ainsi en quelque sorte dans un second œuf (deutovum). Dans le liquide qui baig l'embryon, et que Claparède regarde comme étant du sang, nagent de nombreux. petits corps doués de mouvements amiboïäes (haemamibes). À cette période, $ constitue un suçoir par le rapprochement et la soudure des mandibules et des. palpes; des soies et des poils apparaissent aux membres et sur le corps, 16 centre nerveux devient visible et les yeux acquièrent une lentille réfringente. Par épaississement des téguments PTE sent sur le suçoir, sur le dos et sur, le ventre, des lames réunies par de irineal membranes intermédiaires. L’embryo se mouvant, déchire ses enveloppe rampe sous la forme d’une larve mun:
six pattes. Presque toutes les Mites a donnent l’œuf, pourvues également de paires de membres (fig. 645) (deuxs Fig. 615. — Larve d’Hydrachna. ment chez quelques- -unes)f. A partir moment, elles revêtent des formes très férentes, ARE une métamorphose liée à des mues et mènent souventune vie f différente de celle de l'animal adulte (fig. 646). Chez l’Atax Bonzi, par exer
ti mi on
deux formes larvaires se succèdent; sous la première forme, la larve possède un corps mince et allongé, a des mouvements rapides, puis, après avoir nagé
librement pendant un temps assez court, pénètre dans le tissu des branchies des Lamellibranches, et tôt, en s’accroissant considérablement et en distendant sa membrane cuticulaire molle, revêt la e d’une sphère. L'accumulation sous la cuticule liquide aqueux rempli d'hæmamibes est si grande, » les pattes sontrefoulées dans l’intérieur de sphère comme de petites masses véiculaires, et larve présente d'autant plus facilement l'aspect | ne nymphe que l'enveloppe des pieds disparaît ois complètement. Plus tard, la trompe, les et les trois paires de pattes, auxquelles oute une quatrième paire, font de nouveau sail- , la membrane enveloppante se rompt et il en ;
déjà une grande ressemblance avec l'animal
espace de temps çà et là, pénètre de nouveau dans le tissu des -branchies. Les phénomènes que nous avons décrits lors de la mière phase larvaire se répètent, l'animal acquiert ses anes génitaux et s'échappe de la membrane qui l'enveloppe, -à l'état sexué et muni de courts membres et de dix ventouses. . Le genre de vie des Mites est extraordinairement varié. La plupart vivent en parasites sur les plantes et les animaux, dont ils pompent les sucs. D’autres vivent en liberté, les unes lans l'eau, les autres sur la terre, et se nourrissent de petits nimaux, ou sont accidentellement parasites; souvent le même inimal mène alternativement une vie libre et une vie parasilair >, changeant ainsi de mode d'existence, quand il passe de
Ps
la forme larvaire à la forme adulte.
Fan. Dermarormat. Petites Mites à corps vermiforme, à omen allongé et annelé (fig. 647). La tête, confondue avec le rax, possède un suçoir muni de stylets et de palpes latéraux triarculés. La partie inférieure du céphalothorax est partagée par une crête longitudinale et par quatre paires de crêtes transversales qui . partent, en régions, sur la partie extérieure desquelles sont rées les huit pattes radimentaires biarticulées armées chacune quatre griffes. Pas de trachées. Les jeunes sortant des œufs, dont
gmentation à lieu dans l’intérieur du corps de la mère après la
à g. 646. — Pupe d’hydrachna. — rt une nouvelle larve pourvue de huit pattes. Elle Kf, chélicères; Kf, palpes maxillaires; @c, yeux; P, pattes.
adulte sexuëé, mais ne possède qu'un nombre inférieur de ventouses (quatre au lieu de dix) à l'extrémité postérieure, et, après avoir erré pendant un court
Fig. 647. — Demodex folliculorum fortement grossi. Ké, palpes maxillaires (d’après Mégnin).
Me, sont des larves munies de six pattes, à abdomen mince très allongé, qui devient
… Outreles mémoires anciens de Henle, Berger, Simon, Wilson, Wedl., etc., voyez: Leydig, … Ucber Haarsackmilben und Krät:milben. Archiv für Naturg. 1859. — L. Landois, Ueber den Haarbalgparasiten der Menschen. — P. Mégnin, Mémoires sur le Demodex folliculorum. Journal de PAnat. et de la physiol. 1877. — J. Csokor, Ueber Haarsackmilben ‘und eine neue
… Varietät derselben bei Schweinen. Verhandl. K. K. z0ol. bot. Gesellsch. Wien, Vol. 29, 1879.
beaucoup plus court et plus épais lorsqu’apparait la quatrième paire de pattes aprè mue. Vivent dans les glandes sébacées et les follicules pileux de l'Homme et des anim et peuvent occasionner chez l'Homme des pustules d’acné, chez les Chiens, quand sont développés en grand nombre, une maladie cutanée.
Demodex Owen (Macrogaster Miesch., Simonea Gerv.). D. folliculorum Sim. me trouvé ce même parasite chez différents animaux domestiques (Chien, Chat, Che Bœuf), ainsi que chez le Renard et la Chauve-Souris. :
2. Fam. SarcoPrinar (Acaridae)1. Petites Mites à téguments mous, de forme ramassée, dépourvues d’yeux et de trachées, munies de courtes pattes, composées petit nombre d’articles, dont le dernier porte une ventouse pédiculée ou une longue (fig. 648). Les pièces buccales sont formées d’un rostre avec des chélicères en forme
pinces et des palpes maxillai placés latéralement. Les r plus petits, ont la peau du v renforcée par des pièces de chitine ; chez les Sarcoptes, avec de petites ventouses M ne
| \ ; WA Fig. 648. — Femelle de Sarcoptes scabiei vue par la} Fig. 649. — Mäle de Sar
face dorsale (d’après Gudden). scabiei vu par la face
(d’après Gudden).
ils possèdent souvent de grosses ventouses à l’extrémité postérieure du corps (fig { Femelles avec une vulve destinée à l'accouplement et un réceptacle séminal. glandulaires munis de pores ont été à tort considérés comme des organes” de resp ration. Vivent sur la peau des Vertébrés à sang chaud ou dans son épaisseur, et cause la maladie de la gale, qui peut se transmetre par contagion d’un animal à un autre. Sarcoptes Latr. Téguments épais munis de papilles dorsales coniques, d’épines et poils. Rostre large et court avec des palpes triarticulés. Pattes à cinq neue paires antérieures terminées par des ventouses pédiculées, la troisième et la quai paire, chez la femelle (fig. 650), avec de longues soïes; chez le mâle, lac paire porte aussi une ventouse pédiculée. Les femelles creusent dans l’épiderme d lons profonds à l'extrémité desquels elles se tiennent, et par leurs piqûres causen
1 Outre les anciens ouvrages de Degeer, Raspail, Hertwig, etc.,voyez : E. Hering, Die K: ben der Thiere. Nova acta Acad. nat. curios., vol. XVIII, 1838. — Bourguignon, tomologique et pathologique de la gale de l'homme. Mém. présent. Acad. des sc., vol. XI, 1852. — A. C. Gerlach, Krätze und Räude, entomologisch und klinisch bearbeitet. Beri — Simon, Ueber eine in den kranken und normalen Haarsacken des Menschen leben: Archiv. für Anat. und Phys., 1842. — Furstenberg, Die Krätzmilben des Menschen. Thiere. Leipzig. 1861. — Delafond et Bourguignon, Traité pratique d'entomologie et de logie comparée de la psore ou gale, etc. Paris, 1862. — Gudden, Beitrag zur Lehre Scabres. Würzburg, 1863. — P. Mégnin, Revue et Magasin de Zoologie, 1877 et 1878.
démangeaisons de la gale. Les mâles se tiennent plus près de la superficie. Les larves, munies de six pattes, subissent plusieurs'mues (fig. 651). S. scabiei Deg. Acarus de la gale. S. suis Gerl. (canis). S.
equi Gerl. S. cati Her.
ee (caniculi), etc. sa.
Dermatodectes Gerl. À (Dermatokoptes Fürst). — vi oblong avec deux appendices postérieurs.
Rostre allongé avec des chélicères en forme de pinces allongées. Pattes assez longues. Article terminal de la troisième paire de pattes chez la femelle portant deux lonrues soies, ainsi que celui de la quatrième paire de pattes à l’époque de l’accouplement.
Plus tard la femelle les remplace,après une mue, Fig. 650. — Femelle de Sarcoples scabier Vue Fig. 651. — Larve de Sarpar une ventouse pédi- par la face ventrale (d’après Gudden). coptes scabiei (d’après culée. Mâles avec toutes Gudden). Kf, chélicères ; pattes portant des B", troisième paire de ntouses pédiculées, et .
ee Vextrémité postérieure du corps munie de deux ventouses. Face dorsale dépourvue » papilles. Ne s'enfonce pas dans la peau. D. communis Fürst. (D. -equi Her., D. bovis erl., D. ovis Gerl.). Symbiotes Gerl. (Dermatophagus Fürst.). Se distingue des Dermatodectes par ses ventouses vésiculaires et courtement pédiculées et par ses pinces, Veaucoup plus courtes et épaisses. Vivent sur l’épiderme. S. equi Gerl. (fig. 652, 653 et 654): 8. bovis Her. Sur la peau de l'Homme on a trouvé le Dermatophagoides Scheremetewskyi Bogd.
… Les genres Dermaleichus Koch., Myocoptes Clap. s’en éloignent considérablement; ils e rapprochent des Gamasides et devraient former une famille à part. … Myocoptes Clap. (Dermaleichus Koch, e. p.). Suçoir formé d’une lèvre maxillaire avec es palpes uniarticulés. Chélicères triangulaires, à extrémité recourbée vers le bas. ttes longues à cinq articles, les deux paires antérieures grêles, avec des ventouses b des soies crochues, les deux postérieures transformées en crampons (chez le mâle quatrième paire est différente). M. musculinus Koch., sur la Souris. Dermaleichus # Koch!. Corps aplati, souvent allongé, à abdomen très long. Palpes courts à cinq articles; … pattes à cinq articles, à ventouses en forme de cloche, presque sessiles. Mäles avec des - rentouses et la troisième paire de pattes modifiée. D. passerinus De Geer, etc., espèce . vivant principalement sur les Oiseaux.
5. Fan. Tyroczyrmmar®?. Mites du fromage. Forme allongée, à suçoir long, conique,
à Le 4 Buchholz, Bemerkungen ueber die Arten der Gattung Dermaleichus. Dresden, 1869. — G Haller, Revision der Gattung Dermaleichus. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXX. — G. Canestrini, . Nuove specie del genere Dermaleichus. Atti R. Istit, Ven. di sc. vol. V, 5°. sér. 1879. — G. Haller, Ueber den Bau der Vôgelbewohnenden Sarcoptiden (Dermaleichidae). Zeitschr. für wiss. Zool. t. XXXVI, 1881.
2 Ch. Robin, Mémoire +oologique et anatomique sur diverses espèces d'Acariens de la famille des Sarcoptides. Bull. Soc. imp., Moscou, 1860. — Fumouse et Robin, Mémoire anatomique et soologique sur les Acariens des genres Cheyletus, Glysiphagus et Tyroglyphus. Journal de l'awat. et de la physiol., vol. IV, 1867. — Donnadieu, Recherches analomiques, elc., sur le genre
avec des chélicères en forme de pinces et des palpes triarticulés. Pattes à cinq articles, assez longues, terminées par des griffes. Sillon transversal entre la deuxième et la troisième paire de pattes. De petites ven-
@ |: [ÿ touses de chaque côté des lèvres cornées À f de la fente génitale femelle. Des sacs excré- L À À F | S teurs sur les deux côtés du ventre. Quit- N A AS S je tent l’œuf à l’état de larves munies de six W\ YA NY EN |/ À À AT \ A
né
Fig. 652. — Mâle du Symbiotes equi (Cha- Fig. 653. — Jeune femelle de Symbiotes equi
rioptes spathiferus) vu par la face ven- à l’époque de l’accouplement (d’après Métrale. HG, ventouses (d’après Mégnin). gnin).
pattes. Les mâles, quelquefois aussi les femelles, avec de grosses ventouses sur les côtés de l’anus, décrits parfois, lorsque leur suçoir est rudimentaire et dépourvu de mens 1 comme des espèces d’Hypopus. Vivent sur des matières végétales et animales. è
Tyroglyphus Latr. Caractères de la famille. T. siro Gerv. et T. longior Ger. {Acalés À É siro Aut.). Mite du fromage. T. farinae Deg. T. entomophagus Lab. T° siculus um. « Rob. T. laevis Deg., sur les Bourdons. Rhizoglyphus Clap. La femelle présente aussi … des ventouses sur les côtés de l'anus; sa troisième paire de pattes est transformée en | un fort crampon. Rh. Robini Clap., sur les racines.
Genres voisins: Homopus Koch., Glyxiphagus Her. (GL. cursor Gery. GL. prunorum Her.). Gl. fecularum Guér., sur les pommes de terre. Une série d'espèces d'Hypopus, etes À sur différents Insectes, ont été décrits par Dujardin, sous les noms de A. glicola È (Abeilles), H. muscarum (Acarus muscarum, arvicola, ete., Degeer..). 1
On doit considérer le genre Myobia v. Heyd. comme le représentant d'une famille $ spéciale se rattachant aux Acariens et rappelant les Echiniscus parmi les Tardigrades, « Des trachées. Suçoir avec des chélicères en forme de stylets et de courts palpes; Le f première paire de pattes est un crampon court et épais. Différences sexuelles très marquées. Les larves passant par les phases de deutovum et de tritovum. H. musculi Schr.
4. Fam. Gamasipaz !. Parasites chez les Insectes, les Oiseaux et les Mammifères, avec des chélicères en forme de pinces et des palpes maxillaires articulés libres et saillants. É | Des trachées. Pas d'yeux. Deux canaux de Malpighi sur les côtés du corps. Pattes
Trichodactyle. Ann. se. nat., 5° sér., vol. X. — Ch. Robin et Mégnin, Mémoire sur les sarcoptides plumicoles, Journal de l’Anat. et de la Physiol. 1877. Front 1 Voy. P. Mégnin, Journal de l’Anat. et de la Physiol., vol. II. 1875.
poilues, terminées par des griffes et une ventouse vésiculaire, farves à six pattes. Gamasus Latr. Corps coriace. Lèvre divisée en trois (lèvre inférieure et lobes maxil-
+ laires). Article terminal descinqarticles qui composent les palpes, très petit, acuminé.
Pattes antérieures plus longues que celles du milieu. G. coleoptratorum L. G. marginatus Herm. G. crassipes Herm. Dermanyssus Dug.
Corps mou. Chélicères différentes dans les deux sexes. Palpes à cinq articles, à article terminal très petit. D. vespertilionis Dug. D. avium Dug. Ces Acariens se communiquent aussi à l’homme. Pteroptus Duf. Corps mou, aplati, palpes maxillaires à cinq articles, article terminal long, ovale. Les deux paires de patles postérieures épaisses, éloignées des antérieures, tournées en dedans. Pf. vespertilionis Herm.
Le genre Listrophorus Pag. peut être regardé comme représentant une famille spéciale. Corps allongé, mandibules rudimentaires. Mâchoires transformées en un organe de fixation. L. Leuckarti Pagenst., sur les Hypudaeus .