TARDIGRADES
sent une métamorphose régressive partielle. Dans beaucoup de cas (Pallene peut-être), la métamorphose est en quelque sorte sautée, car le jeune animal, quand il se débarrasse de son enveloppe larvaire, possède toutes les pare de pattes (Gyclops-Lernéopodes). ALP
Fan. Pyenoconipar. Caractères de l’ordre. + Pygnogonum Brünnich. Les deux paires d’appendices antérieurs (chélicères. et pa sont atrophiées. Pattes épaisses, ne dépassant pas la longueur du corps. Appendices ovifères à dix articles. P. littorale O. Fr. Müll., Mer du Nord. Pasithoe Goods. Phoxichilidium Edw. Pas de palpes. Appendices ovifères à cinq articles. Pallene Johnst. Nymphon Fab Chélicères en forme de pinces. Palpes à quatre ou cinq articles. Paites très longues, filiformes, dont la hanche est formée de quatre ou cinq articles. Griffes des pattes plus longues que le rostre. N. grassipes Fabr. N. gracile Leach, Côtes d'Europe. Ammothe Hodg. Palpe à huit articles; griffes des pattes beaucoup plus courtes que le ros À. pygnogonoides Quatref., Saint-Malo. Zetes Kr. Première paire d’appendices palpiforme (chélicères). Appendices ovifères à dix articles. Rostre très grand, en apparence biarticulé. Pattes à peine plus longues que le corps. Achelia Hodge. Rostre court. Palpes à hui articles. Appendices ovifères à neuf articles. A. echinata Hodge.
TARDIGRADA:. TARDIGRADES
Arachnides hermaphrodites, à pièces buccales disposées pour piquer e sucer, munies de pattes courtes rudimentaires, dépourvues de cœur d'organes respiratoires. Fr
Le corps de ces petits animaux, qui rampent lentement au nd de l'eau, vermiforme, sans délimitation entre la tête, le thorax et l'abdomen. En ave prèsente un suçoir, hors duquel font saillie deux stylets (fig. 660). Les qua paires de pattes rudimentaires restent courtes; elles sont inarticulées et ter minées par plusieurs griffes ; la paire postérieure est située tout à fait à l'extr mité du corps. Le système nerveux se compose d’un collier œsophagien, à de petits ganglions sus-æsophagiens écartés l’un de l’autre, d'où partent de nerfs pour les yeux et les organes du tact, et de quatre masses ganglionnaire réunies par deux longues commissures, dont les nerfs se ramifient plusieurs foi et se rendent aux muscles, où ils se terminent par une plaque nucléée (Doyèr | Greeff). Les organes de la respiration et de la circulation manquent complèt ment. Le tube digestif est formé d’un œsophage musculeux et d'un large in!
1 Doyère, Mémorre sur les Tardigrades. Ann. sc. nat., 2 sér., vol. XIV, 1840: —C. Schultze, Macrobiotus Hufelandii, ete. Berolini, 1834. — Id. Echiniscus Bellermanni. Bero 1840. — Id., Echiniscus Creplini. Gryphiæ, 1861. — Dujardin, Sur les Tardigrades et sur espèce à longs pieds vivant dans l'eau de mer. Ann. sc. nat., 3° sér., vol. XV. — T. Kaufmr Ueber die Entwickelung und system. Stellung der T'ardigraden. Leitschr. {. wiss. Zool., v 1854. — Gavarret, Quelques expériences sur les Rotifères, les Tardigrades, ete. Ann. sc. 4° sér., vol. XI, 1859. — Rich. Greef, Ueber das Nervensystem der Bürthierchen. Archi mikrosk. Anat., vol. I, 1865. — Id., Untersuchungen über den Bau und die Naturgeschic Bäürthierchen. Ybid., vol. I, 1866. — M. Schultze, Echiniscus Sigismundi. Ibid., vol. I.
tin, muni parfois de cæcums. Dans le suçoir, armé de deux stylets, débouchent les canaux excréteurs de deux glandes salivaires volumineuses. Les Tardigrades sont hermaphrodites; ils possèdent deux tes- ticules avec une vésicule séminale et un ovaire impair, qui aboutissent dans le gros intestin (cloaque). Ils pondent pendant la mue de gros œufs ; ces œufs restent entourés jusqu'au moment de l’éclosion par le tégument - dont la mère vient de se débarrasser. Le dé- veloppement a ordinairement lieu sans méta- morphose. Tous se nourrissent de petits animaux, par exemple de Rotifères; ils se tiennent sur la mousse, au milieu des algues, sur les toits, quelques-uns dans l'eau, et sont remarquables par la propriété qu'ils possèdent, en commun avec les Rotifères, de revenir à la vie, lorsqu'on les humecte après … qu'ils sont restés desséchés pendant longtemps.
… Fan. Aromiscomeas. Caractères de l’ordre.
Arctiscon Schrk. (Milnesium Doy.). Deux yeux et deux appendices tactiles coniques ou palpes. 4. tardigradum Schrk. avec quatre griffes; dans l’eau Slagnante. A. Milnei S. Sch. (Mèlnesium tardigradum “ Doy.) seulement avec deux griffes, dans la mousse sur les toits. Macrobiotus S. Sch. Corps ovale, al- pie 660. — Macrobiotus Schultzeri (d'après longé, à peau lisse, dépourvu de palpes. Pharynx Sreeff). — 0, bouche ; Fm, pharynx ; Md, globuleux, armé de lamelles servant à la mastica= intestin gastrique ; Spd, glandes salivaires ; tion: A Hufelandii S. Sch. M. Schultzei Greef, M. … 0e ovaires T, lestieules ; Vs, vésieule sémacronyx Duj., ete. Echiniseus S. Sch. (Emydium Le En
oy.). Corps allongé, annelé, muni d’épines et d’aiguillons sur le dos. Pattes avec quatre huit et même neuf griffes simples, d’égale longueur. (Les jeunes qui viennent d'éclore me possèdent que deux griffes.) £. Bellermanni S. Sch. E. CrepliniS. Sch. E. Sigismundi M. Sch., dans la mer.
ARANEIDA:. ARANÉIDES
Arachnides munies de chélicères en forme de griffes contenant des glandes venimeuses, de palpes maxillaires conformés comme des pattes,
! Clerck, Arane: suecaci descriptionibus et figuris illustratis. Holmiæ, 1757. — Albin, Natural history of spiders. London 1736. — Walkenaer, Histoire naturelle des Aranéides. Paris et Strasbourg, 1805-1808. — Id., Histoire naturelle des Insectes aptères, Vol. 1 et 11. 1837. — Treviranus, Ueber den innern Bau der Arachniden. Leitschr. für Physiologie. 1812. — C. J. Sundevall. Specimen academicum, genera Araneidum suecicaeexhibens. Lundeæ, 1823.— A. Menge, Ueber die Lebensweise der Spinnen. Neues te Schriften der Naturf. Gesellsch. in Dantzig. Vol. IV. 1845. — Id, Preussische Arachniden. Ibid. Neue Folge. Danzig, 1866-1879. — H. Meckel, Micrographie einiger Drüsenapparate der niederen Thiere. Archives de Müller, 1846. — G. Cuvier, Règne animal. Les Arachnides par Dugès et Milne Edwards. Paris, 4849. — E. Blanchard, Organisation du
de deux ou quatre sacs pulmonaires, à abdomen inarticulé et pédicu dont l'extrémité porte quatre à six filières.
La forme générale des vraies Araignées est caractérisée par leur abdomen renflé, inarticulé à l’âge adulte, dont la base est réunie au céphalothorax, également inarticulé, par un pédicule grêle (fig. 661). Les chélicères sont très développées; elles se composent d'une pièce basilaire puissante présentant une rainure dans la face interne et d’un article terminal en forme de griffe, qui peut se replier dans la rainure, et à la pointe duquel débouche le canal excréteur d'une glar venimeuse qui s'étend jusque dans le céphalothorax (fig. 662) Quand l'animal vient à mordre, le liquide sécrêté par cette glande se déverse dans la blessure faite par la griffe et cause la mort presque subitement chez les animaux de petite taille. Les mâchoires portent sur leur large article basilaire, lamelleux, un palpe pluriarticulé qui a la forme, chez les femelles, d’une patte raccourcie ter- | minée ordinairement par une griffe et dont l'article terminal est, chez les mâles, renflé, très compliqué, et fonctionne comme organe copulateur. La bouche est située à la base
Fig. 662.
Fig. 661. — Dysdera — Glande erythrina vue par venimeuse et grif- d'une sorte de lèvre supérieure et est bordée 1 laface ventrale(d'aæ fedunechélicérede &n dessous par une lamelle impaire, sorte
près Dugès). — Kf, chélicères ; K£, palpes maxillaires; K, mâchoires ; P, poumons; Sé, leurs stigmates; Sé', stigmates postérieurs conduisant dans des trachées; G, orifice génital; Sp, filière.
Règne animal. Arachnides. Paris, 1860. — E. Claparède, Études sur la circulation du sang les Aranées du genre Lycose. Genève, 1863. — Aug. Vinson, Aranéides des îles de la Réunion, Mai rice et Madagascar. 1863. — N. Westring. Aranei suecici. Gothoburgi, 1861. — E. Oblert, Araneiden oder echten Spinnen der Provinz Preussen. Lepzig, 1867. — Buchholz und Landois, Anatom. Untersuchungen über den Bau der Araneiden. Ueber den Spinnapparat von E eira diadema. Archives de Muller, 1868. — F. Plateau, Observations sur l'Argyronète aquatique. À sc. nat., 5° sér., vol. VIT, 1867.
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1 J. Mac ——. Notice sur l'appareil venimeux des Arunéides. Archives de Biologie, t. I. 18
Mygale caementeria (d’après Dugès) — K, griffe; Gd, glande venimeuse; B, réservoir de la glande.
tées , (fig. 665),
sont terminées par deux griffes pectinées supérieur auxquelles s'ajoute souvent une autre griffe inférieure plus petite. Cette dernière est parfois remplacée par ‘une brosse de soies (scopula) (fig. 664). Les Araignées qui pré= sentent cette armature tissent des toiles feutrées et épaisses, tandis que celles qui, outre la griffe inférieure, possèdent encore de chaque côté deux griff
— Thorell,
lèvre inférieure. Les quatre paires de pattes en général longues, dont lalongueur du »
ainsi que la forme varient beaucoup suiw le mode d'existence auquel elles sont adaj
sr
li re en ai qu 4 9 rm
Recensio critica Aranearum suecicarum. Act.
auxiliaires en forme de sabre et pectinées, produisent des réseaux circulaires (fig. 665). La griffe du palpe paraît aussi jouer un rôle dans la confection des toiles; il en est de même du calamistrum qui estsitué sur l'avant-dernier article (métatarse) de la quatrième paire de pattes. C’est un organe composé de deux séries parallèles de poils courts et qui ne se rencontre souvent que chez les femelles des Araignées qui possèdent au-dessus des filières une saillie percée de nombreux pores très fins, ou cribel-
Fig. 663. — Patte de la quatrième Fig. 664. — Extrémité Fig. 665. — Extrémité de
Î é i ; de la patte du Phi- la patte de l'Epeira ee Afro jet As laeus chrysops avec diadema. X, griffes , deux griffes et ure supérieures : TE, griffe si RE brosse de soies (S) inférieure ; Gb, griffes (d’après 0. Hermann). auxiliaires (d'aprés 0.
[= Hermann).
lum, dont la signification est inconnue (fig. 666)!. …—. L'äbdomen est toujours plus grand et plus globuleux chez la femelle que … chez le mâle; à la base de sa face ventrale est située l'ou- | verture génitale et de chaque côté les stigmates ou ori- … fices des sacs pulmonaires (fig. 667). Ceux-ci sont essen- … tiellement des trachées lamelleuses: elles se composent d'un court vestibule formé par les téguments qui se sont … énfoncés, à partir du stigmate, dans l’intérieur du corps (tronc trachéen), et de nombreuses lamelles creusesparal- D So a lèles (ramifications des trachées), dont les fentes, compa- de l'Amaurobius “fetes. rables à la grille d'un poêle, sont percées dans Ja paroi eue hs aire inférieure du sac?. Le nombre de ces lamelles varie extraordinairement aussi bien chez les différentes espèces, que chez la même espèce aux différents âges. Derrière les stigmates de cette paire de poumons on rencontre souvent une deuxième paire de stigmates, qui conduit dans une autre paire de sacs pulmonaires (Mygalidae), ou dans un système de trachées (Dysdera, Segestria, Argyronela). A la place du vestibule existe un tronc trachéen un peu aplati, dont la paroi peut être renfoncée par une saillie spiraloïde de la cuticule. Ce tronc pénètre dans le céphalothorax et envoie dans les membres des
1 Ph. Bertkau, Ueber das Cribellum und Calamistrum. Ein Rires sur Histiologie, Biologie und Systematik der Spinnen. Arch. für Naturgesch. 48. Jahrg. à N ES
8 in Teitachrift für wiss. Zool., t. I. 1849. — P. Bertkau, Ueber er Le 254 pt organe der Araneen. Archiv. für Naturg. 1872, — J. Mac Leod, Recherches rar : à . la signification de l'appareil respiratoire des Arachnides. Bull. Acad. sc. de Belgique, t. II, N° 6. 1882.
touffes de très fines trachées non ramifiées. La portion abdominale du tro présente un renflement d'où part aussi une touffe de trachées pour les différe organes abdominaux. Les Araignées, qui ne po sèdent que deux stigmates, présentent, immédis ment en avant des filières, une fente transve produite par la fusion de deux stigmates, d'e partent, soit deux touffes de trachées (Ati Micryphantes), ou des t chées ramifiées (Thomisia soit quatre trachées sim (toutes les autres esp L'anus est situé sur la ventrale à l'extrémité pos . térieure de l’abdomen; est entouré de 4 à 6 mame- .
lons bi ou triarticulés, Les filières, par où sort la sécrétion des organes fleurs, sous la forme de fils. Suivant Meckel, il existerait chez l'Epeira diadema plus de mille tubes glandulai
Fig. 667. — Face inférieure de Fe Fe. rue de la ne avec des car | 1x Mygale caementeria, une partie de et organes génitaux mâles "et L la peau de l'abdomen renversé en du Pholcus phalangista teurs distincts. Les orge dehors et le plastron largement (d’après Dugès). — P,pou- fileurs sont des gla perforé (d’après Dugès). — K, ché- mons; Spd, première, deulicères; Bg, masse ganglionnaire xième et troisième paires tantôt piriformes, fan ; thoracique; P, P', poumons; F, de glandes de la soie; Vd, lamelles des poumons ; S£, St!, stig- testicule et canal déférent; lindriques, tantôt arbo mates; Ov, ovaire; Sw, filièresavec À, intestin terminal avec centes, et leurs cond l’anus au milieu. la terminaison des deux
tubes de Malpighi, coupé et YeCteurs viennent débouc
rejeté en arrière. à la surface des filièr
et otre des fils avec lesquels les Araignées tissent leurs toiles à l'aid griffes des pattes. Les organes fileurs les plus développés se rencontrent les Orbitelariae, dont les filières antérieures présentent plus de cent
postérieures présentent un bre d'orifices intermédiaire entre jet des d autres paires
outre le cerveau avec les nerfs des yeux et des chélicères, d une masse gang naire située dans le thorax, qui envoie des nerfs aux palpes maxillaires qu'aux pattes et qui se continue avec un gros tronc nerveux qui se renfle, & de se diviser dau LReens. en un Lan ganglion (fig. 667). On a”
existe sur le front, prè du hord, huit et plus rarement six yeux simples,
sont disposés sur deux ou trois lignes courbes d'une manière très régulière et caractéristique pour chaque genre (fig. 670). La grosseur, la coloration de
p ces yeux ainsi que la place qu'y occupe le cristallin varient beaucoup. Ces yeux, d'après laposition qu'ils présen-
O 0O O0 O 0 So
+ 669. — Système nerveux de la Mygale Blondii Fig. 670. — Région anté- Fig. 671. — Mode de l'après E. Blanchard). — a, Cerveau; b, nerfs opti- rieure du céphalothorax répartition des ques; c, nerfs des chélicères; d, nerfs des palpes de la Mygale caemenleria. yeux dans divertillaires; e, nerfs des pattes; f, ganglion très 0.Les yeux (d’après Dugès). Ses Araignées
éduit à la base du pédicule; g, g, organes respi- (d'après Lebert).
ratoires auxquels se distribuent les premiers nerfs el, à Epeira ; b.
- abdominaux ; L, nerfs pour les muscles; à, filières. 6 Tegena-ria; c.
Nr à: ; Dolomedes; d.
Salticus.,
tent, sont distingués en yeux médians et yeux latéraux antérieurs ou postérieurs (fig. 671). Les Saltigrades, qui chassent en plein soleil, possèdent un tapis à éclat métallique. Simon et Lebert prétendent que les premiers leur servent pendant le jour, les seconds pendant le crépuscule. Grenacher a démontré qu'il existe un remarquable dimorphisme dans la conformation de la rétine des yeux médians antérieurs et des yeux médians postérieurs de l'Epeira!.Dans les premiers, les bâ- lonnets sont situés à l'extrémité antérieure des cellulesnerveuses; dans les seconds, ils sont rapprochés du milieu et sont placés derrière les noyaux cellulaires. … Le canal digestif (fig. 672)? présente d'abord un intestin buccal, qui se divise en un pharynx musculeux vertical avec une glande probablement Salivaire, un œsophage étroit horizontal et un jabot aspirateur, large … mais aplati, fixé par des muscles aux parois du corps. L'intestin moyen est … lormé d’une portion antérieure située dans le thorax, présentant cinq paires de tubes aveugles, et d'un long intestin grêle renfermé dans l'abdomen, dans lequel
4H. Grenacher, Untersuchungen über das Schorgan der Arthropoden. Gôttingen, 1879. — V. Graber, Ueber das unicorneale Tracheatenauge und das Arachnoideen und Myriapodenauge. Archiv für mikr. Anat., t. XVII. 1879. jhires
?P. Plateau, Sur la structure de l'appareil digestif et sur les phénomènes de la digestion chez les Aranéides dipneumones. Bull. Acad. roy. de Belgique, 1877.
viennent se déverser à gauche et à droite les canaux excrèteurs du foie qui très volumineux. La sécrétion acide de cette glande agit comme un suc p
l'amidon. La portion terminale de l'intestin reçoit d canaux égalem:
ramifiés, les canauxurinaires (on a constaté la p sence de la guanine dansleur con- | tenu), et se dilate, en avant del’anus, pour constituer le … rectum: 2 L'appareil cir- : culatoire n'est pas Fig. 672. — Canal digestif Fig. 673. — Organes circulatoires de Lycosa, vus en moins développé ce de la Mygalecaementeria dessus et vus de côté (d’après E. Claparède). — (fig. 675). Du vais- .
(d’après Dugès). — 6, P, poumons; C, cœur; 40, aorte; 0, yeux. Les ? = cerveau; Ms, diverticu- flèches indiquent la direction du courant sanguin. Seau dorsal, animé lums de l'estomac; L Û si Lo canaux hépatiques ; N, de contractions tubes de Malpighi ; R, rec- FOR rhythmiques, si tum. ù NE
| tué dans l'abdo-
men, le sang passe dans le céphalothorax par une aorte antérieure, et de là par des artères latérales dans les pattes, les mâchoires, le cerveau et les yeux: 4 Le sang revient dans l'abdomen, baigne les sacs pulmonaires et rentre dans le cœur par trois paires d'ouvertures latérales.
Les organes génitaux débouchent chez le mâle et chez la femelle à la base a l'abdomen entre les deux stigmates pulmonaires. Chez la femelle, la fente géni= tale est limitée au bord antérieur par deux lamelles de ch que l'on désigne sous le nom d’épigyne ou de serrure (claustrum). Les ovaires sont deux glandes en grappe enveloppées par le foie, dont les deux courts oviductes se réunissent pour constituer un vagin (fig. 667). Dans de nombreux cas (Oletera, Atypus, Segestria), les deux ovaires se réunissent de manière à former avec les oviductes un cercle complet. Quand ils sont entièrement développés, ils rem plissent la plus grande partie de l’abdomen et ont un aspeel racémeux. Les ONE ductes ainsi que le vagin ne présentent jamais de glandes accessoires. Mais il existe toujours un (Segestria) ou deux réceptacles séminaux, qui viennent d'ordinaire déboucher par un orifice particulier en avant de la fente vaginale et è qui reçoivent le sperme pendant l’accouplement. Exceptionnellement les réceptacles séminaux s'ouvrent directement sur deux saillies latérales du vagin (0 tera picea), ou ne sont plus,sous une autre forme, que des appendices du vag (Pachygnatha, Tetragnatha)*. Les testicules sont deux longs tubes, contournés sur eux-mêmes, dont les canaux déférents se réunissent en un court canal COM-"«
1 Outre Treviranus, Blanchard, etc., voyez : Bertkau, Ueber den Generationsapparat der Spin-. nen. Archiv für Naturg., t. XLI. 487.
| ARANÉIDES. 785 mun (fig. 674). Les palpes maxillaires des mâles sont toujours transformés en organe d'accouplement (fig. 675). Leur portion terminale, dont la conformation est très compliquée et très variable suivant les genres que l’on observe, porte, | face interne concave, un appendice vésiculeux souvent armé de crochets et es, qui renferme un canal contourné en spirale, et dont l'extrémité libre est allongée, contournée elle aussi en spirale, ou légèrement recourbée. Cet dice recueille dans son canal spiral le liquide fécondant, et l'introduit pen- ’accouplement dans le réceptacle séminal de la femelle au moyen de son smité libre allongée, comparable à un véritable pénis (fig. 676). »s mâles se distinguent, par leur abdomen moins développé, des femelles, < ENTER toujours ovipares, qui por tent souvent avec elles œufs contenus dansune toile spéciale (Theridium, Dolo-
674. — Organes Fig. 675. — Portion terminale Fig. 676. — Mâle et femelle
exuels mâles de Tege- du palpe maxillaire d’une de Linyphia accouplés (d'anaria (Philoica) domes- Segestria mâle (d’après Bert- près 0. Hermann). (d’après Bertkau). kau).
T, testicules; Va, inaux déférents; Sé, stigmates.
autrescas, la femelle, beaucoup plus forte, tend des pièges au mâle comme autres petits animaux, et ne l'épargne mème pas pendant ou après l'accou-
développement de l’œuf des Araignées, qui avait été jadis suivi par Herold, de nouveau étudié beaucoup de soin chez les Pholeus par Claparède et chez
enaria, Agelena, Epeira par Balbiani!. Les observations de H. Ludwig nous fait connaître les premiers changements qui s’opèrent dans l'œuf, après la
Herold, De generatione araneorum 1n ovo. Marburg, 1824. — E. Claparède, Recherches sur lévolution des Araignées. Genève, 1862. — Balbiani, Mémoire sur le développement des Arachnides. Anu. des sc. nat., 5° sér., t. XVIII, 1873. — H. Ludwig, Ueber die Bildung des Blastoderms bei der Spinven. Leitschr. für wiss. Zool., t. XXVI, 1876. — J. Barrois, Recherches sur le développement des Araignées. Journal de l’Anat. et de la Phys. 1878. — F. M. Balfour, Notes on the development of the Araneina. Quart. Journ. mier. Science, vol. XX, 1880. — A. Sabatier, Formation du blastoderme chez les Aranéides. Comptes rendus, vol. XCII, 1881
fécondation jusqu'à la formation du blastoderme, et dans ces derniers temp travail de Barrois est venu compléter nos connaissances sur les phases évoluti ultérieures de l'embryon. D'après H. Ludwig, immédiatement après la ponte, vitellus de l’œuf du Philodromus limbatus se compose d'un protoplasma fineme granuleux renfermant de nombreuses masses de deutoplasma (fig. 144). Ces nières contiennent principalement de grandes sphères réfringentes, de ture albuminoïde. Le noyau vitellin (vésicule embryogène de Balbiani) n ’e point. Après la disparition de la vésicule germinative, les sphères de plasma s'agglomèrent en colonnes cylindriques qui divergent en rc à tour du protoplasma situé au centre de l’œuf et paraissant renfermer un noyau: Cette figure radiée se partage après division du noyau en deux, quatre, huit, ete. masses en forme de rosette, dont la partie centrale protoplasmique | tient un noyau. Les rosettes, à mesure qu'elles se divisent, se transforment simples colonnes polyédriques disposées radiairement autour du centre. Penda ce temps les noyaux, avec le protoplasma qui les entoure, se sont portés à la périphérie. Ce proioplasma, ainsi devenu périphérique, forme une couche continue qui entoure les masses de deutoplasma et qui constitue la vésicule blastodermi que. Ce mode de segmentation superficielle n’est donc qu'une modification la segmentation totale. Plus tard apparaît sur un point du blastoderme petite élévation, ou cumulus primitif, déjà observée par Herold et à laquelle avait donné le nom de cône primitif. Elle n’a rien de commun avec la ba lette primitive, et elle est au contraire placée sur la face dorsale du futur e bryon. Le cumulus primitif devient bientôt piriforme, et son extrémité attém se trouve dirigée vers la région du vitellus correspondant au pôle anal. En. point les cellules blastodermiques se multiplient activement et détermi comme un voile blanchätre, qui constitue une sorte de calotte recouvrant la face du vitellus, à l’exception de la région céphalique et d'une bandelette do sale avec le cumulus primitif au milieu. Cette bandelette dorsale se raccor de plus en plus, de sorte que le pôle céphalique-et le pôle anal se rappre l'un de l’autre. C'est à ces deux pôles que se forment sur le blastoderme à le capuchon céphalique et le capuchon anal, qui représentent la bandelette p mitive ou germinative, ou partie primitive de l'embryon. Puis apparaissent cette bandelette les protozoonites ou segments primordiaux; en effet, six LON transversales épaissies commencent à se montrer et convergent vers le cumul primitif, à cette époque presque entièrement disparu. Ces six zones son segments primordiaux du céphalothorax. Les deux antérieures sont plus ra chées du capuchon céphalique. D'après Balbiani, ces six segments se dévelo dans l’ordre suivant : d'abord les trois segments correspondant aux. maxillaires et aux deux paires de pattes antérieures, puis les deux seg suivants, et enfin le segment céphalique ou segment des chélicères. Bien partie primitive de l'embryon se concentre, pour ainsi dire, sur la face ve et prend de plus en plus la forme d’un large ruban, tandis que les proto nites, qui se sont rapprochés jusqu'à se toucher, se développent surtout su côtés. Il n’y a jamais déchirure du blastoderme sur la face dorsale. Le eu u primitif disparait. Ultérieurement se montrent les segments de l'abdom Lt se ee successivement d'avant en arrière du Ste caudal (fig.
CG ; À . à tI2SES
the ras tire ob ap
Suivant Barrois, il n'existerait pas cinq, mais dix segments abdominaux, dont le dernier présenterait lestraces d'unedivision en trois, de telle sorte qu’on distiniguerait en tout, comme chez les Limulus et les Scorpions, douze segments à l'abdomen.Les quatre premiers prennent un développement beaucoup plus considérable et les six postérieurs se fusionnent pour constituer l'extrémité postérieure de te M'abdomen.
Les jeunes, ‘au sortir de l'œuf, présentent essen- tiellement la forme générale et l'organisation de l’ani- mal adulte; ils ne subissent pas de métamorphose F ultérieure. Cependant ce n est que lorsqu'ils ont subi Dr Lan Ga défaignde: leur première mue, qu'ils abandonnent le sac dans le- 4F, rudiments des pattes (d’aquel ils étaient contenus et peuvent tisser des toiles Près Palom et chasser de petits Insectes pour leur propre compte. Le nombre des mues, “a qu "ils ont à subir avant d'arriver à l’âge adulte est au moins de quatre. Les filaments connus sous le nom de fils de la Vierge, que l’on observe en si grande quantité en automne, sont l’œuvre de jeunes Araignées (Xyslicus, Pachygnatha, Micryphantus).
.… Le genre de vie des Araignées est si remarquable et si extraordinaire que déjà, ‘ depuis longtemps, il avait vivement intéressé de nombreux observateurs. Toutes les Araignées se nourrissent de proie vivante et sucent les liquides organiques des Insectes ; cependant les moyens qu'elles emploient pour capturer leur proie sont très variés et dénolent souvent des instincts très développés. Les … Araignées vagabondes ne tissent pas de toiles, et emploient la sécrétion de … leurs filières à tapisser leurs retraites et à confectionner des sacs ovifères. — Elles attaquent les Insectes, les poursuivent et parfois sautent sur eux. D'autres espèces, au contraire, sont capables de courir très vite, mais faci . litent leur chasse en tissant des toiles et des réseaux, dans lesquels elles se meuvent avec beaucoup d'adresse, tandis que d'autres animaux s'y laissent embarrasser et prendre. Les toiles sont très différentes et confectionnées avec une habileté très variable : tantôt elles sont minces et délicates, formées de . fils étendus irrégulièrement, tantôt elles sont solides et feutrées, étendues horisüntalement, ou bien elles représentent des réseaux circulaires placès verticalement et composés de fils concentriques et rayonnants à partir d'un point central, disposés avec une régularité admirable. Très fréquemment, dans le voisinage des toiles et des réseaux on observe des sortes de retraites infundibuliformes dans lesquelles se trouvent les Araignées. La plupart d'entre elles se reposent pendant le jour et se mettent en chasse pendant la nuit ou au crépuseule. Il y à cependant aussi de nombreuses formes vagabondes qui ehassent au grand jour, même quand le soleil brille. Les Araignées fossiles apparaissent déjà dans le tertiaire; on les trouve très nombreuses et très bien conservées “ut l'ambre.
788 DIPNEUMONES.
Tetrapneumona. Tétrapneumones.
chauds ; ne tissent pas de véritables toiles, mais de longs tubes, ou tapis leur domicile d’un tissu fin et serré. Elles se tiennent à l'entrée de leurs retr que quelques-unes peuvent fermer avec un opercule, puertant leur proie, « €
les uns des autres.
Fan. Tasrapxosinar. Yeux sur la partie antérieure du thorax très rapproc h des autres. Palpes situés à l'extrémité des mâchoires. Pattes puissantes et très velues de la première et de la quatrième sont les plus longues. Theraphosa (Mygale) a Amérique méridionale. Établissent leur domicile dans les fentes de l'écorce de ou entre les pierres et se construisent un tube, dont le tissu CE à de la
terre. T. fasciata Walck., daus les Indes occidentales. Cteniza La Chélicères. à petits crochets immédiatement au-dessous de la griffe. Pattes rétrécies à x à tarse allongé. Vivent dans la terre, dans les tubes, dont l'entrée est fermée par un 0 cule discoïde mobile, à la manière d’une porte. G. caementaria Latr., Europ méri Atypus Latr. (Atypidae). Avec trois paires de filières. Palpe situé à la base mâc A. Sulzeri Latr., Allemagne du Sud. S |