‹ Traité de zoologieChapitre 235 sur 434 · __ DIPNEUMONES · texte numérisé non relu

__ DIPNEUMONES

elles se tiennent et déposent leurs sacs ovifères. Marchent de côté et à reculons; comme les Crabes, et poursuivent leur proie.

1. Fax. Trowsmas. Les deux rangées d’yeux sensiblement égaux, convexes en avant Les deux premières paires de pattes bien plus longues que les postérieures, Pattes dé] vues de touffes de poils (fig. 680). à

Thomisus Walck. Deuxième paire de pattes plus longue qu tres. T, citreus Geoffr. T. rotundatus Walck., Europe centrale et : dionale. T. Diana Walck., France et Allemagne. Eripus pie E terogaster Guer. ts

Fig. 680. — Thomi- ÿ “a ss citreus, femel- 9 Fam. Pexonrommar. Deux fortes touffes de aus entre griffes. ne

Micrommata Latr. Rangée antérieure des yeux plus courte, convexe en avant, les yeux latéraux sont les plus grands. Pattes sensiblement égales. Troisième pattes la plus petite. M. smara gdina Fabr., Europe, Philodromus Latr. Sparass (Sparassidae). Les yeux latéraux de la rangée antérieure pas plus grands que les au Quatrième paire de pattes aussi longue ou plus longue que la a + sp. RE Duf., Europe. 4 à FFÉRTORR ui Hu.

yeux, disposés d’ érinaie sur deux rangées transversales.

4. Fan. Dysperipars. Six yeux disposés presque en hexagone; ‘à média gnés. Pattes antérieures plus longues que les autres. Une griffe inférieure non À D. erythrina Walck., Allemagne du Sud. Segestria Latr. Six yeux, ceux du milieu sont es plus FADPIRONA $. scxoculala L. S. perfida Walck., Sud de l'Europe.

de griffe inférieure. Filières à peu près de la même longueur. Drassus Walck. Huit yeux inégaux sur deux rangées. Céphalothorax piriforme. D lé paire de pattes plus longue que les autres. D. nocturnus L. Clubiona Latr. Huit yeux; ce du milieu sont les plus grands; les quatre postérieurs sont plus rapprochés. Patte antérieures plus longues que les autres. C. holosericea L. C. atrox Deg. Coins parie Gnaphosa Latr. "1°

3. Fam. ArcyronerTIdar. Patles postérieures avec de longues soies. Une gri rieure dentée.

Argyronela Latr. Les quatre yeux du milieu disposés en carré; a yeux latéra une éminence commune. Appareil trachéen très développé, formé de deux troncs gitudinaux avec des touffes de trachées. A. aqualica L. File dans l’eau une toile en Ï de cloche, imperméable et ouverte par le bas, qui est fixée sur les plantes et qui, cor une cloche à plongeur, est remplie d'air. Corps ayant un aspect argenté grâce aux breuses petites bulles d'air suspendues aux poils. Peuvent rester longtemps sous l

4. Fan. AcazeniDas. Paltes avec une griffe inférieure non dentée. La paire sup rieure de filières beaucoup plus longue que les autres. Quatre tubes trachéens simple (fig. 681).

Tegenaria Walck. (Aranea Latr.) Les huit yeux égaux sur deux rangées tra courbes. Troisième paire de pattes la plus courte. L’ antérieure et la postéricu: longueur. T. domestica L., elé. Agalena Walck. Se distingue des Tegenaria koi

1 Koch, Dre Arachniden-Famihe der Drassiden. 9 fascicules. Nürnberg, 1866.

DIPNEUMONES. 791

par ses yeux disposés sur des lignes courbes et par sa quatrième paire de pattes qui est . longue. À. labyrinthica L. Amaurobius Ck. Diclyna Sund.

6. Tribu. RETITELARIAE. Îluit yeux inégaux, dont les quatre éiliané sont L ous en carré. Pas de ss

cribellum, ni de calamistrum. Pattes grèles. Filent des toiles irrégulières avec des filaments se croisant dans toutes les directions (souvent %..

aussi avec un réseau horizontal), et se tiennent sur la toile même. Filières coni- :

ques et convergentes.

1. Fa. Proccmar. Chélicères soudées à la base. Article de la griffe non libre.

Pholeus Walck. Les deux yeux antérieurs médians plus petits que les autres. Pattes très lon-

gues et grèles. Ph. phalangioides Walck. Scytodes Latr.

* 2. Fan. Tæermupar. Lèvre p x Lt inférieure et chélicères libres, Fig. 681. — Tegenaria domestica, femelle. article des griffes non libre.

Dheridium Walck. Les deux paires d’yeux du milieu formant presque un quadrilatère, les # yak latéraux de la rangée antérieure et de la rangée postérieure rapprochés. Première et quatrième paire de pattes plus longues que les autres. T. (Steatoda) sisyphium Clerck. - Tpiclum Walck., Allemagne. T. redimitum L. Miers yphantus Koch. Argus Walck. Latrodectus Walck. L. malmignatus Walck.

… Linyphia Latr. Yeux sensiblement égaux. Ceux du milieu de la rangée postérieure plus FF Les deux paires latérales très ‘rapprochées. L. montana Clerck. Très commune. pusilla Sund., Allemagne, Suède.

T. Tuiev. ORBITELARIAE. Céphalothorax présentant souvent un sillon trans- wersal. Abdomen renflé en boule. Huit yeux sur deux rangées transversales, assez écartés les uns des autres. Les deux paires de pattes antérieures, beaucoup plus longues que les suivantes, portent une griffe inférieure dentée. Tissent des toiles verticales flottantes, dont les fils rayonnent à partir d’un point central et sont croisés par d'autres fils concentriques. Elles se tiennent au centre de la toile ou dans une retraite peu éloignée. Les vieilles Araignées paraissent mourir à la fin de l'automne. |

… 1. Fan. Eprrmipdag. Michoires courtes. Pas de calamistruin, ni de cribellum.

Epeira Walck. Première paire de pattes plus’ longue que les autres. Les deux paires yeux du milieu forment un carré, les yeux externes très rapprochés les uns des autres sut le bord du céphalothorax. Mâchoires aussi longues que larges. E. diadema L. E, angulata Clerck. E. marmorata Clerck, etc. Meta C. K. Argiope Walck. Gasteracantha Latr. Quatrième paire de pattes plus longue que les autres. Mächoires aussi agi

que larges.

792 PHALANGIDES.

2; Fan. TerrAGNATHIDAE. Mâchoires au moins deux fois plus longues que larges. bre de cribellum, ni de calamistrum. Se tiennent au milieu de leur toile. 6 Tetragnatha Walck. Mâchoires au moins deux fois plus longues que larges. Yeux sur deux rangées transversales droites, les externes plus éloignés de leurs voisins que les internes. Pattes antérieures très longues. T, extensa L.

9. Fay. ULosoripas. Calamistrum et cribellum. Uloborus Latr. Hyptiotes hi © H. pie radoxus CG. K.

PHALANGIDA:. PHALANGIDES

Arachhnides munies de chélicères en forme .de pinces didactyles, et de quatre paires de palles longues et grêles, à abdomen rives névés dans à

des trachées. RL.

Les Phalangides (fig. 682) se rapprochent par leur forme ciel mode de vie des Aranéides, mais elles s'en distinguent par leurs Das

Lt

chéenne, par l'absence de filières et par la segmentation de l’abdo men. Ce dernier r'actère, dont on a exagéré la valeur, les a même Fig. 682. — Phalangium opilio (cornutum), inâle (règne animal). fait réunir aux rdres suivants, sous le nom d'Arthrogastres. Les palpes maxillaires, à cinq articles, ont le plus-souvent la forme de pattes et sont armés de griffes. L'abdomen se compose, dans la règle, de six anneaux bien distinets, et se réunit au céphalothorax dans toute sa largeur. Le système nerveux se divise en cerveau (a es

1 Outre Treviranus, Leydig, Hahn et Koch, voyez : Perty, Delectus animalium articula quae collegit Spix et Martius. Monachac, 1855. — Meade, Monography of the British species of Phalangiidae. Ann. of nat. hist., 2 sér., vol. XV, 1845. — A. Tulk, Upon Chashatong à langium opilio. Ann. of nat. hist. ., Vol. XII. — Menge, Ucber die Lebensweise der Afte: Schriften der Danz. Naturf. Gesellsch., 1850. — Lubbock, Notes on the generative ame the Annulosa. Philos. Transact., 4861. — Leydig, Ueber das Nervensystem der Afterspinne. Archives de Müller, 1862. — Kr ohn, Zur nähern Kenntniss der männlichen Zeugungsorgan Phalangium. Arch. füv Naturg., 1865. — Id., Ueber die Anwesenheil xweier Drüsensäche Cephalothorax der Phalangiiden. Ibid., 1867. — G.Joseph, Cyphophthalmus duricori entom. Zeitschr., vol. XII, — Balbiani, Mémoire sur le développement des Phalangidi sc. nat., d° sér., vol. XVE. — G. Canestrini, G/i Opilionidi italiani. Annali del museo ci storia nat. di Cent: 1872. — F. Plateau, Notes sur les phénomènes de la digestion Bruxelles, 1876. — E. Simon, Arachnides de France, t, NII. Paris, 1879. — H. Blanc, Anat physiologie de l'appareil sexuel mâle des Phalangides. Bullet. Soc. vaud. sc. nat., vol. 47 — R. Rüssler, Beiträge zur Anatomie der Phalangiden. Zeitschr. für wiss. Zool., t. XXXVI. 1

PHALANGIDES. 793

nerfs optiques) et en un ganglion thoracique d'où partent, outre des branches pour les pièces buccales et les pattes, deux nerfs viscéraux qui, de chaque côté, présentent des ganglions sur leur parcours. Deux yeux simples sont placés sur une éminence médiane du céphalothorax. Les organes respiratoires sont des … trachées ramifiées dans tout le corps, et communiquent avec l'extérieur par une « seule paire de stigmates, située au-dessous des hanches de la dernière paire de pattes. Le cœur est un long vaisseau dorsal divisé en trois chambres. L'œsophage est court et ne présente pas de jabot aspirateur. L'intestin moyen, revêtu d'épi- . {hélium cylindrique, présente de chaque côté plusieurs longs cæcums, qui . sécrètent le liquide digestif. Au commencement de l'intestin (erminal débouchent d'ordinaire deux tubes de Malpighi cylindriques. En avant, sur le bord latéral du eéphalothorax, sont situées les ouvertures dedeux glandes, que Treviranus avait vrises pour des yeux latéraux.

L'orifice génital du mâle, aussi bien que celui de la femelle, est placé entre les pattes postérieures; en dehors du premier peut se dérouler un organe d'accouplement tubuleux, en de- . hors du second un oviscapte très long. Les ovaires forment, comme dans beaucoup d'espèces d'Aranéides, un anneau complet; à leur sur- face font saillie les follicules ova- . riens (fig. 683). Leur extrémité se continue avec l'oviducte, qui se

… Futérus, puis devient un canal étroit 4

et aboutit à l'oviscapte. Un phé- Fig. 683.— Organes géni- Fig. 684. — Organes génitaux ns taux femelles du Pha- mâles du Phalangium opi- …— nomène remarquable est la produc- zangiumopitio (d'après Lio (d'après Krohn). — T,

… lion d'œufs dans les testicules, phé- Krohn): — Ov, ovaire; testicule; Va, canaux défé-

U, utérus; Op, ovis- rents; P, pénis avec des

- nomène que Treviranus et Krohn eapie; R; muscles ré- glandes annexes; R, muscles

. ont observé chez presque tous les "teurs rétracteurs.

- mâles. Le testicule est impair; il est allongé, d'une couleur blanc mat et placé …— lransversalement dans l'abdomen (fig. 684). De ses deux extrémités, dirigées en

avant, partent deux canaux efférents étroits, se réunissant sur la ligne médiane pour former un canal déférent qui décrit plusieurs circonvolutions. Ce dernier s'élargit considérablement avant son entrée dans le tube copulateur, le traverse sous la forme d'un canal très étroit et débouche à l'ex trémité mobile du pénis. À cet appareil déjà compliqué s'ajoute une paire de glandes, situées dans la partie antérieure de l'abdomen, et composées de tubes aveugles ramifiés (pris pour les testicules par Treviranus et Tulk), dont les canaux - excréteurs s ouvrent non loin de l'orifice sexuel, sur la paroi supérieure de la gaine du pénis. Ces deux glandes se rencontrent, bien que moins développées, chez la femelle, et débouchent sur un point correspondant, sur la paroi supérieure de la gaine de l'oviscapte.

Les Phalangides se tiennent ordinairement cachées pendant le jour et ne sortent que la nuit pour capturer leur nourriture. C’est particulièrement dans le

794 | PÉDIPALPES.

sud de l'Amérique que leurs espèces sont nombreuses et parfois de forme t bizarre. On a retrouvé des Phalangides fossiles dans les schistes calcaires Sohlenhofen. 4%

1. Fan. PaaLANGuDAE. Abdomen libre. Palpes maxillaires non garnis d'épines. à

Trogulus Latr. Corps aplati, semblable à celui d’un Ixode, coriace, à abdomen allo Extrémité antérieure du céphalothorax se prolongeant en une sorte de capuchon, recouvre les pièces de la bouche. Palpes maxillaires filiformes, dépourvus de griffes. Patte médiocrement longues. Tr. tricarinatus L., Europe méridionale. Cryptostemma Guér:. C. Westermanni Guér., Guinée. Phalangium "4 (Opilio Herbst.). Corps arrondi ouovale, chélicères libres et sail! antes, Palpes maxillaires non recouverts, munis de griffes. Tars des pattes très longs, multiarticulés. Ph. opilio L. (parietinum Deg.). (P. cornuti chez le mâle avec un appendice corné sur les chélicères. Cosmelus Pert. pe Vas Pert., Brésil. Discosoma cinctum Pert. *

2. Fam. Gonyzeprinas. Abdomen caché sous le céphalothorax. Palpes maxillaires garnis d’épines. Pattes postérieures très grandes, très éloignées des autres pattes, Gonyleptus Kirb. Céphalothorax triangulaire, armé ‘d'aiguillons en arrière. Palpes maxillaires garnis d’épines. G. horridus Kirb., Brésil. Les genres suivants sont très voisins © | hands Pert., Goniosoma Pert., Sty ygrus Pert., Étéurehtis Pert., ae. Sund. ; Phalangodus Écie. L' (N it

3. Fan. Cypmopmraazmmar. Chélicères très longues. Forme du corps semblable à el des Chernétides. Abdomen à huit ou neuf articles. Pattes courtes à six articles; t biarticulés et renflés, armés d’une griffe Les yeux sont situés sur le bord latéral du phalothorax sur un mamelon conique. Stigmates sur l'anneau basilaire de l'abdomen. …

Cyphophthalmus Jos. Céphalothorax à téguments durs constituant presque une Cuirask Palpes maxillaires grêles avec une griffe tarmitile D. duricorius Jos., vit à l'entrée de: grottes de la Carinthie. C. corcicus Sim. ss

4. Fam. Grmocezzmar. Forme générale analogue à celle des Cyphophthalmides. Da paires d’veux sur des mamelons coniques. Deux paires de stigmates sur les. segments ab: dominaux antérieurs. Les organes fileurs débouchent à la ‘base de l'abdomen Serie l'orifice sexuel.

Gibocellum Steck. G. sudeticum Steck.

PEDIPAEPI:. PÉDIPALPES

Arachnides à pattes antérieures allongées, antenniformes, pourvues. deux chélicères terminées par des griffes. de deux paires de d'un abdomen composé de onze à douze annraux.

Les Pédipalpes, par leur organisation, se rapprochent en partie des Araign en partie et surtout des Scorpions (fig. 685). L'abdomen, toujours sépar céphalothorax par un rétrécissement, est composé d’une suite d’anneaux,

! HI. Lucas, Essai sur une monographie du genre Thelyphonus. Magas. de z0ol., vol. \.. — J. der Ioeven, Bijdragen tot de Kennis van het geslacht Phrynus. 4 ren voor. nat. Gesch vol, IX, 1842. PERS

PÉDIPALPES. 795 l x, comme chez les Scorpionides, un large préabdomen et un postabdoice et grèle. Re dans le genre Telyphonus, le plus rapproché Scorpions, les derniers anabdominaux très rétrécis, manière à con- «, un: tube: :""\ qui se conlinue avec un apnice très grèle

Fig. 685, — Phrynus reniformis (règne animal). — K t palpes maxillaires ; Gb, ses flagelliformes de la ne paire.

igu (ons (Phrynus), tantôt par des pinces didactyles comme chez (2 (Thelyphonus). Les pattes de la première paire sont toujours très lon igues et presque semblables à des antennes; leur partie terminale liforme et annelée. Les Pédipalpes possèdent huit yeux; deux yeux, en s grands, sont situës en avant sur le front, et trois paires d’yeux plus Hi latéraux. Elles respirent au moyen de quatre sacs pulmonai-

V3us Par la conformation du tube FE elles se rapprochent ions, par l'organisation du système nerveux elles se rapprochent raignées. Le genre Phrynus est vivipare. Toutes habitent les contrées

L de l'ancien et du nouveau monde.

1. Fan. PHRYNIDAE. Palpes maxillaires très longs et conformés comme des pattes, couverts d'épines, avec une grilfe terminale sur Je. larse. Appendice flagelliforme de la première paire de palles très long. Céphalothorax large, cordiforme, à bord frontal droit. … Abdomen rétréci à la base, ovale allongé, sans appendice fihforme annelé.

Phrynus Olix. (Tarantula Fabr.). Les deux yeux situés sur le bord antérieur très raprochès de la ligne médiane, les trois yeux latéraux de chaque côté groupés en triangle niveau de la deuxième paire de pattes. Ph. reniformis Pall., Brésil. Ph. lunatus Fabr.,

: im %

er TA . Fan. THELYPHONIDAE. Palpes maxillaires épais, mais relativement courts, terminés ie par une une pince didactyle, soudés à leur base. Céphalothorax ovale, allongé, à bord postérieur droit, avec lequel s'articule dans toute sa largeur l’abdomen allongé et composé de Sn aricles. Appendice filiforme articulé à l'abdomen. Appendice flagelliforme de la

première paire de pattes court.

796 ; SCORPIONIDES.

Thelyphonus Latr. Les deux yeux du milieu beaucoup plus grands que les yeux latéra Th. caudatus Fabr., Java, Timor. Th. giganteus Luc., Mexico. Th. rufimanus Luc., J

SCORPIONIDEA :. SCOR PIONIDES

pes maxillaires puissants et didacty de leurs téguments solides et € (fig. Di Le e a a

divise en un préabdomen cyindel que posé. de ge anneaux et Rp

er enr enmtee nee mmee he

recourbé, renfermant deux Pour venimeuses. Les chélicères sont triarticulée terminées par des pinces; les palpes masil:

laires portent aussi des pinces très puissantes, tandis que leur basé élargie sert à la mastication. Les quatre paires de pattes sont très développées et terminées par doubles griffes. L'article basilaire de la premiers paire se transforme aussi pour concourir à la mastication. Par leur organisa= k à 686. — Céphalothorax et préabdomen du tion RL les Scorpions sont supérie orpio africanus (règne animal). — Kf, :

chélicères; Kt, palpes maxillaires; K, pei- aux autres Arachnides. Le système nerveux

srdlonétitte 15 compose d'un cerveau petit, bilobé, d'u grosse masse ganglionnaire thoracique ovale et de sept à huit petits renfleme |

1 Outre Walckenaer, Duvernoy, Ehrenberg, consultez : P. Gervais, Remarques sur la fa des Scorpions et description de plusieurs espèces nouvelles. Archives du Muséum, vol. J. Müller, Beiträge zur Anatomie des Scorpions. Archiv für Anat. und Physiol. 1828. — Rathke. Zur Entwickelungsgeschichte des Scorpions. 1837. — Newport, On the structure, relation development of the nervous and circulatory systéms in Myriapoda and macrourous Araë Philos. Transact., 4843. — L. Dufour, Histoire anatomique et physiologique des Scor Mém. présentés à l’Acad. des sciences, vol. XIV, 1856. — E. Blanchard, Organisation du rè animal. Paris, 1853-1854. — E. Metschnikoff, Embryologie des Scorpions. Leipzig, 18 E. Re Arachnides de rue t. VIL. Paris, 1879.

SCORPIONIDES. 797

: ganglionnaires abdominaux, dont les quatre derniers sont situés dans le postabdo- mén: On considère comme système nerveux viscéral un petit ganglion placé au mencement de l'œsophage, relié par des branches avec le cerveau et envoyant nerfs au tube digestif. Les organes des sens ne sont “représentés, outre les es situés sur l'abdomen, que par les yeux, qui sont simples, au nombre trois à six paires, et placés la plupart sur le milieu du céphalothorax, et les à gauche et ä droite sur le bord frontal. Le canal digestif présente un petit æsophagien piriforme, dont les parois sont rattachées aux apodèmes de la sternale par des groupes de muscles (dilatateurs); l'œsophage est un tube , qui, après avoir traversé le collier œæsophagièn, se dilate en une seconde , dans laquelle se déversent deux glandes salivaires volumineuses. L'intestin à forme un tube droit, qui est entouré dans le préabdomen par le foie lumineux et composé d'un grand nombre de lobes. Dans cette région de tin débouchent les nombreux canaux hépatiques; dans l'intestin terminal chent les deux vaisseaux de Malpighi. L'anus est situé dans l’avant-dernier neau abdominal.

appareil circulatoire est beaucoup plus compliqué que chëéz les autres anide la même classe, et, suivant Newport, est même complètement clos; cepenici, de même que chez les Decapodes, des sinus se trouvent intercalés dans le ème vasculaire. Le vaisseau dorsal allongé, divisé en huit chambres et fixé uit paires d'expansions musculaires en forme d'ailes, est entouré d'un sac spéricardique et muni de huit paires d’orifices afférents. Dans l’intérieur r, auprès de chaque orifice, est un repli membraneux, disposé en » de valvule, qui laisse pénétrer le sang venant du sinus, mais qui se ferme l'entrée quand le courant tend à s'établir en sens inverse. Le chassé dans les organes par une artère antérieure et une artère postépar des artères latérales. Les dernières ramifications artérielles semblent quer par l'intermédiaire des capillaires avec les veines, d'où le sang

mén, pour être conduit ensuite dans les organes respiratoires et de là par veines spéciales dans le sinus péricardique et finalement dans le cœur. La ration. s'effectue à l’aide de quatre sacs pulmonaires, qui s'ouvrent du troisième. au sixième anneau abdominal par autant de paires de stigmates, et qui sont composés d'un petit nombre de tubes aplatis. … Les organes génitaux sont situés dans le préabdomen et enfouis dans le foie. Les testicules sont des tubes allongés, reliés de distance en distance par des anastomoses transversales. Aux conduits déférents sont annexés, à quelque distance de leur réunion en un canal commun, deux tubes aveugles courts et deux longs. Le premiers sont des glandes, les seconds sübstspéhdent probablement à des “ésicules séminales protractiles (?). Les deux tubes ovariens, qui présentent de courts follieules saillants, sont réunis par des anastomoses transversales, et constituent ainsi un tube médian longitudinal. L'ensemble forme un ovaire annulaire. De la région terminale partent deux oviductes qui, après s'être dilatés notablement, se réunissent sur la ligne médiane pour donner naissance à un vagin très court. | … Lorifice génital, dans l'un ét l'autre sexe, est situë à la base de l’abdomen, au- - dessous de deux lamelles cornées entre les peignes, qui remplissent probable-

198 SCORPIONIDES.

ment les fonctions d'organes du tact. Ces derniers sont parcourus par un gros nerf, qui envoie dans leurs lamelles des rameaux se terminant dans un grand nombre de papilles tactiles. Les mâles se distinguent des femelles parleurs pinces plus fortes et par leur postabdomen, qui est plus long. 4 Les femelles, fortement renflées au moment où elles portent, vers la fin du printemps ou au commencement de l'été, sont vivipares, Le développement de l'embryon a été étudié en particulier par Metschnikoff. Tantôt les embryons se développent entièrement dans les follicules ovariques (Buthus afer), tantôt les premières phases seules s'y passent et les embryons subissent leur évolution ultérieure dans les tubes ovariens (Scorpio). La segmentation est partielle (disco dale). Les cellules provenant de la segmentation du vitellus formatif se groupent en un disque germinatif en forme de verre de montre et constitué par une seule couche de cellules. Au centre se différencie un amas de nouvelles cellules. Celles-ci, renfermant pour la plupart desgouttelettes d'huile, forment un second | feuillet qui s'étend au-dessous du feuillet externe, prend un égal développement « et se divise ensuite en un feuillet interne et un feuillet moyen. Une autre couche |! cellulaire entoure le germe, représente ‘une sorte d'amnios, mais son mode « d'origine est encore inconnu. Le disque s'allonge, devient ovale et s'élargit à M une de ses extrémités, l'extrémité céphalique. En ce point, aussi bien qu'à lex: ! trémité caudale bien plus étroite, les deux feuillets s'épaississent considérable- ! ment. Alors apparaît au centre de la tache embryonnaire un sillon longitudinal, ! qui ne s'étend pas jusqu'aux deux extrémités, puis s'efface, et à sa place se mon: trent des sillons transversaux qui la divisent en segments, ‘un antérieur repré- M sentant la tête, un médian et un caudal. Le nombre de ces segments augmente probablement par division du segment médian et par formation successive de nouveaux anneaux à partir du segment caudal. Quand le nombre de ces segments a atteint le chiffre de six ou sept, la tête a la forme d'un lol | élargi, jusqu'auquel s'étend le sillon médian, qui se montre de nouveau: On. trouve alors que le second feuillet s'est subdivisé en un feuillet moyen etun feuile. let interne. Ce dernier se distingue par là grande quantité de granulations qu'il | contient. Ges feuillets s'étendent au delà de la tache embryonnaire, sur la péri phérie du vitellus, où ils forment une couche très mince. La partie caudale commence à se recourber en avant. Lorsque le corps de l'embryon se trotive compos de douze anneaux, on remarque sur le lobe céphalique un sillon médian et une, paire de.sillons: transverses en forme de croissant, qui marquent la premiè trace des replis céphaliques. Le deuxième anneau (anneau des chélicères) petit et encore dépourvu d'appendices; par contre, le troisième est très développ et muni de très grands appendices, les futurs palpes maxillaires, dans lesque pénètre, comme dans tous les membres, un prolongement du feuillet moyen. Ex quatre anneaux suivants présentent l'ébauche des quatre paires de pattes: aperçoit même des rudiments de membres sur les anneaux: qui pré: èdent la région caudale. Dans une période plus avancée, dans laquelle le nombre anneaux est de quatorze, les parties latérales des lobes céphaliques font forte ment saillie, et, en arrière d'eux et sur la ligne médiane, apparait la bouche même (emps que les chélicères se développent sur le second anneau. Les derniers anneaux du préabdomen sont en partie recouverts sur la face ventr

SCORPIONIDES | 199

par la queue (fig. 687). Les ganglions de la chaine abdominale se montrent sur la face ventrale sous la forme de petits renflements cuboïdes géminés, d'abord dans les anneaux céphaliques et thoraciques, et, plus d, dans les anneaux de l’abdomen. L'enveloppe amniotique, iée à cétte époque de deux lames cellulaires, se sépare x, d'embryon et s'applique sur la membrane vitelline. Puis portion antérieure de l'anneau céphalique recouvre vers le la portion inférieure représentant le cerveau, les mame-

nge, et six anneaux y apparaissent successivement. Des nts d’appendices du préabdomen, la deuxième paire

( (| “1 Es ( D M.

ns, des caractères tirés du nombre et de la position des —.. nn

. Gervais et Peters! ont les premiers attribué une im- E. Metschnikofl). — ee Ai d I f' d d KI, chélicères ; KI, ance plus grande à la forme du sternum et aux dents aipes maxllaires :

chélicères pour l'établissement des familles, et Thorell se B' à B, les quatre F: & paires de pattes tho-

ase en outre sur les dents des palpes et sur la conformation ;aciques. L'abdomen 4 des peignes. vi porte aussi des rudi- “né LANÉS | ments de pattes.

. Anprocronipas. Sternum rétréci en avant, presque triangulaire. octonus Hempr. Ehrbg. (Androctoninae). Bord supérieur et bord inférieur de la » immobile des chélicères munis de deux dents. Derrière les trois yeux principaux que côlé deux yeux accessoires. À. australis L. Buthus Leach. Diffère principalement absence de carène sur le cinquième anneau caudal. B. occitanus Amorx. Depuis l'Es- : jusqu'en Grèce. B. afer L. Afrique.

rurus Hempr. Ehrbg. (Centrurinae). Bord inférieur de la branche immobile des :s avec une seule dent très petite. C. biaculealus Luc. Genres voisins : Isomelrus Ehrbg. et Phassus Thor.

ju

Hyus C. L. Koch (Tithyinae). Bord inférieur de la branche immobile des chélicères vu de dents. T. lineatus C. L. Koch. Lepreus Thor. .

. Fan. Tezeconinas. Sternum très court, ayant la forme d'une plaque étroite et bée. Ordinairement trois yeux latéraux de chaque côté.

jonus C. L. Koch. Cinquième anneau caudal non caréné et sans area hémi-elliptiersicolor C. L. Koch. Bothriurus Pet.

Av. Sconp:onbae. Slernum presque pentagonal. D'ordinaire 3, parfois 2 yeux x; rarement en outre un œil accessoire.

éjovis G. L. Koch (Vejovinae). V. intrepidus Thor,, Mexico. leterometrus Hempr. Eurbg. (Helerometrinae). Trois yeux latéraux éloignés du bord. Les principaux presque au centre du bouclier céphalothoracique. 4. maurus L. H. (Panafricanus L. ES Scorpio L. (Scorpiorinae). Seulement deux yeux latéraux de chaque côté. S. carpathicus :. S. europaeus L., Italie. S. (Scormrops) Hardwickü Gerv. DT ù ; “LP. Gervais, Remarques sur La famille des Scorpions. Archives du Muséum d'hist. nat., IV. — Peters, Veber eine neue Eintheilung der Scorpione, ete. Monatsb. der Kôn'gl. Acad. der Wiss. Berlin. 1861. — Thorell Où the classification of Scorpions : Ann. and Magaz. of Nat. hist. 4° sér., 1: AMIIM1876 — Id., Etudes scorpionologiques. Atti Soc. ital. d. sc. nat. Milano 18:7.— F. Karsch, Scorpionologische Beiträge. Mitth, d. Münch. Entom. Ver. 1879.

800 PSEUDOSCORPIONIDES.

PSEUDOSCORPIONIDAE:. PSEUDOSCORPIONIDES :

Petites Arachnides ayant l'aspect des Scorpions, pourvues de deux ou de quatre yeux, à respiration trachéenne, à abdomen formé de dix ou onze anneaux, mais dépourvu d’aiguillon venimeux.

Les Pseudoscorpionides (fig. 688) diffèrent des Scorpions non seulement par la petitesse de leur corps, mais encore par leur organisation beaucoup plus simple: par là ils se rapprochent plutôt des Acariens et des Opilionides. Par leur forme générale ils ressemblent aux Scorpions, et ont encore de conimun avec eux la conformation des chélicères et des palpes. En revanche leur abdomen aplati, composé d'ordinaire de onze anneaux, n’est jamais rétréci dans sa moitié postérieure et ne possède jamais d’aiguillon, ni de glande venimeuse. Tous possèdent des organes fileurs, dont les filières sont situées près de l'orifice génital, sur le deuxième anneau de l'abdomen. Ils n'ont que deux où

quatre ocelles et respirent à l’aide de trachées, dont

les stigmates, au nombre de deux paires, sont situés sur les deux premiers anneaux abdominaux. L'ovaire impair a la forme d’une glande en grappe; il se con-=. tinue avec deux oviductes, qui débouchent sur la face ventrale du deuxième anneau abdominal. Les œufs pon-

dus restent attachés à la face inférieure de l'abdomen, 4

et y subissent leur développement. Ils sont assez gros, 3

entourés, outre la membrane vitelline, d’une mem- | Fig. 688. — Obiswum tromw- Drane extérieure secondaire, et renferment une grande

dioides (règne animal). — Kt, quantité de deutoplasma. La segmentation est en appa-

palpes maxillaires. ; si +

rence totale, mais elle est probablement superficielle M et aboutit à la formation d’une vésicule blastodermique à une seule couche de « cellulés. Plus tard le blastoderme est composé de deux couches cellulaires: AM sa surface apparaissent deux bourrelets, rudiments des palpes maxillairess au-dessus se forme une sorte de lèvre supérieure, tandis que l'extrémité du corps, recourbée vers le ventre, représente l'ébauche de l'abdomen: Sous cette forme l'embryon abandonne les membranes de l'œuf; elle rappelle la larve: Nau= plius des Crustacés. Elle reste encore attachée au ventre de la mère. On doit pro bablement, au point de vue morphologique, considérer les deux grands appen dices comme des mâchoires; derrière eux apparaissent d'abord une, puis troi

1, W. E. Leach, On the characters of Scorpionidae, with description of the British species 0, Chelifer and Obisium. Zool, Miscell., III. — A. Menge, Ueber die Scheerenspinnen. Neueste Schriften der Naturf. Gesellsch. zu Danzig, vol. V. 1855. — E. Metschnikoff, Entwickelungsgeschichte des Chelifer. Leitschr. f. wiss. Zool., t. XXI, 1871. — L. Koch, Uebersichtliche. stellung der europ. Chernetiden. Nürnberg, 1873. — A. Stecker, Die Entwicklung der Chthoniuseier. Sitzungsblätter der Kônigl. bôhm. Gesellsch. der Wiss, 1876.

SOLIFUGES. 801

es de pattes, et en avant les rudiments des chélicères. Sur l'abdomen se t également quatre rudiments de pattes, qui plus tard disparaissent. faux Scorpions se tiennent dans l'écorce des arbres, sous la mousse, entre es des vieux in-folio, etc. Ils courent vite de côté et à reculons; ils se nt de Mites et de petits Insectes. Ils sont aussi parasites sur les Phalan- » lorficules, les Punaises, etc.

æRNeTIDAE. Chelifer Geoffr. Deux yeux. Céphalothorax divisé par un sillon . C. cancroides L. Porte les œufs attachés au premier anneau abdominal.

Leach. Quatre yeux. Chélicères plus petites que le céphalothorax. 0. ischno-

erm. Sous la mousse.

s Koch. Quatre yeux. Céphalothorax en forme de carré long. C. maculatus

Chérnes Menge. Anophthalme. Céphalothorax triangulaire. C. cmicoides Fabr.

SOLIFUGAE!. SOLIFUGES

inides à lêle et à thorax distincts, à abdomen allongé, composé de

à chélicères terminées par des pinces, à palpes maæillaires

s, respirant par des tra- AMEN ESA ; CCR Si VÉRRR À PS <! Ÿ Ÿ Solifuges ne se trouvent que dans NE SZ NT pays chauds (fig. 689). Par leur y ŸE NZ extérieure et leur structure, ils N7 NE W

| le milieu entre les Arachnides =" NGC, A UNE UE Insectes, dont les rapproche déjà RES 2 oup le mode de segmentation de corps couvert de poils. Le céphaax notamment est divisé en deux s bien distincts, dont l'un, antépeut être comparé à la tête, et composé de trois anneaux, au rax des Insectes. L'abdomen est aussi nettement distinct, de forme ceylin- >, et formé de neuf ou dix anx. Les organes sexuels débouchent premier anneau abdominal. Les de la bouche sont des chélicères puissantes, terminées par une grosse pince verticale. Les palpes maxillaires,

“Se = N Set \\| RSS Ten = \} “s

Fig. 689. — Galeodes arancoides (règne animal).

re Duméril, Walckenaer, Lucas, Lichtenstein, Herbst, Koch, etc., voyez : L. Dufour, Anaysiologie et histoire naturelle des Galéodes. Mémoires de l'Acad. des sc., t. XVIL. 1862, ütton, Observations on the habits of a large species of Galeodes, Ann. of natur. hist. ® — M. Kittary, Anatomische Untersuchung der Galeodes araneoides, etc. Bullet. Soc mp Moscou, t. XXI, 4848. — Eug. Simon, Études arachnologiques. Essai d'une classification des Galéodes. Ann. Soc. entom. France. 5° série, t. IX. 137).

802 ONYCHOPHORES.

servent de pattes ambulatoires, mais sont dépourvus de griffes, qui se voient. seulement aux trois paires de pattes postérieures; celles-ci portent à leur base. de petites lamelles cutanées particulières. La paire de membres antérieure, appartenant à la tête, n’a point de griffes, de telle sorte qu'elle devient une deuxième paire de palpes maxillaires.

Les Solifuges habitent les contrées chaudes et sablonneuses, prictipélenibl celles de l’ancien continent, et chassent leur proie pendant la nuit. Elles passent pour venimeuses et leur morsure est assez redoutée, bien Ha on n'ait pu encore distinguer avec certitude leurs glandes à venin.

Fam. Sozpuernas. Solpuga Licht. (Galeodes Oliv.). S. fatalis Licht., "joués S. phalangista Walck., vgypte. S. araneoides Pall., Russie méridionale jusqu’au Volga. On en rencontre aussi des espèces en Amérique. S. limbata Luc., Mexique.

Page 1