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CLASSE

MYRIAPODA'. MYRIAPODES

jet tel Mt Arthropodes terrestres à corps composé d’une têle distincte et de nom- »reux anneaux semblables, pourvus d'une paire d'antennes ; deu (479 s)

1 a les ouvrag : déjà anciens de De Geer, Leach, Walckenaer, C. L. Koch et cale voyez: Brandt, Recueit de mémoires relalifs à l'ordre des Insectes Myriapodes. St-Pétersbourg, sé) — P. Gervais, Études pour servir à l’histoire naturelle des Myriapodes. Ann. sc. nat, =

paires de mâchoires et de nombreuses paires de pattes. Respiralion trase | Les Myriapodes sont, avec les Péripatides, les Arthropodes qui se rapprochent le plus des Annélides tant par leur mode de locomotion que » la segmentation homonome de leur corps allongé, tantôt é, tantôt cylindrique (fig. 694). Le nombre relativement streint de familles et de genres qu'ils renferment les a fait a ger souvent dans un simple ordre, parmi les Insectes ou wmi les Crustacés. Ils se rapprochent de ces derniers par ombreuses pattes articulées sur tous les anneaux qui it suite à la tète. La conformation générale de quelques »s semblerait indiquer une parenté étroite avec les Clolomeris, Armadillo). Mais ils se rattachent bien plus ent aux Insectes par leur respiration aérienne et tranne, par la conformation de la tête, ainsi que par l'ensemde l'organisation ; et 1l est même assez vraisemblable que me souche de ces derniers en est dérivée par la réduction ombre des appendices et par la fixité dans le nombre des aux. Il est de fait que les Campodes du groupe des Thyes, que l'on considère comme très rapprochés du type ritif des Insectes, ressemblent beaucoup extérieurement aux des (Japyx). “te Fig. 694. — Scolopentête des Myriapodes correspond à peu près au tronçon dra morsitans. sur ainsi nommé chez les Insectes; elle porte aussi deux antennes, les deux (trois) paires de mâchoires. Les antennes wées dans des fossettes sur le front, et consistent nt en une suite d'articles; elles sont générait filiformes ou sétiformes. Les mandibules, poures de puissantes dents, ressemblent à celles des Ines et manquent toujours de palpe (fig. 695). Les

es à Fig. 695. — Pièces buccales du Fe L » Geophilus peruanus (d'après ve buccale inférieure lobée et complexe, que l’on Carus, fcones). — L, mächoi- OL Ur PERS £ res; Mt, pattes-mâchoires.

considérait jadis comme résultant de la soudure de

deux paires de mâchoires. Chez les Chilopodes, les mâchoires présentent une

2% cér., vol. NII, 4857. — G. R. Treviranus, in Vermischte Schriften anatom. und phystolog. Inhalts, vol. W, p. 59. — G. Newport, On the organs of reproduction and the development of the Myriapoda. Philos. Transact., 1841. — Id., Catalogue of the Myriapoda in the collection of Lie Brit: Museum. London, 1856. — Stein, De Myriapodum partibus genilalibus. Archiv. f, Anat. und Physiol., 1842. — Fabre, Recherches sur l'anatomie des organes reproducteurs et sur le développement des Myriapodes. Ann. sc. nat., 4° sér., vol. III, 1855. — H. de Saussure, Essai … dune faune des Myriapodes du Mexique. Mém. de la Soc. de physique de Genève, vol. XV, 1864. — E: Metschnikoff, Ænbryologie der doppelfüssigen Myriapoden (Chilognatha). Leitschr. für “wiss. Zool., vol. XXIV, 1874. — Id., Embryologisches über Geophilus. Ivid., vol. XXV, 1875. Plateau, Recherches sur les phénomènes de la digestion et sur la structure de l'appareil digestifichez les Myriapôdes de la Belgique. Mém. Acad. roy. Bruxelles, 1876. LNovéz en outre les mémoires de Wood, Peters, Stein, Meinert, Lubbock, A. Humbert, L. Koch; F. Kursch, Haase, etc.

lame basilaire masticatrice et un rudiment de palpe. Dans des cas rares, les pièces de la bouche sont transformées en un appareil de succion (Polygonium). Le trone, qui fait suite à la tête, se compose d'anneaux semblables, nettement séparés, dont le nombre varie beaucoup, mais est toujours très considérable et constant pour chaque espèce (neuf seulement chez les Polyxenus et les Pauropus). Ils sont souvent formés d’une plaque dorsale et d'une plaque abdominale dures et portent chacun une ou deux paires de pattes. Les anneaux sont presque toujours si complètement homonomes qu'il est impossible de déterminer la limite Me thorax

Fig. 696. Julus terrestris (d’après C. L. Koch).

et de l'abdomen; mais certaines particularités de l’organisation interne, notamment la coalescence des ganglions antérieurs de la chaîne ventrale, prouvent que l'on peut considérer comme comparable au thorax (dernier segment céphalique) des Insectes, chez les Chilopodes, les anneaux antérieurs soudés en un tronçon qui a des rapports étroits avec la tête, et chez les Chilognathes les trois anneaux qui font suite à la tête. Chez tous les Chilognathes une seule paire de pattes s'attache à chacun de ces trois anneaux antérieurs; les suivants en portent presque constamment deux paires, de façon qu'on peut les considérer comme formés par la soudure de deux protozoonites .

Les pattes s ‘insèrent chez les Chilopodes sur

les Chilognathes elles s'insèrentsur la face ventrale plus près de Ja ligne médiane (fig. 696) ; Aie sont formées de six ou sept articles et se terminent par une griffe.

La structure des Organes internes est D (EM à celle des:

Fig. 697. Partie antérieure du Fig. 698. — Cerveau et nerfs sympathiques fi système nerveux du Julus du Julus terrestris, fortement grossis VEUT (fig. 697) offr eune

terrestris (d'après Carus, (d’après Garus, Icones). — np, nerfs x Icones). — N, cerveau; oc, viscéraux pairs; ni, nerf viscéral im analogie fi appante avec nerf et ganglion optique ; 1, pair; 0e, œsophage. celui des Annélides ; il

Il. HI, les trois premiers

ganglions ventraux soudés ; est surtout remarq quable

1,2, 5, elc., ganglions de par l’étendue de lachaine

la chaîne; #, sympathique. “

ganglionnaire qui par

court toute la longueur du corps, et se renfle au niveau de chaque anneau pour

former un ganglion. On a décrit aussi un système de nerfs viscéraux pairs et impairs semblable à celui des Insectes (fig. 698). Les yeux manquent rarement ;

js ‘à

les côtés (fig. 694); chez 1

Insectes. Le système ner-

ce sont presque toujours des ocelles, ou des amas de points oculaires pressés uns contre les autres, rarement (Sculigera) de véritables yeux à facettes; , du reste, ne se distinguent pas bien nettement des amas de points ocume canal digestif traverse en ligne droite, à de rares exceptions près is), toute la longueur du corps; l'anus est dans le dernier anneau abdo- “: On y distingue un æsophage étroit, qui part de la cavité buccale, et, me chez les Insectes, est muni de glandes salivaires tubuleuses ou racémeuses, très long et très large estomac dont la surface est recouverte de courts tubes iques saillants dans la cavité viscérale, un intestin terminal, dans lequel débouehent deux ou quatre anneaux urinaires qui s'enroulent autour du tube sigoetifs et enfin un rectum court et large.

ne central de la circulation du sang est un long vaisseau dorsal animé ions rhythmiques qui s'étend dans a longueur du corps (fig. 699). IL se dichambres, dont le nombre correspond ès anneaux, et qui sont fixées à la paale, à droite et à gauche, par des musen forme d'ailes. Le sang passe de la viscérale dans les chambres du cœur s fentes latérales ; il est distribué par (ères latérales paires et par une aorte ique, divisée en trois branches, dans anes situés dans la cavité viscérale, même que chez les Hirudinées, forme entourant la chaîne ganglionnaire Les Myriapodes ont une respiration et possèdent un système de tubes air, ou trachées. Ce sont d'ordinaire, ; les Chilognathes, deux canaux qui D ER lei chaque) clé regoivent Me 6 és à mn mit extérieur par des orifices pratiqués dans cerveau; 0, yeux: 4,antennes; Kf, pattesue tous les segments (tantôt sur les arti- mächoires; C, eœur; M, muscles aliforra mes du cœur; Ar, artères.

basilaires des pattes, tantôt dans les nes intermédiaires qui unissent les plaques dorsales et abdominales), e envoient des ramifications à tous les organes.

Les organes génitaux sont constitués, en général, par un tube allongé impair, dontle canal excréteur, souvent double, est toujours muni de glandes accessoires, quelquefois aussi chez les femelles d'unréceptacleséminal, et débouchent tantôt par deux ouvertures sur l'article de la hanche de la deuxième paire de pattes ou derrière elle (Chilognathes, fig. 105), tantôt par un seul orifice à la partie postéxieure du corps (Chilopodes, fig. 706). Chez les mâles il existe fréquemment, dans le premiercas, des organes externes d'accouplement placés loin des orifices uels, sur le sixième ou le septième anneau. Avant l'accouplement, ils se Je = AN de pee, et s'introduisent pendant cet acte daus les organes de la

elle

Les femelles, en général plus grandes que les mâles, pondent souvent leurs

808 CHILOGNATHES.

œufs dans la terre. La segmentation du vitellus est totale. Suivant Metschnikoff … (Newport), apparaissent sur la tête de l'embryon, derrière les rudiments des an= tennes, seulement deux paires d'appendices destinés à constituer les pièces de la … bouche ; par conséquent il n’existerait derrière les mandibules qu'une seule … paire de mâchoires. Les petits subissent, aprèsla naïs- + sance, des métamorphoses ; ils ne possèdent d’abord, outre les antennes, que trois (Chilognathes), six ou huit paires de pattes et quelques anneaux pee (fig. 700). Ils grossissent peu à per dans leurs nom= breuses mues; de nouvelles pattes apparaissent sur

| des anneaux déjà existants. Ceux-ci se multiplient par Fig. 700. — Embryon de Séron- Pre $ * se :

quiosoma (d'après F. Metschni- des divisions successives de l'anneau terminal ; le

koff). nombre des ocelles, celui des articles des antennes; s’augmentent aussi ; la ressembiance avec le type devient de plus en plus parfaite.

La forme et la structure des Myriapodes les destinent à vivre sur le sols on les trouve sous les pierres, sous l'écorce des arbres, dans la terre et dans tous les licux humides et obscurs. Les Chilopodes éhrnéebité leur proie et se nourrissent d'insectes et de petits animaux; les Chilognathes vivent de Mer surtout de détritus décomposés. TEE

On a trouvé quelques Myriapodes fossiles dans les CORCHRS TES nnsie jaune en présente un beaucoup plus grand nombre.

CHILOGNATHA'. CHILOGNATHES de Myriapodes à corps cylindrique ou sub-cylindrique, pourvus de deux | paires de pattes sur les anneaux médians et postérieurs. Ouvertures sexuelles situées sur l’article de la hanche de la deuxième natre de pattes.

Le corps est très allongé et d'ordinaire cylindrique ou sub-cylindrique. Les anneaux forment souvent un cercle parfait, d’autres fois présentent des plaques dorsales étalées en forme d'ailes (fig. 696 et 701). Les antennes sont courtes et composées de sept articles seulement, dont le dernier peut s ‘atrophier. Les mandibules sont munies, en général, de larges plaques masticatoires pour broyer | les” matières végétales, et d'une dent pointue, mobile et tournée en dedans. Les mâchoires se réunissent pour former une large plaque buccale inférieure. divisée en quatre lobes. Ses parties latérales correspondent aux mâchoires, | rudimentaires et OIMANDES en crochet; la partie moyenne parait EC la

j 3. F. Brandt, Tentaminum quarumdam monographicorum Insecta Myriapoda Hate speclantium prodromus. Bull. nat., Moscou, vol. VE. — Id., Sur un nouvel-ordre de la classe des: riapodes. Bull. acad. Pétersb., 1868. — F. Meinert, Dadaaché Chilognather. Naturh. Tidäskrift. 3 Raeck, vol. V. — A. Stuxberg, Genera et species Lithobioidarum, etc. Oefvers. Kongl. Net. Ak Forh, 1875.—E. Voges, Beiträge sur Kenntniss der Juliden. Leitschr. für wiss. Zool., t. XL — J. Bode, Polyxenus lagurus. Leitschr. für die ges. Naturw. Halle, 1877.

re CHILOGNATHES, 809

lèv inférieure (fig. 702). Il est rare que les yeux fassent complètement défaut. [ généralement des amas de nombreux points oculaires groupés au-dessus hors des antennes.

ire les pattes antè- thoraciques sont dien avant vers les pièces bouche. Les trois anmia ef même Fig. 701. qi is marginata (d'après Fi inlesdeucoutrois nes) tee Mme D. Éueulo mtéroine qui suivent, ne por- de Julus terrestris.

is qu'une seule paire de pattes. Tous les autres, excepté le septième chez >, sont pourvus de deux paires de pattes. On trouve des stigmates sur tous eaux à la face ventrale et plus ou moins cachés par l'article coxal des Ils donnent entrée dans des trachées disposées en touffes et ne communimais entre elles par des anastomoses. Par conséquent les troncs trachéens maux font défaut. Les séries de pores situées de chaque côté du dos, ina repugnatoria), souvent SOUARERESS comme des rangées de stigma- » sont que les orifices de glandes es, qui donnent passage à une.

umeur corrosive d'une odeur infecte, ni sert à l'animal pour se défendre.

rganes génitaux s'ouvrent sur » de la hanche de la deuxième a troisième) paire de pattes 105). Chez le mâle il existe, à ue distance en arrière des orifiexuels, sur la face sternale du me anneau, un organe d'accoupair, qui parait être remplacé Le re par deux paires de es accessoires situées sur l'an-

re, qui a été étudié principapar Metschnikoff chez les Fig. 705. — Organes génitaux du Glomeris marginala qylosoma, Polydesmus et Julus, (d'après Fabre). — T, testicule; Ov, ovaires; 0d, ovin'est encore connu que très im- De

ditement, débute par une segmentation totale. Probablement ce sont les

périphériques protoplasmiques des cellules vitellines qui concourent à la ition du blastoderme, tandis que La partie centrale constitue le vitellus pri- Sur un des hémisphères de la vésicule blastodermique, correspondant à ce ventrale, les cellules du blastoderme deviennent cylindriques et forment indelette primitive. Au-dessous de ce feuillet supérieur, apparait un second feuillet qui se partage en deux lames. Plus tard l'embryon présente une courbure ventrale. Au-dessous de la membrane ovulaire, qui se déchire avant que

810 CHILOGNATHES. : 210 :

l'embryon ne soit prêt à abandonner l'œuf, tantôt se développe une enveloppe ; embryonnaire euticulaire (Polydesmus) qui porte chez le Strongylosoma une pa « pille dentiforme, tantôt se séparent du blastoderme deux membranes embry naires cellulaires (Julides). Toujours apparaissent sur la tête, au-dessous des: tennes, les rudiments de deux paires de mâchoires seulement; la première constituera plus tard les mandibules, la seconde la lèvre inférieure. Les quat segments qui font suite à la tête ne portent que trois paires d'appendices, lun d'eux en restant dépourvu. Quand les petits sortent de l'œuf, ils ne présentent | d'abord que ces trois paires de pattes et d'ordinaire quatre M à x à d’ appendices seulement. EE

Les Chilognathes vivent dans les lieux humides, sous les pierres; nié se nou rissent de matières végétales et aussi, paraît-il, de détritus d'origine animal Beaucoup d’entre eux se roulent en boule, à la manière des Ms ou en spi-| rale; c’est ainsi qu'ils passent l'hiver. Le

1. Fan. Porvzoninar. Mâchoires soudées formant un suçoir conique, Corps «demi-cy-| lindrique, allongé, se roulant en spirale. Tête petite et cachée. Pattes courtes dorsales s ’élendant sans interruption jusqu’à la face inférieure. Ed

Polyzonium Brdt. 6 points oculaires sur deux rangées sur le front. Corps lisse, comp 7e 4 d'environ 50 segments. P. germinacum Brat. Siphonotus Brdt. Deux yeux. Siphonophor Brdt. Sans yeux. Corps très velu, composé de 70 à 80 anneaux. Aux Antilles et Philippines. S. Portoricensis Brdt.

2. Fan. Juzinar. Tête grosse et distincte. Amas de points oculaires. AÿHAFEN été FE disposé pour mâcher. Corps cylindrique, se roulant en spirale. Ses anneaux sont en nombre indéterminé; ils se composent d’une plaque dorsale presque annulaire, complétée par de eux petites plaques ventrales, au bord postérieur desquelles naissent les pattes pressées unes contre les autres (Trizonia). Orifices sexuels en avant des pattes du troisième à an thoracique.

Julus L. Antennes guère plus longues que la tête. Premier anneau thoracique bétdes ; 4 plus grand que les autres. Corps lisse ou finement strié en travers. Pattes M 1 les hanches et les tarses sont uniarticulés. Anneau anal recourbé. de sabulosus *: J. pusillus Leach., etc. Blanjulus guttulatus Fabr. BI, pulchellus Koch. Isobates semisulcat Mng. Lysiopetalum Brât. Antennes plus longues du double au moins que la tête, dont sommet et les parties latérales sont renflés. Pattes longues, dépassant les bords latérau du corps. Hanches et tarses biarticulés. Anneau anal petit. L. carinatum Brdt.; Dalmatii L. foctidissimum Brdt. Spirobolus Brdt. Deux grandes espèces tropienhes, Spirenreut Brdt. Spirostrephon Brdt., etc. |

3. Fam. Pozynesminar. Tête grosse et distincte. Appareil bdéai disposé té Des appendices lamelleux sur les parties latérales des anneaux. Anneaux en nombreñi composés seulement d'une lame annulaire (Wonozonia). Pattes séparées par une médiane.

Polydesmus Latr. Deuxième à sixième article des antennes à peu près d'égale | loi Tête sans yeux, suivie de 20 anneaux, dont le premier est dépourvu de pattes, et es vants jusqu’au quatrième n’en portent qu'une paire. Tarse uniarticulé. P./com Deg. P. margariliferus Guér., Manille, etc. Grandes espèces tropicales. Les genres sont : Eurydesmus Sauss., Platydesmus Luc., Cyrtodesmus Gerv., etc. Crasp Leach., présente des yeux. Cr. polydesmoides Leach., Europe. Str ongylosoma Bi plaques latérales réduites à un court stylet ou à un bourrelet ; les 19 mani juloides Brdt., Europe.

4. Fam. Pozyxenidar. Tête bien distincte, portant 2 groupes doc suivie de

CHILOPODES. | 811

neaux, formés chacun d'une pièce de chitine, et pourvus de faisceaux de poils longs, ux et pinnés.

re PA Antennes à huit articles. Quatorze (treize) paires de pattes, dont les intérieures appartiennent aux quatre anneaux qui suivent la tête. P. lagurus L. s d’une ligne de longueur. Europe. Pauropus Lbk. 9 paires de pattes seulement. à présente des différences si considérables, que Lubbock l'avait prise pour type me ordre de Myriapodes (Pauropoda). P. Huxleyi Lbk., et P. pedunculatus Lbk., jetits: se tiennent sous les feuilles mortes, se nourrissent d'animalcules vivants.

ds

Gromerinas. Corps sub-cylindrique, aplati en dessous, court et se roulant en osse tête distincte. 12 ou 13 anneaux dont le premier est étroit, et est embrassé lés par le second, et le dernier présente une grande plaque en forme de‘bouclier. ux se composent d'une pièce dorsale arrivant jusqu’au bord latéral, et deux ventrales libres. 17 à 21 paires de pattes. Ouverture génitale derrière la deuxième pattes. Organes mâles d'accouplement saillants, en avant de l'anus.

Latr. Corps semblable à celui d’un Cloporte. 12 anneaux et 17 paires de yeux disposés sur une ligne courbe de chaque côté. Antennes formées de 2 arnt le dernier est entouré par le sixième très allongé. GL. marginata Leach. ntherium Brdt. Corps formé de 13 anneaux. 21 paires de pattes. 2 groupes de ulaires en avant des antennes à 7 articles. Espèces nombreuses des iles de la de l'Afrique. Sp. elongatum Brdt., Cap. Sphaeropoeus Brdt. Antennes de 6 arlement. Zephronia ovalis Gray.

CHILOPODA':. CHILOPODES

odes à corps en général déprimé, munis de longues antennes ulées, d’une paire de grosses pattes-mâchotres et présentant une > de paltes sur chaque anneau.

est allongé et généralement déprimé, Les anneaux sont revêlus sur sale et sur la face ventrale de pièces solides de chitine reliées entre

(fig. 694 et 704). D'ordinaire quelques-unes des pièces dorsales se nt davantage et forment des écussons, qui recouvrent les petits intermédiaires. Le nombre des paires de pattes ne dépasse jamais celui eaux, une seule paire se développant sur chacun d'eux. Les antennes ongues, pluriarticulées et implantées sur le bord du front. Les yeux S points oculaires isolés ou groupés, sauf chez le genre Scutigera, où ils facettes. Les mandibules portent au-dessous du bord masticatoire dentelé touffe de poils. Les mâchoires sont munies chacune d'une lame cornée et pe court pluriarticulé. En arrière des mâchoires et implantée sur le

port, Monograph of the class Myriapoda, order Chilopoda. Linnean Transact., vol. XIX. ch, Die Myriapoden-Gattung Lithobius. Nüvnberg, 1862. — V. Bergsoe og Fr. Meinert, Geophiler, Schiodte’s Naturh. Tidsskrift, 5 Raeck, vol. IX, 1866. — Fr. Meinert, Danpendres og Lithobier. 1bid., 5° sér., vol. V, 4868. — L. Dufour, Recherches anatomià Uhobius forficatus et La Seutigera lineata. Anw, se. nat., vol. II. — R. Latzel, Die poden der Osterreichisch-Ungarischen Monarchie. Wien, 1880.

812 CHILOPODES.

segment basilaire formé par la réunion de quatre protozoonites se trouve paire de pattes palpiformes (lèvre inférieure de beaucoup d'auteurs), qui recouverte par une seconde paire d'appendices beaucoup plus développés et terminés par une griffe puissante, les pattes-

Fig. 704 — Lithobius forficatus. Fig. 705. — Pièces buccales de la Scolopendra Kf, pattes-mâchoires (d’après ©. mulica (d’après Stein). — 0b, lèvre supérieure; L. Koch). Md, mandibules; Mx' et Mz', première et deu-.

xiéme paires de mächoires ; MF, a

l'es.

mâchoires (fig. 705). Le articles de la hanche de ces dernières sont S et forment une large plaque médiane, à gauche et à droite de laquelle situées deux grandes pattes ravisseuses quadriarticulées, munies d'un roc mobile et d'une glande venimeuse. Cette dernière est située. dans le er et l’avant-dernier article de la patte, elle est oblongue et débouche 1-d de l’extrémité du crochet. Sur la portion postérieure du segment basilaire € située la paire de pattes antérieure, qui du reste s'atrophie souven: autres paires de pattes sont insérées sur les pattes latérales des anneaux su vants; la dernière, souvent très allongée, s'étend en arrière de l'anneau minal. Les stigmates sont situés d'ordinaire sur les membranes latérale réunissent les plaques dorsale et ventrale des anneaux, mais ils peuvent” parfois être situés sur le dos (Scutigera). On ne rencontre pas de tronés trachéens longitudinaux. Les organes génitaux — chez la femelle un‘long ova avee un ou deux oviductes et un double réceptacle séminal, chez le mâle deux ou trois tubes testiculaires avec des glandes accessoires 1obées-=dék par un seul orifice à l'extrémité du corps (fig. 706). Il n'existe pas d'o d’ ‘accouplement mâles. La fécondation a lieu au moyen de spermatophores. Le développement embryonnaire débute par une segmentation tote forme une vésicule blastodermique et une bandelette primitive comme chez les Ghilognathes une flexion ventrale. Sur l'embryon se dévele des membres en nombre bien plus considérable que chez ces derniers.

pattes (Lithobius) ou même ». Les Scolopendra sont probablevivipares, et mettent au monde des

ossédant déjà tous leurs anneaux

à se nourrissent d'animaux: ils les avec leurs pattes-mâchoires et les introduisant dans la plaie la de leurs glandes à venin. Cerrèces tropicales, très grosses, tre sérieusement nuisibles à

FRONT Anneaux égaux et très Anneau des paltes-mâchoires séparé

tarses uniarticulés. Antennes formées cles. Les yeux manquent.

us Leach. Mâchoires petites. Crochet D court. G. electricus L.

neus Koch. G. longicornis Leach.

! n Koch. Pièces dorsales présentant H. sublerraneum Leach. Scolio- Meint. Mâchoires grandes. Crochet marilimus Leach. Sc. acuminatus foveolatus Berg., Meint.

7 à 20 articles.

vant en arriére, à tarse bifide.

CHILOPODES.

consiste en ce que le vitellus nutritif est situé à l’intérieur et ieur du canal digestif. Les petits, à leur naissance, ont déjà six

Lucas). Tous les Chilopodes sans

la paire de pattes antérieures. Pattes

Fig. 106. — Organes génitaux de la Scolopendra complanata (d'après Fabre). — T, testicule; Vd, canal déférent; Dr, glandes accessoires; Sb, vésicule séminale; Ov, ovaire; Dr, et Dr’, glandes accessoires.

SooLorEparDar. Segmentation le plus souvent inégale. Quatre ocelles. Pièce l'anneau des pattes-mâchoires soudée avec la suivante. Antennes filiformes

ch. Segmentation uniforme. Les ocelles manquent. times composées de 2 anneaux et autant de paires de pattes. Tarses uniarticulés. Cr. hortensis is Berg. Meint. Scolopendra L. 921 anneaux inégaux à partir de la tête. Antennes composées de 18 à 29 articles. Tarses biarticulés. 21 paires de sitans Gerv., Italie, Dalmatie. Sc. gigantea L., Inde orientale. Genres voisins : Newp., Newportia Gerv., Helerostoma Newp.. Scolopendrella Gerv., Euco-

| Ocellés diibreut de datés côté. Antennes dbarienéés Lèvre infépattes-mächoirés) dentée. Quinze paires de pattes formées de 7 articles. Pattes uefois munies de deux griffes. L. forficatus L. L. calcaratus Koch. Pattes Le s —. Hencops Newp. vote ycles Meint.). Un œil seulement de

téutiiisacs. Schizotarsia). Les antennes sétiformes plus longues eux à facettes au lieu d'ocelles. Pattes très longues, et dont la longueur

- (Cermatia Illig.) 8 pièces dorsales libres seulement. 15 pièces ventrales,

-et autant de paires de pattes. Vivent pour la plupart dans les pays chauds. Sc. coleopti L., commencent dans l'Allemagne méridionale. Sc. ar aneoides Pall. Sc. violacea L.K Nouvelle-Hollande.

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