‹ Traité de zoologieChapitre 246 sur 434 · ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈRES · texte numérisé non relu

ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈRES

les antérieures. Palpes maxillaires pluriarticulés. Lèvre inférieure profondément incisée au milieu, à languette mince, membraneuse et à lobe externe rudimentaire (peut-être . palpe Jabial).

Troctes Burm. Les ailes et les ocelles manquent. Front aplati. Yeux non saillants. in. tennes à dix articles. Tarsés à trois articles. T. pulsalorius L., vit dans les collections « d’Insectes et parmi les papiers. T. fatidicus L. À

Psocus Latr. Front fortement vésiculeux, portant trois ocelles. Antennes à huit artidék. 4 Tarses à deux articles. Vivent dans les cloisons de bois et dans les troncs d'arbres. P.domesticus Burm. P. strigosus Curt., etc. Dans les genres Perientomon Hag. et Amphien- 4 tomum Pict. les ailes sont garnies d’écailles. A. paradozum, fossile de Jl'ambre jure” ; A. Ceylonicum Nietz. à

Lachesilla Westw. Pas d’ocelles. Tarses biarticulés. Clothilla Westw. Aitopés Leach. t

RTE. CAES ES ni à éd inés SP te GES

cl rs

9, Fam. Emsiar. Tête horizontale. Yeux petits, point d’ocelles. Antennes filiformes de 41 à 30 articles. Palpes maxillaires à cinq articles. Lèvre inférieure grande, profondément incisée, dont le lobe interne est très petit. Palpes labiaux, à trois articles Les, ailes égales arrivent jusqu’à l'extrémité de l'abdomen. Tarses à trois articles. Abdomen à huit ou neuf articles. Habitent les tropiques.

Embia Latr. Antennes à dix-sept articles. £. Savignii Westw., Éeypte Oiyntha Gray. Oligotoma, Westw. a

8. Fax. Termrmmar!. Termites ou Fourmis blanches {fg. 754). Rte à

* Fig. 754. — Termes PAS pe ct mâle (règne animal). Fig. 755. — Larve de “as Pit 1 1 Fermes lucifugus. & (d'après Ch. Les-

pès).

ques multiarticulées; d'ordinaire, deux ocelles. Mandibules fortes, offrant quatre à six. dents sur leur bord interne. Palpes maxillaires à cinq articles. Lèvre inférieure divisée en quatre lobes à peu près égaux, avec un hypopliarynx large et charnu et des palpes: | labiaux triarticulés. Les ailes délicates, d’égale grandeur, sont, au repos, repliées aralk lèlement au corps. Pattes courtes avec un organe de sensibilité spéciale (?)}, après | F. Müller, dansles tibias, et se terminant par des tarses à quatre articles. Abdomen à meuf « anneaux dépourvu d’appendices. Système trachéen holopneustique, avec dix paires de + stigmates. Système nerveux présentant trois ganglions thoraciques séparés et six gan- : glions abdominaux plus petits. Sur la lèvre inférieure débouche une paire de aides À salivaires. Œsophage avec un jabot et un gésier peu développé. Intestin moyen large à : une seule courbure. Intestin terminal avec quatre paires de tubes de Malpighi et un Per cum volumineux.

Les Termites vivent en sociétés composées d'individus de différentes. sortes; les’ Got. vidus pourvus d’ailes sont sexués et abandonnent le nid quelques semaines après ler dernière mue. Les individus aptères correspondent les uns aux larves (fig. 158) et

1H. Smeathman, Some account of the Termites which are found in Africa and other hot clé mates. Phil. Transact. London, 1781.— H. Hagen, Monographie der Termiten. 4 parties. Berlin 1858. — Ch. Lespès, Recherches sur l'or. ganisalion et les mœurs du Termile lucifuge. Ann. Sc nat., 4° sér., t. V, 1856, — F. Müller, Betträge zur Kenntniss der Termiten. Jen. Nat. Zeitschr LA VU, ett. IX, 1875.

ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTERES. 871

e s (fig. 756) des: premiers, les autres (chez les espèces de Calotermes et de

des neutres par atrophie des organes génitaux dans les deux sexes. Ces neu-

sen “encore en soldats char- -

défense: ‘commune et recon-

leur grosse tête carrée et

mandibules très fortes (fig. 757),

ouvriers, à tête petite, arrondie et

ndibules s moins saillantes, auxquels el MARAIS

bent les travaux domestiques (fig. & A7" hez les individus neutres du genre =

toute trace d'organes génitaux Sr, défaut. En outre, le couple de

les ailes, à maturité sexuelle,

n simple moignon basi-

onuaissables à leur gros ab- £

chez la reine prend un ac- *

énorme. D'après Fr. Müller, ni

si des formes de nymphes At

ment, peuvent jouer le rôle SAAEN

et de mâles de remplace- fines Ÿ cas où le roi et la reine | jeu

0 (fleurs cleisto-

n'acquièrent jamais de Fig. 756. — Nymphe de Fig. 757. — Soldat de Teré p : Termes lucifugus (d'après mes lucifugus (d'après qui, par suite, n'aban- Gp. Lespés). Ch. Lespés). à

s le nid (fig. 759).

pèces vivent dans l'Europe méridionale , par exemple dans le sud de la ’ plupart habitent les contrées chaudes de l'Afri rique et de l'Amérique, où

es troncs d'arbres, parfois mépi sous l'écorce èvent à la surface du sol des monticules, dans des cavités et des pet Les habitations des

ont LE EE revêlues LResrmens- Chez les

bp que les seules cloisons IL existe aussi des nids de glaise, qui sont appliqués

s’établissent dans des cavités sous, entre les racines des palmiers.

noplolermes pacificus édifie des monpe cette espèce, il n’y a point de A 758. sh Fig. Do Er g- la males et les femelles abandon Termes lucifugus (da- secoue Re ne gite peu de temps après avoir passé Lire re 68 + as Fe se de nymphes, et s'élèvent dans s épais. Puis ils tombent sur le sol, ils perdent leurs ailes, dont il ne reste moignon, et tâchent de regagner par paire le nid, où ils deviennent roi et reine. ce n'est là lesort que d’un très petit nombre; la plupart deviennent la proie des oiseaux

872 ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈPES.

des fourmis, et d’autres ennemis. L'accouplement n’a lieu que dans le nid, car les mâles, à l’époque où ils s'élèvent dans l'air, n’ont encore que des testicules rudimentaires. La fondation de nouvelles colonies est plus qu'improbable et, sui- « vant F. Müller, n’est possible que pour les Calotermes. Après : accouplement, l'abdomen des femelles atteint des proportions. colossales (fig. 760). Fréquemment la reine commence à pon= dre dans des chambres spéciales, et les ouvrières vont aussitôt enlever les œufs. Les Termites causent de grands dégâts dans les arbres et les pièces de bois sec PEÉRAREME POUE. Ja menuiserie ou pour les constructions. F Termes L. Cellule marginale dépourvue de nervure. sans saillie antérieure. Pas de pelotes entre les griffes. lucifugus Ross., Sud de l’Europe. T. fatalis L., Afrique tr picale. Bâtit des monticules de dix à douze pieds de haut. … Eutermes Meer. Diffèrent des Termes en ce que les ner= « vures médiane et submédiane sont très rapprochées. E. RE À linus Fr. M. | Calotermes Hag. Cellule marginale avec des nervures. Des pelotes. C. flavicollis Fabr., Sud de l'Europe. C. canella Fr. Müll., Brésil. C. rugosus Hag. Dans quelques formes les ocelles } manquent (Termopsis Hag.). | Rhinotermes Hag. Tête : avec une saillie antérieures Apr termes pacificus Fr. Müll. RÉ

3. GROUPE. AMPHIBIOTICA. Les lartés Hésont dans l'eau et présentent d'ordinaire des branchies ant aypese à à Les stigmates sont oblitérés.

Fig. 760. — Femelle (reine) de 1. Fam. Perzmag!. Corps allongé et ne nilgie ani Termes lucifugus (d'après Ch. large. Yeux latéraux. Trois ocelles. Antennes sétifont Lespès). Ailes inégales ; les ailes postérieures étalées, à région |

térieure pouvant se plier vers le bas. Mandibules souvent petites et faibles. Mächoires

région masticatrice cornée et bidentée; palpes imaxillaires longs, à cinq articles. L

inférieure bilobée au sommet et munie de palpes à trois articles. “Tarses à trois arti

avec de larges pelotes entre les griffes. Système trachéen holopneustique avec dix paï de stigmates. Les branchies trachéennes atrophiées sont encore visibles chez l'imag

Abdomen à dix articles. Ailes souvent atrophiées chez le mâle. Les femelles portent le

œufs un certain temps dans une cavité du neuvième anneau de l’abdomen avant de.

déposer dans l’eau. Les larves vivent sous les pierres, et se nourrissent principalement de larves d'Éphémérides. Elles possèdent ordinairement des faisceaux de branchies chéennes, non seulement sur les côtés de l'abdomen, mais aussi sur le thorax et sur côtes des filaments caudaux (branchies anales). Nemura Latr. (Semblis Fabr.). Corps très allongé. Deuxième article du ‘tarse court. Mâchoire supérieure forte, cornée, munie de trois dents terminales pointue une dent médiane émoussée et une grosse dent basilaire. Région masticatrice maxilles cornée avec deux petites dents. Filament caudal rudimentaire. Lärves muni souvent sur le prosternum de branchies qui persistent chez l’imago. N. nebulosa

N. cinerea Ohv. N. lateralis Pict. N. var iegata Oliv. Larves dépourvues de branchies

chéennes. Taeniopteryx Pict.

1 Pictet, Histoire naturelle des Insectes Névroptères. I. Monographie. Familles dort Pe Genève, 1841. — Id., Mémoire sur les larves des Némoures. Ann. des. scienc. nat., t. X XXVIIL. — Gerstäcker, Ueber das Vorkommen von Tracheenkiemen bei ausgebildeten In Leitschr. für wiss, Zool., t. XXIV. — Newport, On the Analomy and affinities of Plero regalis. Transact. Lin. Soc., t. XX. 1851.

ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈRES. 875 Perla Geoffr. Deux filaments caudaux. Mandibules et pièces masticatrices des maxilles

membraneuses. Palpes maxillaires longs, à articles terminaux grêles. Palpes labiaux à articles, acuminés. P. viridis Fabr. P. bicaudata L. P. microcephala Pict. Larves xrvues de branchies trachéennes. Pteronarcys Newm. Des faisceaux de branchies onnes sur le thorax, l'abdomen et sur les côtés des filaments caudaux. P. reti-

a Burm., Sibérie. P. regalis Newm. Chloroperla virescens Pict. Dictyopteryx Pict.

. Fan. Ersemermaz' (Üg. 761). Corps svelte, mou. Yeux demi-sphériques. Trois es. Antennes courtes et sétacées. Les ailes antérieures grandes, les postérieures petites et arrondies, quelquefois tout à fait absentes ou soudées avec les premières. ces buccales rudimentaires. Tarses à quatre ou cinq articles. Les canaux excréteurs des organes génitaux sont pairs dans toute leur étendue. Pattes antérieures très longues. Système trachéen holo- pneustique avec dix paires de stigmates (deux au mésosorax et au métathorax, huit à l’abdomen), obturées int la période larvaire et qui commencent à être dans la phase de subimago. Abdomen formé dix segments et terminé par trois longs filaments ux, dont le médian peut ne pas se développer. Organes aux femelles s'ouvrant entre ke septième et le huiième anneau. L'avant-dernier anneau abdominal, chez le mâle, avec deux appendices copulateurs articulés.

Les Éphémères ne vivent à l'état adulte qu'un temps très court, ne prennent point de nourriture et sont vouées exclusivement à la reproduction. On les rencontre, pendant »s chaudes soirées d'été, en grandes troupes qui rem-— T'air, et le lendemain on trouve leurs cadavres elés sur les rives. Les larves vivent au fond des eaux et se nourrissent d’autres Insectes (fig. 94). Elles une grosse tête, de fortes mandibules et des dentées. Leur abdomen porte six ou sept de plaques mobiles, faisant fonction de trachées branchiales et terminées par de longues soies pinnées. | Les Éphémères subissent un grand nombre de mues (plus Een 20 chez le Chloëon), et, d’après Schwammerdam, met- Fig. 761. —Ephemera vulgata. Af, trois ans à passer de l'état de larve à celui d'Insecte … flaments anaux (règne animal). Après avoir dépouillé l’enveloppe de nymphe, l'Insecte ailé (subimago) subit encore dernière mue avant d'arriver à l'état d’imago ou d’Insecte parfait. » Ephemera L. Invariablement quatre ailes transparentes, munies de nombreuses nervures transversales. Yeux non réunis chez le mâle, simples. Trois soies abdominales d'égale longueur. Larve pourvue de branchies trachéennes en faisceau et d’un long appendice mandibulaire. Æ. vulgata L. E. lineata Katon. Ephemerella ignita Vod. Palingenia Burm. Différent essentiellement des Ephemera en ce que la soie anale mé- … diane est atrophiée. La larve possède de fortes mandibules saillantes et des branchies trachéennes foliacées. P. longicauda Oliv. Polymitarcys virgo Oliv. … Baelis Leach. Yeux du mâle réunis, simples. Ailes petites, avec de nombreuses nervures transversales. Le plus souvent deux soies caudales. Les larves avec sept paires de bran- “hies trachéennes et des mandibules non proéminentes. B. reticulata Burm. B. flavida Pict., Espagne.

+ J: Swammerdam, Ephemerae vita. Amsterdam, 1675. — Pictet, loc. cit. I- Monographie. Famille des Ephémérides. Genève, 1845. — Cornelius, Beiträge zur nähern Kenntniss der Palin- Géniar longicauda Oliv. Elberfeld, 1848. — J. Lubbock, On the developement of Chloëon dimi-

- diatum: Pransact. Linn. soc., t. XX{V. — Eaton, À monography on the Ephemeridae. Transact. Entom. Soc. London. 1871. — A. Vayssière, Recherches sur l'organisation des larves des Ephémé- widess Ann. des se. nat., 6° sér., t. XULL. 4882. — Réaumur, De Geer, L. Dufour, Burmeister et

, Palmén, loc. cit. ; ;

874 ORTHOPTÈRES PSEUDO-NÉVROPTÈRES.

Chloeon Leach. Quatre yeux à réseau chez le mâle. Nervures transversales des ailes rare Ailes postérieures très frs CI. pumilum Burm. Chloeopsis Eat. Deux ailes ge C. diptera. L.

Potamanthus Pict. Yeux du mâle doubles. Trois soies éalsdaess égales P. hitosis

Oligoneuria Pict. Quatre ailes presque sans nervures transe Trois sotes € ca inégales. 0. rhenana Imh. Caenis Steph. we

3. Fan. Liserxvzar !. Insectes grands, sveltes, Tête libre, mobile. Anténnes courtk subulées, à six ou sept articles. Quatre ailes grandes, réticulées. Yeux très grands, riques, pouvant se rencontrer sur le sommet de la tête. Les ocelles existent. Ap buccal très développé et recouvert par la lèvre supérieure. Mâchoires inférieures à cornés, soudés, et à palpes falciformes uniarticulés. Lèvre inférieure à lobe in simple ou divisé, et à lobes externes séparés, soudés aux palpes biarticulés. Prot étroit, annulaire. Ailes d’égale longueur, vitreuses, très réticulées, offrant un stign près de la pointe. Tarses à trois articles. Abdomen à dix articles: ave stylets anaux 0 posés l’un à l’autre, de manière à constituer une tenaille sur le dernier segment. Système trachéen holopneustique avec trois paires de canaux longitudinaux (un dorsal, un wviscéral et un ventral), plusieurs fois anastomosés entre eux. Les troncs dorsaux sont les troncs principaux qui envoient des branches latérales aux stigmates. Pendant la vie larvaire, les stigmates sont obturés (Palmén). La chaîne ganglionnaire, très allongée, présente sept ganglions abdominaux, l’un d’eux très petit, bien qu'appartenant originairement à r abdomen, s’est avancé dans le thorax et est soudé avec le groupe PRE mas gan thoraciques. Miqql 28e

Les Libellules vivent dans le voisinage des eaux et se nourrissent d'antrès! Insec! leurs couleurs sont différentes dans les deux sexes. Elles ont un vol rapide et} Dans l'accouplement, le mâle saisit la femelle au prothorax à l’aide de ses ap anaux et celle-ci courbe son abdomen vers la base de l'abdomen du mâle, C'est préci J ment en ce point qu’est situé, loin de l’ouverture sexuelle, l'organe copulateur dé rempli de sperme. Les œufs sont parfois pondus dans l’intérieur du parenchyme d plantes aquatiques (Calopteryx, Agr ion). Les larves vivent dans l’eau el chassent les Insectes. À cet effet, elles sont munies d’un appareil spécial, formé par la lèvre, rieure. Celle-ci, rentrée en dessous pendant le repos, couvre comme un masque toute face; mais elle peut se déplier et atteindre assez loin ; elle saisit sa proie avec ses lo b externes, comme avec des tenailles. L'appareil respiratoire de ces larves n’est pas noi remarquable : ; chez les petites larves d’Agrion, ce sont des trachées branchiales, liacées, situées à l’extrémité de l'abdomen ; chez les grandes larves d’Aeschnines Libellulines, ce sont des lamelles nombrenses, traversées par des trachées etplacées le gros intestin. L'eau qui baigne ces organes est alternativement aspirée el expulsée : travers la grande ouverture anale pourvue de valvules. Chez les premières (Calopteryæ), gros intestin présente des mouvements rhythmiques et pe un dr ve ae C représenté par trois bourrelets. |

Mt $ 1. Sous-Fam. AcrroniNar. Ailes antérieures et postérieures égales, à l’état de verticales ou à demi verticales. Yeux séparés. Lobes latéraux de la lèvre inférieu avec un article terminal mobile. Lobe médian de la lèvre inférieure profondément échancré. Couleur d'ordinaire différente dans les deux sexes. Lee me

4 H. Rathke, De Libellularum partibus genitalibus. Regiomonti, 1832. — vw. Sicbo die Fortpflanzung der Libellen. Archiv für Naturg., vol IV et VII. — L. Dufour, Études miques el physiologiques sur les larves des Libellules. Ann. scien. nat., 3° sér., vol. XVIL, —T. de Charpentier, Libellulinaeeuropeae descriptae et depictae. Lipsige, 1840. — De Selys champs et Hagen, Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. Bruxelles, 1854 et 1857. Neuropteren des lithograph. Schiefers in Baiern. Valaeontographica. Vol. XV. — A, € Zur Morphologie der Orthoptera amphibiotica, Berlin, 1873. — De Selys-Longchamps Monographie des Caloptérygines et Gomphines, Bruxelles, 1854 et 1857. — Fr. Brauer, chniss der bis jetz bekannten Neuropteren (im Sinne Linné's). Verhandl. der z00l, bot. Wien, 1868. Sa

due NÉVROPTÈRES. ee 875 F ps de trois branchies trachéennes externes, foliacées, à l'extrémité caudale

eyx Charp. Ailes étalées à partir de la base, et offrant un réseau de nervules n. Pattes longues, garnies d’une double rangée de longues épines. Larves à ation intestinale. C. virgo L. C. parthenias Charp. C. dimidiata Burm., Améie septentrionale, Haeterina Hag. (Amérique méridionale, Caloptégyrines). Taches rminées à la base des ailes, chez le mäle.

Fabr. Ailes longues et étroites, pédonculées à la base, offrant de grandes celcarrées. Pattes courtes, garnies de petites épines. 4. fuberculatum Charp. catum Charp. 4. (4. puella L.) barbarum Charp. Platycnemis lacteum Charp.

sm. Assouninae. Ailes horizontales à l’état de repos. Ailes postérieures plus la base que les antérieures. Lobe interne de la lèvre inférieure non divisé, Loup plus large que les lobes externes terminés par un stylet mobile. aux à trois articles. Larves à respiration intestinale et à masque plat.

. Yeux à réseau séparés. Front large. Troisième article des tarses longs. ne de la lèvre inférieure non fendu. Larve présentant un abdomen court . G. forcipatus L. G. flavipes Charp., etc.

Fabr. Yeux à réseau se rejoignant sur la ligne médiane. Troisième article du coup plus court que le second. Lobe interne de la lèvre inférieure large icré au milieu. Femelle avec un grand oviscapte. Ailes larges, offrant une e) à ee développée. 4. grandis L. A. juncea L. Anax Leach.

EAU E SNSNEERS Hp ie Au. Lisezzuznas. Ailes horizontales à l’état de repos. Palpes labiaux biartis latéraux de la lèvre inférieure dépourvus de dents et de stylet tere, mais beaucoup plus grands que le lobe médian. Yeux réunis d’orint d’oviscapte chez la femelle, Larves à respiration intestinale, privées e médiane du masque, qui enveloppe tout le vertex. (Masque en bouclier.} eux grands, ne présentant point d’appendice au bord postérieur. Abdomen sur les côtés et rétréci en arrière. Ailes semblables dans les deux sexes, rure au bord postérieur. L. vulgata, flaveola, depressa, quadrimaculata pe centrale.

(Epophthalmia Burm). Yeux à réseau présentant un petit appendice au érieur. C. aenea L.; etc. C. (Epitheca) bimaculata Charp.

NEUROPTERA:. NÉVROPTERES

sectes à pièces buccales disposées pour mâcher et pour sucer, à prothoraz libre, à ailes membraneuses réliculées et à métamorphose com-

plèle.

PRE E : Lee à ER AT

Les Névroptères ont une très grande ressemblance avec les Libellules et les

phémères, auxquelles ils étaient encore réunis, il y a peu de temps, tandis que

% . Rambur, Histoire naturelle des Insectes névroptères. Paris, 1842. — Pictet, Histoire na-

des Névroptères. Genève, 1841-1845. — Id., Recherches pour servir à l'histoire et à l'anale des P ides, Genève, 1854. — Brauer, Beiträge sur Kenntniss der Verwandlung der en 2 ou à des Z0ol. bot. Vereins zu Wien; vol. IV et V. — Id., Neuroplera AE Mien/1861: — Drauer et Lôw, Neuroptera Austriaca. Wien, 1857. — Pictet, Synopsis des Né- vroptères d'Espagne. Genève, 1865.

876 no PLANIPENNES.

certains naturalistes continuent à les rapprocher des Lépidoptères à cause d écailles de leurs ailes. Quoi qu'il en soit, ils doivent être séparés des Orthoptères, dont les éloigne l’ensemble de leur organisation interne, autant que leur méta= morphose complète. Leurs ailes ont généralement une for constante, les deux paires sont grandes el D eneuses et à peu près semblables; elles offrent ni réseau de nervures assez serré, essentiellement différent cependant de la nerva=« tion des Orthoptères pseudo-névroptères. Les ailes antérieures ne sont jamais des élytres, les postérieures peuvent se replier ou non. Ces dernières sont parfois | aussi couvertes d'écailles ou de poils (Trichoptera). Les pièces de la bouche forment déjà la transition à celles des Coléoptères; la lèvre inférieure.ne présentes plus que rarement une fente médiane, et les deux paires de lobes se réunissent» en une plaque impaire. Dans le groupe des Trichoptères l'appareil buccal affecte le caractère d'appareil suceur, les mandibules s'atrophient complètement, les | mâchoires et la lèvre inférieure se soudent pour former un tube. D'ordinaire les‘ antennes sont pluriarticulées, filiformes ou sétacées, les yeux de moyenne gran-* deur; les pattes offrent des tarses à cinq articles. Le prothorax est tou | mobile ; l'abdomen se compose de huit ou neuf segments. Le système se rapproche de celui des Orthoptères et consiste ici aussi en deux ou trois gan-| glions thoraciques séparés et un grand nombre (8) de ganglions abdominaux. Le“ canal digestif présente presque toujours un gésier musculeux (Myrméléontides, Hémérobides, Panorpides), mais les Hémérobides seules possèdent un | jabot pédiculé. Six ou huit tubes de Malpighi naissent sur l'intestin terminal. Les larves qui vivent dans l’eau (presque tous les Trichoptera, les Sialis, les Sisyra), portent des branchies trachéennes sur l'abdomen et possèdent un système trachéen clos Dans l’imago le système trachéen est holopneustique. La métamorphose e est toujours complète. Les larves, qui sont carnassières, sont pourvues de pinces ou de tenailles (formées par les mandibules et les mâchoires) ; elles se transforment en pupes immobiles, qui laissent apercevoir déjà les parties de l'Insecte ailé"et sous vent s’enveloppent d’un cocon; elles possèdent jusqu'à un certain point la faculté de se mouvoir, car, avant l’ Loloibe elles sortent de leur repos et cherchent un lieu favorable à leur développement. On trouve des Névroptères fossiles dans. les formations tertiaires et dans l’ambre jaune.

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