S84 APTÈRES
Dans l'intestin buccal débouchent d'ordinaire des glandes salivaires volumineuses; … l'intestin moyen se divise souvent en plusieurs parties. Quatre tubes de Malpighi … sont annexés au commencement de l'intestin terminal. 4
Excepté chez les Cigales, les organes génitaux femelles sont formés de quatre à à huit tubes ovigères, d'un réceptacle ut simple et ne présentent presque À jamais de poche copulatrice. Les testicules sont deux ou plusieurs tubes, dont. 4 les conduits déférents offrent d'ordinaire à leur extrémité un renflement vésiculaire. Un grand nombre d'espèces (Punaises) répandent une odeur repoussante, à qui est due-à la sécrétion d'une glande située dans le mésothorax ou dans le métathorax; dans ce dernier cas, cette glande s'ouvre entre les pattes postérieures. D'autres espèces (Homoptères) se recouvrent d’une sorte de revètement cireux blanchâtre produit par de nombreuses glandes cutanées. bb:
Tous se nourrissent de sucs végétaux ou animaux, qu'ils se procurent au À moyen des stylets acérés que contient leur rostre. Beaucoup d'espèces, par leur apparition en grand nombre sur les jeunes plantes, deviennent nuisibles et produisent parfois des excroissances, des galles; d’autres vivent en parasites < sur les animaux. Les jeunes, au sortir de l'œuf, possèdent déjà la forme générale de l'Insecte adulte et mènent le même genre de vie; mais ils sont dépourvus d'ailes, qui apparaissent déjà comme de petits MES après une des premières mues. Les véritables Cigales mettent plusieurs années pour achever leur métamorphose. Les Coccides mâles se transforment, dans l’intérieur du cocon, en nymphes et subissent de la sorte une métamorphose complète.
Aptera', Parasitica. Aptères
Rhynchotes dépourvus d'ailes, munis d'un bec court et rétractile et à d'un appareil destiné à piquer, parfois avec des pièces buccales rudimen- e aires disposées pour mâcher, à thorax non distinctement articulé et à À abdomen composé d'ordinaire de neuf anneaux. .
Les pièces de la bouche des Pédiculides ont. été décrites d'abord par Swam- = merdam et plus tard par Burmeister, mais la manière de les interpréter de. ces 1 naturalistes a été combattue par Erichson et Simon. D'après les recherches plus É récentes de L. Landois, Brühl et Graber, ces organes sont disposés pour pique et sucer, tandis que chez les Mallophages ils sont disposés pour mâcher. Ils se
1C. L. Nitsch, Die Familien und Gattungen der Thierinsekten. Germar, Magazin der Entomologie, vol. IIL,-et son ouvrage posthume publié par Giebel : Insecta epizoa: Leipzig, 187 — L. Landois, Untersuchungen über die auf dem Menschen schmarotzenden Pediculinen.'Zeitsch für wiss. Zool., vol. XIV, 1864, et vol. XV, 1865. — H. Denny, Monographia Anoplurorum Brilanniae. London, 1862. — N. Melnikow, Beilräge zur Embryonalentwicklung der Insekten. « Arch. für Naturg., vol. XXV, 1869. — V. Graber, Anatomisch-physiologische Studien über Phthirius inguinalis.Zeitschr. für wiss. Zool., vol. XXII, 1872. — A. Murray, Pediculiinfest the diff. races of man. Edinb., 1861. — F. Rudow, Neue Mallophage. leitsch. für die gesammte ,Naturw. 1869. — C. Brühl, Zur feinern Analomie der Lüuse.-Wiener medic. Wochenschrift, 1866. — Piaget, Les Pédiculines. Leiden, 1880.
composent d'une trompe protractile (lèvre inférieure et lèvre supérieure) portant des crochets en hamecçon, renforcée par deux pièces de chitine, et d’un aiguillon creux (sucoir de Brühl), qui peut faire saillie au dehors de la trompe, et qui est peut-être constitué par les mandibules et les maxilles soudées ensemble. Le canal digestif se compose d'un æsophage étroit avec deux paires de glandes salivaires, - d'un large intestin moyen présentant deux cæcums, et d'un intestin terminal . médiocrement long avec un rectum et des glandes rectales vésiculeuses. Il existe
de chaque côté deux vaisseaux de Malpighi. Le système nerveux présente trois . paires de ganglions thoraciques pressés les uns contre les autres. Il n'y a pas d'yeux à facettes, il n’y a que des ocelles. Le système trachéen est holopneustique avec deux troncs longitudinaux très développés, mais seulement avec une seule paire thoracique de stigmates et six paires abdominales (fig. 772). Les organes génitaux femelles ne renferment qu'un petit nombre de tubes ovariens (cinq paires chez les Pédiculides, fig. 195). Au canal excréteur sont annexées deux glandes lobées, et fréquemment un réceptacle séminal piriforme. La fente génitale est recouverte par deux valves. Les organes génitaux mâles se composent d'ordi-
paire de deux paires de testicules, ‘a de deux conduits déférents et de 4 CD deux prostates volumineuses, qui Elle débouchent au commencement VE San DA RE v" du canal éjaculateur allongé et ÈS Larpaes va . CONTRÉES muni d'un pénis. ttes | NX CETr
AN ex) "Aa ont Pad … Les œufs (lentes) sont piri- C2 NET OLD
o.7 NE jus Aire x, formes ; ils sont fixés par leur >> 7 ASS FN à VINS
: : LS SES petit pôle sur les poils et les plu- ! es mes. Sur leur grand pôle, dirigé / pi .. NS en avant, on trouve un cou- © ZAN IN Ë verele aplati, où sont situées des INT FAUX
ouvertures micropylaires entou- Fig. 772. — Phthirius pubis. St, stigmates; Tr, trachées L (d’après Landois).
rées de bourrelets annulaires ou
… de cupules membraneuses délicates. Le développement nous est connu par les recherches de Landois et de Melnikow. Le vitellus se segmente en plusieurs masses. Le développement de l'embryon débute par l'apparition de cellules formatrices au pôle inférieur de l'œuf; puis se montrent aussi à la périphérie du reste du vitellus des cellules qui se réunissent avec les premières, à ce moment réduites à une seule couche, pour former le blastoderme. Sur un point rapproché du pôle inférieur le blastoderme s'épaissit; cette ébauche elypéiforme de l'embryon présente un enfoncement, qui devient de plus en plus profond, de sorte que le germe tout entier s'invagine dans l’intérieur de la masse vitelline. Le blastoderme devient la membrane séreuse, tandis que le germe invaginé s'accroît et se recourbe. Le feuillet postérieur, continu avec la membrane séreuse, s'amincit graduellement et se transforme en une membrane à une seule couche de cellules, ou amnios, tandis que le feuillet antérieur du germe, qui tient àla membrane séreuse par le reste d’un bouclier blastodermique, représente avec ce dernier la bandelette primitive. Le bouclier blastodermique donne naissance aux deux lobes céphaliques et à la partie antérieure de la tête, au-dessus
886 APTÈRES. E de laquelle on ne voit pas le repli amniotique former un sac. En même temps la M bandelette primitive se divise en deux parties, les bourrelets latéraux, sur lesquels se différencient les anneaux, ou protozoonites, ainsi que les pièces de la bouche et les pattes. L'abdomen est à moitié replié sur la face ventrale. Alors « survient, suivant Melnikow, un phénomène de dévagination, qui place l'embryon dans sa position définitive dans l'intérieur de l’œuf, le vitellus recouvrant la « partie ventrale et les parties latérales, en dehors de l’amnios, ayant à cette époque « complètement disparu. Les parties qui limitaient la cavité primitive d'invagi- « nation, la face ventrale du germe et l'amnios, se trouvent par suite tournées en … dehors, et ce dernier forme le dos de l'embryon. Quand la face dorsale de l'em= « bryon est ainsi fermée par l'amnios et la membrane séreuse, a lieu la production el la séparation d’une enveloppe de chitine, c'est-à-dire une sorte de mue dans « l'intérieur des membranes de l’œuf, époque qui coïncide avec le moment où les pièces buccales se transforment définitivement en trompe. Chez les Mallophages, … la partie antérieure de la tête se trouve divisée par un sillon transversal en lèvre supérieure et en clypeus; les mandibules s’aplatissent et acquièrent des appendices en forme de tenailles, les mâchoires antérieures acquièrent des "pièces cornées solides et les mâchoires postérieures se soudent pour former la lèvre inférieure. Chez les Pédiculides, — la description de Melnikowne concorde pas avec
la manière dont on interprète d'habitude les pièces de la bouche, — la lèvre inférieure avec ses deux appendices devient plus longue et représente, avec les mandibules et les maxilles fortement allongées, un appareil buccal conique: La partie antérieure de la tête devient le fourreau de la trompe, tandis que les pièces … buccales se réduisent beaucoup. Le suçoir serait une dépendance de la cavité . buccale ; il existerait chez les Mallophages, qui tous peuvent aussi i sucer Sa Ù sang. AH A
1. Fam. Penicuzmas. Poux. Pièces de la bouche disposées pour piquer et pour sucer. Gaine de la trompe charnue, munie de crochets recourbés. Tube disposé pour piquer, protractile. Thorax indistinctement annelé, abdomen grand, à sept ou neuf articles. Antennes à cinq articles. Pieds armés de crampons, offrant un article términal crochu. Yeux petits et lisses. Vivent sur la peau des Mammifères et se nourrissent de leur sang. Pondent des œufs piriformes sur la base des poils. Les petits ne subissent point de méta- » morphose ; ceux du l'ou de la tête, chez l'homme, achèvent leur croissance en dix-huit u jours et sont dès lors capables de se reproduire. s$
Pediculus L. Abdomen très allongé, à pee plus large que le thorax. P. capitis Deg., + Pou de la tête. P. vestimenti Burm., Pou des vêtements plus grand et d’un blanc sale. Le Pou désigné sous le nom de P. tabescentium ne forme pas une espèce particulière, il est identique à à ce dernier. Haematopinus suis L. ‘4
Phthirius Leach. Abdomen court et ramassé, très large, beaucoup plus large que la ne : tête. Thorax petit. P. pubis L. Morpion, avec des griffes très grandes; sur le pubis 2 et dans le creux des aisselles. “4
fun à
£t De:
2. Fam. Mazropmaca (Anoploures)!. Ressemblent beaucoup extérieurement aux ns mais ils ont le prothorax bien distinct. Antennes de trois à cinq articles. Des antenne
un appareil masticatoire, pas de trompe charnue, mais une sorte de suçoir. Vivent sur
peau des Mammifères et des Oiseaux; se nourrissent de poils et de plumes, mais sucent
également le sang. FA
* O0. Taschenberg, Die Mallophagen. Nova acta Acad. Caes. Léop. Carol., t. XLIV, 1882.
PHYTOPHTHIRES. 887
Trichodectes Nitsch. Antennes à trois articles. Tarses munis d'une griffe. Abdomen de la femelle offrant des appendices. Se nourrit de sang d'Oiseau. Tr. canis Deg. Philoptevus Nistch. (Nirnius Herm.). Antennes à cinq articles. Tarses munis de deux griffes. Abdomen sans appendices. Vivent principalement sur les Oiseaux. Ph. versicolor Burm. Cigogne.
- Coniodes Nitsch. Goniocotes Burm., etc. Liotheum Nitsch. Antennes claviformes, à quatre
articles. Palpes labiaux distincts. Tarses munis de deux griffes et d’une pelote. L. anseris
Sulz. Menopon Nitsch. M. pallidum, sur les Poules, etc. Gyropus Nitsch. Tarses munis d'une griffe. G. porcelli Schrk., sur le Cochon d'Inde.
“ Phytophthires'. Phytophthires
Petits Rhynchotes munis en général de quatre ou de deux paires d'ailes Li membraneuses, peu réliculées, et de quatre soies rigides représentant les … mandibules et les mâchoires.
Ces insectes présentent en général deux paires d'ailes membraneuses, mais les femelles en sont ordinairement dépourvues. Les pièces buccales se composent d'un long rostre et de quatre longues soies chitineuses recourbées, situées dans
un fourreau particulier et qui, suivant Metschnikoff, ne correspondraïent pas aux mandibules et aux mâchoires. L'œsophage est un tube étroit. En avant, vient
déboucher, par un canal commun, une paire de glandes salivaires. Il existe quel-
… quefois une troisième glande salivaire impaire. L'intestin médian, d’abord très élargi, décrit plusieurs circonvolutions ; l'extrémité de la première circonvolu-
“ion est fixée à la paroi du rectum (Coccides), la dernière circonvolution, dans laquelle débouchent les deux tubes de Malpighi, forme un cæcum. Le ganglion sus-æsophagien reste petit par suite de l'absence d'yeux à facettes. Les ganglions de la chaîne ventrale sont réunis en une masse thoracique commune. Fréquem-
- ment la surface des téguments est recouverte d’un dépôt cireux épais, produit … par des glandes cutanées unicellulaires, situées par groupes au-dessous de cer-
… tains mamelons (Claus). Souvent plusieurs générations parthénogénétiques se suc- -cèdent jusqu'à la fin de l'automne, où apparait une génération de mâles et de femelles. La reproduction est par suite une hétérogonie plus ou moins compliquée.
= GC: Bonnet, Traité d'Insectologie, vol. I. Paris, 1745. — J. F. Kyber, Erfahrungen und Bémerkungen über die Blattläuse. Germar, Magaz. der Entomol., vol. I. 1825. — G. Newport, On the generation of Aphides. Transact. Linn. soc., vol. XX. — Huxley, On the agamic reproduction and morphology of Ashis, Ibid., vol. XXIL. — Hartig, Versuch einer Eintheilung der Pflansenläuse, Germar, Zeitsch. für Entomoi., vol. IT, 1841. — Kaltenbach, Monographie der Familie der Pflansenläuse. Aachen, 1843. — R. Leuckart, Die Fortpflanzung der Rindendäuse. Arch. für Naturg., vol. XXV, 1859. — Koch, Die Pflansenläuse, gelreu nach dem Leben abgebildet und beschrieben. Nürnberg, 4857. — E. Metschnikoff, Embryologische Stu- . dien an Insecten. Leitsch. für wiss. Zool:, vol. XVI, 1866. — A. Brandt, Besträge zur Entwickelungsgeschichte, der Libelluliden und Hemipteren. Mém. Acad. de Saint-Pétersbourg, Mol XII, 1869. — Balbiani, Mémoire sur la génération des Aphides. Ann. sc. mat., 5° sér., vol 11, 4869, vol. XIV, 1870, et vol. XV, 1872. — Claparède, Note sur La reproduction des pucerons. Ann, sc. nat., vol. VII, 1867. — Derbès, Note sur les Aphidiens du pistachier lérébinthe: Wbid., 5° sér., vol. XV, 1872. — G. B. Buckton, À monography of the Brilish Aphides, vol. I à LIL. London. Roy. Society, 1878-1881. — J. Courchet, Études sur les galles causées par des Aphidiens. Mëm. acad. sc. de Montpellier, t. X. 1880.
888 PHYTOPHTHIRES.
Le développement de l'embryon, que nous ont fait connaître principalem les travaux de Metschnikoff, commence, dans le pseudovum des Aphides, par l'ap parition d’un blastoderme périphérique, dont les noyaux dérivent de la vésieul germinative. Au pôle inférieur une partie du vitellus, non recouvert par cellules germinatives, se sépare de l’œuf pour se confondre avec l’épithélium la chambre ovulaire. En avant de cet organe cylindrique, les bords du bl derme se réunissent et il s’y forme un épaississement, qui s'accroît de plus en p dans la masse ventrale du vitellus et devient la bandelette primitive, en mé temps qu'il s'en isole une cellule verte produisant graduellement un amas cellulaire, ainsi que l'ébauche des organes sexuels. La bandelette primitive présent des phénomènes entièrement analogues à ceux qu'offrent les Pédiculides ; l’enveloppe blastodermique devient la membrane séreuse, et un feuillet inférieur, | par invagination de l’épaississement primitif du blastoderme, devient l'arnios. Le développement embryonnaire des œufs fécondés est essentiellement analogue.
1. Fam. GCoccrnar'. Cochenilles. Antennes . généralement courtes, à six articles où beaucoup plus (fig. 773). Les femelles sont grosses, aptères et offrent un abdomen scutiforme. Les mâles, beaucoup plus petits, possèdent au contraire de grandes ailes antérieures, suivies d'ailes postérieures atrophiées. Ils manquent à l'état adulte de trompe et de stylets, et ne prennent plus de nourriture; les femelles lourdes, souvent asymétriques et offrant une segmentation à peine visible, enfoncent leur long rostre dans le parenchyme des plantes et restent immobiles. Les œufs sont pondus sous la femelle, dont le corps desséché les protège. Parfois ils sont fécondés (Coccus), parfois ils sed : veloppent par parthénogénèse (Lecanium, Aspidiotus). Les mâles, à l'opposé des femelle (et faisant seuls exception à la règle générale pour tout l'ordre), subissent une”
jé tamorphose complète ; leurs larves, dépourvues d'ailes,
: sont enveloppées d’un cocon et se transforment en pupes
immobiles. Un grand nombre de ces Insectes sont très
nuisibles dans les serres; d’autres sont une source
richesses pour l’industrie, soit qu'ils produisent un
matière colorante (cochenille), soit qu'ils provoqu
par leur piqûre l’écoulement de certains sucs végétaux
séchés et utilisés ensuite dans l’industrie (manne, gore laque).
Aspidiolus Bouché. Le corps de la femelle caché so un bouclier circulaire. Le mâle offre deux ailes. À. nerëi Bouché. Sur le + etc. ï
(arass LL NUIT 4 NU 4
Fig. 7173. — Coccus cactr (d’après Burmeister). — a. Femelle. — b. Mâle.
et ae ses œufs à la face inférieure de. son.
L. hesperidum L. L. ulmi Walk. L. persicae Bouché. Le Kermes Amiot se rattacl K. ilicis L., sur le Quercus coccifera. K. (Coccus) lacca Kerr. sur le Ficus religiosa, l'Inde orientale. MAÉ 4
? Bouché, Beiträge zur Naturgeschichte der Scharlachläuse. Stettiner entom. Zeïitschr., t. Bärensprung, Beobachtungen über einige einheimische Arten aus der familie der Coco Leitsch. für Zool., Zoot. und Palæont.1.—R. Leuckart, Zur Kenntniss der Generationswechsels. der Pgrhenogenese. Frankturt, 1858. — Leydig, Zur Anatomie von Coccus hesperidum: für wiss. Zool., vol. V. — A. Targioni-Tozzetti, Studie sulle Cocciniglie. Mem. della Soc. it sc. nat., vol. IIL, 1867. — Id., Atti della Societa ital. sc. nat.,t. XI, 1868. — Signoret, An entom. de France, 1869. — E. L. Mark, Beilräge zur Anatomie und eee 0 der FAR läuse nee der Coccide, Arch. für mikr. Anat., t. XIII, 1877.
PHYTOPHTHIRES. 889
: Coceus L. Antennes du mâle à dix articles. Femelles mobiles, à antennes à six articles. Corps du mâle muni de deux longues soies anales. Les femelles pondent leurs œufs sur lés plantes. C.-cacti L., vit sur l’Opuntia coccinellifera (Mexico), fournit la Cochenille et
est élevé principalement à Alger et en Espagne. C. (Pseudococcus) adonidum L., sur
- diverses plantes de serre. G. (?} manniparus Ehg., sur le Tamarix (manne).
- … Dorthesia Latr. Antennes courtes, à huit articles chez la femelle, qui est privée d'ailes, mais active. Antennes du mâle plus longues et à neuf articles. Ce dernier pourvu de grandes ailes antérieures et présentant un faisceau de filaments de cire à l'abdomen.
D. urticae L. Monophlebus alripennis Klug. Ici se rattache le Porphyrophora polonica L., . qui vit sur les racines du Scleranthus perennis et fournit la cochenille de Pologne, ou sang de Saint-Jean.
… Aleurodes Latr. Antennes à six articles, dont le deuxième est très-long. Les deux sexes
. sont pourvus de quatre ailes. Métamorphose de la larve comme chez la Cochenille. 4.
chelidonii Latr.
ae 9, Fa. Armoas (fig. 151, 132 et 135)t. Pucerons. Antennes très longues, à cinq ou sept articles. Bec long, à trois articles, très développé dans les deux sexes; cependant il existe … aussi chez quelques espèces des individus sexués dépourvus de trompe, qui, à l'opposé . des nourrices vivipares, ne prennent aucune nourriture. D’ordinaire, il existe quatre ailes très transparentes, offrant très peu de nervures; elles manquent quelquefois chez [a femelle, plus rarement chez le mäle. Pattes longues, tarses à deux articles. Les Pucerons se nourrissent de sucs végélaux qu’ils pompent sur les racines, les feuilles et les bourgeons de certaines plantes; ils habitent dans des cavités ou galeries, dans les diflormités des feuilles, sortes de boursouflures déterminées par la piqûre de ces . Insectes. Beaucoup d’entre eux possèdent sur la face dorsale de l’antépénultième segment abdominal « deux tubes à miel » (cornicules), qui sécrètent des gouttelettes sucrées dont -Jes Fourmis sont très avides. Les membranes larvaires rejetées avec leur enduit cireux, - blanchätre, semblable à de la moisissure, se collent contre les tiges et les feuilles au moyen de ce suc mielleux. Les particularités que présente la reproduction de ces K Insectes, et qu'ont déjà observées au siècle dernier Réaumur, Degeer et Bonnet, sont remarquables sous plus d’un rapport. Avant tout, ce qu’il y a de plus curieux, c’est Le polymorphisme et la parthénogénèse qui en est une des conséquences. Outre les femelles, … en général aptères, qui apparaissent seulement en automne, en même temps que les . mâles ailés, etqui pondent après l'accouplement des œufs fécondés, il y a des générations rivipares, le plus souvent ailées, qui se montrent au printemps et en été, et qui produisent un très grand nombre de nouvelles générations sans le concours des mâles. Bonnet = avait déjà observé neuf générations d’Aphides vivipares issues sans interruption les unes . des autres. Les individus ainsi vivipares se distinguent des véritables femelles, non seulement par la forme et la couleur et très fréquemment par la présence des ailes, mais encore par des modifications essentielles de l'appareil génital et des œufs (pseudova) ; en effet, il n'y a pas de réceptacle séminal, et les œufs subissent leur développement embryonnaire dans les tubes ovifères. Les individus vivipares doivent par conséquent être considérés comme des femelles à organisation spéciale simplifiée, conformées pour se reproduire parthénogénétiquement et non point comme des nourrices (Steenstrup). La justesse de celte manière de voir est démontrée par le mode de reproduction des Chermes, chez lesquels on observe plusieurs générations de femelles ovipares, ainsi que par le mode de formation des pseudova®. D'ordinaire, les Aphides vivipares et ovipares alternent d'une
ah
Outre R. Leuckart,, etc., voyez : Balbiani, Observations sur le phylloxera du Chéne. Ann. sc. nat, t. XIX, 1874. — Id., Comptes rendus, vol. LXXVILI, LXXIX et LXXXI. 1873-1875.— Derbès, Note sur les Aphides du pistachier térébinthe, Ann. sc. nat. 1872.
? Cette manière de voir, émise d'abord par Claus (Ueber Generalionswechsel und Parthenogenese, Marburg, 1868, et Beobachtungen ueber die Bildung des Insecteneies. Zeitschr. für wiss. Zool. 1864), a été depuis adoptée par plusieurs naturalistes, entre autres par R. Leuckart (Die Fort- Pflansung der Blatt und Rindenläuse. 1814).