‹ Traité de zoologieChapitre 263 sur 434 · ET · texte numérisé non relu

ET

1 Voy. Swammerdam et RÉBeDUTE, Üeber Entwicklung der fusslosen ni Nov. act. Leop. Carol. Akad., vol. XVI, 1832.

| Les Guêpes solitaires et les Abeilles construisent de même des nids dans le sable, | dans la terre ou dans le bois sec, dans lesquels ils déposent leurs œufs, chacun | dans une cellule distincte, remplie en général de miel ou de substances végé-

* tiles, plus rarement de matières animales. L'abeille perce-bois (Xylocopa violocea)

p des galeries dans des branches mortes et les divise par des cloisons transversales en un certain nombre de cellules renfermant chacune un œuf avec une “petite quantité de nourriture. L'Abeille maçonne [Megachile (Chalicodoma\

tinés par de la terre comme par un mortier, fixés sur un mur ou entre des … pierres. Un autre Hyménoptère appartenant au même genre, appelé par Réaumur - le Coupeur de feuilles (M. centuncularis), creuse des galeries dans la terre et y . dispose des cellules faites avec des fragments de feuilles de rosier, qu'il a été couper. Dans de nombreux cas, les femelles exécutent leurs constructions dans le voisinage les unes des autres, de manière à constituer ainsi de grandes g galeà ; ries ou nids communs. Le genre de vie de ces Hyménoptères vivant ensemble, mais que nous regardons cependant comme solitaires, parce qu'il leur manque | une organisation sociale fondée sur la division du travail, peut être considéré comme celui que présentaient à l’origine ces groupes d'Hyménoptères réunis en sociétés bien organisées, tels que les Fourmis, les Guêpes, les Bourdons et les Abeilles, et chez lesquels peu à peu le nombre des femelles douées de la faculté de pondre a diminué, tandis qu'il apparaissait une génération de femelles à … organes sexuels avortés, à laquelle incombent les travaux de toute sorte, la con- . Struction de la demeure commune, la défense de l'association, etc. La présence de ce troisième groupe de formes, à côté des individus sexués, est, avec la division . du travail, la condition essentielle de l'existence de ces grandes sociétés. Les - ouvrières, que l’on regardait à tort comme complètement dépourvues des attributs de la sexualité, et que l'on appelait des neutres, sont des femelles dont les organes génitaux et les organes copulateurs sont avortés, en général pourvues d'ailes, parfois cependant aptères. Elles peuvent, dans les différentes espèces, pondre plus ou moins fréquemment des œufs non fécondés, qui donnent naissance à des Hyménoptères mâles. Les habitations de ces espèces, ainsi groupées en colonies, peuvent être construites avec différents matériaux (bois mâché, cire) dans la terre et dans les arbres creux, souvent avec une grande régularité et un art admirable, et les larves, après leur éclosion, sont, à peu d’exceptions près, nourries dans leurs cellules avec des substances végétales ou animales. Les modes variés, d'après lesquels les Insectes se procurent la nourriture et les soins dont ils entourent leur progéniture sont un résultat de l'adaptation. On a quelques raisons de considérer les espèces de Prosopis comme la forme ancestrale commune des Apides, et celles-ci, de même que les Vespides, comme dérivées des Hyménoptères fouisseurs.

Le développement de l'embryon a été principalement observé sur l'œuf de l'Abeille. Les premières cellules blastodermiques sont produites au pôle supérieur etun peu élargi de l'œuf; elles dérivent de petites proéminences nucléées de protoplasma (Kowalevsky). Quand le vitellus tout entier est recouvert par la membrane blastodermique, il se forme d’abord à l'extrémité antérieure, puis à l'extrémité postérieure, entre le vitellus et le blastoderme, un espace rempli de

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liquide, puis apparaît en avant un épaississement clypéiforme, comme chez 1 ‘Hydrophilus, avec un repli transversal (repli céphalique) et un sillon longitudinal, qui se ferme à la partie antérieure par soudure de ses bords et reste ouvert seu: lement en arrière. Les enveloppes embryonnaires se forment de la mêmemanièré que dans ce Coléoptère, avec cette seule différence que le Se Mae a Kerr plus près du pôle de l'œuf. F

Le développement des Ptéromaliens est différent (fig. 743). Dans ces isli l'œuf est dépourvu de vitellus nutritif et à une certaine phase du développement: présente trois cellules, dont l’une, centrale, constitue le var et les deux autres forment l'amnios. | à À #4

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