res; Ed, glande de
4 Pterotrachea, ils possèdent en outre Pile D rires
au pied une ventouse. Chez les Atlanta tacle séminal; Va, vagin.
… et les Carinaria, la ventouse existe
. dans les individus des deux sexes. Les testicules et les ovaires remplissent la partié postérieure du sac viscéral et sont en partie enchâssés dans le foie (fig. 879). Le canal déférent débouche sur le côté droit, ainsi que l'oviducte ; il est éloigné de l'organe copulateur, et le sperme est amené à ce dernier par un sillon cilié qui part de l'orifice génital. L'organe copulateur se compose de deux parties situées côte à côte, le pénis proprement dit creusé d'un sillon, prolongement du sillon cilié, et un appendice conique perforé au bout, renfermant une glande allongée qui sécrète urie matière visqueuse. L'oviduete est plus compliqué ; une grosse glande de l'albumine et une poche séminale lui sont annexées ; sa EOrLioN terminale élargie fonctionne comme vagin (fig. 880).
- Les femelles pondent leurs œufs réunis en cordons cylindriques qu'elles portent parfois sur elles (Firoloides). Plus tard ces cordons se divisent en plusieurs morceaux. Chez les Atlantides seules, les œufs sont pondus isolément. La segmentation, qui a été suivie dans ses moindres détails par Fol, est inégale. Elle
LA
1042 HÉTÉROPODES.
aboutit à la formation d'une blastosphère, dont la portion végétative, comp dé grandes cellules, s’invagine et donne naissance à uné sorte de gastrula. vis la bouche de la gastrula, ou blastopore, apparaît un enfoncement gian de l’ectoderme, dont les cellules sécrètent plus tard le rudiment de la ei (glande coquillière). lei aussi le blastopore, après s’être contidérabieen devient la bouche définitive, ou mieux encore l'orifice de SU dans . testin moyen (Fol).. | Sur la partie antérieure de l'embryon (celle où se sont montrés ies-gl DU polaires) se forme, au-dessus de la bouche, l'ébauche du voile cilié, divisé tard en deux grands lobes, et sur la face opposée un mamelon, qui est le Deux cellules, situées derrière ce rudiment de pied, indiquent le point où I! tin anal se forme par invagination de l’ectoderme. À cet état l'embryon. l'œuf, le voile cilié s’accroit et se divise par de profondes incisures en plu lobes (Atlanta). Dans l'aire entourée par le vélum (plaque apicale) se déw le cerveau. On y voit apparaître les otocystes, puis les yeux, etplus tand les tentacules, et peu à peu se développe sur le pied, prolongéen arrière, la ageoire particulière aux Hétéropodes. Ces larves, qui présentent la plus grande blance avec celles des Gastéropodes, se débarrassent de l'opercule (Carina de l'opercule et de la coquille (Plerotrachea), en même temps que le s'atrophie à mesure que se développe la nageoire, et elles ACIER pe la forme et l'organisation de l'animal adulte. {is Les Hétéropodes sont des Mollusques essentiellement ones qui montrent souvent en quantités très considérables dans les mers éhaudes. Is gressent lentement par les mouvements du corps et de la nageoire, le ventrale tournée en haut. Ils sont tous carnassiers. Quand la langue est p au dehors, les dents latérales se redressent comme les branches di tenaille pour se rapprocher ensuite lorsqu'elle rentre dans le pharynx. la sorte de petits animaux marins sont saisis et introduits dans le digeslif.
1. Fam. ArLanrTinar. Sac viscéral gros, contourné en spirale, Pa pa par le teau et par une coquille discoïde, spir alée. Branchies cachées dans la cavité palléale, divisé en trois parties : la queue, cylindrique, portant l'opercule, Je mésopodi présentant une ventouse, et la nageoire ou DOME À
9. Fax. PrEROTRACEEI DAS. Corps allongé, cylindrique, avec un petit sac tantôt entouré par une coquille plate, tantôt nu. Branchies toujours libres. forme une grande nageoire ventrale foliacée et un prolongement postérieur.
Carinaria Lam. Coquille délicate, recouvrant le nucléus tout entier. Que sans appendice filiforme. Nageoire dans les deux sexes avec une ventouse médianés à trois pointes recourbées et sensiblemement égales. C. medite Cardiopoda D'Orb.
Pterotrachea Forsk. (Fa vla Péron). Pas de coquille. Queue avec un ‘héros Nageoire avec une ventouse seulement chez le mâle. Tête dépourvue de ten
LS Le
PULMONÉS. 1043
Pt. coronata Forsk., Méditerranée. P. muticata, P. Fredericiana. L. scutata Gegb., Méditerranée.
… Firoloides Desh. Pas de coquille, ni d’appendice caudal. Miles avec deux tentacules | Nageoire avec une ventouse seulement chez le mâle. Branchies petites ou nulles. F, Le- - sueurii Eyd. Soul. F. Desmaresti Eyd. Soul., Méditerranée.
PULMONATA :. PULMONÉS
#. Gastéropodes terrestres et d'eau douce, hermaphrodites, sans opercule au pied, pourvus d'un poumon, derrière lequel est situé le cœur. (Quelques
va
—lormes sont opisthopulmonces.)
La partie supérieure du manteau est, comme chez les Cyclostomides, pourvue lun réseau de vaisseaux qui servent à la respiration aérienne, et présente à droite un orifice respiratoire (fig. 881). Les Pulmonés d'eau douce remplissent d'eau, leur cavité respiratoire pendant le jeune âge et plus tard seulement d'air. Quelques espèces de Planorbes et de Limnées conservent toute leur vie la faculté de
kig. 881. — Arion empiricorum. Al, orifice respiratoire (règne animal).
- profondeur, des Limnées, dont les poumons étaient pleins d'eau. À côté de l'o- … rifice respiratoire, parfois même dans la chambre respiratoire, est situé l'anus —et l'ouverture du rein. Sur le même côté, mais plus en avant, débouchent les | organes génitaux. Les recherches de von Ihering portent à croire que la cham- % bre respiratoire ne correspond à la chambre branchiale que chez les Basommato-
nn. 1e chez les Stylommatophores, elle serait formée par la portion terminale du rein. Quelques-uns de ces Mollusques sont nus, ou ne présentent qu'un
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1044 PULMONÉS,
rudiment de coquille dans les téguments du dos; d'autres possèdent une € relativement mince et généralement dextre; les Physes, les Planorbe Clausilies seuls sont sénestres. Il n'existe pas de véritable opereule, m
‘ A vent un opercule poraire, qui tom printemps.
Par leur or tion interne, les monés se rappro:
surtout des Op branches, bien sauf quelques ex tions Mn
Go. v a b Fig. 882. — Radula de Succinea putris (d’après Fischer). — a, dent médiane; b, dents mass fr dents latérales.
ports. de position. Outre la glande du pied, on trouve quelquefois mucipare à l'extrémité postérieure du corps (4rion). L'armature buccale. pose d’une mâchoire supérieure cornée i s ordinairement striée en long (elle manque quelquefois (fig. 842) et d’une radula, s ble à une râpe, couverte de nombreuses dents posées par rangées longitudinales et transve les La 882). On a Aa ve tenté d'ét
D ess ts
obtenir ainsi un prouver naturel (4gna Oxygnatha, Aulacognatha, M gnatha, Elasmognatha). |
Tous les Pulmonés sont and Ils possèdent une seule gland phrodite. Partout on rencontre une glande l'aibumine très développée qui débouche .
portion supérieure de l'utérus. A l'ex canal de la glande hermaphrodite est :
(ou deux) vésicule séminale remplie de Le réceptacle séminal longuement p -. reçoit pendant l’accouplement le sper de. l’autre conjoint, est placé non loi:
fice de l'appareil génital, ainsi que le sac:
CE
re HET
Ale 123;
CLS IE A Fe:
Fig. 883. — Appareil Hudnétess du
‘Limnaeus stagnalis (d'après Baudelot).
— a, glande hermaphrodite; b, son canal excréteur; € , glande de l'albumine; d, organe de la glaire; h, utérus ; ?, col de la poche copulatrice; d, poche copulatrice ; m, orifice femelle ; ef canal déférent; 9 pénis.
leuses,:e ceux qui vivent à la surface de la terre, dans des endroits humides,
et les glandes annexes ne LU t bre d'espèces de Clausilies et de Pupa sont pares. Les autres Pulmonés pondent des ceux qui vivent dans l’eau douce, sur les aquatiques, réunis en masses aplaties ou
PULMONÉS. 1045
d'une coquille calcaire. Le vitellus est toujours enveloppé d'une certaine quantité d'albumine qui sert à la nutrition de l'embryon pendant son développement. - Le développement a été dans ces derniers temps étudié avec soin chez diverses … espèces de Pulmonés d’eau douce (Limnaeus, Planorbis)*. Les œufs sont pondus sur des pierres ou des plantes aquatiques; le plus souvent ils sont réunis en — masses sans forme déterminée; mais chez les Planorbis cette masse a la forme d'un disque et les œufs y sont disposés sur une seule couche, et chez les Ancylus elle est globuleuse et les œufs y sont disposés sans ordre. L'œuf se compose d'une double enveloppe, de l'albumine et, en dedans de celle-ci, de la cellule ovulaire dépourvue de membrane vitelline. La segmentation, qui commence — après l'expulsion des globules polaires, est régulière au début, mais devient iné- … gale après le stade correspondant à la division du vitellus en quatres globes; un plan équatorial divise en effet le vitellus en quatre grosses sphères situées au pôle végétatif et quatre petites sphères pâles situées au pôle animal. Les quatre … premières sont ensuite partagées par un nouveau plan équatorial en quatre petites . | ss pâles, qui sont appliquées contre les quatre petites sphères du pôle animal et en quatre grosses sphères très granuleuses, qui renferment principa- - lement les éléments de l’entoderme et du mésoderme. Les huit petites cellules . formeront uniquement l'ectoderme (Rabl). Toutes les sphères se divisent mainte- . nant à la fois, et les grosses cellules produisent encore quatre petites cellules … pâles qui vont se réunir aux seize autres cellules voisines. À partir de ce stade tous les-produits de division des quatre grosses cellules granuleuses ne servi- . vont plus qu'à constituer le mésoderme et l'entoderme (Planorbis, fig. 884). L'em- … bryon, creusé au centre d'une cavité de segmentation, commence à s’aplatir au pôle … végétatif et à prendre une forme bilatérale; en effet, des quatre grosses cellules … végétatives, les deux situées vis-à-vis l'une de l'autre de chaque côté (cellules latérales) donnent naissance à deux petites cellules, qui ne tardent pas à se multiplier; les deux autres cellules végétatives (cellules médianes) situées entre les … premières, ne se comportent pas de même, l’antérieure s’allonge et reste longtemps sans se diviser ; la postérieure, au contraire, est bientôt recouverte parles deux premières cellules qu'elle produit. Les deux cellules postérieures fournissent les éléments dumésoderme. À mesure que le nombre des cellules augmente, la zone entodermique aplatie s'enfonce dans la cavité de segmentation et constitue sur toute la face ventrale de l'embryon une invagination avec un orifice en forme de fente allongée (bouche de la gastrula ou blastopore). Pendant que l'ecto-
1 Stiebel, Ueber die Entwicklung der Teichhornschnecke. Meckel's Archiv, t. Il. 1816. — C. G: Carus, Neue Beobachtungen ueber das Drehen des Embryo im Eie der Schnecken. Nova act. Leop. Carol. t. XII. 4829. — E. Jacquemin, Ueber Planorbis cornutus. Ibid., t. XVIII. 1838. — Karsch, Ueber Limnaeus. Arch. für Naturg. 1846. — E. Ray Lankester, Observations on the development of the pondsnail (Limnaeus stagnalis) and on the early stages of other Mollusca. Quart. Journ. of microsc. science, t. XIV. 1874. — Id., Remarks on the shellglands of Cyclas and the
“planula of Limnaeus: Ybid., t. XVI. — H. Sicard, Recherches anatomiques et histologiques sur le Zoniles algirus. Ann. sc. nat., 6° sér,, t. I. 1874. — C. Rabl, Die Ontogente der Süsswasser- Pulmonala: Jenaische Naturw. Zeitschr., t. IX. — Id., Ueber die Entwicklung uer Tellerschnecke. Morph: Jahrbuch., t. V. 1879. — IL. Fol, Sur Le développement des Gastéropodes pulmonés. Archives de zool. expér., t. VELL. 4880. — Perez, Recherches sur les phénomènes qui précèdent la segmentation de l'œuy chez l'Helix aspersa. Journ. de l’Anat. et de la Physiol., t. XV. 1879. — E. L. Mark, Maluration, fecundation and segmentation of Limax agrestis. Bullet. Mus. comp. 200]. Cambridge, t. VI, Xe 12, 1882.
1046 PULMONÉS.
derme devient plus fortement convexe sur la face opposée, c’est-à-dire face dorsale, les bords du blastopore commencent à se souder d’arrière en
Fig. 881, — Développement du Planorbis (d'après | C. Rabl). — a, coupe optique Sue quatre sphères de segmentation; RK, globules polaires; Fh, cavité de segment: avec quatre cellules mésodermiques, vu par le pôle végétatif. Ms, cellules mésoc derme; Ec, ectoderme. — c, coupe optique oblique del’embryon précédent. — d, Sdr, glande coquillière; S, coquille; 0, bouche; D, tube digestif; R, radula; Sp, œil; O4, otolithe; N, rein primitif; Ve, velum.
Le mésoderme est représenté de chaque côté, par suite de Ja diviéi né
des grosses cellules postérieures, par une rangée de cellules, ou bande
dermique. Les cellules entodermiques, qui tapissent la cavité de la remplie d'albumine, sont devenues plus grandes et plus transparentes de l'absorption continue des particules d'albumine, et les cellules ectoder au pôle animal se sont disposées en deux groupes symétriques pour con la plaque apicale, d’où proviendra le ganglion sus-æsophagien. Au-des du blastopore, qui s'est très rétréci, apparaissent des cils vibratiles d'al épars sans ordre, et auxquels est due la rotation de l'embryon au mi l'albumine. Peu à peu ces cils prennent une disposition régulière et formen rangées qui bordent le rudiment du voile. Sur la face ventrale, entre les de lules mésodermiques postérieures et la bouche, se montre un mamelon le pied, et vis-à-vis sur la face dorsale, une petite dépression de l'ectod sette ou invagination préconchylienne) indique la place où débutera la :
de la coquille. L'emibryon, qui prend une forme allongée, est.entré dans LL
de Trochosphère (Ray Lankester) et absorbe de grandes quantités d'a
grâce surtout aux cils vibratiles du bord de la bouche (formée parle
ment en dedans de l’ectoderme). À partir de ce moment l’accroiss L
rapide ; les deux moitiés de la plaque apicale deviennent plus. distinetes,
et la glande coquillière deviennent plus grands, et le vélum présente latéraux dépourvus dé cils, mais, comparé à celui des larves de Ge marins, reste rudimentaire. L'intestin antérieur, qui est produit par la cation des cellules de l’ectoderme, qui, à partir des bords de la bo foncent dans l'intérieur de l'embryon, prèsente bientôt sur sa paro
une invagination, origine du fourreau de la langue. Quant à.
terminal, il dériverait d’un prolongement de l'intestin médian, dé
‘plus tard à l'extérieur, au sommet d’un petit mamelon, dont les
se déchireraient pour constituer l'anus. La coquille apparaît au- -dessus de
BASOMMATOPIIORES. 1047
sette préconchyliennet, comme une délicate lamelle hyaline. La bandelette méso- É Dore prend une étendue de plus en plus considérable; ses cellules se sént pour se transformer en muscles et en tissu conjonctif; quelques-unes se k D nent de chaque côté, pour former un canal coudé, dont la branche intéieure présente un orifice en entonnoir tapissé de cils vibratiles. Ce canal est le “rein primitif; suivant Rabl, il est dépourvu d'urifice excréteur et représenterait morphologiquement un canal en lacet rudimentaire. + Dans la période évolutive suivante, l'asymétrie de la forme extérieure ainsi que de l'organisation interne du Gastéropode se produit peu à peu par suite du > changement de position du tube digestif, par l'apparition du rein perma- F4 nent, et par l'accroissement sur le côté droit de la coquille produite par la - fossette préconchylienne. L'embryon avec sa coquille appliquée sur le dos s’al- . longe considérablement et les plaques apicales proéminent fortement; deux .… saillies sur leur bord externe sont les rudiments des tentacules. Le rebord cilié du manteau forme un repli;le mamelon anal est rejeté à droite, entrainant avec lui l'intestin terminal, sur le côté gauche duquel est situé le rudiment du … rein permanent. Au-dessus apparaît, sur le bord du manteau, une fossette, d'abord peu indiquée, mais qui devient plus tard de plus en plus profonde; c'est la chambre respiratoire. Quant aux ganglions pédieux, ils proviennent probablement . de proliférations de l'ectoderme de la région du pied, mais jusqu'ici on n’a pu s'en assurer directement.