CLASSE
| THALIACEA:, THALIACÉS, SALPES
Tuniciers nageurs transparents comme du cristal, ayant la forn cylindre ou d’un tonnelet, à viscères ramassés en nucléus, pourvus d ouvertures palléales terminales et opposées, et d’une branchie rubai lamelleuse.
Les Thaliacés sont des animaux dont le corps en forme de cylindre © tonnelet a la transparence du cristal et la consistance de la gélatine. Ils tantôt solitaires, tantôt réunis en chaînes régulières et nagent à la de la mer par des mouvements ry ‘thmiques de resserrement et de d de leur cavité respiratoire. Leur manteau externe, tout à fait trans présente souvent, particulièrement aux extrémités du corps, dans 1 nage de la bouche et de l'orifice de sortie, des appendices à l'aide les individus sont réunis en rangées longitudinales. Plus rarement les forment des chaînes annulaires, en se réunissant les unes aux autres à 1 d'appendices ventraux (Salpa pinnata).
Les deux ouvertures du manteau sont opposées; la bouche (orifice d’ est située à l'extrémité antérieure du corps, l'orifice de sortie à l'extrémi rieure, mais rapproché de la face dorsale. La première est en général ur fente transversale à lèvres mobiles, donnant entrée dans une cavité spacieuse, dans laquelle la branchie cylindrique ou lamelleuse s'étend. ol ment en bas eten arrière, à partir de la face dorsale. Dans le premier cas (: le ruban branchial creux et rempli de sang n'offre pas de fentes; chez LL liolum, au contraire, où la branchie constitue une cloison divisant la cay chiale en deux chambres, antérieure et postérieure, elle est percée de der latérales de fentes transversales, qui permettent à l'eau de passer de la ch antérieure, ou chambre pharyngienne, dans la chambre postérieure, ou ;
1 Outre les ouvrages déjà cités de Forskal, Cuvier, Savigny, Chamisso, Eschricht, voyez : Huxley, Observations upon the anatomy and physiology of Salpa and Pyrosoma with remarks upon Doliolum and Appendicularia. Philos. Transact. London. 1851. — Ueber die Gattung Doliolum and ihre Arten. Archiv für Naturgeschichte. 1852. — Ueber die anatomische Verschiedenheit der zwei Formen bei den Salpen. Nerhandl. burger med. phys. Gesellsch. t. III. 1852, et Zeitschr. für w. Zool. t. IV. 1853. — | Zoologische Untersuchungen. Giessen, 1854. — C. Vogt, Recherches sur les animaux à la Méditerranée. Genève, 1854. — C. Gegenbaur, Ueber den Entwicklungscyclus von nebst Bemerkungen über die Larven dieser Thiere. Zeitschr. für wiss. Zool. t. NII Keferstein et Ehlers, Ueber die Anatomie und Entwicklung von Doliolum, in Zoolo träge. Leipzig, 1861. — C. Grobben, Doliolum und sein Generationswechsel. Arbeïtens zool. Institute in Wien. t. V. 1882.
Cu
cloacale (fig. 965). Celle-ci communique avec la première, chez les Salpes, à oite et à gauche du ruban branchial. Le sillon ventral avec l’endostyle est, de ême que les deux ares ciliés qui circonscrivent l'entrée de la cavité respiratoire, & sur la paroi de cette cavité. Cette dernière, par conséquent, ne correspond jas à la chambre péribranchiale des Ascidies, mais au sac pharyngien, dont la “haroi dorsale produit de bonne heure le rudiment de la branchie. Le tube digestif es pelotonné et forme une masse colorée d’une teinte vive, le nucléus ; il est situé avec les autres viscères, le cœur et les organes génitaux, dans une sorte de cavité “viscérale entourée fréquemment par un repli du manteau.
. Le système nerveux, les organes des sens et du mouvement présentent une organisation bien supérieure à celle des Ascidies. Le ganglion avec ses nombreux nerfsrayonnant dans tous les sens est placé au-dessus du point d'insertion du ruban branchial et atteint une taille assez considérable, de sorte qu'il est aisément visible l'œil nu avec la tache de pigment qui le surmonte. Ordinairement, en effet (Salpa), sur le ganglion repose un appendice hérique ou piriforme avec une tache de pigment rouge brun en forme de fer à cheval et de nombreuses forma- tions bâtonnoïdes, qui prouvent que cet organe est bien un œil. Dans | «| d'autres cas (Doliolum), SNS sur le côté gauche du
ganglion on trouve une Fig. 965. — Individu sexué de Doliolum denticulatum (d’après Grob-
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ben). — 0, bouche; 4, anus; K!, cloaque; N, centre nerveux; %s, |
vésicule auditive. La fos- ygane sensoriel cutané: Wb, arc cilié; Wg, fossette ciliée; End, en- - sette médiane vibratile dostyle; Br, branchie; C, cœur; D, tube digestif; T, testicule; Ov,
\s ovaire; M, cércles musculaires, est également placée | - dans la cavité respiratoire, en avant du ganglion, qui lui envoie un nerf particu- “lier. On observe chez le Doliolum des organes des sens spéciaux situés dans les lobes qui entourent les deux orifices du manteau et aussi sur d’autres points . des téguments; ce sont des groupes de cellules rondes, auxquelles aboutissent des nerfs. La locomotion a lieu exclusivement par les contractions des muscles de la cavité respiratoire. De larges rubans musculaires, parfois entre-croisés, entourent cette cavité comme des cercles de barriques, la rétrécissent en se contractant et chassent une partie de l’eau qu’elle contient par l'orifice de sortie, de telle sorte que le corps par suite du choc en retour est poussé dans le sens - opposé. Les chaînes de Salpes peuvent aussi progresser par saccades, le choc en retour simultané produit par la contraction de tous les individus placés d'un mème côté se réunissant pour pousser la chaîne dans une même direction. La reproduction chez les Salpes est alternativement sexuelle et asexuelle. Le premier mode donne naissance à des Salpes solitaires, le second à des Salpes agrègées ou chaînes de Salpes. Les individus qui constituent les chaînes de Salpes sont seuls sexuës et ne forment jamais de stolon (fig. 966); les Salpes solitaires
ne se reproduisent, par contre, que par voie agamogénétique par bour ment sur un stolon (fig. 967). Et comme ces deux formes, qui différent au — " ‘par latai
res, alt gulière lecyelev
Fig. 966. — Salpa mucronata. — 0, Fig. 967. — Salpa democratica. — 0,
bouche; À, orifice de sortie; N, gan- bouche; À, orifice de sortie; Br, branglion; Br, branchie; End, endostyle; chie; End, endostyle; Wg, fossette
Nu, nucléus; C, cœur; Emb, em- ciliée; Ma, manteau; Nu, nucléus ;
bryon. Slp, stolon prolifère.
alternance dans les générations de Salpes solitaires et de chaînes de Salpes été observée par le poète Chamisso. EEE". AREMIESS Les individus qui composent les chaînes de Salpes sont hermaphrodite les deux sortes d'éléments sexuels ne se développent pas en même temps et suite ne sont pas aptes à remplir leur fonction à la même époque. De très heure, immédiatement après la naissance, les organes génitaux femel entièrement développés, tandis que les tubes en cul-de-sac des testicules . raissent qu'à une époque beaucoup plus reeulée à côté du nucléus et ne sent que bien plus tard encore des spermatozoïdes. Presque toujours les femelles se réduisent, chez les Salpes, à une capsule renfermant un $ suspendue du côté droit, à quelque distance du nucléus, à un pédoncule et qui $'ouvre dans la cavité branchiale. Plus rarement (S. zonaria) il ex sieurs follicules séparés les uns des autres. L'œuf est fécondé dans le par des Spermatozoïdes qui ont pénétré par la bouche dans la cavité b et qui passent de là dans le follicule à travers le canal du pédoncule, ou : Après la fécondation le pédoncule se raccourcit, l'œuf en s'accroissant proche de plus en plus du revêtement interne de la cavité branchiale avec son enveloppe une vésicule saillante, dans laquelle il subit, comme {
une chambre incubatrice, son développement embryonnaire et se transforme pe plusieurs phases compliquées en une petite Salpe. “ Dans ces derniers temps Todaro et principalement Salensky! ont étudié avec din ces phénomènes évolutifs et montré que ce sont les cellules de la paroi du follicule qui forment le placenta, considéré jadis comme une portion du vitellus, Pendant la segmentation l'oviducte, qui se raccourcit et s'élargit de plus en plus, é transforme en un sac incubateur, dans lequel se loge l'embryon; la paroi terne du sac incubateur est formée par les cellules de « l’épaississement seutibrme » qui entourent l'ouverture de l'oviducte dans le sac branchial. Le planta est produit, non par une partie de l'embryon, mais exclusivement par la roi épaissie de la capsule, qui est appliquée sur lui. Cet organe fait saillie dans Je sinus sanguin de la cavité viscérale et est des plus importants pour la nutrition accroissement de l'embryon. A l'époque où l'embryon, renfermé dans son
un entoderme, dont les cellules se distinguent de celles du sac incubateur par
ul grosseur et la quantité de granulations qu'elles renferment. La lamelle interne du sac incubateur commence à se résorber, pendant que la partie supérieure de l'ectoderme se divise en deux couches de cellules, dont l’inférieure est, suivant Salensky, le mésoderme, d'où dériveront plus tard les muscles du cœur et du péricarde. Le premier rudiment d’organe qui se forme est celui du ganglion. Il est représenté par un épaississement de l’ectoderme à la partie Supérieure de l'embryon, qui se sépare bientôt et se trouve alors situë dans une cavité entre l'ectoderme et l'entoderme, la cavité viscérale. Plus tard cet amas cellulaire se creuse et constitue un tube fermé. L'élécblaste est également formé par l'ectoderme à la partie postérieure du corps. Une petite cavité qui commence à apparaître dans la masse des cellules de l’entoderme représente le rudiment de la cavité branchiale; un épaississement en forme de ruban que l'on aperçoit sur la partie supérieure de cette cavité, et qui se creuse plus tard, deviendra le ruban branchial. Au-dessus commence à se former la cavité cloacale, et én même temps dans la région postérieure du corps le placenta renforcé par de grosses cellules de l'embryon (toit du placenta), entre en communication directe avec elle. Le placenta à cette époque est réuni au corps de l'embryon, qu'il continue en arrière; il présente une cavité et on y distingue alors, outre
1 Outre Leuckart, loc. cit. voyez: Kowalevsky, Entwickelungsgeschichte der Tunicaten. Nachrichten von der Kôün. Gesellsch. der Wiss. Gôttingen, 1868. — W. Salensky, Ueber die embryonale Entwickelungsgeschichte der Salpen. Leitsch. für wiss. Zool. t. XXVIL. 1876. — Id., Ueber die Knospung der Salpen. Morph. Jahrb. t. IL. 1877. — Id., Neue Untersuchungen über die embryonale Entwickelung der Salpen. 4001. Anz. N° 97, 1881. et Arch. de Zool. expér. t. X. 1882. — Torado; Sopra lo sviluppo e l'anatomia delle Salpe. Ricerche fatte nel laboratorio di anatomia normale. t. IL. Roma, 1878, — Id., Sui prémi fenomeni dello Sviluppo delle Salpe. R. Accad. dei incei, Vol. 4. Sér. 5 a. 1880. — Ulianin, Ueber die embryonale Entwickelung der Doliolum. Zoo. MZ. N° 92. 1881. — JId., Zur Naturgeschichte des Doliolum. Zool. Anz. N° 118-119. 1882, et «de/Zool. expér. t. X. 1882. — Barrois, Membranes embryonnaires des Salprs. Journ. de l'Anat. ete Phys. t. XVII, 4884. — W. K. Brooks, On the development of Salpa. Bull. of the Museum ofcomp. Anat. at Harvard college. Cambridge, t. VIII. 1876.—Id., On the development of the ova in Salpa. Stud Biolog. Labor. John Hopkins Univers. Vol. 2. 1882. et Arch. de Zool. expér. t. Xx. 482.
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pis battle à boss
{etoit, des paroïs latérales et une masse cellulaire centrale. La cavité centa est une partie du sinus sanguin maternel, mais au début elle n’es autre chose qu’une continuation de la cavité viscérale de l'embryon, il « sulte que les deux cavités viscérales de l'embryon et de la mère comm directement l’une avec l’autre, tant que le toit qui les sépare n'est pas c ment développé. Les phénomènes ultérieurs du développement concorde manière générale avec ce que nous avons vu chez les Ascidies. L grandit rapidement et s’allonge; un mamelon arrondi dans lequel est situé 1 blaste, l'équivalent de la corde dorsale, et qui fait saillie à la partie Pop j; constitue le rudiment du nucléus, et le placenta se sépare plus du corps de l'embryon. Deux petites invaginations de l'octdr l tard se perforeront, indiquent la place de la bouche et de l'orifice clos manteau est formé comme chez les Ascidies par la production d'une