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1 P, Legouis, Recherches sur les tubes de Weber et sur le pancréas des Poissons osseux. sc. nat. 4873. — Krukenberg, Zur Verdaung bei den Fischen. Untersuchungen des physiol. stituts der Universität Heidelberg, t. II. 1879.
rable à cette interprétation. Lorsque cet organe existe, le Poisson possède la faculté de lé comprimer en partie par le jeu des fibres musculaires de la paroi, . en partie par l’action des muscles du tronc, et dès lors le corps devenu plus pesant s'enfonce. Lorsque la contraction musculaire cesse, l'air comprimé se Er ilate de nouveau, le poids spécifique diminue et le Poisson remonte à la surface. Si la compression agit irrégulièrement sur la partie antérieure et la partie postée, le centre de gravité change de place et l'une des moitiés devenue plus urde s'enfonce. Cependant la vessie natatoire a encore une aulre action, qui a té mise en lumière par Bergmann!. Comme le poids spécifique du corps est sensiblement égal à celui de l’eau, il ne faut qu'une légère compression des muscles | faire enfoncer l'animal. Comme de plus la densité de l'eau n'augmente que s faiblement sous l'influence de la pression, et que par conséquent elle est
ssible de savoir jusqu'à quelle profondeur le Poisson peut descendre sous nfluence d'une légère compression de la vessie natatoire, d'autant plus que son corps devient plus dense et plus pesant. Son poids spécifique doit même remonter beaucoup plus que la densité de l’eau, car le contenu de la vessie est un mélange gazeux dont la densité augmente en raison directe de la compres- . sion. Par conséquent le Poisson en s'enfonçant lutte contre l'augmentation de … poids spécifique de son corps, et d'autant plus que sa vessie est plus grande par … rapport à sa masse; il ne doit done jamais aller assez profondément pour que . l'influence de son propre corps sur la compression de l'air, c’est-à-dire la faculté de dilater sa vessie, soit complètement annulée. Réciproquement, quand il monte + vers la surface, le Poisson ne doit jamais arriver au point où, par suite de la … dilatation mécanique de la vessie, l’action musculaireest paralysée. La présence d'une vessie natatoire force le Poisson à demeurer dans des profondeurs déterminées, dans les limites desquelles elle lui permet de monter ou de descendre avec la plus grande facilité. Les Poissons qui habitent dans les grandes profondeurs, comme la Gravenche du lac de Constance (Coregonus hyemalis), meurent lorsqu'on les amène à la surface de l'eau; leur ventre est ballonné et leur pharynx saillant au dehors de la bouche. | .… La respiration s'effectue chez tous les Poissons à l’entrée des voies digestives, dont les parois donnent naissance des deux côtés aux branchies supportées par les ares viscéraux cartilagineux ou osseux situés dans l’arrière-bouche (fig. 1014). L'eau pénètre par l'ouverture buccale, passe à travers les fentes que présentent les parois du pharynx entre les arcs branchiaux, dans les chambres branchiales, baigne les branchies et est expulsé au dehors de ces cavités par une fente extérieure, par plusieurs trous latéraux ou par plusieurs paires de fent?s. Les branchies sont d'ordinaire des lamelles lancéolées mobiles, disposées sur deux rangs sur chacun des quatre ares branchiaux (fig. 90). S'il ne se développe sur l'arc postérieur qu'une seule rangée de lamelles, on lui donne le nom de demibranchie ou de branchie unisériale (Labroïdes, Zeus, Cyclopterus). Les lamelles peuvent même manquer complètement sur ce dernier are ; les branchies sont alors
} Noyez les mémoires de Rathke, von Baer, Müller, A. Moreau, et particulièrement l'article consacré par Bergmann au rôle de la vessie natatoire, dans Bergmann et Leuckart, Anat. phys. Uebersicht des Thierreichs. Stuttgart, 1853.
réduites au nombre de trois de chaque côté (Lophius, Diodon, Tetrodon). réduction est encore bien plus considérable chez les Malthea et surtout «
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Fig. 1014. — Coupe horizontale de la Fig, 1015. — Coupe horizontale de la cavité b
cavité branchiale d’un Téléostéen chiale d’un Squale (d’après Gegenbaur, (d'après Gegenbaur, mais légèrement légèrement modifié). — Nal, marines; modifié). — Md, mandibules; Zbg, mandibules; Zbg, arc hyoïdien; Kb, ares
arc hyciïdien; Kb, arcs branchiaux; chiaux; 0e, œsophage; Spl, évent ; Br, br. 0e, œæsophage; Br, branchies; Psb, chies; Sp, fentes branchiales; Se, cloisons pseudobranchie operculaire; Op, séparent les sacs branchiaux. nie opercule. ÿ - SSP
l'Amphipnous, où il ne reste plus que la deuxième branchie. Chez les osseux et les Ganoïdes, les branchies sont libres de chaque côté dans spacieuse dont la paroi externe est formée par l’opercule. Entre le bord, rieur de l’opercule et la ceinture scapulaire, existe en général une fente et longue, que l’on appelle l'ouverture des ouïes. Dans la règle, il existe Ja face interne des opercules une série de lamelles branchiales, où accessoires, qui fonctionnent comme des branchies chez beaucoup de Ga: chez les Chimères, mais qui chez les Teléostéens n’en remplissent nul rôle (pseudobranchies). Chez les Plagiostomes, les branchies sont sit des cavités spéciales en forme de sac débouchant chacune au dehors p fice latéral (fig. 1015). Les parois de ces cavités, soutenues par € cartilagineuses, sont tapissées par les lamelles branchiales adhérentes leur longueur (branchies fixes). Ces poches branchiales sont produites développement d'une cloison transversale entre les deux rangées de lan même are, à laquelle vient encore s'ajouter une charpente externe cartilag Chacune de ces eloisons, en se prolongeant jusqu'à la paroi operculai chambre respiratoire, sépare les moitiés d’une branchie et limite : cavités transformées en sacs par les cloisons semblables des ares voisins, et renferment chacune deux séries de lamelles appartenant à de chies différentes. Chez les Sélaciens, on trouve en général cinq paires
1 Les branchies accessoires reçoivent, comme les branchies ordinaires, du sang veit conséquent, sont comme ces dernières de véritables organes de respirafion. Quant au branchies, en général appendues à la voûte de la chambre respiratoire, elles con sorte de réseau admirable dans lequel ne circule jamais du sang veineux, mais du $ qui se rend dans l'œil par l'artère ophthalmique. Ë
. branchiaux (six chez l'Hexanchus, sept chez l'Heptanchus), dont le dernier ne présente qu'une seule rangée de lamelles sur la paroi antérieure (rangée postérieure du quatrième arc branchial). Le premier sac, par contre, renferme, outre arigée de lamelles antérieures du premier arc, une autre rangée de lamelles ortée par l'arc hyoïdien et correspondant à la branchie accessoire des Chiières et des Ganoïdes. Il existe encore, comme chez les Ganoïdes, une pseudoranchie de l'évent dont les vaisseaux ne renferment que du sang artériel et ment des réseaux admirables.
Chez les Cyclostomes, les arcs viscéraux n'existent pas et le nombre des sacs nchiaux s'élève régulièrement à six ou sept paires (fig. 1016). Ces sacs amuniquent avec l'œsophage, soit chacun séparément par un canal branchial erne, soit tous ensemble par un canal commun (Petromyzon). L'eau est expulsée 1 dehors par des conduits branchiaux externes, autour desquels se développe jus la peau un réseau de baguettes cartilagineuses. Ces conduits peuvent aussi réunir de chaque côté pour venir déboucher par un orifice commun (Myxine). Des branchies externes faisant saillie par les orifices des sacs branchiaux
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Fig. 1016. — Coupe longitudinale schématique à travers la Fig. 1017. — Tête de l’Anabas scan dens, tête d'un embryon de Petromyzon (d’après Balfour). — dont on a enlevé l’ôpercule, pour mon-
N, système nerveux ; Ch, corde dorsale ; 0f, vésicule audi- trer les branchies et au-dessus les lames tive; 0, bouche; Ve, vélum; H, invagination de la glande des os pharyngiens supérieurs. thyroïde; Ks, sacs branchiaux; C, cœur; Ab, vésicule optique; 0!, fossette olfactive.
n'existent que chez les embryons de Plagiostomes. Le Rhinocryptis annectens -(Dipnoïque) en présente aussi de rudimentaires. Enfin on doit considérer comme des organes accessoires de la respiration des cavités annexées aux chambres branchiales, ‘qui augmentent l'étendue de la surface par l'intermédiaire de laquelle s'exerce la respiration par le développement d’un réseau de capillaires. Tantôt c’est un réservoir placé au-dessus des branchies et composé de cellules de forme irrégulière, ménagées entre les lamelles foliacées dont les os pharyngiens supérieurs sont garnis (Poissons labyrinthiformes, fig. 1017); tantôt un diverticulum en forme de sac de la chambre branchiale, qui s'étend au-dessus des côtes jusqu’à l'extrémité postérieure du corps (Saccobranchus), ou qui remonte derrière la tête —(Amphipnous). Suivant Taylor, ce diverticulum serait rempli d'air dans ce dernier animal. De véritables poumons à structure aréolaire, munis d’une glotte s'ouvrant dans le pharynx, ne se rencontrent que chez les Dipnoïques, qui sous ce rapport établissent la transition entre les Poissons et les Amphibiens!. C'est chez l’Am-
1 Suivant, Hyrtl, la vessie natatoire du Gymnarchus serait aussi un poumon.
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Fig. 1018.— Diagramne demi-schématiqne de l’appareil
circulatoire des Poissons (d’après Nuhn). — v, ventricule; À, oreillette; S, sinus veineux; B, bulbe artériel; br’, branches qu’il envoie aux branchies; br", veines branchiales qui se réunissent pour former les racines de l’aorte; ad, as, les deux racines de l’aorte qui en arrière forment l’aorte a, et en avant le cercle céphalique cph; ca, carotide externe; cp, carotide interne ; ac, artère caudale; R, reins; ve, veine caudale; cpd, veine cardinale postérieure droite; cps, veine cardinale postérieure gauche; cas, veine cardinale antérieure gauche; cad, veine cardinale antérieure droite; Cv, canal de Cuvier.
tre valvules ou davantage. L'artère ascendante se divise en un certain no de crosses vasculaires paires correspondant aux crosses aortiques embry naires et constituant les artères branchiales, qui pénètrent dans les ares hranchi
phioxus que les organes de la respiration présentent la disposition la plus simpl ils sont en effet représentés par les parois de la cavité pharyngienne percée
“un système de vaisseaux €
1 Lie
nombreuses fentes.
Le sang est généralement il n’est blanc que chez l'A et les Leptocéphalides. Il cire
développés, et est mis en mo excepté chez le premier de « sons, par un cœur (fig. 82 € Le cœur est situé tout à fait en & dans la région jugulaire, au-dt du squelette branchial. I est € par un péricarde dont la cavité munique chez les Plagiostome:
Chimères, les Esturgeons, etc., la cavité viscérale. Excepté chez Dipnoïques, qui se rapprochent Batraciens, il est simple et veine composé d’une large oreillette à rois minces et d'un ventricule à rois épaisses et musculeuses.
lette reçoit le sang veineux des différentes parties du ventricule le pousse dans un artériel ascendant, qui le conduit organes de la respiration. Le artériel débute par un renflem que l'on désigne sous le nom debt aortique; chez les Ganoïdes, les giostomes et les Dipnoïques, il stitue une troisième chambre diaque pulsatile, dont les musculeuses sont pourvues d'un série de valvules semi-lunaires, disposées de façon à empêcher le re du sang. Chez les Poissons à bu simple, non musculeux, il n’e que deux valvules à la base de ce | nier. Les groupes que nous ve d’énumérer possèdent en général le cône artériel de deux à qu rarement cinq séries, de trois,
et se résolvent dans les lamelles en réseaux capillaires. De ces réseaux partent de petits vaisseaux veineux qui se déversent dans chaque arc branchial dans une grosse . veine branchiale (artère épibranchiale). La disposition de ces veines correspond à celle. des artères branchiales. Elles s’anastomosent entre elles pour constituer les
| troncs d’origine de l'aorte descendante ou dorsale. Avant cette réunion, les artères
réunissent de chaque côté dans
sorte qu'il se forme ainsi un cer-
- rappelle tout à fait le mode de
épibranchiales antérieures donnent naissance aux vaisseaux de la tête. Chez les Poissons osseux il existe en outre une anastomose transversale entre les deux
M es branchiales antérieures “ou entre les deux troncs prinx qui en partent (artères esoucéphaliques), de telle
“cle vasculaire complet (cercle “artériel ou céphalique).
La disposition des principaux troncs veineux chez les Poissons
distribution qu'ils affectent à l'état embryonnaire. Deux veines xertébrales antérieures et deux postérieures (veines jugulaires et cardinales), correspondant aux quatre veines cardinales, ra- .z mènent le sang veineux et se
un canal transversal (canal de Cuvier) qui débouche dans l'oreillette. Cet appareil si simple se complique par l'apparition d'un double système de veines portes (fig. 1019). La veine cau- 7 À dale ne se continue directement Fig. 1019. — Système de Ja veine porte hépatique et de la
avec la veine cardinale posté- veine porte rénale des Poissons (d'après Nuhn). — ao, aorte;
: ï a, racines de l'aorte; ca, veines cardinales antérieures ; mneure que chez les Cyclostomes cpd, et cps, veines cardinales postérieures droite et gauche ;
1 . ve, veine caudale; adv, veines rénales afférentes; R, réseau stles Sélaciens ; chez tous les au- capillaire qu'elles forment dans le rein ; ruh, veines rénales tres Poissons il se développe une efférentes; cvi, veine cave inférieure; vp, veine porte; H,
veine porte rénale, le sangtraver- Lt l'a ce AU A dé sant les reins avant de se dé-
verser dans la veine cardinale. Les vaisseaux veineux du tube digestif se rendent dans le foie et constituent une veine porte hépatique; le sang, après avoir circulé dans cet organe, est ramené au cœur par une ou plusieurs eines correspondant à la veine cave inférieure et se déverse dans l'oreillette entre les deux canaux de Cuvier. La présence de ces deux systèmes de Vaisseaux capillaires doit naturellement ralentir la circulation du sang; aussi s'explique-t-on l'existence de cœurs accessoires sur la veine caudale de l’Anguille (Anguilla, Muraenophis) et sur la veine porte des Myxine. Les glandes vasculaires
sanguines existent chez tous les Poissons, sauf chez l’Amphioxus, où lr ra défaut. La glande thyroïde est très répandue; elle est située à l'extrémité rieure de l'aorte ascendante et est probablement représentée chez l'Ampi par la gouttière hypobranchiale. Le thymus se.rencontre aussi très gén Les reins sont au nombre de deux (fig. 1020). Ils occupent d'ordinaire longueur de la cavité abdominale, de chaque côté de la colonne vertébral tères sont également au nombre de deux et sent en un tronc commun. Le plus souven:
une vessie. Il peut y avoir aussi sur le trajet di des dilatations vésiculaires (Sélaciens). L'uri vessie urinaire sont toujours situés derrière gestif. Tantôt l’urèthre débouche, comme € part des Poissons osseux, par un orifice comr l'appareil sexuel, tantôt il possède un orifice placé sur une papille derrière le pore sexuel. . Plagiostomes et les Dipnoïques, il se forme un € chez les premiers, l’urèthre et les canaux ex@ de l'appareil génital débouchent derrière le : dans la portion terminale élargie du tube diges les Dipnoïques, des uretères y ee de chaque côté.
A l'exception de quelques esphsil d& Ser Chrysophrys, qui sont hermaphrodites®, aie ae sons ont les sexes séparés; souvent même
sexes présentent des différences plus ou mo Fig. 1020. — Reins de Saëmo dérables (Macropodus). Chez le Cobitis taenia les” fario d'après Hyrt. — R, res pectorales et chez les Tinca les nageoires ve reins; U, uretères ; Ve, vessie; ñ a Ur, canal excréteur de la du mâle sont beaucoup plus volumineuses jésie; D, canal de Cuvir; deuxième rayon osseux très. manifestement:
; -clavières. :
Chez les Plagiostomes, les nageoires ventrales portent des appendices cartilagineux, qui servent d'organes d’accouplen organes génitaux mâles et femelles, par leur position et leur conform ressemblent souvent à tel point, que l'examen de leur contenu est n pour reconnaître si ce sont des ovaires ou des testicules, d'autant plus quemment les marques sexuelles extérieures distinetives font totaleme (fig. 1015).Les ovaires sont des sacs allongés pairs (impairs chez les My les Squales et différents Poissons osseux, tels que les Perca, Blennius, sitüés au-dessous des reins, sur les côtés du canal intestinal et du foie. développent dans des follicules creux?, sur la paroi interne plissée tr.
4 On connaît aussi quelques cas d’'hermaphrodisme chez les Carpes et chez les E C. Vogt, Notice sur un Hareng hermaphrodite. Arch. de Biol., t. IL. 1882. — F. criplion d'un Hareng hermaphrodite. Ybid. — Dufossé, De l hermaphroditisme che Vertébrés. Ann. sc. nat., 4 sér., t. V. 1856. —Ecker, Untersuchungen zur D 1857. — Brock, Beitr âge zur Anatomie und Histologie der Geschlechtsorgane der Morph. Jahrbuch., t. IV, 1879. “
? Voy. His, Untersuchungen über das Ei und die Eiïentwicklung bei den Knocher Leipzig, 1875. — Voy. aussi Mac Leod, Archives de biologie., t. I. 1879.
ment de l'ovaire; ils s’y entourent chez les Téléostéens d'une coque ou chorion | très épais (avec des pores et un micropyle), et ils tombent dans la cavité interne du sac ovarien. Les testicules toujours pairs, excepté chez les Gyclostomes, sont posés de canalicules transversaux ou de petites vésicules closes. Dans le cas lus simple, ovaires et testicules n'ont point de canaux vecteurs spéciaux; les duits sexuels tombent alors par déhiscence des parois glandulaires dans la caabdominale, et s'échappent au dehors chez les Cyclostomes, les Anguilles feelles et les Salmones par un pore génital situé derrière l'anus. Plus fréquemment existe des conduits excréteurs, tantôt chez les Poissons osseux, en continuité nédiate avec les glandes sexuelles, tantôt chez les Ganoïdes, les Plagiostomes elles et les Dipnoïques, en étant séparés et présentant une extrémité supéwe libre et infundibuliforme (canaux de Müller). Chez lesPoissons osseux, les x oviduetes de même que les deux canaux déférents se réunissent en un canal mun, qui débouche au sommet de la papille génito-urinaire, entre l'anus et ifice de l’urèthre. Chez les Plagiostomes et les Dipnoïques, il se forme un que. Des organes d'accouplement extérieurs ne se rencontrent que chez les . Plagiostomes mâles ; ce sont de longs appendices cartilagineux traversés par une gouttière et dépendants des nageoires ventrales. . Le plus grand nombre des Poissons sont ovipares; ils déposent leur frai au fond de l'eau. Un petit nombre de Téléostéens, tels que les Anabteps, les Zoarces, les Cyprinodontes, etc., ainsi que la plupart des Squales, sont vivipares. Dans ce cas, les œufs se développent dans l'intérieur de l'ovaire ou plus souvent dans une portion élargie de l’oviducte qui fonctionne comme utérus, et parfois dans des L conditions qui rappellent le mode de développement et de nutrition des embyrons | de Mammifères (placenta ombilical de quelques Squales, Carcharias et Mustelus laevis).
Dans la règle, la reproduction n'a lieu qu'une fois par an et à une époque variable, mais déterminée pour chaque famille; le plus souvent c'est au printemps, plus rarement en été, et exceptionnellement en hiver, par exemple chez la plupart des Salmonides. Assez fréquemment, on observe à l’époque du frai des changements remarquables dans la configuration et la couleur du corps, ainsi que dans le genre de vie. Les mâles présentent des couleurs plus vives et des replis cutanés spéciaux qui permettent de les distinguer des femelles; chez la plupart des espèces de Carpes, la peau est le siège d'une sorte d'éruption due à la production de papilles épidermiques. Les femelles (Coregonus) peuvent aussi Offrir à l'époque du frai certaines particularités; par exemple, celle de la Bouvière amère (Rhodeus amarus), qui possède alors, d'après Leydig, une sorte de long oviscapte (pour déposer ses œufs dans les branchies des Anodontes), qui, plus tard, se réduit à une courte papille. Les changements dans le mode d'existence sont encore plus importants. Les individus des deux sexes se rassemblent en grandes troupes, abandonnent les eaux profondes et recherchent les fonds plats dans le voisinage des rives des fleuves ou près du bord de la mer (Harengs). Quelques espèces entreprennent de grands voyages; elles parcourent en grand nombre de vastes étendues sur les côtes (Thons), ou remontent dans les embouchures des fleuves, et arrivent après avoir franchi souvent des digues de quatre à &inq mètres de hauteur (sauts des Saumons), dans des petits cours d'eau où elles
déposent leurs œufs dans des endroits abrités (Saumons, Aloses, Esturgeons, € Les Anguilles, au contraire, descendent à l'époque de la reproduction di mer; au printemps suivant les jeunes embryons remontent par milliards les eaux douces.
La manière dont la fécondation a lieu n’est pas partout la même. En nérale, il n’y a pas d'accouplement, et la fécondation est extérieure. versent leur laitance sur les œufs après que ceux-ci sont pondus, ou au où ils sortent du corps de la femelle, et parfois dans des conditions qu hors de doute l'influence préalable d'une excitation sexuelle réciproque effet observé chez quelques Poissons osseux que le mâle et la femelle, à de la reproduction, tournent l’un vers l’autre leur face ventrale et frotte orifices génitaux l’un contre l’autre, jusqu'à ce que les produits sexuels expulsés et arrivent en contact. Le fait de la fécondation extérieure de l Poisson a montré la possibilité de la fécondation artificielle, et a été le p départ de l’importante industrie de la pisculture, qui est exercée avec succès dans plusieurs localités. Chez les Poissons vivipares, ainsi que chez Raies, les Chimères et les Chiens de mer qui pondent des œufs très gros entou d’une coque cornée, il y a un véritable accouplement et une fécondati rieure. Les œufs, une fois pondus, sont presque toujours abandonnés. La des Poissons ont‘l'habitude de déposer leur frai dans des endroits peu pr abrités et à végétation abondante, en général près du rivage; quelques-ur sissent des creux et des trous, sans plus s'occuper du sort de leurs œuf quelques cas exceptionnels, les mâles, avec un merveilleux instinct, donn soins à leur progéniture.Ainsi, chez les Lophobranches (Syngnathus, Hippoca ils reçoivent les œufs pondus dans une poche incubatrice où ceux:ci reste qu'au moment de l’éclosion. Un autre exemple nous est offert par les (Gottus gobio), qui vivent dans les ruisseaux et dont les mâles, à l’époque « cherchent des trous entre les pierres; ils y mènent pondre les femelles veillent ensuite pendant des semaines sur le dépôt d'œufs et le défendent cou geusement. D'après Mœbius, le mâle du Gobie commun (Gobius niger) con: un nid et veille sur les œufs qui y sont pondus. Les Épinoches mâles (6 steus) nous offrent encore des faits de ce genre bien plus remarquables. les observations de naturalistes éminents (Coste, v. Siebold), elles construis: dans les fonds sablonneux un nid avec des feuilles et des racines, et non se elles gardent, à l'entrée du nid, les œufs qui y sont déposés, mais encore l'éclosion elles y retiennent les jeunes jusqu'à ce qu'ils soient capables d voir par eux-mêmes à leur subsistance. Dans d’autres cas, dans le genre Geo, appartenant à la famille des Chromides, et dans les genres Bagrus et Arius, tenant à la famille des Silurides, le mâle porte les œufs dans une arrière-p la cavité buccale. Enfin il nous faut aussi mentionner l'existence d'individu riles dont la forme diffère de celle des individus sexués (Cyprinoïdes, Salmon ainsi que celle d'hybrides (ex. : hybrides de Carpes, de Carassins). La T mer (Salmo Schiefermülleri) est la forme stérile de la Truite des lacs (Fario
Le développement embryonnaire des Poissons se distingue de celui € tébrés supérieurs, principalement par l'absence d'amnios et d'allanto
= C. E. von Baer, Untersuchungen ueber die Entwickelungsgeschichte der Fische.
petits œufs pourvus d'un micropyle des Poissons osseux, aussi bien que les gros œufs entourés d'une coque solide et cornée des Plagiostomes, renferment - une grande quantité de vitellus nutritif et subissent une segmentation discoïdale. Qhez les Poissons osseux, le vitellus formatif forme un disque aplati de protoisma situé du côté où se trouve le micropyle, et reposant sur le vitellus nuritif liquide entouré d une couche corticale très mince. Les œufs de l’Amphioæus ét des Cyclostomes seuls subissent une segmentation totale. Le germe ou cicatrile, dont l'apparition précède immédiatement la segmentation, se transforme en istoderme qui entoure peu à peu le vitellus et sur lequel se développent la ne primitive, ainsi que le sillon dorsal de l'embryon. Tandis que ce sillon deat un tube (ébauche du tube nerveux) par la réunion de ses deux bords latéaux, ou lames dorsales, au-dessous de lui, alors qu'il est élargi en avant et enre ouvert, apparaît la corde dorsale ou notocorde. L’embryon, à mesure qu'il différencie, se sépare de plus en plus du vitellus, qui constitue alors le sac ellin ou vésicule ombilicale, et reste adhérent en général à la paroi ventrale ans toute sa largeur. Plus rarement il communique par un pédicule court Blennius viviparus, Cottus gobio, Syngnathus) ou long (tous les Plagiostomes) avec le tube digestif: dans ce dernier cas, la vésicule ombilicale peut même présenter à la surface des villosités (Carcharias, Mustelus laevis) qui s’enfoncent dans des … dépressions correspondantes de la paroi de l'utérus et représentent un véritable lacenta ombilical destiné à servir à la nutrition du fœtus. Les embryons des Raïes et des Squales offrent, en outre, une disposition spéciale qui consiste | dans la présence transitoire de filaments branchiaux externes dont on retrouve |: deshomologues dans les appendices branchiaux externes des larves de Batraciens, mais qui disparaissent longtemps avant la naissance. En général, les jeunes Poissons abandonnent d'assez bonne heure les enveloppes de l'œuf, et présentent les restes plus ou moins apparents du sac vitellin déjà rentré dans l’intérieur du corps, mais dont une portion fait encore hernie au dehors. Bien que la forme du jeune Poisson, après l’éclosion, diffère considérablement de la forme de l'animal adulte, cependant on n'observe de métamorphose que dans des cas exceptionnels (chez quelques Poissons osseux, chez les Cyclostomes et les Leptocardiens). Le plus grand nombre des Poissons sont carnassiers : les uns, comme les Squales et les grands Téléostéens, se nourrissent d'autres Poissons; les autres, de petits animaux marins et aquatiques, en particulier de Crustacés et de Mollusques. Quelques-uns cependant sont omnivores, et d’autres, tels que les Carpes, vivent exclusivement de végétaux. Les Poissons carnassiers chassent leur proie ét l’avalent sans la diviser ou la dilacérer. Un petit nombre, tels que les Raïes, broient: avec leurs dents molaires les tests des Mollusques et des Crustacés ; les
berg, 1828-1837. — C. Vogt, Embryologie des Salmones. Neufchâtel, 1852. — Lereboullet, Recherches d'embryologie comparée sur le développement du Brochet, de la Perche et de l'Écrevisse, 1802. — Œllacher, Beiträge zur Entwickelungsgeschichte der Knochenfische. Leitsch. für wiss. Zoo!., vol. XXII et XXII. 1872-1873. — Balfour, À monograph of the development of Elasmobranch Fishes. London, 1878. — W. His, loc. cit. — Id., Untersuchungen ueber die Bildung der Knochenfischembryo. Arch. für Anat. und Entwickelungsgeschichte, t. H, 1878. — W. K, Parker, On the Structure and development of the Skull in the Salmo salar. Philosoph. Transact., t. GUXUI, 1875. — Id., Séructure and development of the Skull in Sharks and Skates. Transact. Zool. Soc., t. X, 1878.
Poissons herbivores se servent également de leurs dents pharyngiennes ‘dans but analogue. Parfois il existe encore des organes spéciaux, des armes desti à capturer la proie et en même temps à se défendre. De nombreus carnassières qui nagent avec rapidité, mais qui ne sont pas organisées po longtemps, guettent leur proie dans les eaux profondes; elles prése vent de longs filaments vermiformes dont le jeu attire et trompe le Poissons. Quelques Poissons d’eau douce indiens à museau très-allons que les Toxotes, Chelmo, projettent à l’aide de cet organe un jet d’eau Insectes, afin de les faire tomber des plantes sur lesquelles ils se tier Poissons électriques paralysent leur proie par des commotions électri
dues, principalement chez les Poissons marins; elles sont représentées nageoires à rayons épineux, ou par des stylets osseux placés sur le dos la queue (Raies), ainsi que par des appendices épineux sur l'appareil op ou encore par l’envéloppe générale du corps qui s’est transe en (Gymnodontes).
La majorité des Poissons vit dans la mer ; le nombre des genres pe augmente à mesure que l’on se rapproche de l'équateur. Tous ne se tienn exclusivement dans l’eau douce ou dans l'eau salée. Certains groupes, celui des Plagiostomes, habitent toujours la mer; certains autres, tels familles des Gyprinoïdes et des Ésocides, ne se trouvent jamais que € douce; cependant il est des Poissons qui changent périodiquement de dom l'époque du frai. Quelques espèces vivent dans des eaux souterraines et aveugles comme les habitants des cavernes (Amblyopsis spelaeus). fonte - Hors de l’eau, les Poissons ne peuvent rester en vie que peu de temps n | néral, ils meurent d'autant plus rapidement que l'ouverture des ouïes € grande. Ceux dont les ouies sont très étroites, tels que les Anguilles, offren résistance bien plus considérable, sans que la croyance généralement ré que ces Poissons abandonnent volontairement l’eau soit fondée. Hancock ap: tant observé chez une espèce de Doras, que parfois de grandes troupes d'ir vidus font des émigrations sur terre et se rendent d’une rivière dans une Si l’on excepte les Dipnoïques, ce sont certains Poissons d'eau douce ind qui peuvent vivre le plus longtemps à terre, grâce à une sorte de ré placé au-dessus des branchies et composé de cellules de forme irrégulié ménagées entre les lamelles foliacées dont les os pharyngiens supérieurs garnis. Suivant Daldorff et John, un de ces Poissons labyrinthiformes, VA scandens, peut même grimper sur les palmiers à l’aide des appendices épi À de l’opercule. S'il y a des Poissons grimpeurs, on rencontre aussi des Poissol volants. C'est un fait bien connu que beaucoup de Poissons peuvent sauter surface de l’eau pour échapper à la poursuite de leurs ennemis; quelques esp marines, Exocoetus et Dactylopterus, possèdent des nageoires pectorales alifo très developpées, qui leur permettent de se soutenir hors de l’eau sur un es pa de plus de vingt mètres. Un petit nombre de Poissons sont parasites ; tels sont Myxine, qui vivent sur d’autres Poissons et peuvent pénétrer jusque dans vité viscérale. Quelques Ophidines vivent dans la cavité viscérale des Éel dermes (Fierasfer chez les Holothuries). On a également rencontré dans les
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itales des Acalèphes de petits Poissons qui y vivent en commensaux (Trachurus) . - Par le grand nombre de restes fossiles que l'on trouve dans toutes les périodes logiques, les Poissons offrent une grande importance pour la connaissance développement de la vie animale à la surface du globe. Dans les terrains paozoïques, des formes étranges, telles que celles des Céphalaspides (Cephalaspis, Occosteus, Pterichthys), sont les plus anciens représentants du type des Verbrés. À partir de cette époque jusqu'à la période crétacée, on ne rencontre resque exclusivement que des Poissons cartilagineux et des Ganoïdés, parmi lestels dominent les formes caractérisées par un crâne cartilagineux et une corde érsistante. Ce n'est que dans le jurassique qu’apparaissent pour la première les Ganoïdes à squelette osseux, à écailles arrondies et à nageoire caudale érieurement homocerque, ainsi que les premiers Poissons osseux. À partir de raie, les Poissons osseux augmentent graduellement, et leurs formes sont, de $ en plus variées à mesure que l’on se rapproche de la faune actuelle. Stote séparait déjà les Poissons cartilagineux des Poissons osseux. Artedi Sait ces derniers en Branchiostegi, Acanthopterygii et Malacopterygü. A place de ces deux derniers groupes Linné établit les ordres des Apodes, des … Jügulares, des Thorica et des Abdominales, fondés sur la position des na- geoires. Cuvier répartit les Poissons en cinq ordres : Chondroptérygiens, Maï lacoptérygiens, Acanthoptérygiens, Plectognathes et Lophobranches. Agassiz, qui … donnait aux trois premiers groupes de nouveaux noms (Placoïdes, Cycloïdes, Clénoïdes), créait un quatrième ordre : celui des Ganoïdes, dans lequel il faisait ntrer les deux derniers ordres de Cuvier, auxquels il ajoutait une partie des Chon- droptérygiens et des Malacoptérygiens. Jean Müller, se basant sur ses recherches ’ anatomiques, modifia, en lui faisant faire un grand progrès, la classification des Poissons. Il divisa les Poissons cartilagineux en trois groupes! : Leptocardii, Cyclostomi et Selacii, dont il fit autant de sous-classes. fi aëmut de plus, comme groupes de même valeur, les Ganoïdes (après en avoir retiré les Plectothes et les Lophobranches), les Teleostei ou Poissons osseux (Plectognathes, Lo-
phobranches, Malacoptérygiens |Physostomes| Anacanthines, Acanthoptères), Pliaryngofnathes), et enfin les Dipnoïques. Dans ces derniers temps, on a proposé (Gill, Günther, etc.) de réunir ces derniers aux Ganoïdes. Malgré de nom- Dreux essais récents de classification, auxquels a donné lieu la difficulté d’éta-
blirune ligne de démarcation tranchée entre les Ganoïdes et les Téléostéens, quand on tient compte des formes fossiles, les progrès de l'Ichthyologie n'ont fait que confirmer les bases essentielles du système de Müller’.