SOUS-CLASSE
CHONDROPTERYGII, SELACII'. CHONDROPTÉRYGIENS
- Poissons cartilagineux pourvus de grandes nageoires pectoral nageoires ventrales, d’une bouche d'ordinaire transversale, s face inférieure du corps, en général de cinq (rarement six ou sept)J de sacs branchiaux et autant de fentes branchiales externes, d'un des nerfs optiques, d’un cône artériel musculeux renfermant p rangées de valvules et d’une valvule spirale dans l'intestin.
La capsule crânienne cartilagineuse tantôt s'articule par sa portion avec la colonne vertébrale (Chimères et Raies), tantôt est réunie avec la p vertèbre comme les vertèbres entre elles (fig. 978). La réunion de la m inférieure cartilagineuse avec le crâne a lieu au moyen d’une pièce ment mobile (os kyomandibulaire), qui porte parfois des prolongements gineux, représentant probablement l'opercule. L'appareil maxillo-pa bord antérieur duquel se trouvent les cartilages labiaux, est également 1 au crâne de façon à être mobile, excepté chez les honorer La mâchoi r rieure et la mâchoire supérieure, bien que de nature cartilagineuse, po général des dents nombreuses. La colonne vertébrale, avec les restes de présente aussi une structure essentiellement cartilagineuse ; cependant on déjà apparaître des vertèbres biconcaves, dont la conformation présente de riations très nombreuses. Partout il existe des arcs supérieurs et inféri tantôt restent isolés, tantôt se soudent au corps des Vertébrés. Quant au elles sont toujours rudimentaires. |
Les différences nombreuses et importantes que l'on observe joli la mation et la structure des vertèbres correspondent à des phases de dével plus ou moins avancées. Elles ont été étudiées avec soin, il y a déjà longt Külliker, et plus récemment par plusieurs naturalistes, Goette, Balfour palement C. Hasse, qui a tenté, en s'appuyant en outre sur les particu structure des formes fossiles, d'établir une filiation phylogénétique
1 J. Müller et Henle, Systematische Beschreibung der Plagiostomen. Berlin, 1841. .— Beiträge zur mikroskopischen Analomie und PRÉCISES der Rochen 3 l
AS65. — C. Gegenbaur, Unter ‘suchungen zur vergleichenden Anatomie der Wirbelth jan 'e. 1872. — Semper, Die Stammsverwandtschaft der Wirbelthiere und Anneliden. Arbeiten 00. Institut zu Würzburg, vol. II, 1874. hi
s; Külliker, Ueber die Beziehungen der Chorda dorsalis zur Bildung der Wirbel de ünd einiger anderer Fische. Verhandlungen der physical. medicin. Gesellschaft in t. X. — Id., Weilere Beobachtungen über die Wirbel der Selachier, etc. Abhandi Senkenbergischen naturforschenden Gesellschaft in Francfurt, t. V. — Balfour, À #
que les grands groupes de Sélaciens basés sur la structure des vertèbres correspondent d'une manière générale aux divisions principales établies par Müller et Henle dans leur système de classification montre combien cette tentative t heureuse. Pour bien comprendre ce parallélisme, il est indispensable d'avoir ane connaissance exacte et précise du développement de la colonne vertébrale. rès que la notocorde a apparu avec son enveloppe cuticulaire (elastica inrn } il se forme, aux dépens des lames vertébrales, un tissu squelettogène, ui entoure sur les côtés la corde ainsi que le tube médullaire, et présente une ision en segments, correspondant aux protovertèbres, division qui disparait ientôt. La couche cellulaire qui entoure la corde donne naissance à du tissu breux serré et à des cellules fusiformes disposées en cercle concentrique; elle séerèle extérieurement une membrane limitante cutieulaire (elastica externa ) ni la sépare des rudiments des ares qui ont commencé à apparaître. Dans 5s rudiments d'ares se montrent des noyaux cartilagineux, au moins au ombre de deux pour chacun des arcs supérieurs. Ce sont les rudiments des surapophyses avec les pièces intercalaires et les rudiments des hémapohyses. Suivant que ces paires d'ares existent au nombre de deux ou d’une seule ans les segments de la colonne vertébrale compris entre deux nerfs rachidiens iecessifs, on dit qu'il y a diplospondylie où monospondylie. Les masses de tissu réunissent les segments de la colonne vertébrale, et qui par suite entourent racines des nerfs spinaux, sont les rudiments des segments intervertébraux et euvent comprendre entre elles deux rudiments de corps vertébraux (diplosponylie). Après le développement des ares, auxquels viennent se joindre plus tard s côtes (prolongements de la couche squelettogène dans lesquels apparaissent des noyaux cartilagineux), a lieu à leur base une prolifération des cellules en même temps que la notocorde s'étrangle, et de la sorte se forme l’ébauche du corps des vertèbres. Ces rudiments de corps vertébraux sont réunis par une masse de tissu correspondant à la masse interposée entre les arcs (tissu intervertébral) ; au début ils sont très peu développés et plus tard, quand ils ont pris un certain accroissement, ils sont encore très incomplètement séparés. Leur différenation commence par l'apparition d'une couche externe de cellules cartilagineuses fusiformes (zone externe) et d’une couche interne semblable autour de l’elastica interna; la couche intermédiaire se calcifie et se transforme en un anneau calcaire où en un double cône amphicæle (cyclospondylie). Plus tard la couche interne, puis la couche externe du corps vertébral, se transforment en cartilage et letissu intervertébral devient du tissu fibreux ou du fibro-cartilage. Le corps de la verèbre s'accroît par l’adjonction des bases des ares vertébraux qui l'entourent de que du {issu qui les réunit entre elles. IL peut se former dans ce dernier dépôts de calcaire qui s'enfoncent dans l'intérieur du corps vertébral, à la E d’un coin. Enfin il se développe dans la zone externe tantôt des couches ires concentriques autour du double cône du corps de la vertèbre (£ectomdylie), tantôt des rayons calcaires divergents (astérospondylie).
f the development of Elasmobranch Fishes. London, 1878. — A. Goette, Beiträge zur verden Morphologie des Skeletsystems der Wirvelthiere. W. Die Wirbelsäule und ihre Anhänge. Archiv für mikr. Anat., t. XV, 1878, — C. Hasse, Die fossilen Wirbel. Morph. Jahrb., En, ME, IV, et tome supplém. aut. IV. — Id., Das natürliche System der Elasmobranchier. à 1879-1882.
db do ff hamer né D
Par leur aspect extérieur, non seulement les Sélaciens différent m ment des autres Poissons, mais encore ils présentent entre eux des dit considérables, qui portent surtout sur la structure de la peau et la € tion des membres (fig. 1028). Un caractère important, servant à disting des Plagiostomes, est offert par la forme et la position de louverture large fente transversale située à la face inférieure du museau. La présente jamais d’écailles cycloïdes ou cténoïdes, mais elle renferme un de petits noyaux osseux (papilles ossifiées)" et acquiert de la sorte rugueux et chagriné (placoïdes). Assez souvent aussi il existe des p seuses, qui, par leurs appendices pointus, épineux, particulièrement région caudale- (Raies), servent d'armes défensives ([chthyodorulites Tous les Chondroptérygiens ont des nageoires abdominales et des pectorales très grandes. Ces dernières sont suspendues par une cei pulaire cartilagineuse au crâne dans la région occipitale, ou à la pa rieure de la colonne vertébrale; tantôt elles affectent une e position
Fig. 1028. — Acanthias vulgaris. Spl, évent ; Ks, fentes branchiales.
verticale dans la région antérieure du corps (Chimères, Squales), prennent un développement énorme et constituent de larges lames h: sur les côtés du corps (Raies), auquel elles contribuent essentiel donner une forme discoïdale. Dans ce dernier cas, les cartilages portent les rayons représentent deux cornes divergentes dont l'une longe de la tête et arrive souvent jusqu’à l'extrémité du museau, tandis que se dirige en arrière, borde la cavité abdominale et va parfois rejoi nageoire ventrale, placée à l'arrière du tronc. Les nageoires ventrale toujours placées dans le voisinage de l’anus; elles portent chez le mâle appendices cartilagineux canaliculés spéciaux qui constituent la charp l'organe copulateur!. Les nageoires impaires sont aussi parfois bien déve et comme leur nombre et leur position varient suivant les genres, elle nissent de bons caractères pour la distinction de ces animaux. Quelqi existe en avant des nageoires dorsales un stylet osseux, de forme van sert d'arme défensive, de même que les épines et les crochets qui su les plaques osseuses dermiques. Celte pièce peut aussi se. rencontrer rière de la nageoire, ou être tout à fait isolée sur le dos de la région (Trygon). La nageoire caudale présente toujours une hétérocerquie ex marquée.
La conformation des branchies des Sélaciens s'éloigne de celle de osseux, en ce qu'au lieu d’une cavité branchiale commune, il existe
1 C. R. Petri, Die Copulationsorgane der de ei Leitschr. für wiss. Zool.,
CHONDROPTÉR YGIENS. 1215
côté cinq sacs branchiaux spacieux (rarement six ou sept), dans lesquels les lamelles branchiales sont fixées dans toute leur longueur sur les eloisons de séparation par les rayons cartilagineux latéraux des arcs branchiaux (fig. 1015). Ces saes branchiaux débouchent au dehors par autant de fentes situées, chez les Squales sur les faces latérales, et chez les Raies sur la face ventrale du corps, ndis que chez les Chimères ils s'ouvrent de chaque côté par une fente commune iu-dessus de laquelle s'étend un repli cutané du suspenseur de la mâchoire, remlissant le rôle d'un opereule. Dans cette dernière disposition de l'appareil branhia , nous trouvons déjà indiquée la conformation de ce même appareil chez les Ganoïdes et les Téléostéens.
Les nombreuses dents qui garnissent la vaste cavité de l'arrière-bouche, et t des Sélaciens des animaux si rapaces, offrent des différences importantes au oin de vue de la classification. Quelquefois la muqueuse de la cavité buccale but entière jusqu’à l'entrée de l'œsophage est couverte de petites dents, qui sont imologues aux écailles placoïdes des téguments (Hexanthus, Acanthias)'. Les osses dents sont aussi toujours implantées dans la membrane muqueuse, et imais dans la substance cartilagineuse des mâchoires ; elles sont disposées par ingées sur le bord arrondi de ces dernières, de telle sorte que les rangées eures, les plus jeunes, ont leurs pointes dirigées en dedans, tandis que
“rangées antérieures, plus anciennes, plus ou moins usées, les tournent en dessus et en dehors. Chez les Squales, les dents sont plates, en forme de poignard, à bords tranchants ou dentés en scie, ou même hérissés de grandes pointes latérales (cependant les Cestracion possèdent aussi de larges dents aplaties). Les Raies sont, au contraire, caractérisées par des 2 ps coniques ou en pavés. D'ordinaire la cavité de l’arrière-bouche est pourvue aussi d'ouvertures, les évents, destinées à l'expulsion de l’eau, et situées à la face supérieure de la tête derrière les yeux ; elles répondent à l'oreille externe. Le canal digestif s'élargit pour former un vaste estomac, mais il est relativement court et présente dans l'intestin grêle un repli de la membrane muqueuse, en général enroulé en hélice, la valvule spirale, qui retarde beaucoup le passage des substances alimentaires dans leur chemin vers l'anus et augmente considérablement la surface absorbante. IL n'existe jamais de vessie natatoire, bien que Souvent on en observe l'ébauche sous la forme d'un petit prolongement de l'æsophage. Le cœur possède un cône musculeux artériel qui est une différenciation du ventrieule, qui est animé de contractions rythmiques et qui renferme de deux à cinq rangs de valvules?.
+ Les Sélaciens sont supérieurs aux autres Poissons par la structure du cerveau 1 des organes des sens (fig. 1008)5. Les hémisphères offrent déjà à leur surface des i impressions longitudinales ou transversales, premiers indices de circonvolulions et sont d'une grosseur rernarquable, mais paraissent correspondre seulement ! |: LD
| {Mertwig, Jen. Zeitschr., vol. VIII, 1874.
| Gegenbaur, Zur verg!. Anatomie des Hersens. Jen. Leitschr. … Vol. I.
# Miklucho-Maclay, Beiträge zur vergleichenden Neurologie der Wirbelthiere. Das Gehirn der . Leipzig, 1870. — V. Rohon, Das Centralorgan des Nervensystems der Selachier.
der K. Akad. der wiss. Wien, 1877. — Rabl-hückhardt, Die gegenseitige Verhäültnisse
; Chorda, Hypophysis, etc. bei Haïfischenembryonen, nebst Bemerkungen über die Deutung "tn Theile des Fischgehirns. Morph. Jahrb., t. VI, 1880.
à la partie antérieure des hémisphères cérébraux des Vertébrés supér Le cerveau intermédiaire et le cerveau moyen sont réunis en un seul le premier recouvre en effet le second représenté par les tubercules jumeaux. Le cervelet peut aussi présenter un développement considé façon à recouvrir à peu près le quatrième ventricule. Les centres d’o nerfs cérébraux sur le plancher du sinus rhomboïdal sont encore re par une bandelette commune de cellules nerveuses. Les deux nerfs forment toujours un chiasma et présentent un entre-croisement partiel fibres. Chez les Squales, les yeux sont protégés non seulement par des y libres, mais encore par une membrane nictitante mobile. te ah
Les reins des Sélaciens offrent dans leur structure et leur mode de pement de nombreux rapports avec ceux des Amphibiens, et présen particularité, que quelques-uns des canalicules urinifères (tubes segm de Balfour) des reins primitifs (mésonéphros) continuent chez l'adulte à dans la cavité péritonéale. En arrière du rein primitif se développe le manent, qui, suivant Balfour, correspond au rein des Amniotes. Il ne se loppepas de pronéphros. Le canal segmentaire est divisé en deux conduits, duit de Müller et le conduit de Wolff, qui tous deux débouchent dans le € Chez le mâle, une partie durein primitif entre en communication avée le t en effet, les prolongements de trois ou quatre canalieules segmentaires de: les canaux efférents dans lesquels se déversent les canalicules séminifè: deux uretères se développent et constituent les canaux excréteurs des rei manents. Chez le mâle, les conduits de Müller s’atrophient, mais les condu Wolff dans lesquels débouchent les vasa efferentia deviennent les can: rents, conduits qui s'ouvrent avec les uretères sur une papille dans de « Chez la femelle, les canaux de Müller setransforment en oviductes (parfo en utérus) et viennent déboucher à gauche et à droite de mince des uretères. We
Les phénomènes de la reproduction présentent des particilifitiel très. tantes. Toujours il y a accouplement et fécondation interne. Les organes femelles se composent d'un grand ovaire simple ou double et d'une pai ductes à parois: cantnities:! Les oviductes ne sont pas en continuité ovaires; en avant ils ont une entrée commune évasée en entonnoir ; dans tion postérieure ils se différencient de façon à former des réservoirs in (utérus). Ils débouchent dans le cloaque derrière les uretères. Les œu ment un grand vitellus et une couche d'albumine, et sonttantôt entour chorion très mince et plissé, tantôt d'une coque résistante, ayant la co du parchemin, aplatie, quadrilatère et terminée à chaque angle par L ou un long appendice contourné sur lui-même, qui sert à les fixer | marines. Dans le dernier cas, les œufs sont pondus immédiatement après dation (Raies proprement dites, Chiens de mer); dans le premier, ilsres l'utérus, où ilssubissent leur évolution (Torpilles, Squales vivipares). D pendant le développement de l'embryon les œufs sont intimement unis à de l'utérus, les replis de leur membrane enveloppante s'enchevêtrant replis analogues de la muqueuse de l'utérus. De la sorte se trouve 2 nutrition de l'embryon; l'albumine se liquéfie, sa masse augmente et al
endosmose dans l’intérieur du chorion des matières liquides plastiques. Quelis les connexions entre la mère et l'embryon deviennent beaucoup plus intimes, et il se forme un véritable placenta ombilical (constitué par le sac vitel- Jin ou vésicule ombilicale) connu déjà d'Aristote chez l'Émissole lisse (fig. 1029). mme l’a fait voir Jean Müller, le.sac vitellin longuement pédonculé des embryons du Mustelus laevis et des différentes espèces de Carcharias présente de nombreuses villosités qui sont revêtues par le chorion excessivement mince, et qui pénètrent, comme les cotylédons des Ruminants, dans des enfoncements cor- respondants de la muqueuse de l'utérus‘. Il est à noter qu'une espèce très voisine “de l'Émissole lisse n'a pas de placenta ombilical et que le développement em- “bryonnaire a lieu chez elle comme chez les autres Squales vivipares. Les em- “bryons présentent encore sous d’autres rapports des particularités remarquables ; - c'est ainsi qu'ils possèdent des filaments branchiaux ex- - térnes, qui disparaissent du # ste longtemps avant la naissance (fig. 1030).
É Les recherches approfon-
à Du trs maire?. La vésicule germina- tivesubitordinairementavant
* la fécondation, plus rarement pendant la fécondation, des
C angements, qui ont trait à Fig. 1029. — parer de Mustélus laevis attaché à la paroi l expulsion des globes polai- de l'utérus par le placenta ombilical Dp (d'après J, Müller). res, mais qui ont été peu étudiés. La segmentation, qui est discoïdale et qui n'intéresseque le vitellusformatif, aboutit à la formation d’un disque germinatif
qui repose sur le vi- tellus. Tout autour se montrent aussi des 3 noyaux dans le vitellus.
Après la segmentation s'est différenciée sur le
disque germinatif une Ds 1 Fig. 1030. — Embryon d’Acanthias avec des branchies externes. couche supérieure for-- Sp, évent; M, bouche; Nb, cordon ombilical.
mée de cellules cylindriques , l'ectoderme, et dans l'intérieur de la masse cellulaire placée au-des- | a apparu une cavité de segrapntafion, qui s'enfonce dans le vitellus et
À Len Müller, Ueber den glatten Hai des Aristoteles und über die Verschiedenheiten unter den + aifischen und der Rochen in der Entwickelung des Eïes. Mémoires de l’Académie de Berlin 1840. — G. B. Ercolani, Nuove ricerche sulla placenta nei pesci cartilaginosi e nei mammiferi, etc. Bologna, 1880.
Fa * Voyez, outre Semper et Balfour, loc. cit. : Al. Schultz, Zur Entwicklungsgeschichte des Seeies. Arch. für mikr. Anat. t. XI. 1875. — Id: Beiträge zur Entwicklungsgeschichte der tie lbid., t. XII 1877.
TRAITÉ DE ZOOLOGIE. — 2° Épir. 77
1218 CHONDROP TÉRYGIENS.
finit plus tard par s’oblitérer. À l'extrémité postérieure renflée du die l'ec derme se recourbe en dessous et forme avec la couche inférieure de la ms cellulaire profonde, une lame continue qui se sépare du vitellus nutritif qu'au centre du disque germinatif. De la sorte naît une cavité, rudiment du digestif primitif, dont le toit est formé par l’entoderme. Le plancher de cavilé est constitué à cette époque par le vitellus et plus tard par des € qui sont produites dans ce dernier. L'orifice (blastopore) formé par le reple de l’ectoderme en dessous correspond à l'anus de Rusconi. Au-dessus appa gouttière médullaire, dont les bords, en se rejoignant pour constituer: médullaire, entourent le blastopore. Il en résulte que le tube médullaire et. digestif communiquent l'un avec l’autre par l'intermédiaire du blastope mésoderme, qui se divise de chaque côté en deux lames, laissant entre el cavité, dérive de la masse cellulaire inférieure. La notocorde est produ l'entoderme au-dessous du tube médullaire. La cavité des lames du méso (cavité viscérale) se continue directement avec la cavité de la tête. Lesreins p (mésonéphros) se développent aux dépens du mésoderme; le canal segm apparaît d’abord comme un cordon cellulaire plein, de chaque côté des lames tébrales (vertèbres primitives) depuis la cinquième protovertèbre, où il p: un renflement, jusqu'au niveau de l’anus. Le renflement devient creux, soi par un orifice spécial dans la cavité pleuro-péritonéale, puis par canal creuse à son tour, et en même temps se réunit à des canalicules < segr
FRS se divise L bbudinsate en deux canaux, le rai de ] le canal de Wolff, qui se comportent d'une manière différente dans leur dé pement chez les deux sexes, et sur sa portion terminale se différente ke ° excréteur des reins proprement dits, l'uretère. : : roche, fre
Le blastoderme entoure complètement le vitellus, et pastis que es. diffé ciations s’accomplissent, l'embryon se sépare de plus en plus distinetement d’ab: en avant et sur les côtés, puis en arrière, de la masse vitelline ; finalement ce dernière s'étrangle de façon à constituer un sac ombilical qui communi un pédicule avec le tube digestif de l'embryon. re bee FO
Les fentes viséérales naissent successivement d'avant en airitiies Fee paire ést formée par deux prolongements symétriques de l'extrémité anté du tube digestif. Plus tard la bouche se forme par une invagination de l'ecto qui s’avance au-devant du cul-de-sac antérieur du tube digestif. Suivant | l'épiphyse (glande pinéale) est produite par le toit du cerveau intermédiai se réunit avec l’épiderme, tandis que l'hypophyse est une production. mique; elle est formée par l'invagination buccale. La disposition des # cérales et des nerfs cérébraux porte à croire que le crâne (Scyllium) est au moins de huit segments. FrEù
Les Plagiostomes sont presque tous marins; quelques-uns seulement les grands fleuves de l'Amérique et de l'Inde. Tous sont voraces et se no {l de gros Poissons ou de Crabes et de Mollusques. Certains d’entre eux, les pilles, possèdent un organe électrique. On ne retrouve dans les te zoïques que des restes “e dents et de piquants, de sorte que ces forme avoir la peau nue et devaient être encore dépourvues de corps ver
HOLOCÉPHALES 1219
genre le plus ancien est le genre Onchus Ag. du Silurien supérieur. Ce n'est qu'à la fin de la période secondaire (jurassique) que l’on trouve des restes de vertèbres et que des animaux tout entiers ont laissé leurs empreintes. Les Raies ont dû se développer bien avant cette époque.
HOLOCEPHALI. HOLOCÉPHALES
…. Sélaciens à appareil maæillo-palatin immobile, à notocorde persistante, dépourvus de corps vertébraux, mais présentant de nombreux anneaux osseux dans la qaine de la corde, et une seule fente branchiale externe de
chaque côté, recouverte par une petite membrane operculaire.
museau (fig. 1051). L'arcade palato-maxillaire est soudée au crâne, tandis que la mâchoire inférieure s'articule avec un prolongement styliforme du crâne (hyoÿ mandibulaire). Les mâchoires ne portent que très peu de dents (quatre supé- “rieures et deux inférieures). La peau est nue et traversée par les gros canaux de
Fig. 1051, — Chimaera monstrosa (règne animal).
l'organe latéral, qui forment de chaque côté une ligne latérale. Les évents man- quent. Les corps des vertèbres sont remplacés par de minces incrustations cal- -caires annulaires de la gaine de la corde; les ares supérieurs forment avec des pièces intercalaires un canal qui entoure la moelle épinière, il existe aussi des arcs inférieurs. Ces animaux pondent des œufs à coque cornée. Les espèces fossiles commencent à se montrer à l'époque mésozoïque.
… Fin. Cmimerinar. Chats de mer. Corps allongé. Museau saillant. Nageoires pectorales libres et très grandes. Nageoire dorsale antérieure armée d’un fort piquant ; nageoire dorsale postérieure très longue. La queue très allongée devenant filiforme.
… Chimaera L., Chat de mer. Museau conique saillant. Nageoire dorsale postérieure longue, se confondant presque avec celle de la queue. Ch. monstrosa L., Mers du Nord, Méditerranée.
… Callorhynchus Gronov. Museau saillant terminé par un lobe charnu. Nageoire dorsale postérieure haute et courte. C. antar clicus Luc., Cap, Océan Pacifique.
‘1220 PLAGIOSTOMES.
P) orifices branchiaux de chaque côté.
L'ouverture des fosses nasales est située sur la face inférieure du mus peu en avant de la bouche, qui a la forme d'une fente courbe transve peau est rarement nue, le Apt comme chagrinée par suite des
dlonne vertébrale est bien 7. érenriée que chez les RARES ll sente des corps de ‘vertèbres, dont la conformation présente des variatior l'on a utilisées dans la classification. Souvent on rencontre deux pa res vertébraux et deux corps vertébraux dans chaque segment ( de h color brale (Diplospondyli).
baibières: à bords libres et d'une réunie au crâne par un cartilage.
RENRESA
Le corps allongé, fusiforme, porté des haghoires BA placées ‘ moins perpendiculairement, et se termine par une forte queue char l'extrémité est courbée en dessus, On rencontre aussi des formes qi chent par leur conformation extérieure aux Raies, et servent de r sit celles-ci et les Plagiostomes ; tel est le genre Squatina. Les dents’ en forme de poignard et disposées sur de nombreuses rangées. Ces voraces; ils se meuvent avec rapidité et sont excellents ni SPAERENR particulièrement redoutées.
| 4, GROUPE. £. DISSPONDYLI. Corps des. vertèbres peu développés. sol incomplètement séparés où même représentés par des lamelles en fo sons. Corps avec une seule nageoire dorsale et une nageoïre anale, ete latérales bien marquées. Deux paires d'arcs vertébraux pour chaque la colonne vertébrale au moins dans la région. caudale. Plus de € sacs branchiaux.
jt mr Ce CO TP AA RE EE EN ESS CES | Ft ; d É
PLAGIOSTOMES. 1221
Fam. Normanmas. Grisets. Six ou sept paires de sacs branchiaux et? autant de fentes branchiales de chaque côté. Mâchoires avec plusieurs rangées de dents denticulées. De petits évents. Pas de membrane nictitante. Queue presque diphycerque; hétérocerquie peu marquée.
ne Raf. Six paires de fentes branchiales. Corps vertébraux incomplètement Men Rayons latéraux des branchies pectorales également développés. H. griseus L.,
Méditerranée.
Heptanchus Rat. Sept paires de fentes branchiales. Corps vertébraux plus développés,
F séparés dans la région caudale. Proptérygium plus rudimentaire. H. cinereus L., Méditer-
“ 2. GROUPE. CYCLOSPONDYLI. Deux nageoires dorsales, pas de nageoire anale. “Corps vertébraux généralement séparés, dont la zone moyenne est ossifiée et “ constitue un double cône amphicæle. Les ares vertébraux peuvent être réunis “autour du milieu du corps vertébral. Des évents. Pas de membrane nictitante. … Dents à bords denticulés, à pointe saillante.
A … 4. Fax. Laemaremar. Dents triangulaires non denticulées. Colonne vertébrale en partie
encore moins développée que chez l’Hexanchus et alors seulement dans la région caudale ; … diplospondylie et double cône.
— Laemarqus Müll. Henle. Une grande fente sur la peau de la lèvre inférieure. L. borealis
“ Scor., Groenland. Scymnus Cuv. Sc. lichia Bonap., Méditerranée.
9. Fax. Ecamormmipas. Vertèbres encore dépourvues d’ossifications superficielles. Dents avec des dentelures. Echinorhinus Blainv. E. spinosus L., Océan et Méditerranée.
3. Fam. SrINAcDag. Aiguillats. Corps des vertèbres et tissu intervertébral nettement séparés. Corps des vertèbres nettement amphicæles, à zone externe cartilagineuse. Arcs vertébraux cartilagineux complètement soudés aux corps vertébraux. En avant de chaque mageoire dorsale un piquant.
Centrina Cuv. Humantins. Évents très grands. Dents coniques, peu tranchantes. C. Salviani Risso, Méditerranée.
Centrophorus Müll. Henle. Bouche avec une entaille profonde de chaque côté. C. granulosus El. Schn., Méditerranée.
Acanthias Bonap. Point de replis labiaux sur le bord de la bouche ; de chaque côté de . celle-ci une fossette profonde. Dents tranchantes à pointe dirigée en dehors. À vulgaris - Risso. Mers tempérées des deux hémisphères. Spinax Bonap. Sp. niger Bonap. Ici se placent peut-être les Prisriopaoribar avec le genre Pristiophorus Müll. Henl., dont la conformation des vertèbres est peu connue. P. cirratus Lath., Australie. Ils semblent conduire aux Tectospondyli et aux Raies qui en dérivent.
3. GROUPE. ASTEROSPONDYLI. Une nageoire anale et deux nageoires dorsales. Corps vertébraux amphicæles, nettement séparés du tissu intervertébral; présentant un double cône ossifié d’où partent des rayons osseux contenus dans la zone externe cartilagineuse. Queue diphycerque; squelette caudal parfois diplospondyle. Proptérygium et métaptérygium rudimentaires.
1. Fan. GEesTRAcIONIDAr (Acrodontes). Les deux nageoires dorsales armées chacune d'un piquant; la première est située à peu près à moitié distance, entre ies nageoires pectorales et les nageoires ventrales. Des évents. Pas de membrane nictitante. Double cône des corps vertébraux avec quatre ou huit courts rayons. Les dents sont de larges plaques à surface rugueuse disposées en rangées obliques comme des pavés; dans le jeune âge elles offrent de trois à cinq pointes. Cestracion Cuy. (Heterodontus Blainv.). C.Philippii Blainv., Archipel des Indes orientales. C. Francisci Rill., Californie. Ici se rap-
1222 PLAGIOSTOMES.
portent les Acrodus L. Ag. et les Ptychodus L. Ag., dont on ne connaît que mr ee siles.
2. Fam. Scyzzrozamninar. Les deux nageoires situées très en arrière; l’anté placée au-dessus ou en arrière des nageoires ventrales. Des évents. Pas de : nictitante. Cavité nasale et cavité buccale confondues. Corps vertébral avec dorsal, un rayon ventral, un rayon latéral horizontal et de chaque côté deux latéraux qui s'étendent entre les bases des arcs vertébraux. Dents avec une fo e médiane et des pointes latérales. Queue diphycerque. Ovipares.
Ginglymostoma Müll. Henle. Dents avec plusieurs pointes, G. cirratum L., € Crossorhinus Müll. Henle. Dents en partie à trois pointes. C. barbatus L., Australie stoma Müll. Henle. Dents toutes à trois pointes. Sé. fasciatum Blainv., Océan F
3. Fam. Lamninar. Lamies. Nageoires placées comme chez les Cestracion.: Corps braux avec huit rayons, qui se divisent. Les rayons latéraux s'étendent entre. «hs des ares vertébraux. Évents petits. Pas de membrane nictitante.
Lamna. Cuv. Dents triangulaires aplaties, à cône pointu très saillant, avec dé basilaires courtes. L. cornubica L. très commun; neuf pieds de long. ina 0. glauca Müll. Henle, Java. Carcharodon Smith. C. Rondeletii Müll. Henle, attei de quarante pieds de long. Odontaspis L. Ag. Alopias Raf. A. vulpes L. Selache” lerin. Dans le corps des vertèbres, la formation des rayons centraux est empêchée développement de lamelles concentriques qui partent des rayons périphériques >
4. Fam. Sceyzzipar. Chiens de mer. Nageoires placées comme chez les Scylliol Corps vertébraux avec huit rayons, quatre dirigés obliquement. vers la base des quatre dorso-ventraux et latéraux. Entre les bases séparées des arcs se développent rayons superficiels, qui pénètrent dans l’intérieur du corps et sur une coupe tran sale semblent y être enfoncés comme des coins. Cavité nasale et cavité buccale sé Des évents. Pas de membrane nictitante; dents à trois pointes, la pointe médi développée. Queue diphycerque. Ovipares. Œufs entourés d’une coque résistante
Scyllium Guv. Roussetes. Sc. maculatum Blainv., Australie. Sc. catulus Cuy. -cula Cuv., Côtes d'Europe. Pristiurus Bonap. Museau très allongé. Nageoire cauda de piquants dentés en scie. P. melastomus Raf. (P. melanostomus Bonap. h Mers L Cheiloscyllium Müll. Henle. C. punctatum K. Hass.
5. Fam. Gazwmar. Nageoires placées comme chez les Lamnides. Les huit rayon corps vertébraux ne sont refoulés par quatre pièces calcaires placées entre les ba arcs que dans la région caudale. Membrane nictitante et évents. Dents à bord RTE ou lisse.
Galeus Cuv. Milandres. Évents petits. Dents à bord tranchant et dentelé. G. ca Mers d'Europe. Galeocerdo Müll. Henle. Dents à bords dentelés dans toute leur G. arcticus Fabr. Hemigaleus Bleek. Dents de la mâchoire supérieure à bord dentelé. de la mâchoire inférieure à bord lisse et tranchant. Dirhizodon Kiz. ”
Mustelus Cuv. Émissoles. Membrane nictitante. Évents très grands. Corps ver lement avec les quatre rayons obliques, entre lesquels les plaques calcaires, qui enfoncées comme des coins, sont soudées avec le double cône central. M. laevis Henle. Émissole lisse d’Aristote, avec un placenta ombilical. M. vulgaris Müll. Her de placenta ombilical. Tous deux dans la Méditerranée. Triaenodon Müll. Henle. Müll. Henle.
6. Fam. CARGHARNDAE. Requins. Très voisins des Galéides. Une membrane à bien développée. Pas d’évents. Les derniers orifices branchiaux sont situés au-des nageoires pectorales. Dents triangulaires, à pointe simple, à bords tranchants ou €
… Carcharias Cuv. Museau très allongé. Dents triangulaires à pointe simple aigu liodon Müll. Henl.) acutus Müll. Henle, Océan Indien. C. (Physodon Müll. Henl.) M Müll. Henle, Bengale. C. (Prionodon Müll. Henl.) glaucus Rond., avec un placent
PLAGIOSTOMES. 1225
cal. C. lamia Risso. Tous deux dans la Méditerranée et l'Océan; ce dernier atteint jusqu’à six pieds de long et est très commun.
me aena Guv. (Sphyrna Raf.). Marteaux. Tête en forme de marteau. Yeux placés sur les À «rl céphaliques. Z. malleus Risso (Squalus zygaena L.), Méditerranée. Z. Blochii uv., Indes orientales.
. GROUPE. TECTOSPONDYLI. Pas de nageoire anale. Corps ver tébraux amphiles nettement séparés, avec des couches osseuses concentriques entourant . double cône central. Des évents. Pas de membrane nictitante. Dents en forme à cône surbaissé, dépourvues de dentelures.
Fam. Squarmipas. Anges. Peau recouverte partout d’écailles placoïdes. Le corps resable à celui des Raies par la grosseur et la position des nageoires pectorales; mais es nageoires sont séparées de la tête par une fente au fond de laquelle se trouvent les orifices branchiaux, qui par suite conservent leur position latérale. Squatina Bell. (Rhina in). Sq. angelus L. (Sq. vulgaris Risso), Mers d'Europe.
Rajides. Raies
. Plagiostomes à corps plat, munis d'évents, de cinq fentes branchiales sur la face ventrale en dedans des nageoires pectorales, d'une ceinture peclorale complète et réunie au crâne par des cartilages, de vertèbres tectospondyles, et dépourvus de nageoire anale.
lui donnent la forme d'un large disque terminé en arrière par une longue queue grêle armée fréquemment d'épines, plus rarement d'un ou deux piquants dentelès. La ceinture scapulaire forme un anneau complet fixé en dessus à la partie antérieure non segmentée de la colonne vertébrale, et les nageoires pectorales sont réunies par des cartilages partieuliers avec le museau. Le système des nageoires impaires est rudimentaire, et la nageoire anale manque toujours. Les paupières font défaut, ou sont représentées par une paupière supérieure mon clignotante. La peau est tantôt nue, tantôt rude et chagrinée, tantôt couverte de grandes plaques osseuses surmontées par des épines crochues. Les mâchoires, courtes et épaisses, portent soit de petites dents coniques disposées par rangées à côlé les unes des autres comme des pavés, soit des plaques dentaires larges. Les embryons possèdent, suivant Wyman‘, outre l'évent, six paires d'orifices branchiaux. Les Raies se tiennent de préférence dans les profondeurs de la mer. Elles se nourrissent surtout de Crustacés et de Mollusques. Quelques espèces (les Torpilles) possèdent entre les cartilages des nageoires et les sacs branchiaux, un appareil électrique, au moyen duquel elles peuvent étourdir même de gros Poissons (fig. 1011). Beaucoup d'entre elles atteignent la taille de dix à douze pieds. On trouve des Raïies fossiles dans tous les terrains à partir du carbonifère.
Le corps est plat. Les grandes nageoires pectorales, étalées horizontalement, |
| 1 Memoirs of the American Academy of sciences and arts, 1864.