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GANOÏDES

ou de plaques osseuses dermiques et de fulcres, d'un cône artériel muscueux présentant des rangées de valvules, de branchies libres et d'opercule, d un chiasma des nerfs optiques, d’une valvule spirale dans l'intestin et pa fois d'évents.

L'ordre des Ganoïdes a été établi par Agassiz, qui y faisait rentrer les Plectonathes, les Lophobranches et les Siluroïdes, groupes qui furent réunis plus tard “aux Téléostéens par Jean Müller. On a reconnu depuis que le caractère tiré de la Structure des écailles, qui a donné son nom à l'ordre, n’a point la généralité, ni la valeur que lui attribuait Agassiz, malgré son importance incontestable quand l'on considère les restes fossiles des Poissons que l'on rencontre dans les annues formations. L'ordre des Ganoïdes était surtout nombreux et riche en mes diverses pendant les époques géologiques anciennes (Sauroïdes, Lépidoïdes, yenodontes); aujourd'hui, il ne renferme plus qu’un petit nombre de repréentants vivants (Lepidosteus, Polypterus, Calamoichthys, Amia, Acipenser, Sca-

à à Fig. 1052. — Acipenser ruthenus (d’après Heckel et Kner).

: phirhynchus, Spatularia).N\ est aussi très difficile, ou pour mieux dire impossible, d'établir une ligne de démarcation avec les Téléostéens, car non seulement il n'existe pas un seul caractère différentiel qui soit commun à tous les Ganoïdes, mais encore nous ignorons quelle était l'organisation des Ganoïdes fossiles{.

La peau n’est qu'exceptionnellement nue (Spatularia) ; chez les Esturgeons elle présente de grands écussons osseux disposés sur des rangées longitudinales espacées (fig. 1032), ou bien, comme dans la région postérieure du Scaphirhynchus, des plaques ganoïdes pressées les unes contre les autres. Plus souvent, elle est revêtue d'écailles émaillées rhomboïdales caractéristiques, logées dans les poches de la peau comme les écailles ordinaires des Poissons osseux, mais en différant essentiellement par leur structure. Ces écailles sont constituées par du tissr

cherches sur les Poissons fossiles. Neuchâtel, 1832-1843. — C. Vogt, Quelques observal:ons, elc. sur les Ganoïdes. Ann. sc. nat., 3° sér., vol. IV, 1845. — J. Müller, Ueber den Bau und die Grenzen der Ganoiden. Abhandl. der Berliner Academie, 1846. — H. Franque, Diss. inaug. Nonnulla ad Amiam calvam, etc. Berolini, 1847. — A. Wagner, De Spatulariarum anatome. Diss. inaug. Berolini, 1848. — Hyrtl, Wiener Sitzungsberichte, 1852. — Ibid., Ueber den Zusammen- “hang der Geschlechts- und Harnwer kszeuge bei den Ganoiden. Wien. Denkschr. Vol. VII, 1854. — h. Huxley, Preliminary essay upon the systematic arrangement of the fishes of the Devonian epoch. Mem. geol. Survey. London, t. X, 1861, et t. XII, 1866. — Lütken, Ueber die Begrenzungund Eintheilung der Ganoiden. Palæontographica, vol. XXII, 1872. ue en outre les mémoires de Kner, Heckel, Pander, Egerton, Külliker, Günther, Gegen-

ur, etc

1 La valvule spirale de l'intestin, que les Plagiostomes possèdent comme les Ganoïdes, est rudimentaire chez l'Amia et le Lépidostée.

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osseux et toujours recouvertes d'une couche lisse d'émail; elles sont. uaire disposées en séries obliques et réunies les unes aux autres par. appendices articulaires. Il existe aussi des Ganoïdes pourvus d'écaille flexibles, presque entièrement semblables à celles des Téléostéens, e structure microscopique n'offre pas, d’ailleurs, dans tous les cas, de € bien prononcées". À la vérité, on trouve des corpuscules osseux dans les de tous les Ganoïdes, mais il en existe aussi dans celles des Goniodont Thons, par exemple, et, d'un autre côté, la couche d'émail manque ch penser et chez beaucoup de fossiles. L'émail des Téléostéens n'est É chose que la couche dure, anhiste de la substance des écailles qui est de corpuscules osseux. : 1 Le squelette’ des Ganoïdes est osseux chez certaines RAR , car chez les autres (fig. 1002). 11 commence chez les Ganoïdes fossiles aussi biens parmi les espèces vivantes, chez les Esturgeons, par des formes qui se 3 chent des Chimères par la persistance de la corde et la formation des ar supérieurs et inférieurs. Toujours il se développe en dehors de la caps nienne presque entièrement cartilagineuse des os de recouvrement, et L penseur de la mâchoire, les mâchoires ainsi que l'opercule s’ossifient. Chez Ganoïdes osseux, le crâne primordial est plus ou moins complètement re par un crâne osseux; la colonne vertébrale s'ossifie aussi progressivement, vertèbres revêtant à des degrés divers la forme biconcave de celles des L'é stéens (fig. 1033), et présentant même chez le 4 dostée une forme analogue à celle des vertèbres thocæles des Reptiles. Il existe aussi assez g ment des côtes osseuses.

Les nageoires pectorales présentent 1 une “a L sidérable, et chez plusieurs genres fossiles une très bizarre. La nageoire caudale est ordinai hétérocerque, et contient parfois dans son L be rieur la terminaison de la colonne vertébrale ; existe aussi une série de formes de transition l'homocerquie bien marquée (diphycerques).

Fig. 1055. — Coupe de la colonne rayons des nageoires sont segmentés. Un € vertébrale de l’Acipenser ru- 4 à 2 Fr AA thenus (d'après Wiedersheim). Particulier à la plupart des Ganoïdes, € à ft Mb a, sence de fulcres, espèces d’écailles osseuses n | SS, couche squelettogène; 0, de chevrons, situées sur le bord supérieur et ii " ge EU RUE En pe antérieur des nageoires, principalement de la intercalaires ; Cs, gaine de la Caudale, et disposées sur un ou deux rangs. : corde; @, corde; Ee, elaslica ex Tor aftribuait une si grande valeur à ce Cara

terna ; Ub, arcs inférieurs; 40, ' 3 ASE par Fo, ras transver- plicable surtout aux espèces fossiles, qu'il le sales des arcs inféri i entourent en dessous l'aorte; l'ait Comme le caractère distinctif des Ganoïdes: Z, parties basilaires des arcs Poisson, disait-il, qui possède des fulcres s

inférieurs.

antérieur d'une ou plusieursnageoires, estun

1 Voyez les recherches de Williamson et de Külliker.

ANOÏDES. 1227

une parenté plus réelle avec les Sélaciens. Comme chez ces dermers, la partie supérieure du ventricule, ou cône artériel, est animée de contractions rythmiques. -Ony trouve aussi, à l'intérieur, plusieurs rangées longitudinales de valvules (8 rangées transversales chez les Lepidosteus), qui arrivent jusqu'au bord supérieur de la couche musculaire et empêchent le sang de refluer de l'artère dans le bulbe pendant la diastole. Les branchies sont, comme chez les Téléostéens, libres ans la cavité branchiale, fermée par un opercule qui porte souvent, en outre, ! ne grande branchie accessoire, où se rend le sang veineux de l’are bran- Chial antérieur. Il faut distinguer soigneusement cette branchie accessoire de la pseudo branchie de l'évent avec laquelle elle peut exister simultanément (Acipenser)". On trouve aussi en général des évents (ils manquent chez les Lepidosteus et le Scaphirhynchus), comme chez les Plagiostomes, tandis qu'on n'en a jamais observé chez aucun Téléostéen. Les Ganoïdes se rapprochent également des Raies t des Squales par la structure de l'intestin, et possèdent une valvule en spirale kirudimentaire chez le Lepidosteus) dans l'intestin grêle. Tous possèdent une èssie natatoire pourvue d'un canal pneumatique, à paroi interne tantôt lisse, antôt alvéolaire, et, comme l’a montré Hyrtl, de chaque côté de l'anus, l'orifice d'un canal péritonéal, qui établit la communication entre la cavité viscérale et & milieu ambiant (disposition qui existe aussi chez les Chimères, les Plagiostomes et le Ceratodus)?. Les nerfs optiques ne se croisent pas simplement en passant l’un au-dessus de l’autre, mais constituent un chiasma avec échange partiel de leurs fibres.

… Les reins s'étendent dans toute la longueur de la cavité viscérale; ils dérivent des reins primitifs dont le canal excréteur ne s'est divisé qu'incomplètement en Canal de Wolff et en canal de Müller, son extrémité terminale inférieure restant entière. Il ne se forme pas d’uretère à son extrémité terminale ; les canaux urinifères dans cette région y débouchent directement; plus haut, ils débouchent dans le canal de Wolff. Chez l'Acipenser, l'apparition d'un pronéphros précède l’appa-rition des reins primitifs (mésonéphros). Les reins primitifs ne concourent pas à former l'appareil vecteur du sperme, le canal segmentaire et le canal de Wolff le fonctionnent en effet que comme canaux excréteurs des reins. Les deux canaux de Wolff se réunissent pour former une sorte de vessie urinaire, qui débouche dans lecloaque entre les deux orifices péritonéaux. La partie du cloaque dans laquelle débouche l'appareil uro-génital, se sépare (incomplètement il est vrai), du reste de Porgane, de sorte qu'il existe immédiatement en arrière de l’anus un deuxième orifice, ou pore du canal uro-génital, décrit par Hyrtl chez les Spatularia, Lepidosteus, Polypterus et Amia. Les organes génitaux se développent indépendamment des reins primitifs, aux dépens du péritoine. Par leur structure ils ressemblent d'une manière générale à-ceux des Sélaciens, mais chez le mâle ils n’ont jamais de communication directe avec le canal excréteur du mésonéphros. Les deux ovaires ne présentent pas de cavité; les œufs mûrs tombent dans la cavité viscérale. De là ils passent dans les canaux de Müller, ‘dont l'orifice en forme d'entonnoir cilié s'ouvre dans cette cavité. Ces canaux représentent les oviductes et viennent débou-

À La pseudobranchie manque chez l'Amia et le Spatularia. > Hyrtl, Ueber di pori abdominales, etc. Sitzungsber. der K. Akad. der wiss. Wien, 1852. — Id., Ueber den Zusammenhang der Geschlechts- und Harnwerkzeuge bei den Ganoiden. Ibid. 1855.

1928 PLACODERMÉS,

cher dans les canaux excréteurs de l’urine, c’est-à-dire dans les cornes pondantes de la vessie urinaire (portion terminale des canaux des reins prim Les canaux de Müller ont la même disposition chez le mâle et fonctionne canaux déférents. a J. Müller a divisé les Benbides.e encore vivants en Ganoïdes osseux et cartilagineux, division qui n'exprime guère les affinités de ces anim espèces fossiles de ce groupe, si nombreux cependant, offrent si peu de ves de leur organisation interne, et la ligne de démarcation est si in elles et les Plagiostomes, les Dipnoïques et les anne qe la ele des Ganoïdes ne saurait être que provisoire. 4

ACANTHODIDES. ACANTHODIDÉS

Forment la transition entre les Plagiostomes et les Ganoïdes. principalement cartilagineux, avec des yeux situés en dessus. Éc boïdales, mais excessivement petites, dont l’ensemble a presque l’asf griné. Queue hétérocerque. Nageoire caudale dépourvue de fulcres. Des en avant des nageoires. Yossiles dans les formations dévoniennes nifères.

PLACODERMATA:, PLACODERMÉS

tot sh

Tête et tronc recouverts, comme chez les Goniodontes, de larges. osseuses, dont la surface externe présente des saillies diverses. Région pourvue d'écailles ganoïdes (Pterichthys Ag.), ou nue (Coccosteus Ag.) tiennent exclusivement aux formations les plus anciennes et sont les plus Vertébrés fossiles. Les données que nous avons sur leur ONU pas suffisantes pour établir leurs affinités.

1. Fam. PTERICHTRYIDAE. Tête recouverte de plusieurs plaques osseuses.

pectorales composées de deux pièces mobiles l’une sur l’autre. … PROPRES sleus Ag.

2. Fan. GepHaLAspIDAE. Tête recouverte d’une seule plaque. Corps RE rhomboïdales. Queue hétérocerque. Pteraspis Kner. Cephalaspis Ag. dans les fi devoniennes et siluriennes supérieures. Ce sont les plus anciens Poissons con possédaient un squelette cartilagineux et sont assez rapprochés des Chondros! mâchoires et les dents ne sont pas connues. |

1 Chr. Pander, Ueber die Placodermen des Devonischen Systems. Saint-Pétersbo Jam. Pawri and E. Ray Lankester, À monograph of the fishes of the old red sand ain. I. Palæontogr. Soc. London, 1868 et 1870. Lie

CHONDROSTÉIDÉS. 1999

CHONDROSTEL:. CHONDROSTÉIDÉS

Ganoïdes cartilagineux, à corde dorsale persistante, munis de rares rayons branriostèges ou en étant dépourvus (fig. 1054). Nageoire caudale hétérocerque avec les fuleres. Capsule crânienne cartilagineuse, recouverte d'os dermiques. Parfois des F'évents (Acipenser, Polyodon). Les dents sont très petites, ou manquent tout

Wfait. Peau nue ou revêtue de plaques osseuses en place d'écailles. de Æ l'œuf des Sterlets, suivant Salensky, le vitellus formatif est nettement stinet du vitellus nutritif et le mode de segmentation se rapproche beaucoup & la segmentation totale et irrégulière. Après la fécondation, la portion finement ranuleuse et pigmentée du vitellus, qui correspond au germe de l'œuf des éostéens, se rassemble au pôle supérieur et le premier sillon méridien apparait. rsque huit sillons verticaux se sont formés se montre le premier sillon équatorial. rsqué la segmentation est terminée, l'œuf est composé de deux sortes d'éléments, dé petites cellules à protoplasma finement granuleux oceupant environ le quart supérieur de l'œuf, et de grosses cellules remplies de grosses granulations occu-

jant les trois autres quarts. Entre ces deux groupes de cellules est située la cavité e segmentation. Le toit de la cavité de segmentation est formé par l'ectoderme,

Composé de deux couches de cellules, d'où dé-

rivera le système nerveux. L'entoderme est produit par les cellules à grosses granulations de l'hémisphère inférieur. L'ectoderme s'étend sur toute la surface de l'œuf, sauf sur un point qui correspond à l'anus de Rusconi.

Après l’éclosion l'embryon est très incomplètement développé; il se nourrit pendant trois sebnaines aux dépens du vitellus. Les organes génitaux ne commencent à apparaitre que trois © LA SU Sn d'ou bmois après. La bouche est ventrale; elle est en- Wiedersheim). — Ps, apophyses épifourée par les deux branches du premier are vis? : Méces intercataires: encore dorsale, céral. L'opercule naît sur le deuxième arc sous UP, arcs inférieurs, forme d'un repli. Les deux replis se rapprochent l’un de l’autre sur la face ventrale comme dans les larves d'Amphibiens. Sur les deux branchies et sur le palais se développent des dents cornées provisoires, qui ne disparaissent que lorsque les jeunes embryons ont atteint. l'âge. de trois mois. Primitivement, la nageoire mèdiane est continue, et ce n'est que plus tard qu'elle se divise en nageoire “dorsale, nageoire caudale et nageoire anale. L'hétérocercie de la nageoire caudale

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