‹ Traité de zoologieChapitre 346 sur 434 · SOUS-CLASSE DIPNOI!. DIPNOIÏQUES, PNEUMOBRANCHES · texte numérisé non relu

SOUS-CLASSE DIPNOI!. DIPNOIÏQUES, PNEUMOBRANCHES

Poissons écailleux à respiration branchiale et pulmonaire, munis système de canaux latéraux et céphaliques, d'une corde persi d'un cône artériel musculeux avec plusieurs rangées de nie a valvule spirale dans l intestin.

Les Dipnoïques, qui ne sont connus que depuis une quarantaine ee viron, forment d’une manière si apparente un groupe de transition er Poissons et les Amphibiens, que le naturaliste qui les découvrit le pren considérait comme des Reptiles ichthyoïdes, et que plus tard même.on les: dait comme des Amphibiens écailleux (fig. 1046). Récemment, aux deux formes connues (Lepidosiren, Protopterus) est venue s’en ajouter une tro

-4 Natterer, Lepidosiren paradoxa, eine neue Gatlung der fischähnlichen Replilie des Wiener Museums, 1837, vol. IT. — L. Bischoff, Descripion anatomique du paradoxa. Ann. sc. nat., 2 sér., vol. XIV, 1840. — Milne Edwards, Remarques sur les naturelles du Lépidésirén. Ibid. — J. Hyrtl, Lepidosiren paradoxa. Monographie: gravées. Prag, 1845. — R. Owen, Description of the Lepidosiren annectens. Trans. vol. XVII, 1840. — Peters, Ueber einen dem Lepidosiren verwandien Fisch von Qu Archives de Müller, 1845. — Krefft, Beschreibung eines gigantischen Amphibiums Wide-Bay-District in Queensland. — À. Günther, Ceratodus und seine Selle im Syst für Naturgesch., t. XXXVII, 1871. — Id., Description of Ceratodus, a genus of Gan Philos. Transact. 1871. — Huxley, On Ceratodus Forsteri. Proceed. Zool. Societ. Londi E. Ray Lankester, On the heartsof Ceratodus, Protopterus and Chimaera. Transact. soc. of London, t. X. 4879. — J. E. V. Boas, Ueber Herz und Arterienbogen bei Ces Protopterus. Morph. Jahrb., t. X. 1880. — R. Wiedersheim, Zur Histologie der Dipno: Arch. für mikr. Anat., t. XVII. 1880. — Id., Das Skelet und Nervensystem von Lepi nectens. Jen. Zeitschr. für Naturwiss., t. XIV. 1880. — Beauregard, Encéphale et nerf du Ceratodus Forsteri. Journ. de l’Anat. et de la Phys., 17° année. 1881.

DIPNOÏQUES.

découverte par Forster et Krefft en Australie, dont les dents sont identiques aux dents fossiles (trias) du genre Ceratodus, qu'Agassiz avait attribuées à des Pla-

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Fig. 1046. — Prolopterus annectens.

stomes. Leur conformation extérieure est tout à fait celle d'un Poisson. Le

ps, allongé et plus ou moins semblable à celui d'une Anguille, est couvert jus-

qu'au-dessus de la tête d'écailles rondes ; il présente nettement des canaux cé-

phaliques et latéraux et se termine par uné queue comprimée dont le repli cu-

né, ou nageoire, est renforcé par des rayons mous et se prolonge jusqu'au

ieu du dos et en dessous jusqu'à l’anus. La tête, large et aplatie, porte de

petits yeux latéraux, un museau assez profondément fendu, à l'extrémité du-

el sont placées deux narines. Immédiatement derrière la tête on trouve deux

8h pectorales, qui, de même que les nageoires ventrales, semblablement

—conformées et placées très en arrière, laissent reconnaître à leur bord inférieur

un à repli cutané soutenu par des rayons, ou bien sont composées, chez les Cera-

todus, comme chez les Crossoptérygiens, d'une tige centrale revêtue d'un tégu-

.ment écaïleux, et de deux bords latéraux garnis de rayons. En avant des na-

geoires antérieures, on remarque de chaque côté une fente branchiale sur quelle, chez le genre africain Protoplerus (Rhinocryptis), trois petits appen-

ices branchiaux externes persistent jusque dans un âge avancé. Dans le genre

brésilien Lepidosiren les branchies externes font défaut.

Lite Dipnoïques possèdent aussi, comme les Poissons proprement dits, des

branchies internes. Chez les Ceratodus elles sont au nombre de quatre, outre la ranchie opereulaire. Leur conformati on rappelle celle des branchies de Chimères.

à effet, la cloison située sur l'arc branchial entre les deux rangées de lamelles rend un grand développement et s'étend jusqu'au plafond de la cavité branchiale. Les lamelles branchiales sont soudées sur ses deux faces. Chez le Lepisiren et le Protopterus il existe cinq paires d’ares branchiaux cartilagineux

di n'ont aucune adhérence avec l'os hyoïde et dont les deux premières paires

> portent pas de branchies. On y trouve aussi une nageoire accessoire.

… Par sa conformation le squelette se rapproche très manifestement de celui des

Ganoïdes, avec lesquels, du reste, les Dipnoïques présentent tant d'affinités, que

rtains naturalistes n’ont pas hésité à réunir ces deux groupes ensemble. La

le dorsale persiste toujours sous la forme d’un cordon cartilagineux continu ;

gaine fibreuse porte des ares supérieurs et inférieurs ainsi que des côtes os-

ifiées. En avant la corde se continue jusque dans la base du cräne, qui reste tou-

rs à l’état de crâne primordial cartilagineux, mais se recouvre déjà de quelques

ces osseuses. Le crâne diffère assez sensiblement de celui des Ganoïdes osseux,

is il présente réunis des caractères du crâne des Chimères et des caractères

> celui des Amphibiens. En effet, l'arc maxillo-palatin et son suspenseur forment

une masse commune. Les parties latérales de la boîte crânienne ne présentent

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que deux ossifications correspondant aux occipitaux latéraux. Les os de rec vrement sont au nombre de deux, un parasphénoïde à la base et un parié frontal très allongé sur la voûte (Lepidosiren). L'organe de l'ouie est renferm dans la capsule crânienne. Les os de la face sont beaucoup plus développ principalement les mâchoires, dont la denture est formée, comme chez les Q mères, par des lamelles verticales tranchantes, ou rappelle celle des Cestracion tides (Ceratodus). La conformation des organes génitaux et de leurs canaux ex teurs chez le Ceratodus est identique à celle des Ganoïdes osseux, les canaux Müller servent en effet de canaux déférents chez le mâle. Le tube digestif renfe une valvule spirale qui se termine à quelque distance du cloaque. Le cloaque bouche tantôt à droite, tantôt à gauche. Dans son intérieur est situé l’ori sexuel entre les deux orifices des uretères. Enfin, à sa face pee L chez le Lepidosiren une vessie urinaire. ri

Tous les caractères que nous venons d'énumérer rapprochent les Dipnoïq du type Poisson; mais le mode de respiration par des poumons ainsi que conformation du cœur leur sont communs avec les Amphibiens nus. Touj les capsules nasales cartilagineuses, généralement fenêtrées, présentent des fices postérieurs qui traversent la voûte palatine dans la région antérieure, im diatement en arrière de l'extrémité du muscau. En outre, deux sacs (un s chez le Ceratodus), situés en dehors de la cavité abdominale, occupent la place la vessie natatoire, et débouchent par l'intermédiaire d’un court canal comm médian dans la paroi antérieure du pharynx. Ces sacs doivent être considé comme des poumons. Ils présentent déjà des alvéoles bien développés, mais re 'e çoivent encore du sang veineux, comme la vessie natatoire de plusieurs Ganoïdi osseux (Polypterus), par des vaisseaux qui viennent des crosses aortiques ou « veines branchiales inférieures. Le sang artériel est ramené dans l'oreillette par d veines pulmonaires. Par suite de cette disposition et de la conformation paré lière du cœur, les conditions dans lesquelles s'effectue la respiration sont blables à ce qu’elles sont chez les Amphibiens qui respirent par des branch des poumons. Chez le Lepidosiren, suivant Hyrtl, l'artère pulmonaire se dé de chaque côté, comme chez les Amphibiens, de l'arc aortique inférieur, elle est la continuation directe.

La structure du cœur est tout à fait spéciale. L'oreillette se tfouve par . en deux cavités par la présence d'un bourrelet saillant (Ceratodus), qui chez Lepidosiren devient une cloison percée d’orifices. Le sinus veineux se tr également divisé par une cloison longitudinale; sa cavité gauche, beau plus petite que la droite, reçoit le sang qui revient par les veines pulmon et le déverse dans l'oreillette avec du sang veineux à gauche du bourrelet cône artériel est légèrement contourné en spirale et courbe; une des séries longitudinales de valvules est plus développée que les autres, les ». sont continues et prennent, par suite, l'aspect d’un repli longitudinal (Cera Le sang déjà mélangé, qui s’est accumulé dans la partie gauche de l’oreillet chassé dans la portion gauche du cône artériel (à gauche du repli longitudi puis dans les deux artères branchiales supérieures, et de là va se distribuer di les différentes parties du corps. La portion droite de l'oreillette ne renfer que du sang veineux non mélangé, qui arrive dans les artères branchiales

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rieures après avoir traversé le ventricule et la partie droite du cône artériel. L'artère pulmonaire se détache de ces artères branchiales. Chez le Polyptère, la disposition générale est la même, mais la séparation des deux sortes de sang est plus complète, par suite de la présence dans le cône artériel d'un second repli longitudinal placé vis-à-vis le premier. Le sang qui revient des poumons passe, esque sans être mélangé au sang veineux, dans les deux paires de crosses “antérieures qui forment les carotides et l'aorte et qui n'ont plus-aucun rapport avec les branchies.

Les Dipnoïques, dont le développement nous est jusqu'ici inconnu, vivent dans les contrées tropicales de l'Amérique et de l'Afrique, dans des marais et des -faques d'eau sur les bords de l’Amazone, du Nil blane, du Niger et du Quellimane. .Le genre Ceratodus se trouve dans les fleuves de l'Australie, dans l'eau vaseuse remplie de gaz provenant de substances organiques putréfiées. Lorsque les marais se dessèchent, au moment des chaleurs, ces Poissons s’enfoncent à plusieurs î ds au-dessous du sol, recouvrent les paroïs de leur trou d’une mince couche mucus, et attendent, en respirant à l’aide de leurs poumons, que la saison des uies vienne remplir de nouveau leurs marais. Ils se nourrissent principalement de matières animales.

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