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SOUS-ORDRE Discodactylia. DironmRTteR

munie de pelotes adhésives.

4. Fam. Hyzmar. Rainettes. Des dents maxillaires, mais point de parotides.

1. Sous-Fan. Hylinae. Orteils pourvus d’une membrane natatoire. Apophyses verses sacrées élargies.

Hyla Dum. Bibr. Tête revêtue d’une peau molle. Des dents vomériennes et des p Le mâle possède un gros sac vocal. À. arborea L. Rainette, cosmopolite. H. Laur., Brésil. H. versicolor Lec., Californie. Pseudacris Fitz. Litoria Tsch

Notodelphys Weinl. La femelle possède une poche incubatrice à la partie posté du dos. Les dents vomériennes existent. N. ovifera Weinl., Mexique. Les 1] offrent des branchies externes terminées par un disque campaniforme. Notot Gnth. Trachycephalus Dum. Bibr.

2. Sous-Fa. Polypedatidae. Orteils pourvus de membrane natatoire. Apo ophy transverses sacrées cylindriques. "

Acris Dum. Bibr. Pelotes petites. Membrane du tympan indistincte. Lt cordiforme. Le mâle possède un sac vocal interne. Ac. gryllus ee D bus septentr. Ixalus Dum. Bibr. Polypedates Dum. Bibr., etc.

3. Sous-Fam. Hylodinae. Orteils libres. Apophyses transverses sacrées pere Hylodes Fitz. Des dents vomériennes. Æ. lineatus Schn., Saint-Domingue. Phyllobates Bibr. Pas de dents vomériennes. Langue libre en arrière, Ph Bibr., Cuba. Crossodactylus Dum. Bibr.

2. Fan. Payziomepusipar. Des dents maxillaires, des parotides et des apoph

transverses sacrées élargies.

Phyllomedusa Wagl. Orteils libres. Des dents vomériennes. Membrane du triplé

distincte. Le mâle possède un sac vocal jugulaire. Ph. bicolor Bodd. pen 5 mi nale.

Pelodryas Gnth. Orteils munis de membrane natatoire. Des dents vomérie

Membrane du tympan distincte. P. coerulea White, Australie. 3. Fan. Denprosaripar. Pas de dents makiliaires: ni de parotides. Dendrobates Wagl. (Hylaplesia). Ressemble aux Grenouilles. Pas de dents. Or hbres, élargis au bout. Apophyses transverses sacrées cylindriques. Le mâle possè sac vocal interne. D. tinclorius Schn., Cayenne. Chez le Brachymerus Smith, les ee transverses sacrées sont élargies.

Hylodactylus Tsch. (Plectropus Dum. Bibr.). Des dents vomériennes. Orteils po de membrane natatoire. Apophyses transverses sacrées élargies. H. piciis Eyd. Philippines.

REPTILIA'. REPTILES

Vertébrés à sang froid, écailleux ou cuirassés, à respiration exc vement pulmonaire, munis de deux ventricules ordinairement :

1 Jos. Nic. Laurenti, Synopsis Reptilium emendata, etc., Viennae, 1768. — Schneider, His Amphibiorum naturalis et littercriae. Jenae, 1794-1801. — Mich. Oppel, Die Ordnungen | lien und Gattungen der Reptilien. München, 1811. — L. Fitzinger, Neue Classification der tilien nach ihren natürlichen Verwandtschaften. Wien, 1826. — Id., Systema Reptiliu: dobonae, 1843. — Duméril et Bibron, Erpétologie générale, vol. I à VII, Paris, 1854-18/ H. Schlegel. Abbildungen neuer oder unvollständig bekannter Amphibien. Dusseldorf, 18 — À. Günther, The Reptiles of British India. London, 1864. — E. Schreiber, Herpetolog

plètement séparés et d’un seul condyle occipital. Embryons avec un amnios une allantoïde.

Les formes très diverses de cette classe d'animaux aquatiques, répandus sur- “tout pendant la période secondaire, sont beaucoup plus variées que celles des “Amphibiens ; en général pourtant elles rappellent les types déjà décrits des Céïies, des Urodèles et des Grenouilles. Chez les Reptiles, la colonne vertébrale e encore un rôle considérable dans la locomotion; elle est segmentée de manière à permettre au tronc des mouvements ondulatoires. Le corps est allongé, excepté chez les Tortues, et plus ou moins cylindrique; tantôt privé de pieds € omme chez les Serpents, tantôt pourvu de deux ou quatre membres, qui varient beaucoup dans leur grosseur et dans leur structure, mais qui d'ordinaire servent d'appui au corps rampant sur l'abdomen et le poussent en avant. Avec e mode de locomotion un cou bien distinct serait inutile; lorsqu'il est déve- …loppé, il est relativement rigide; la queue, au contraire, est d'autant plus lon- “que et mobile. Cependant le tronc et les extrémités sont parfois capables de certains mouvements. Il existe parmi les Serpents et parmi les Sauriens de nombreuses espèces qui rampent et qui creusent; on rencontre aussi les restes fosilisés de Ptérodactyles qu'on croit être les plus anciens Vertébrés ailés. Les keptiles peuvent, en outre, vivre dans l'eau et se montrent, grâce à une organisation particulière, habiles à nager et à plonger (Hydrosauriens). Dans le oupe des Tortues, seulement, le corps est large et ramassé et la colonne ertébrale, à l'exception du cou, qui est mobile et très développé et de la queue qui est courte, offre une rigidité complète ; dans ce cas, les membres sont des 0 rganes essentiellement locomoteurs.

La peau des Reptiles, à l'opposé de celle des Amphibiens, presque toujours nue et molle, est résistante et solide tant par suite du durcissement et de l'ossi- | fication du derme, que parce que l'épiderme devient corné!. Nombre de ces animaux possèdent un revêtement d'écailles et de seutelles; ce sont des promgements du derme que recouvre l'épiderme corné. Ces prolongements peunt aussi S'ossifier et former des écussons osseux se recouvrant l'un l'autre mme les tuiles d'un toit (Scincoïdes); d'autres fois, de grosses plaques de bstance osseuse se déposent dans le derme et forment une cuirasse dure plus ou moins continue (Crocodiles, Tortues). On trouve très généralement dans le chorion, ainsi que dans les couches profondes de PE orme, des dépôts de ment destinés à produire la coloration particulière, souvent très-vive et très miée, quelquefois changeante (Caméléon) de la peau. Il existe aussi des glandes itanées, bien moins répandues cependant que chez les Amphibiers. Les Lézards particulier possèdent de nombreuses rangées de glandes sur le côté interne

+ Braunschweig, 1875. — Bronn's, K/assen und Ordnungen des Thierreichs, t. VI, abth. 3.

ilien, fortgesezt von C. K. Hoffmann. 1879-1883.

oyez aussi sur les Reptiles fossiles, les travaux de Goldfuss, Cuvier, Owen, IT. v. Meyer,

ey, etc.

20. Kerbert, Die Haut der Reptilien. Arch. für mikr. Anat., t. XIII. 1876. — Fr. Todaro, Sulla

tura intima delle pelle de Rettili. Atti R. Accad. Lincei. Mem. sc. fis., t. Il. 1879. —

Batelli, Beiträge zur Kenntniss der Reptilienhaut. Arch. für mikr. Anat., t. XVII. 1879. — Blanchard, Recherches sur La structure de la peau des Lézards. Bull. Soc. Zool. France, 1880.

de la cuisse et dans le voisinage de l'anus; ces glandes offrent des pores tincis, situés parfois sur des éminences verruqueuses. Le rôle physiologi ces organes est peu connu, mais leur présence et leur mode de group sont très utiles pour caractériser les genres et les espèces. Même chez les codiles on trouve de grosses agglomérations glandulaires au-dessous de 1 rasse dermique, sur les côtés de l'anus, ainsi que sur les côtés des brancl la mâchoire inférieure.

Le squelette des Reptiles ne présente jamais de formes embryonnaire mais la base du crâne ne reste cartilagineuse, jamais la corde dorsale persistante, comme c’est encore le cas pour beaucoup d'Amphibiens, | conformation est très variable dans les différents groupes. La colonne ve est déjà divisée plus distinctement en cinq régions, bien que les régions et abdominale ne soient pas encore ñettement délimitées. Au cou, les d mières vertèbres, atlas et axis, sont séparées; elles ne sont soudées que Plesiosaurus. Le corps des vertèbres présente d'ordinaire en avant un rondie et en arrière une tête concave; chez les Hydrosauriens fossiles el amphicæles comme celles des Poissons. Dans la queue de beaucoup de I les vertèbres sont aussi amphicæles, et dans la région cervicale des Tor sont amphicæles et procœles. Les arcs supérieurs sont complètement sou le corps des vertèbres chez tous les Serpents et chez tous les Lézards; Ichthyosauriens, les Crocodiliens et les Tortues, la réunion est sb el plus souvent il persiste une suture. Toujours ils sont articulés entre eux. cun des ares émettant des apophyses articulaires qui vont s'appliquer s qui le suit immédiatement. Des arcs inférieurs se trouvent sur la partie cau rachis chez les Serpents, les Lézards et Les Crocodiles, où, comme chez le dèles, ils appartiennent à deux corps de vertèbres. On observe aussi des physes épineuses simples sur les vertèbres du tronc des Serpents. Q apophyses transverses existent, elles naissent toujours sur le système 0 supérieurs. Les côles sont très répandues, on les rencontre parfois sur | longueur du tronc. Chez les Serpents et les Sauriens serpentiformes, dépourvus de sternu”, toutes les vertèbres du tronc, à l'exception de 1x portent des fausses côtes ; elles SOA mobiles et be en quelque sorte

région pelvienne et est composé d’un grand nombre de côtes ventrales ( vues de partie dorsale). Les deux vertèbres sacrées possèdent des

des branches inférieures, que l’on retrouve aussi, mais moins développée la queue. Chez les Tortues, les côtes font absolument défaut dans la cervicale, qui est longue et très mobile chez ces animaux; mais on t les régions dorsale et lombaire réunies huit paires de plaques, qui se plus ou moins intimement avec Les plaques marginales de la carapace € t être considérées comme des côtes, bien que dans l'embryon elles soier nues avec les arcs des vertèbres comme des apophyses transverse vertèbres sacrées, qui, de même que les vertèbres caudales nombreuses.

mobiles, ne font pas partie de la carapace, possèdent également des apophyses atérales correspondant aux côtes de la région précédente,

Le crâne s'articule toujours avec l'atlas par un seul condyle occipital souvent vbé ; il est complètement ossifié dans presque toutes ses parties (fig. 1070). Dans la région occipitale, les quatre éléments qui le constituent sont osseux, bien que tantôt le basilaire (Tortues), tantôt le sus-occipital. (Crocodiles, Serpents), ntre pas dans la formation du pourtour du trou occipital. A la capsule auditive, ni possède comme chez les Amphibiens une fenêtre ovale avec une columelle. s'ajoute encore la fenêtre ovale. L'opisthoticum, le plus souvent soudé avec l' oc- Ribitab: latéral (il ne reste indépendant que chez les Tortues), circonscrit la Jmx - première de ces ouvertures. Par contre, :hez tous les Reptiles, en avant de l'ocei- | latéral est placé le prooticum, dont bord antérieur présente un orifice par passe la troisième branche du trijueau. L'épioticum est soudé avec l’octal supérieur. La région sphénoïdale »cte un développement fort inégal suit l'extension de la cavité crânienne; artout il existe un basisphénoïde, mais jamais de” parasphénoïde. Les alisphénoïdes et les orbitosphénoïdes manquent rdinairement et sont remplacés par des prolongements du fronto-pariétal (Serpents) ou du pariétal (Tortues). Chez cés derniers animaux et chez les Lézards, la cloison interorbitaire est très considérable et peut présenter aussi des ossificaions. Les os du crâne sont pate inds, tantot pairs, tantôt impairs; sou Me, 10 Ge M Benne (a nt le frontal ne prend qu'une faible Gegenbaur). — €, condyle occipital; Ocs, occipital aù recouvrement de la cavité crâ- supérieur; Oct, occipital latéral; Ocb, occipital

24 basilaire : P, pariétal ; Fr, frontal; Pf, postfrontal; enne et ne repose que sur la cloison in- Prf, préfrontal; L, lacrymal; N, nasal; Sg, squa-

rorbitaire. En arrière des parties latéra- ons Jar ere jee D Spor. du frontal, dans la région temporale, melle ; Bs, sphénoïde basilaire; PE, ptérygoïde ; 9 Pal, palatin; Vo, vomer; Tr, os transverse. situés les os postfrontaux. La région

oidale offre divers états d'ossification et des parties cartilagineuses, surtout son milieu. Elle est recouverte à la base par le vomer, qui est pair chez les erpents et les Lézards, et en dessus par les deux os nasaux. Les ethmoïdes laaux (préfrontaux) sont toujours séparés de la portion médiane de l'ethmoïde. dehors des ethmoïdes latéraux sont placés les os lacrymaurx, qui circonérivent la paroi-antérieure de l'orbite chez les Lézards et les Crocodiles.

Le suspenseur de la mâchoire est constitué sur le même type que celui des mphibiens, mais le squamosal fait plus directement partie du crâne, et l'os carré une forte pièce osseuse. Cet os ainsi que l'appareil maxillo-palatin sont soli-

dement fixés au crâne chez les Tortues et les Crocodiles; chez les Serpents et Sauriens, ils sont plus ou moins mobiles. Dans le premier cas, non seulem les ptérygoïdes et les palatins sont soudés avec le sphénoïde, mais encor carré est solidement uni à l’arc maxillaire supérieur. Chez les Crocodiles développe une pièce transversale (os transverse) entre les ptérygoides maxillaire supérieur, ainsi qu'un arc temporal supérieur qui réunit de côté l’écaille du temporal au postfrontal. Chez les Lézards, où l'appareil m palatin ainsi que l’os carré présentent une articulation mobile avec le l'arc jugal se réduit jusqu'à disparaître complètement, mais par contre il « un os transverse comme chez les Crocodiles et une pièce osseuse, ou col entre le ptérygoïde et le pariétal. C'est surtout chez les Serpents que le la face sont mobiles; ces animaux manquent complètement d'arc jugal, possèdent un os transverse volumineux. Les deux branches de la mächon férieure, composées chez eux comme chez tous les autres Reptiles et les tébrés inférieurs de plusieurs pièces, sont réunies en avant par un ligam tensible, ce qui leur permet de s’écarter considérablement. |

Le squelette viscéral, qui ne sert plus d'appareil de support pour legbra porte en avant la langue et s'étend très loin au-dessous du larynx et de latra Il se transforme en hyoide dont le corps est constitué par les copules cornes par les pièces ventrales des arcs. Sur l'arc antérieur, une (hyomandibulaire) se sépare, reste fixée au crâne; elle constitue la colum se rattache à l'appareil de l’ouie; l’autre portion peut rester cartilagine segmenter et s'appliquer au crâne, ou s’atrophier et même disparaître cor tement (Crocodiles). C’est surtout chez les Serpents que l'os hyoïde est rédi n’est plus représenté que par un seul arc dont les longues branches, sem à des arêtes, se réunissent en avant de la trachée. Les Sauriens possède hyoïde grêle, muni de deux paires de cornes, dont la paire postérieure s' Le corps de l'os hyoïde est au contraire très large chez les Grocodiles Tortues. Les premiers n’ont que les cornes postérieures, tandis que che Tortues on trouve trois paires de cornes en partie segmentées.

Les membres et leur ceinture basilaire manquent complètement chez part des Serpents ; cependant on rencontre chez les Péropodes et les Torb dans la région anale, les vestiges des membres postérieurs, qui restent entièrement cachés sous la peau, à l'exception de la pièce terminale qu l'ongle. Chez les Sauriens, les membres présentent des degrés d'organi très divers. La ceinture scapulaire et la ceinture pelvienne existent sans tion, bien que quelquefois sous une forme très rudimentaire (Amphi Scincoïdiens); les membres antérieurs aussi bien que les membres pos peuvènt complètement faire défaut, ou les uns, à l'exclusion des autres, à représentés que par de petits rudiments. Cependant dans la plupart d les deux paires de membres sont bien développées et pourvues de cinq Rarement les orteils sont réunis par une membrane natatoire (Crocodiles ment aussi les membres sont transformés en nageoires plates (yen fossiles, Tortues marines). Chez les Ptérodactyles enfin, les membres à ont des doigts très allongés et sont conformés comme des organes de be: ;

Le système nerveux des Reptiles s'élève manifestement, quant à la structu

ses différentes parties, au-dessus de celui des Amphibiens (fig. 1071). Les hémisphères du cerveau, de dimension remarquable, commencent déjà à recouvrir le . cerveau moyen. Le cervelet offre un développement progressif depuis les Serpents jusqu'aux Crocodiles, et rappelle, chez ces derniers, le cervelet des Oiseaux par son grand lobe placé entre deux petits lobes latéraux. La moelle allongée forme aussi une courbure bien marquée, dirigée en bas. Les nerfs cérébraux (nerfs crâniens) sont en plus grand nombre que chez les Amphibiens. Jamais le nerf … facial n’est réuni au trijumeau ; de mème les nerfs … des muscles de l'œil ont une origine séparée. Le | glosso-pharyngien n’est plus représenté par une branche du pneumogastrique; c'est un nerf indépendant offrant plusieurs anastomoses avec ce dernier; le nerf accessoire de Willis a une origine semblable, excepté chez les Serpents. Enfin l’hypoglosse, qui sort du crâne par un ou deux orifices, est également un nerf autonome.

Les organes des sens présentent aussi en général . un développement plus élevé que chez les Amphi- . biens. Les yeux manquent encore de paupières dis- … tinctes chez les Serpents, les Geckos et les Amphis- bènes, mais ils sont protégés sur toute leur surface antérieure par une capsule transparente, semblable à un verre de montre, séparée de la cornée par un espace rempli d'humeur lacrymale. Dans tous les autres cas, il existe une paupière supérieure et une paupière inférieure, la première réduite à un simple pli, l’autre très grande et mobile, pouvant recouvrir - le globe oculaire. D'ordinaire une membrane nictitante, toujours accompagnée d'uné glande particu- ren Encéphale ati. 2 lière (glande de Harder), se trouve à l'angle interne 46r, vu par la face supérieure (d’ade l'œil. La structure et la grosseur du globe oeu- Prés Rablk-Rückhard). — Vh, cerveau antérieur (hémisphères céré- É lire varient beaucoup ; chez les Tortues et les Lé- braux); Mh, cerveau moyen (corps —zards, il est soutenu, comme chez les Oiseaux, par un Pimmerux); CP, Cervelet: Mo,

Ë : moelle allongée ; Z, nerf olfactif; anneau osseux développé dans la sclérotique. La cor- Z4, nerf optique; 1V, trochléaire; . : SN) Y, trijumeau; VIII, nerf acoustinée est généralement plate; cependant, chez les Ser- 4e: IX, glosso-pharyngien ; X, — pents et les Crocodiles, elle est très bombée. La pu- preumogastrique; X/, accessoire È x F À de Willis; 1€, premier nerf cer- «pille est ronde; chez les Crocodiles elle est verticale. vical; 2€, deuxième nerf cervi- Dans l'œil des Lézards, on remarque des plis par- “ticuliers de la choroïde, qui correspondent au ligament falcilorme de l'œil des - Poissons et au peigne des Oiseaux.

.L'organe de l'ouie présente toujours, du moins d'après ce qu'on en sait, un * Timaçon non encore enroulé en spirale, et une fenêtre correspondante (fenêtre ronde). Chez les Serpents et les Sauriens apodes seulement, la caisse du tympan, la trompe d'Eustache et la membrane du tympan font défaut; l'opereule qui re- “couvre la fenêtre ovale et la columelle qui lui est unie sont cachés sous les

… muscles, comme chez beaucoup d’Amphibiens. Lorsque la caisse du tympan

existe, la columelle s'applique par son extrémité ecartilagineuse à la mil du tympan, qui, chez beaucoup de Lézards, est encore cachée sous la pea une large trompe d'Eustache la fait communiquer avec l’arrière-gorge. L mière trace de l'oreille externe nous est offerte par un repli cutané si dessus de la membrane du tympan chez les Crocodiles. du L'organe de l'olfaction offre, principalement chez les Tortues et les G diles, une extension considérable de la surface de la muqueuse, dont le sont soutenus par des cornets caftilagineux. Les orifices externes des nari sont garnis de valvules que chez les Serpents qui vivent dans l’eau et le codiles. Les fosses nasales traversent d'ordinaire perpendiculairement la palais; elles s'étendent, chez les Crocodiles, jusque dans la partie supérie la gueule. Chez les Serpents et les Sauriens, il existe encore un second « l'odorat (glandes nasales, Rathke) enfoncé entre les cornets et le vomer de Jacobson, Leydig), dont le nerf part de l'extrémité du lobe olfactif et : mine comme une coupe autour d'une papille cartilagineuset. Quel degré de développement présente le sens du goût, c'est ce qu il ficile de déterminer; on sait cependant que ce sens n'a point son siège la langue, puisque celle-ci sert, chez les Serpents et de nombreux d'organe du tact, et dans d’autres cas, chez les Caméléons, par exemp gane préhensile. Récemment, Leydig a découvert, dans la cavité bue Serpents et des Sauriens, chez les premiers le long des rangées de den laires dans un grand pli longitudinal, chez les autres, dans les foss: tissu conjonctif, de petits organes caliciformes spéciaux?. C'est parmi le tues de terre et les Iguanes que le sens du goût parait le mieux dévelo trouve aussi des corpuscules du tact dans les papilles de la ess Se Go comme dans la peau des Batraciens. DER L’armature de la bouche offre, dans les aisés ordres, de grandes. sr

1 L’organe de Jacobson, que Leydiz considère comme un second appareil de l’olfaction à recueillir les impressions olfactives produites par les aliments introduits dans la bouc en deux spères creuses, communiquant en ayant et au-dessous par une ouverture en fente, percée dans l'épaisseur de la voûte palatiné, avec la cavité buccale. Un gros tronc n@ issu du ganglion olfactif arrive sur son extrémité en cul-de-sac, et là s'étale et s'élargit 4 i nière à constituer une couche analogue à la couche granulense de la rétine. st + dist des fibres nerveuses très fines, des cellules de tissu conjonctif et des corpuscules g L'organe est tapissé en dedans par de longues cellules cylindriques; les cellules ne pr ment distinctes de la couche sous- jacente ; elles y envoient au contraire des PASS 1 vement fins, qui paraissent se réunir aux fibrilles nerveuses. ; # Ë

2 Ces organes sont situés sur des papilles et se composent d’une id exter épithéliales pavimenteuses stratifiées et d’une masse centrale de cellules ceylindriqu reconnaît nettement être pour la plupart des cellules caliciformes ou muqueuses. Che dernières débouche séparément à la surface de l'organe; souvent leurs orifices sont. les uns des autres. Un rameau nerveux se rend à la base de chacun de ces organ qui le constituent aboutissent chacune dans une cellule ganglionnaire. Ce mode de nerveuse rappelle tout à fait les bulbes terminaux de Krause: Leydig n'a pu observer nication entre l'élément nerveux et l'élément glandulaire, c'est-à-dire entre les bulbes ! et les cellules caliciformes, mais il pense qu’elle existe en réalité. Tandis que F. K Schwalbe considèrent ces petits appareils, chez les Poissons et les Mammifères, comme du goût, Leydig les regarde à la fois comme des organes de sécrétion et comme les sixième sens et les compare aux organes de la ligne latérale des Poissons,

Voy. : Fr. Leydig, Zur Kenntniss der Sinnesorgane der Schlangen. Archiv für mil Anatomie, vol. VIIL, 1872. , .

Sauf chez les Tortues, dont les mâchoires sont bordées d’un revêtement corné

tranchant qui forme une sorte de bee, il existe dans les mâchoires des Reptiles des dents préhensiles coniques ou crochues, qui servent à retenir la proie, mais : . sont incapables de broyer. Ce n’est que par exception que les dents présentent - des couronnes dentelées et des plissures de l'émail ou de la dentine indiquées à — l'extérieur par des stries. D'ordinaire ces dents ne se trouvent que sur les mä- … choires et disposées sur un seul rang, tantôt fixées au bord inférieur (4crodontes), tantôt sur la lèvre externe fortement saillante du sillon dentaire (Pleurodontes), tantôt enfin, mais beaucoup plus rarement, implantées dans des alvéoles particulières comme chez les Crocodiles. On peut aussi rencontrer des dents à crochet sur l'os palatin et sur le ptérygoïde; elles forment alors souvent, comme chez les Serpents non venimeux, une arcade à concavité posté- . rieure sur la voûte palatine. Les Serpents venimeux possèdent, sur leur mâchoire . supérieure, des dents particulières, qui sont en rapport intime avec les canaux . des glandes à venin, situées au-dessous et en arrière de l'œii, et recouvertes par . le muscle temporal. Ces dents offrent à leur surface antérieure comme une pro- . fonde gouttière longitudinale, ou sont traversées par un canal, et leur base est . entourée de telle sorte par la gaine membraneuse avec laquelle se continue le conduit vecteur de la glande, que la sécrétion coule dans le premier cas, dans ; gouttière de la dent, dans le second, dans le canal dont elle est perforée, et . pénètre ainsi dans les blessures faites par ces dents. Il existe des glandes sali- . vaires dans les lèvres des Serpents et des Lézards, aussi bien que dans leur màchoire inférieure ; on peut aussi rencontrer chez eux une glande sublinguale; sa. présence est même un des caractères distinctifs des Tortues. L'œsophage, d'une longueur remarquable, offre une extensibilité extraordinaire en raison même de la nature des aliments dont se nourrissent ces animaux ; sa paroi plissée longitudinalement peut aussi, comme chez les Tortues de mer, être pourvue de grandes papilles et de villosités. L'estomac ne se distingue le plus souvent de l'œsophage et de l'intestin que par son diamètre plus considérable; il est toujours séparé de ce dernier par une valvule pylorique; il est en général droit, excepté . chez les Tortues, qui possèdent, comme les Grenouilles, un estomac placé trans- … versalement. Chez les Crocodiles, au contraire, cet organe se rapproche de celui - des Oiseaux, tant par sa forme arrondie que par ses parois musculeuses épaisses. …. L'intestin grêle n'offre en général que peu de circonvolutions; il est plus ou … moins court suivant que la nourriture est plus ou moins animale; chez les Tortues terrestres seulement, qui vivent de matières végétales, la longueur dépasse de six à huit fois celle du corps. Le gros intestin, très large, présente dans 1 règle une valvule annulaire, parfois aussi un cæcum, et aboutit à un cloaque; … celui-ci débouche au-dessous de la racine de la queue par un orifice rond, ou par une fente transversale chez les Serpents et les Lézards (Plagiotrèmes). Le - foie et le pancréas ne manquent jamais.

La respiration branchiale-fait toujours défaut chez les Reptiles, mème pendant le jeune âge; la respiration est exclusivement pulmonaire. Les … poumons sont des sacs spacieux, allongés, à parois alvéolaires ou à larges pierités spongieuses (Tortues et Crocodiles), qui s'étendent le plus souvent ce pee dans la partie postérieure de la cavité viscérale. Chez les Serpents et

chez les Lézards serpentiformes, les deux sacs pulmonaires sont inégale développés, le poumon d'un côté s'atrophiant plus ou moins, ou même di: raissant tout à fait chez quelques espèces venimeuses, tandis que l’autre acqui un volume d'autant plus considérable. En outre, l'extrémité postérieure de dernier ne présente ni alvéoles, ni vaisseaux respiratoires, et constitue réservoir d'air, servant très probablement pendant l'acte si lent de la déglut qui met obstacle à la respiration. Les voies respiratoires sont toujours posées d'un larynx commençant par une glotte en forme de fente et € longue trachée soutenue par des anneaux ceartilagineux ou osseux, qui divise assez généralement en deux bran Une épiglotte membraneuse ou cartilagi existe chez beaucoup de Tortues, de pents et de Lézards; les Caméléons et Geckos possèdent seuls un appareil vocal.

l'exception de ces deux groupes de Sauri la voix fait défaut à tous les Reptiles renouvellement de l'air indispensable respiration s'opère aussi partout, exce chez les Tortues, à l’aide des côtes.

Les organes de la circulation présente ilest vrai, les dispositions essentiell nous avons décrites chez les Amphibier mais arrivent par des transitions gradu à un degré de développement bien supé (fig. 85): c'est ainsi que chez les Reptile plus élevés la duplicité du cœur est déjà | faite, et la séparation du sang veineux Fig. 1072. — Cœur d'Alligator lucius avec les <ano artériel presque complète. La divisiond gros vaisseaux vu par la face antérieure et E: ouvert en partie (d'après Gegenbaur). — D, Cœur résulte de ce que, outre les deux © eue dr Ds ares teens S Jettos qui sont distinctes même extérie eulaire; Ba, bulbe artériel; €, carotide pri- ment, le ventricule se partage en deux« mitive; Sd et Ss, sous-clavières droite et + , ès | gauche ; Ad, arc aortique droit; 4s, arc aor- partiments, l'un droit, 1 autre gauche tique gauche; P, artère pulmonaire; V, cloison de séparation de ces deux com branche de communication de l'arc aortique : : i gauche avec l'arc droit; M, artère mésenté- ments reste, 1l est vrai, per cée d’un 0 pe +R RL PUUMERE 27e le péti- plus ou moins large chez les Serpent Lézards et les Tortues, mais chez les codiles l'orifice s’oblitère complètement, et dès lors il existe un ventricule g et un ventricule droit, de même que chez les Vertébrés à sang chaud à tion aérienne. Dans le premier cas, c’est du ventricule droit, spacieux et

origine séparée; ces derniers prennent naissance en parte dans la ch gauche (Bg- 1072).

arcs aortiques; il se réduit pendant le cours du raie 6 bien me enc que chez les Amphibiens. Originairement le cœur envoie, comme chez.

Oiseaux et les Mammifères, cinq paires d'ares vasculaires, qui entourent l'æsophage et se réunissent au-dessus pour constituer les deux racines de l'aorte; mais la plupart de ces arcs s’atrophient par la disparition de leurs branches . de communication, de telle sorte que finalement chacune des deux racines . de l'aorte provient de deux ares vasculaires (Sauriens), et dans la règle parait mètre la continuation que d’un seul are aortique. Le tronc artériel qui sort … du cœur n'offre plus à sa base, comme chez les Amphibiens, un cône aortique musculeux ; il est partagé en un tronc droit et en un tronc gauche. Il se divise . en crosses aortiques droite et gauche, et en artères pulmonaires ayant chacune une origine distincte. Les parois de ces gros vaisseaux sont d'ordinaire soudées à leur base. Chez les Serpents et les Lézards, le tronc artériel gauche se continue, sans fournir de branches latérales, avec la racine gauche de l'aorte, tandis que le droit, avant de for- mer la racine droite de l'aorte, donne naissance aux deux . carotides (fig. 1075); chez plusieurs Lé- … zards,cedernier peut aussiprésenter unrameau de communication persistant avec la racine aortique

. dumême côté, et corl respondant au deu- ‘Fig: 1073. — Schéma de la transformation des arcs aortiques primitifs en Ne : grands troncs artériels chez les Serpents et chez les Lézards (d’après D xleme arc aortique. Rathke). — 1. Serpent; a, carotide interne; b, carotide externe; c, carotide M s primitive; d, crosse droite de l'aorte; e, artère vertébrale ; f, crosse gauche "+ Chez les Tor tues, de l'aorte; h, artère pulmonaire ; à, canal de Botal. —2. Lézard ; a; csrotidé c'est aussi du tronc interne; b, carotide externe; €, carotide primitive; d, canal de Botal entre L ee : le troisième et le quatrième arc; e, crosse droite de l'aorte; f, artère È artériel droit L 'id sous-clavière ; g, aorte; k, crosse gauche de l'aorte; à, artère pulmonaire : +4 partent les carotides k, rudiment du canal de Botal entre l'artère pulmonaire et les crosses de

etes sous-clavières, lt:

“ et le gauche donne naissance aux artères viscérales ; la racine aortique gau- … che étant très étroite, l'aorte ne parait être qu’un prolongement de l’are ar- * tériel droit. Les Crocodiles présentent les mêmes dispositions ; mais chez eux le tronc artériel droit sort du ventricule gauche et reçoit du sang artériel. — Cependant ici aussi, malgré la division parfaite du cœur, le mélange des «deux sortes de sang n'est pas complètement évité, car il existe une communication entre l'arc aortique gauche et l’aorte (outre le foramen Panizzae, situé —à la base des deux troncs artériels accolés l’un à l’autre). Lorsque la sépara- “tion des ventricules est imparfaite, le mélange des deux sortes de sang s'opère “déjà dans le cœur, bien que la communication entre l’entrée des vaisseaux « pulmonaires et les ouvertures des troncs artériels soit empêchée en partie par une disposition spéciale des valvules, de telle sorte que le sang artériel passe principalement dans ces derniers, et le sang veineux dans les autres … (Brücke). Outre la veine porte hépatique, il existe, comme chez les Amphi-

biens, un système de la veine porte rénale par lequel passe une partie sang revenant de la queue et des membres postérieurs. Mais cette cireu à travers les reins diminue de plus en plus d'importance chez les Tortue les Crocodiles, car la plus grande partie du sang des veines iliaques se. au foie. Le système lymphatique présente de nombreuses et vastes cavi se comporte exactement comme celui des Amphibiens, cependant jus on n’a découvert de cœurs lymphatiques contractiles que dans la région térieure du corps, à la limite du tronc et de la queue; ils sont disp paires sur les apophyses transverses ou sur les côtes.

Les reins des Reptiles ne correspondent plus exclusivement aux rei mordiaux des Amphibiens, mais, de même que ceux des Oiseaux et des fères, ce sont des organes secondaires développés postérieurement conduits exerétenrs des reins primordiaux (canaux segmentaires)!. Pa forme allongée et par les lobes qu'ils présentent fréquemment, ils rap) ceux des Amphibiens, mais ils sont situés plus en arrière dans la portio térieure de la cavité du tronc, sur les côtés de la colonne vertébrale, voisinage du cloaque. Les uretères longent le bord interne des reins, plus ou moins enfoncés dans le parenchyme de ces organes; ils dék séparément dans le cloaque, sur la paroi antérieure duquel se trouve ur chez les Lézards et les Tortues. La sécrétion urinaire n'est pas partout chez les Serpents, c'est une masse de consistance solide, HE mant de l’acide urique.

Les organes génitaux se rapprochent surtout de ceux des Oiseaux (fig. 1074 la transformation des reins primordiaux et du canal de Wolffen apparei teur du testicule (épididyme et conduit déférent), par leur disparition 0 conservation à l’état rudimentaire chez les femelles (organe de Rosem canal de Gärtner), tandis que le canal de Müller devient l'oviducte, se réalisées les conditions morphologiques essentielles spéciales aux Vert supérieurs. Les oviductes et les canaux déférents débouchent isolément cloaque. Les premiers présentent un large orifice; leur parcours est sin ils sécrètent partout les enveloppes de l'œuf membraneuses ou cale n’est pas rare qüe les œufs séjournent longtemps dans la portion termi l'oviducte, désignée alors sous le nom d'utérus, porfois même jusqu'à. du développement de l’embryon. Les mäles possèdent toujours des externes d'accouplement, auxquels correspondent chez les femelles des rudimentaires analogues (clitoris). Chez les Serpents et les Lézards, deux sacs creux lisses ou armés d'épines qui sont renfermés dans une £ placée en arrière du cloaque et qui pe ivent être dévaginés au deho ils sont ainsi déroulés, leur surface présente une youttière longitudin laquelle s'écoule le sperme. Chez les Tortues et les Crocodiles il exis paroi antérieure du cloaque un pénis érectile soutenu par deux corp Cet organe possède aussi une gouttière, mais il ne peut pas, comme le pénis des Serpents et des Lézards, s’invaginer. Le rapprochement des de

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1 Max Braun, Das Urogeritalsystem der einheimischen Reptilien. Arbeit. aus dem )| | stitut. Würzburg, t. IV. 4877. 4 té, Les

constitue donc toujours un véritable accouplement qui a pour résultat la fécondation des œufs dans l'intérieur du corps maternel. Le plus grand nombre des

H T du È T. à P P Ov N.

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Fig. 1074. — Appareil génito-urinaire de Lacerla agilis (d’après leider). — 1. Appareil mâle. N, reins; 11, testicules; Nh, épididyme; Vd, canal déférent; P, reste du rein primitif; T, canal de Müller rudimentaire; Pe, pénis; SD, glandes fémorales; SP, leurs pores. — 2. Appareil femelle. Hb, vessie; Md, rectum fendu ; C£, eloaque ; Ov, ovaire; T, canal de Müller transformé en oviducte.

éptiles sont ovipares, quelques-uns cependant, tels que la Vipère et l'Orvet, - sont vivipares. En général, les femelles pondent un petit nombre d'œufs qu'elles -enterrent dans la terre humide, dans les endroits chauds et abrités, sans plus inquiéter de ce qu'ils deviennent. Il faut cependant faire exception pour les Boas, qui entourent de quelques soins leur progéniture. [ls s'enroulent au-dessus de leurs œufs, qu'ils protègent de la sorte et autour desquels ils entretienneut une douce chaleur jusqu'au moment de l'éclosion.

Le développement des Reptiles, dont nous devons la connaissance principalement aux remarquables travaux de Rathke, s'éloigne beaucoup de celui des Amphibiens, tandis qu'il se rapproche par ses traits essentiels de ce que l’on obrve chez les Oiseaux (fig. 1075)‘. Le vitellus, relativement considérable, entouré

ol

1! C. E. von Baer, Ueber Entwickelungsgeschichte der Thiere. Künigsberg, 1828-1837, — H, Rathke, Entwickelungsgeschichte der Natter. Künigsberg, 1839. — Id., Ueber die Entwickelung der Schildkrôten. Braunschweig, 1848. — Id., Untersuchungen über die Entwicklung und der Kôr-

encore parfois, en dedans de la coque, d’une couche d’albumine, subit a

formation d'un germe dis es e avec des bourrelets dor.

a un sillon primitif sur un limité correspondant au x formatif. Avant que les des bourrelets dorsaux soient réunis, on aperço courbure dans la port phalique élargie du sillon UP nn sal; c'est là l'origine Var flexion crânienne que n'observe que chez les V supérieurs. Un autre fait ristique, c’est l'apparition membrane entourant l'em Fig. 1075. — Deux phases de l’évolution du poulet, pour mon- et que l'on eh pelle l'a trer le développement de l’amnios et de l’allantoïde. Enales feuillet cellulaire extert

deux replis qui constitueront l’amnios sont encore très éloi- » LD TUE gnés l’un de l'autre; en b les deux replis se sont réunis et blastoderme, qui envelop

embmOn: D, membrane siallne; Am emo; 86 mème PU DNS

brane séreuse (faux amnios); Dh, cavité digestive ; Dg, canal l'extrémité antérieure et

vitellin ; V, vitellus; C, cœur; A, Allantoïde. trémité postérieure de bryon, et constitue en ces points deux replis qui recouvrent la céphalique et la portion caudale (capuchon céphalique, capuchon caude replis s'étendent aussi sur les parties latérales, et finissent par se au-dessus de l’embryon, de manière à constituer un sac clos rempli de 1 L'embryon, à l'origine entièrement appliqué sur le vitellus, s'en sépare en plus distinctement, les parois du ventre venant à se rejoindre et ne la qu'une simple ouverture (ombilic). Le canal digestif, qui avait débuté sillon, devient un tube ne communiquant plus avec le vitellus que par un canal qui part dé l'ouverture ombilicale. Tous les Vertébrés supérieurs, à: des Reptiles, présentent également un autre organe embryonnaire, l'allan C'est un renflement vésiculaire, qui se développe dans la région caudall dépens de la paroi antérieure de l'intestin, devient un sac considérs saillie par l'ombilic au dehors et s'étale à la surface de l’amnios. Les pi ce sac, rempli de liquide, à l'opposé de la membrane amniotique entiè dépourvue de vaisseaux, possèdent des ramifications vasculaires excessi riches et représentent un organe embryonnaire de respiration des plu tants, par suite surtout de la longue durée et des phases compliquées du

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eau rh mme aidée arenaimg int monts ss pontstiser mn +

perbau der Crocodile. Braunschweig, 1866. — L. Agassiz, Embryologie of the Tur‘le. Cor tions to the nat. hist., etc., vol. IL. Boston, 1857. — C. Kuppfer, Die Enstehung der Allanto die Gastrula. Lool. Anz., t. II. 1879. — W. K. Parker, Structure and development of th in Lacertilia. Transact. Philos., t. CLXX. 4879. — Id., On the skull of the common Snake t. CLXIX. 1878. — Id., On the development of the skull and nerves in the green Turtle. ee R. Soc., t. XXVIIL. 1879. — Id., On the structure of the skull in the Chamaeleons. Transact: 200 Soc. London, t. XI. 1881.

PLAGIOTRÉMES. 1315

loppement. La présence de l’allantoïde est corrélative, non-seulement de la disparition de la respiration branchiale, mais encore de l'absence de métamor- . phose chez le jeune animal, dont l’organisation est complète au sortir de l'œuf. Presque tous les Reptiles, excepté quelques Tortues et quelques Lézards, sont … carnivores ; les formes les plus petites se nourrissent en grande partie d’Insectes, … les plus grandes de Vertébrés et même d'animaux à sang chaud. Beaucoup vivent a. toujours dans l’eau, ou s’y tiennent de préférence; telles sont les Tortues de mer, — qui n'abordent que pour déposer leurs œufs sur le rivage, et les Serpents d'eau. … Les Crocodiles se plaisent aussi dans l'eau beaucoup plus que sur terre, où leurs - mouvements sont lourds et maladroits ; ils peuplent les lagunes et l'embouchure … des grands fleuves. Mais le plus grand nombre des Reptiles sont terrestres ; les - uns préférant la terre ferme, les autres les lieux humides, dans le voisinage des eaux.

“ Quant à la distribution géographique, on peut dire d'une manière générale - que la grosseur et la diversité des formes augmentent à mesure qu ‘on approche … de l'équateur. Quelques Serpents et quelques Lézards peuvent vivre assez avant dans le Nord, tandis que les Crocodiles ne dépassent pas la zone torride, et que «les Tortues ne comptent sous ces latitudes brûlantes que quelques espèces isolées. Les Reptiles des pays froids ou tempérés tombent dans une sorte de sommeil hivernal; ceux des climats chauds subissent par contre un sommeil d’été, qui finit … à l'entrée de la saison des pluies.

—. L'activité psychique des Reptiles ne s'élève guère au-dessus de celle des Amphibiens. Leur croissance est extrêmement lente et la durée de leur vie d'autant ‘plus longue. La plupart se font remarquer par une grande résistance vitale; ils peuvent subsister longtemps sans prendre de nourriture et sont doués, bien 4 qu'à un moindre degré que les Amphibiens, de la faculté de régénérer les parties - de leur corps qu'ils ont perdues.

Les plus anciens restes fossiles des Reptiles appartiennent à la période primaire; ilsne sont cependant que peu nombreux à cette époque, et ne se rencontrent que dans les schistes cuivreux (Proterosaurus Speneri). La période secondaire (surtout Le ans les formations triasiques et jurassiques), qui était peuplée principalement de Sauriens et d'Hydrosauriens, présente une bien plus grande variété de formes. Ces animaux se continuent dans l’époque tertiaire, qui offre aussi quelques “restes de Serpents. Les Tortues commencent à apparaître dans le jurassique — si l'on fait abstraction d'empreintes douteuses dans le trias — et les Tortues terrestres seulement dans les formations tertiaires. … La classification des Reptiles présente de véritables difficultés, par suite des 1 ombreux restes fossiles que renferme cette classe, et qui ne sont qu'imparfai-

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