ORDRE RUES SAURIA:. SAURIENS, LÉZARDS
naire de deux paires de membres, d’une caisse du tympan, d un. de paupières mobiles et d'une vessie urinaire. .
der Drachen. Nurnberg, 1811. — Wiegmann, Herpetologia mexicana. Pars L. Sc amplectens. Berlin, 1834. — Fischer, Die Gehirnnerven der Sauriern anatomi 1] Abhandl. aus d. Geb. d. Naturw. Hamburg, vol. II, 1852. — Rathke, Ueber den Ba U Entwicklung des Brustbeins der Saurier. Kônigsberg, 1855. — Id., Untersi ’ be Aortenwurzeln und die von ihnen ausgehenden Artlerien der Saurier. Deukschr. der
Lés Lézards ont un corps très allongé, quelquefois même semblable à celui des Serpents, et qui présente, à peu d’exceptions près, trois régions bien distinetes, une tête diversement conformée, un tronc parfois remarquablement épais, séparé de la tête par le cou, et une queue d'ordinaire très longue et se rétrécissant graduellement. En général, le tronc est porté par quatre membres,
. qui l’élèvent à peine au-dessus du sol et qui dans l'acte de la locomotion n'agissent guère que pour le pousser en avant. Ils peuvent aussi remplir d'autres fonctions, et servir à l'animal à se fixer aux branches (Caméléon), à grimper (Geckos) et à creuser; le plus souvent ils sont pourvus de cinq orteils armés de griffes. Quelquefois - ils restent si courts et si rudimentaires, - qu'ils ont l'air de moignons appliqués à un corps de Serpent: les orteils n'y sont même plus distincts (Chamaesaura). Dans d’autres cas, les pieds postérieurs rudimentaires seuls existent (Pseudopus, Ophiodes, fig.
1081), ou bien au contraire ce sont les - membres antérieurs (Chirotes), ou enfin les membres ne sont pas visibles extérieurement (Anguis, Acontias, Ophisaurus). Jamais la ceinture scapulaire, ni le bassin - ne font défaut; on trouve aussi chez tous k les Sauriens, à l'exception des Amphis- . bènes, au moins un sternum rudimentaire, qui s'accroit à mesure que les membres antérieurs se développent davantage et qui s'articule alors avec des côtes plus nombreuses. Les côtes existent presque sur toute la longueur du tronc: elles ne manquent que sur les premières vertèbres cer- lis: 1081. mA AIT (hPa vicaleset parfois aussi sur quelques vertèbres ;
lombaires. Les os iliaques sont partout fixés aux deux vertèbres sacrées par des
côtes. Les paires de côtes antérieures présentent une disposition spéciale dans le … genre Draco; elles sont excessivement allongées et servent de soutien aux replis . cutanés qui constituent de chaque côté du corps une sorte d’aile.
La capsule crânienne ne s'étend pas beaucoup en avant (fig. 1070 ); elle se trouve complétée en ce point par des parties membraneuses, auxquelles fait fréquemment suite une cloison inter-orbitaire également membraneuse. Le sphénoïde antérieur reste souvent cartilagineux au-dessous de cette cloison, mais il peut aussi
Akad., vol. XV, 1857. — J. E. Gray, Catalogue of the specimens of Lizards in the coll. of the Brit. Museum. London, 1845. — Gravenhorst, Die Wirtelschleichen und Kruppelfüssler. Breslau, 1851. — Fr. Leyuig, Die in Deutschland lebenden Arten der Saurier. Tübingen, 1872. — E. Schreiber, Herpetologia europaea. Braunschweig, 1875. — Knauer, Naturgeschichte der Lurche, 2 édition. Wien, 1883.
Consultez aussi les mémoires de Wiegmann, Brücke, Peters, etc.
apparaître dans son épaisseur des ossifications qui sont les rudiments de l'orb
sphénoïde. Le squamosal est situé sur un prolongement fortement saillant d région temporale postérieure. L'extrémité postérieure de la mâchoire s est, sauf chez les Amphisbènes et les Ascalabotes, réunie par un arc os tourant l'orbite (jugal) au post-frontal, et une pièce, passant au-dessus de gion temporale (quadrato-jugal), vient se rattacher à l'extrémité supérie: l 0S carré. es
Un caractère important des Sauriens, c'est que les os des mâchoires ne point s'écarter latéralement les uns des autres comme chez les Ophidien: culation que l'os carré forme avec le crâne est bien mobile (excepté € Hatteria ou Sphenodon), et il en est de même des articulations qu’il forme souvent avec les ptérygoïdes qui s’attachent d'autre part aux apophyses laires du sphénoïde postérieur; cependant les différents os de l'appareil: palatin sont solidement fixés entre eux, ainsi qu'avec la partie antérieur crâne. Tandis que les ptérygoïdes sont ainsi unis solidement à la mi supérieure par l'os transverse et au pariétal par la columelle, les pale soudent avec les vomers et par l'intermédiaire d'apophyses transversales sil sur leur bord externe avec les maxillaires supérieurs, entre lesquels s'en l'intermaxillaire. L'union du pariétal au crâne, formée par du tissu fibreux lâche et permet un certain écartement, l'os carré est aussi mobile sur l'are poral et présente à son extrémité inférieure une articulation ayee la mâcho férieure dont les deux branches sont soudées à leur extrémité.
Les dents présentent chez les Sauriens des différences dans la for structure et le mode de fixation bien plus variées que chez les Serpents, elles ne constituent jamais un ensemble aussi complet, car jamais il n’existe le palais une rangée interne de dents, mais seulement de petits groupes la sur les ptérygoïdes. Souvent ce sont de petits crochets recourbés en an d’autres fois des couronnes tranchantes et dentelées, coniques ou striées. rare que les dents soient implantées dans des alvéoles comme chez les @ diles; elles sont immédiatement appliquées sur l'os, tantôt sur le bord” de la mâchoire supérieure (Acrodontes), ou au fond d’un sillon maxillaire fond et soudées par le côté interne à la lame osseuse externe saillante du bor la mâchoire (Pleurodontes). Cette variété dans le mode de fixation des fournit de bons caractères zoologiques et est particulièrement intéressante qu’elle divise les Iguanes en deux groupes correspondant à la distribution graphique de ces Reptiles. Tous les Iguanes de l'hémisphère oriental sont : dontes; tous ceux de l'hémisphère occidental pleurodontes. La conformati la langue est encore plus importante que la forme et le mode de fixation dents; c'est elle, en effet, qui sert à caractériser les divisions principal l’ordre des Sauriens. Tantôt la langue est courte, échancrée à son extrém térieure amincie, et peu protractile (Brévilingues), ou bien elle estextraordin: ment épaisse ou charnue, à peine échancrée à la pointe et non protractile (@ silingues), tantôt elle est longue et mince, bifide et peut faire saillie au dehon d’une gaine spéciale comme celle des Serpents (Fissilingues), tantôt enfin elle vermiforme à extrémité renflée et visqueuse et très protractile (Vermili
La plupart des Sauriens possèdent des paupières ainsi qu'une cavité tyr
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nique et une membrane du tympan à fleur de tête. Les Amphisbènes et les Geckos
seuls sont dépourvus de paupières, et sous ce rapport se comportent comme les
Ophidiens. En général la paupière inférieure est la plus mobile, et chez les
Scincoïdiens elle peut recouvrir les yeux à la manière d'un voile transparent . sans mettre obstacle à la vision. Il existe aussi dans la règle une membrane nic- … titante. Chez les Chaméléonides, par contre, la paupière est simple; c’est un - large repli cutané musculaire discoïde, percé d'une ouverture ronde. La mem- « brane du tympan et la caisse du tympan manquent chez les Amphisbènes; fré- - quemment la membrane du tympan est recouverte par la peau et les muscles - (Anguis, Acontias, Chamaeleon). .
Les téguments des Sauriens présentent une conformation analogue à ceux des Serpents, mais avec plus de variété. Dans l’épiderme, qui ne renferme que relativement peu de pigment, mais qui contient dans certaines régions des chromatophores, Leydig distingue une membrane limitante externe homogène ou cuticule. Partout la couche supérieure du derme présente un corps papillaire très développé et riche en pigment, auquel il faut rapporter les diverses formations tégumentaires durecies que l’on désigne sous les noms de tubercules, verrues, … écailles, plaques, etc. Tantôt il existe des écailles plates ou carénées que l’on ap- - pelle, d'après leur forme et leur position réciproques, écailles verticillées, imbri-
quées ou simplement contiguës, tantôt des scutelles et des plaques plus grandes sur la tête, pour lesquelles on se sert de la terminologie déjà employée pour les Serpents. On rencontre des appendices plus irréguliers, verruqueux ou papilleux, qui donnent à la peau un aspect qui rappelle celui des Crapauds (Geckos) ; par- - fois aussi il se développe des prolongements cutanés de forme hizarre sur la . gorge, des crêtes sur le dos et sur le sommet de la tête, des replis sur les côtés du tronc, au cou, ete. Bien que la peau des Sauriens soit en général peu glanduleuse, cependant on rencontre constamment chez certaines espèces des glandes cutanées et des rangées de pores correspondants le long du bord interne de la cuisse et en avant de l'anus (fig. 1074). Le produit de ces glandes est une masse graisseuse rougeâtre, qui se durcit et fait saillie en dehors du pore à la manière - d'une papille. On à considéré ces glandes comme jouant un rôle dans l’accou- . plement, et elles ont fourni des caractères importants pour la distinction des - genres et des espèces. Suivant Leydig, elles auraient ia signification de glandes … sébacées.
—. L'appareil génito-urinaire, par sa structure et son développement, offre des rap- — ports étroits avec celui des Oiseaux’. L'ébauche des reins primitifs {corps de Wolff, . mésonéphros) apparaît sous la forme d'amas de cellules produites par l’épithé- “ lium péritonéal, se répélant très régulièrement les uns derrière les autres. Les … entonnoirs ciliés et les canaux segmentaires s’atrophient de bonne heure. Chacune de ces masses, qui s'est transformée en une vésicule (vésicule segmentaire), ébauche lu glomérule de Malpighi, envoie un prolongement au conduit de Wolff, prolongement qui devient un canal urinifère primitif. Le conduit de Müller est produit dans cles deux sexes, d'après M. Braun, par une invagination du péritoine ; chez la fe-
FR
0: Braun, Das Urogenitalsystem der einheimischen Reptilien. Arbeit. aus. dem zool. Inni. = stitut der Univers. Würzhurg, t. IV. 1877. — Id., Bau und Entwicklung der Nebennieren. Ibid., at. V, 1879.
melle il s'étend jusqu’au cloaque, avec lequel il ne tarde pas à communique chez le mâle il s’atrophie, et il n’en reste plus qu’un rudiment. Le rein pe nent (métanéphros) provient de bourgeons irréguliers de l'épithélium péri qui apparaissent derrière le corps de Wolff. Ces bourgeons, après s'être s $ de l’épithélium péritonéal se réunissent avec l’uretère, formé par un prolonge: ment en cul-de-sac de l'extrémité postérieure du conduit de Wolff.
Les ovaires et les testicules présentent la même origine. Ils apparaissent la forme d'éminences longitudinales sur la face interne des reins primitifs: cordons de cellules des reins primitifs (cordons segmentaires) pénètrent da rudiment des glandes génitales; chez le mâle ils forment les CRE matiques, chez la femelle ils s'atrophient.
Le mode de reproduction des Lézards est très variable, non seuteinst, d différents ordres, mais encore dans les différentes famillest. En général. femelles pondent, après un accouplement préalable (en été dans les eli tempérés), un petit nombre d'œufs dans la terre humide; quelques-unes, exemple, dans certaines espèces de Scincoïdes (Anguis, Seps), sont vivipar L'œuf est volumineux; il est entouré d'une coque molle. Il renfermeune € tité plus ou moins abondante d'albumine, qui lui est fournie par Fox après que la fécondation a eu lieu. La segmentation est partielle et ne se duit au début que dans le vitellus forinatif} elle aboutit à la formation € blastoderme, composé de deux couches cellulaires, qui s'étend rapidement at de l'œuf. Les cellules centrales du blastoderme s'allongent, deviennent eyl driques et constituent la tache embryonnaire. Celle-ci est étroite; à sa pa
postérieure la couche cellulaire externe, qui représente l’ectoderme, s’inva, L'orifice de cette invagination, qui marque l'extrémité postérieure de la ba lette primitive, est l'orifice de la gastrulà ou blastopore. Au-dessus du b pore les bourrelets dorsaux ou lames dorsales se rencontrent l'une vers |” et se soudent à l'extrémité de la gouttière médullaire. Le blastopore donne suite entrée dans le canal d'invagination, qui, suivant Balfour, traverse l derme (canal neurentérique) et ne tarde pas à s’oblitérer. D’après Ku l'invagination serait terminée en cul-de-sac, s’étendrait jusqu’à la paroi ven de l'intestin postérieur et constituerait le revêtement épithélial de J’allantoï corde dorsale se forme, au-dessous de la bandelette médullaire, dans derme, avec lequel elle reste longtemps encore en continuité, immédiater avant du canal neurentérique. Le repli amniotique commence à appa l'extrémité antérieure de l'embryon; c’est un repli de l’entoderme, qui une sorte de capuchon à la partie céphalique de l'embryon, avant même canal médullaire soit complètement fermé. L'allantoïde provient d'un culum de l’entoderme de la partie postérieure de l'intestin. Le dévelop
1 Lereboullet, Développement de la Truite, du Lézard et du limnée., An. sc. mat t. XXVII. 1862. — F. M. Balfour, On the early development of the Lacertilia,ete., Quart. J microsc, Science, t. XIX, 1879. — C. Kupffer und Beneke, Die erste Entwicklung am Reptilien. Künigsberg, 1878. — C. Kupffer, Die Enstehung der Allantois und die Gasl Wirbelthiere. Lool. Auzeig., t. IL. AK79. — H,. Strahl, Ueber den canalis myolent Eidechse. Schrift. d. Gesellsch. z. Befürderung d. gesammt. Naturwissensch. zu Marburg:
— Id., Beiträge zur Entwicklung von Lacerta lagilis. Arch. für Anat. und Entwick. 1882.
de l’allantoïde de même, du reste, que le développement général de l'embryon est semblable à ce que l'on observe chez les Oiseaux.
La plupart des Lézards sont des animaux inoffensifs et utiles én ce qu'ils détruisent les Insectes et les Vers. Les grosses espèces telles que les Iguanes ont
une chair estimée. L'immense majorité des Lézards, et parini eux toutes les es- . pèces de grande taille etornées de couleurs éclatantes, habitent les pays chauds. | Les restes fossiles des Sauriens sont très abondants; les plus anciens se ren- … contrent dans les couches supérieures du jurassique. Les Lézards de la craie, … qui sont si rapprochés des Monitors, possédaient une taille gigantesque (Mosa- - saurus, elc.).
Annulata'. Annelés
… Le corps très allongé, serpentiforme, est recouvert d’une peau dure, non écail- leuse, divisée en anneaux par des sillons transversaux, croi- - sés par des sillons longitudinaux, qui donnent à sa surface … l'aspect d'une mosaique (fig. 1082). La tête et la gorge seules présentent de grandes plaques. Le sternum manque et la —. ceinture scapulaire, sauf chez les Chiroles, reste rudimen- È taire: Il existe toujours un rudiment de bassin. Les membres —…. manquent d'ordinaire; cependant on peut trouver parfois de petits piéds antérieurs (Chirotes). Les paupières et la membrane du tympan font défaut; les yeux, petits, sont recouverts par la peau. On ne voit pas non plus de columelle. Les os de la face, de même que les branches de la mâchoire + inférieure, sont soudés ensemble; ces dernières présentent —. plusieurs trous mentonniers. Le crâne est dépourvu de cloi- - son interorbitaire. La langue est courte et épaisse, dépour- . vue de fourreau; les Annelés sont, comme les Sauriens écailleux, acrodontes et plus souvent pleurodontes. Ces animaux —. sont inoffensifs, et vivent pour la plupart sous terre, comme 5 les Cécilies, principalement dans les fourmilières. Ils se —. nourrissent d'insectes et de Vers.