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ORGANES DE LA VIE ANIMALE

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Parmi les fonctions dites animales, la plus remarquable est la. fonction de locomotion. Pour se procurer la nourriture et pour échapper aux attaques de leurs ennemis, les animaux exécutent des mouvements. Les muscles qui servent

à la locomotion paraissent d'ordinaire, surtout lorsque les mouvements sont

très simples, intimement unis à la peau et forment une enveloppe musculocutanée (Vers), dont le raccourcissement et l'allongement alternatifs font pro-

gresser l'animal. Les muscles peuvent aussi se concentrer sur une région dela peau, par exemple sur la sous-ombrelle des Méduses, au-dessous du disque …

ORGANES DE LA VIE ANIMALE. — p

gélatineux, ou sur la face ventrale du corps et donner naissance à un or- | gane analogue à un pied (Mollusques), ou se diviser en groupes semblables . placés les uns derrière les autres (Annélides, Arthropodes, Vertébrés). Dans ce cas le mode de mouvement est plus parfait et plus rapide. En effet, | tantôt la peau présente des parties solides qui se succèdent les unes derrière les autres le long de l'axe longitudinal, tantôt il se dévéloppe dans l'intérieur du corps un cordon axial, divisé en segments ou anneaux, qui offrent ainsi des points d'appui résistants aux masses musculaires.

IL est donc indispensable qu'il se développe des parties solides, qui représentent une sorte de charpente, ou squelette, et servent de soutien et de protection aux parties molles. Ce sont taatôt à l'extérieur des coquilles, des tubes ou des anneaux produits par durcissement de la peau (chitine), tantôt à l'intérieur - du corps des vertèbres (cartilage, os) (fig. 102 et 103); mais il y - a toujours une division en articles suivant l'axe longitudinal du tronc, qui au début, dans le cas de locomotion le plus simple, est homonome (Annélides, Scolopendres, Serpents). Quand l'or-

. ganisation se perfectionne, les muscles essentiels à la locomo- Fig. 102. — Figure tion passent insensiblement de l'axe principal du corps à des “ématiquedela

colonne vertébra-

axes secondaires, et finissent par se trouver ainsi dans les condi- 5 ct Téréos- ALU é . À téen. Croissance tions requises pour l'accomplissement des formes les plus com- istervertébralede

. pliquées et les plus parfaites de la progression. Les parties MR ce aan — dures de l’axe longitudinal du tronc perdent la régularité de vertèbre ossifié ; leur segmentation initiale, se fusionnent en partie et constituent 4° ré se sotée plusieurs régions, dont les pièces constituantes sont plus ou neuse.

moins mobiles (tête, cou, poitrine, etc.). L'ensemble devient capable de dépla-

cements plus considérables par les mouvements des membres ou extrémités

l Ces organes possèdent également, cela va sans dire, pour servir de point d'appui aux muscles, une charpente solide, 2 | … le plus souvent allongée, externe ou interne et attachée 0.

comme le mouvement, à des tissus et à des organes parti- À

1 plus ou moins fortement au squelette axial. A ! \r - La sensibilité, propriété essentieile de l'animal, est liée, ai: (Re | euliers, au système nerveux. Lorsque ce système ne s’est

. pas encore différencié de la masse fondamentale contrac- IP . tile commune (sarcode), ou du parenchyme cellulaire ho- | - mogène du corps, on peut cependant supposer qu'il existe Fig. 105. — EE de

à : ; : NU Sue dr SRRser Poisson. K, corps de la déjà dans l'organisme des traces d’irritabilité, qui mérite … serèbre : 06, ares supé-

à peine le nom de sensibilité, puisque celle-ci sous-entend rieurs ou neurapophyses; la i ‘uni ; S Ub, arcs inférieurs ou la conscience de l'unité du corps, que l'on ne peut guère bæmapophyses ; D, apo-

H » . + s € J rs attribuer aux animaux inférieurs dépourvus de tout ap- heal gén Ro 2 pareil nerveux. Avec l'apparition des muscles coïncide en neuse inférieure; R, côtes. général la différenciation des tissus nerveux, ainsi que des épithéliums sensoriaux à la surface du corps (Polypes, Méduses, Echinodermes). Dans ce cas, les fibres ner-

veuses, mêlées aux cellules nerveuses, sont en relation avec les cellules sensorielles,

tout en conservant leur situation dans l’ectoderme. Les recherches récentes ont montré en effet la fausseté de la théorie, qui voit dans les soi-disant cellules neuro-musculaires de l’Hydre d’eau douce et des Méduses les premières traces de différenciation des tissus nerveux et musculaire.

Le système nerveux se laisse ramener à trois formes onda la babes rayonnée des Radiaires, la forme bilatérale des Arthropodes, et la forme bilatérale des Vertébres. Dans la première, les organes nerveux centraux se répètent dans les rayons; chez les Echinodermes, ils constituent ce que l'on appelle les cerveaux ambulacraires. Ils sont réunis par une Commissure entourant l’œsophage et présentant de distance en distance des ganglions (fig. 104). La disposition bilatérale du système nerveux entraine, dans le cas le plus simple, l'existence d’une masse . ganglionnaire paire où impaire, située à la partie antérieure du corps au-dessus de l’œ-

signe sous le nom de

gien ou cérébroïde. :

De ce centre partent de chaque côté et symétriquement dans le cas le plus simple (Turbellariés) des nerfs, parmi lesquels se distinguent particulièrement deux

Fig. 10£ — Système nerveux d’une Fig. 105. — Tube digestif et

Étoile de mer (schématique). N, an- système nerveux du Meso- gros troncs latéraux (fig. neau nerveux, qui réunit les cinq slomum Ehrenbergi. G, les 105). Quand l'organisacentres ambulacraires, deux ganglions cérébroïdes

avec les deux taches oculaires; tion est plus élevée, on

St, les deux troncs nerveux voit apparaître en outre

latéraux ; D, tubedigestif avec del h

la bouche et le pharynx (d’a- autour de l'æsop ageun

Pros GPAF)- collier nerveux (Némerlines). Quand le corps est annelé le nombre des ganglions augmente, et aux ganglions cérébroïdes vient s’ajouter une chaîne ventrale, qui constitue, tantôt un simple cordon abdominal (Géphyriens), tantôt une chaîne ganglionnaire homonome (Annélides), ou hétéronome (Arthropodes) (fig. 106). Ici aussi il peut y avoir une concentration plus considérable des centres nerveux par la fusion du cerveau et de la chaîne ventrale (nombreux Arthropodes) (fig. 107), de sorte que dans plusieurs

cas il n'y à plus qu'une masse ganglionnaire sous-æsophagienne. Chez les s Mollusques, qui ne présentent point trace de métamérisation, la masse gan- 4

glionnaire sous-æsophagienne constitue les ganglions pédieux; auxquels vient |

sophage, et que l’on dé-

anglion sus-æsophagang

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