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ORDRE GALLINACEI, RASORES. GALLINACÉS

Oiseaux terrestres, de taille moyenne, parfois considérable, à corps ramassé, à ailes courtes, arrondies, à bec fort, généralement convexe, plus “ou moins recourbé à la pointe, à jambes couvertes de plumes, à doigts “antérieurs réunis par une courle membrane.

Les Gallinacés ont généralement le corps ramassé, revêtu d’un plumage épais, la tête petite, le bec fort, le cou moyen ou court, les ailes courtes et arrondies, les pattes de moyenne longueur et la queue bien développée, com- posée de nombreuses rectrices. Il n'est pas rare que la tête présente des places

nues et calleuses et des crêtes érectiles ou des lobes cutanés aux couleurs éclatantes ; la présence de ces derniers est un des caractères distinctifs du sexe mâle. Le bec est ordinairement court, large et élevé; la mandibule supérieure “est voûtée, sa pointe se recourbe vers le bas, et ses bords tranchants dépassent ceux de la mandibule inférieure. À sa base, il reste membraneux et est garni de plumes, entre lesquelles une écaille cartilagineuse recouvre les narines. Rarement le bec est allongé et faible comme celui des Pigeons. Le plumage est rude, peu flexible; assez souvent il est orné de belles couleurs d’un éclat métallique, surtout chez les mâles, qui se distinguent des femelles d'une manière frappante, tant par leur grosseur que par la beauté de leur parure, et qui quelquefois même possèdent en outre un ornement particulier formé par le développement extraordinaire des pennes du croupion et des couvertures de la queue. Le nombre des rectrices dépasse douze en général et peut monter à dix-huit ou vingt. Les ailes sont dans la règle courtes et arrondies et offrent dix pennes primaires (main) et douze à dix-huit pennes secondaires (avant-bras). Les Gallinacés ont par suite un vol lourd et bruyant; peu d’entre eux peuvent s'élever haut, voler vite et longtemps. Leurs pattes, courtes ou de moyenne

grosseur, sont, au contraire, fortes et constituent leur principal organe ! moteur. Elles sont emplumées jusqu'à l'articulation du pied,quelquefois jusq doigts; tantôt les deux doigts externes, tantôt les troisdoigts antérieurs sont1 par une courte membrane, le doigt postérieur étant situé à une certaine teur du sol, quelquefois aussi étant atrophié au point qu'il ne reste plu l'ongle. Les doigts antérieurs sont terminés par des ongles légèrement cc courts, et qui semblent surtout propres à gratter ; chez quelques espèces se renouvellent à certainesépoques de l'année. Au-dessus du doigt postérie trouve souvent chez le mâle un ergot aigu, dirigé en dedans et qui sert à l'animal.

Les Gallinacés sont répandus sur presqué toute la surface du give ce des Oiseaux terrestres vivant principalement sur le sol, soit dans les f soit dans les champs cultivés, dans les plaines et les steppes riches en her depuis les hautes montagnes jusqu'aux rivages de la mer. Mauvais voili bons coureurs, ils cherchent principalement à terre leur nourriture, et viver surtout de baies, de bourgeons, de graines; cependant ils mangent ee e: Insectes et des Vers. Ils établissent en général sur le sol leur nid grossière fait, quelquefois aussi dans les this bas, rarement sur de grands arbre y déposent un grand nombre d'œufs. D'ordinaire le coq vit en société nombreuses poules; il ne s'occupe ni de la construction des nids, ni d cubation. Les petits sortent de l'œuf déjà formés; ils quittent ordinairem nid presque aussitôt pour suivre la.mère, et, dès le premier jour, pe prendre eux-mêmes leur nourriture. La plupart des Gallinacés s'appriw facilement; ils sont domestiqués depuis les temps les plus anciens et sont. tant à cause de leurs œufs qu'à cause de leur chair. Ce sont surtout les pèces originaires des forêts de l'Asie méridionale qui ont été élevées pa peuples civilisés de l'Europe et qui ont produit des variétés nombreuses. rapport les Gallinacés occupent dans la classe des Oiseaux une place analogues celle des Ongulés parmi les Mammifères ; ils ont aussi de commun avec eu les mœurs polygames, le degré élevé l'organisation des petits nouveau-nés € quelques autres particularités. 4

1. Fam. Grypruridar (Tinamidae). Petits Gallinacés semblables au Râle. Bec allongé

et légèrement courbé. Cou long. Queue dépourvue de rectrices, ox munie de courtes rec trices cachées sous les couvertures. Tarses longs; doigt. postérieur petit ou comp ment atrophié. Indigènes de l'Amérique du Sud : se tiennént au plus épais des dans les buissons et les herbes ; courent avec rapidité et creusent des trous dans pour y déposer un grand nombre d'œufs colorés.

Cryplurus Il. (Tinamus Lath.), Tinamous. Les rectrices msi, le doigt pos est avorté; il ne reste que l’ongle. Cr. cinereus Lath. Rhynchotus Sp. Rh. rufescens, In bou, Brésil, Tinamotis Vig. De courtes rectrices. T. elegans d'Orb., Amérique méri nale.

2. Fam. PenezLoriDar. Gros Oiseaux à grandes pattes, à rémiges bien développées. ( longue et arrondie. Se rapprochent de l’Autruche tridactyle par leur pénis exser bad dont l’extrémité est bombée ou recourbée en crochet, présente les caractè bec des Gallinacés. Tête en partie nue, pourvue d’une huppe, de lobes cutan Tarses très longs, revêtus antérieurement de doubles rangées de scutelles ; en arm dépourvus d’ergot. Doigt postérieur bien développé et articulé au même niveau que k

trois antérieurs, dont le médian dépasse de beaucoup les autres. Les Pénélopides monogames et habitent les forêts de l'Amérique du Sud. Leur vol est lourd et pesant

courent vite et se tiennent de préférence sur les arbres, où ils établissent un nid grossier. Quelques-uns s’apprivoisent ; leur chair est appréciée.

Crax L. Hoccos. Bec élevé, très recourbé à la pointe, comprimé latéralement. Cire étendue au-dessus des lorums et au-dessus d'un tubercule placé à la base du bec. Tête ornée d'une huppe de plumes redressées, recoquillées au bout. Cr. alector L., Amérique méridionale.

… Urax Cu. Hoccos à casque. Bec plus court, muni d'une cire courte. À la base du bec ilexiste un tubercule corné. U. pauxi L. U. galeata Cuv., Mexique. … Orcophasis Gray. Hoccos de montagne. Bec allongé, revêtu en partie de plumes veloufées, muni d'une corne frontale. 0. Derbyanus Gray, Guatemala. . Penelope L. Bec grèle, dépourvu de cire; lorums et gorge nus. P. cristata Gm., Brésil. … Meleagris L. Dindons. Bec court, bombé en dessus. Fanons membraneux à la gorge et à la base de la mandibule supérieure. Queue large. Le mâle a la faculté d’étaler les plumes de la queue. M. mexicana Gould. souche du M. gallopovo L. Dindon vulgaire. Ici se rattachent mieux qu'ailleurs peut-être les Opisræocomipar, qui ont les lorums, les joues et la gorge nus. Opisthocomus cristatus NI. Brésil; exhale une odeur de fumier frais.

3. Fam. Mecaronupar!. De moyenne taille. Queue courte et large. Pieds élevés, armés de fortes griffes. Doigt postérieur long, placé au même niveau que les autres. Tête petite, en partie nue, comme le cou et la gorge. Habitent la Nouvelle-Hollande, l'Océanie, les iles orientales de l’Inde. Ils ne s'occupent point de leur progéniture et se contentent d'enfouir dans un trou leurs œufs, d'une grosseur remarquable, enveloppés de feuilles dont la fermentation doit produire la chaleur nécessaire à l’incubation. Les petits possèdent leur plumage complet à la sortie de l’œuf et pourvoient aussitôt à leur subsistance sans l’aide des parents. ’ … Megacephalon Temm. Tête offrant un grand tubercule nu, qui s'étend jusqu’au-dessus des narines. M. maleo Temm., Célèbes. M. ocellata Temm. Catheturus Lathami Gray. Coq des buissons. Nouvelle-Galles du Sud. Talegallus Léss., trois espèces. … Megapodius Quoy, Gaim. M. tumulus Quoy, Gaim., nord-ouest de la Nouvelle-Hollande. 4. Faw. Pmas:aninar®. La tête en partie dénudée, surtout sur les joues, est souvent surmontée d’une crête charnue et d'une touffe de plumes aux couleurs éclatantes. Bec de moyenne longueur, courbé et déprimé à la pointe. Ailes moyennes, arrondies, à rémiges secondaires souvent allongées. La queue longue, souvent large, compte un grand nombre de rémiges, et chez le mâle présente en outre de longues couvertures qu'il porte d'une façon particulière. Pieds forts; les trois doigts antérieurs sont réunis par une courte - membrane et armés de griffes disposées pour gratter. Doigt postérieur faible, placé assez haut ; au-dessousde ui, chez le mâle, un fort ergot. Les deux sexes diffèrent d’une manière frappante; le mâle est plus gros et plus richement orné. Habitent l'ancien monde.

Gallus Briss. Coq. Une crête dentelée sur la tête et. un ou deux lobes charnus au-

dessous de la mandibule inférieure. Queue présentant quatorze rectrices, auxquelles s'ajoutent chez le mâle de grandes couvertures recourbées en faucilles et retombant en arrière du corps. G. bankiva Temm., Coq de Bankiva. Plumes du cou d’un jaune d'or. Forêts des iles de la Sonde. G. varius Gray., Java.

Lophophorus Temm., Lophophores. Queue courte, large et arrondie. L. refulgens Temm., sur l'Himalaya.

Phasianus L. Dépourvu de crête et de lobes cutanés sous la mandibule inférieure. Joues dénudées et verruqueuses. Queue longue, offrant dix-huit rectrices qui se rétrécissent à l'extrémité. Vit dans les bois touffus. Ph. colchicus L., Faisan commun. PA. pictus L., Faisan doré. Ph. (Gallophasis) nycthemerus L., Faisan argenté, Chine. Euplocaus ignitus Gray, Sumatra.

Pavo L., Paon. Tête petite, dépourvue de lobes cutanés et ornée d’une aigrette. Les longues couvertures de la queue, décorées de dessins en forme d’yeux, constituent la magnifique parure du mâle. P. cristatus L.

1 M. E. Oustalet, Monographie des Oiseaux de la famille des Mégapodiidés. Ann, sc. nat., Gsér.,t. X, 1880, ett. XI, 1881.

2 D. G. Elliot, À monography of the Phasianidae. London, 1872.

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