‹ Traité de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 40 sur 104 · RÉDUCTION CHROMATIQUE · texte numérisé non relu

RÉDUCTION CHROMATIQUE

Nous avons expliqué que le phénomène principal de la maturation était la réduction des chromosomes à un nombre moitié moindre, et nous avons vu que cette réduction était en effel obtenue. Mais nous n'avons pas dit comment elle l'était. Voici comment les choses se passent.

Les cytes de premier ordre (ovocytes ou spermatocytes de premier ordre) présentent un nombre de chromosomes qui semble moitié moindre que le nombre normal mais qui, en réalité, est deux fois plus grand, chacun de ces chromosomes étant formé de quatre autres, réunis en un petit groupe. Ainsi, dans Ascaris où il y a normalement quatre chromosomes, les cytes de premier ordre n'en contiennent que deux, mais ces deux sont formés chacun de quatre réunis en un petit groupe appelé groupe quaterne (Vierergruppe).

Chacun de ces groupes quaternes n'est autre chose qu'un chromosome déjà préparé pour deux divisions qui vont avoir à se faire très rapidement.

La preinière de ces divisions, celle qui donne naissance aux cytes de deuxième ordre (spermatocytes de deuxième ordre, ovocytes de deuxième ordre et premier globule polaire), va donc simplement dédoubler ces deux groupes quaternes, en deux groupes binaires, et la deuxième, celle qui donne naissance aux produits définitifs (spermatide, ovule mûr, deuxième globule polaire et produit de la division du premier globule), va dédoubler ces deux groupes binaires en deux chromosomes simples; ainsi se trouvera effectuée la réduction des chromosomes à un nombre moitié moindre.

Quant aux groupes quaternes, leur origine n'est pas connue, on les trouve déjà dans les dernières gonies, mais on ne sait, ni quand, ni comment les chromosomes, normaux comme nombre et disposition des gonies précédentes, se sont disposés ainsi en groupes, moitié moins nombreux mais formés chacun

Ils sont semblables à eux-mêmes, partout où l'on a rencontré des globules polaires. Même chez les Infusoires, on a retrouvé quelque chose de tout à fait analogue. On n'a guère

Fécondation chez les plantes (Schéma étudié il ce point de vue les ovules des

d'ap. les descriptions de Guignard). p]antes inférieures, mais, chez les Phanérogames (fig. 39), on sait, grâce aux recherches de Guignard qu'il existe des phénomènes tout à fait comparables.

Fig. 39.

not/ primitif du sac enôryonnaire

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REPRODUCTION DE LA CELLULE

de quatre chromosomes élémentaires qui sont déjà ceux des éléments définitifs (*).

Le schéma ci-contre (fig. 40) rend compte du phénomène.

Ainsi l'essentiel de la réduction ne se passe pas comme on le croyait pendant les divisions réductrices.

Celles-ci ne font qu'achever une besogne qui s'est préparée, on ne sait trop à quel moment, pendant les nombreuses divisions qui donnent naissance aux dernières gonies. Cette circonstance rend bien plus difficile lasolution des importantes questions théoriques qui se rattachent à la division réductrice car, s'il était déjà mal aisé de surveiller les deux divisions réductrices, il devient presque impossible de saisir un phénomène qui se passe, on ne sait plus où. Ce mode de division réductrice n'est pas universel, et souvent il subit des modifications importantes, mais il paraît bien être le plus typique, celui dont les autres sont sans doute dérivés (*).

Dans la parthénogénèse où, le plus souvent sinon toujours, le deuxième globule polaire ne s'élimine pas, la réduction de nombre des chromosomes n'a plus sa raison d'être puisqu'il n'y a pas fécondation ; elle n'a pas lieu d'ailleurs, leur nombre étant d'abord une fois doublé, puis réduit une seule fois de moitié (3).

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