‹ Traite de zoologie concrète (volume 2)Chapitre 47 sur 70 · C.; cerveau · texte numérisé non relu

C.; cerveau

cav. prtn., cavité péritonéale;

c. gt. d1.; conduit génital mâle;

c. g*. ?.; conduit génital femelle;

c/.. cloison médiane de la région génitale;

c. nf., collier nerveux;

cr., crochets de l'étage inférieur ;

cr'., crochets de l'étage moyen;

cr"., crochets de l'étage supérieur;

est., estomac;

f. , fond de l'espace préputial du côté dorsal;

ggl. b.f ganglions buccaux:

ggl. c, ganglion céphalique;

ggl. v., ganglion ventral;

gl., glande sous-préputiale ;

gl. Ç.; ovaire;

gl. tf., testicule;

Int., intestin;

mcl. d., muscles dorsaux;

mcl. v., muscles ventraux;

mst. d., mésentère dorsal ;

mst. v., mésentère ventral :

nf. cr. ')., nerfs des crochets inférieurs;

nf. cr. s., nerf des crochets supérieurs;

nf. gt., nerf génital ;

nf. L, nerfs latéraux;

nf. vest., nerf vestibulaire ;

ng. c, nageoire caudale;

ng. I. , nageoire latérale ;

ces., œsophage;

o. gl., orifice de la glande sous-préputiale

o. gt. Ç.; orifice génital femelle;

o. gt. $., orifice génital mâle:

pertn., péritoine;

ph., pharynx;

plx. nf., plexus nerveux;

ppc.f prépuce;

Fig. 1. L'animal vu par la face ventrale Sch.).

Fig. 2. Extrémité supérieure du corps Sch.).

Fig. 3. L'animal vu par la lace dorsale (Sch.)

Fig. 4. Coupe transversale au niveau du ganglion nerveux ventral (Sch.).

Fig. 5. Coupe transversale au niveau de l'ovaire [Sch.).

Fig. 6. Coupe transversale au niveau du testicule (Sch.).

Zoolocie CONCnî II I . \ .

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Appareil digestif. — L'appareil digestif est d'une simplicité extrême. C'est un tube cylindrique qui s'étend en droite ligne, ou en décrivant quelques insignifiantes ondulations, de la bouche à l'anus (fi g. 1 , b.h an.). On lui distingue un pharynx, un œsophage, un estomac et un intestin, mais en réalité rien ne distingue extérieurement ces diverses parties ; la région moyenne du tube est seulement un peu plus renflée que ses parties terminales. Partout il est formé d'une couche épilhéliale cylindrique doublée d'une membrane basale, puis d'un mince chorion conjonctif et enfin d'un feuillet péritonéal. Dans l'estomac, la structure un peu plus différenciée montre deux sortes de cellules, les unes ciliées, claires, destinées à l'absorption, les autres non ciliées à contenu granuleux chargées de la sécrétion. Il n'y a point de glandes annexes, point d'appareil respiratoire, ni circulatoire.

Cavité du corps. — La cavité du corps (fig. k et 5, cav. prtn.) est partout tapissée d'un endothélium péritonéal et contient un liquide où flottent de nombreux elobules. Elle est divisée loncitudinalement en deux moitiés droite et gauche par un double mésentère dorso- ventral qui, dans toute la région occupée par le tube digestif, va de ce tube aux champs dorsal et ventral; dans la région caudale, ce mésentère est remplacé par une lame conjonctive qui, tapissée par l'épilhélium péritonéal testiculaire, va du champ dorsal au champ ventral. Transversalement, elle est divisée en trois compartiments, céphalique, moyen et caudal, par deux diaphragmes horizontaux, un supérieur, traversé par le tube digestif, entre la tête et le tronc, un caudal tendu immédiatement au-dessous de l'anus entre le tronc et la queue. Les mésentères du tube digestif sont formés par le péritoine et, bien que continus, sont cependant percés de quelques hiatus qui laissent communiquer les deux compartiments de la cavité générale du tronc.

Organes excréteurs. — Il n'y a ni tubes segmentaires ni aucun organe qui semble en situation d'exercer la fonction dépuratrice. Il existe seulement une paire de petites glandes situées sur les côtés du pharynx et qui s'ouvrent latéro-dorsalement dans le fond du repli céphalo-préputial. On a émis l'opinion qu'elles pouvaient être salivaires, mais leur ouverture hors du tube digestif s'oppose à cette interprétation. 11 est peu probable aussi qu'elles puissent servir à la dépuration urinaire. Leur situation sous le prépuce, à la base des crochets, semblerait plutôt indiquer qu'elles servent à faciliter le glissement de cet organe ou à sécréter un venin. Pour éviter toute désignation compromettante, appelonsles seulement glandes sous-préputiales (fig. 1 et 2, gl.).

Système nerveux. — Le système nerveux est assez compliqué, mais il ne laisse pas d'être, par sa structure, assez primitif, restant uni à l'épiderme dont il est une dépendance. Il y a d'abord une masse rétro-pharyngienne dont la partie principale constitue un ganglion cérébroïde (C.) de forme sub-carrée, dont les parties latérales se détachent sous la forme d'une paire de ganglions latéraux, tandis que les angles supérieurs se joignent à une paire de petits ganglions céphaliques (35, fig. ?, ggl. c.) situés

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plus haut et plus en dehors, unis eux-mêmes par un court connectif à une paire de petits ganglions buccaux (ggl.b.). Il existe, en outre, un volumineux ganglion abdominal (ggl. v.) situé assez bas, vers le tiers moyen du tronc, en avant du tube digestif et relié au ganglion rétropharyngien par une paire de connectifs (c. nf.) qui suivent les champs latéraux et forment un long collier péri-œsophagien.

On n'est pas bien d'accord sur les nerfs issus de la masse ganglionnaire supérieure. On sait que le cérébroïde (fi g. 2, C.) émet en bas une paire de nerfs optiques et une paire de fins filets pour la couronne ciliée cervicale. Les ganglions latéraux innervent les crochets (nf. cr. /.); c'est d'eux aussi que partent les connectifs pour le ganglion abdominal. Les ganglions céphaliques et buccaux paraissent innerver la bouche et les parties supérieures, du tube digestif. Enfin, le ganglion abdominal émet, sur les côtés, des nerfs pour les parois du corps (fig. l,nf.l.) et, en bas, deux nerfs qui descendent et se divisent en deux branches (nf.gt.), une externe pour les ovaires, une interne qui descend jusqu'aux testicules et s'y termine.

Tous les nerfs sont situés sous la peau, entre les muscles et 1'épidcrme. Là aussi, se trouve un riche plexus nerveux (fig. 4 et 5, p/x. nf.) formé de fibres entrecroisées et anastomosées et de cellules nerveuses ganglionnaires.

Organe des sens. — Le toucher s'exerce par les cellules épiderrniques sétigères que nous avons décrites avec la paroi du corps; leur filament proximal moniliformese met en relation avec le plexus nerveux cutané.

La vue a pour organes les deux taches oculi formes situées à la base de la tête sous son épiderme du côté dorsal. Elles sont formées d'un cristallin sphérique entouré d'une couche pigmentaire dans laquelle plongent par leur base des bâtonnets formant une couche plus profonde. Le tout est entouré d'une couche épaisse de fibres nerveuses entremêlées de cellules et renfermé dans une mince membrane percée seulement pour l'entrée du nerf optique.

La couronne ciliaire cervicale, qui d'ailleurs n'est pas présente chez toutes les espèces, servirait à l'olfaction. On l'a aussi considérée comme un organe respiratoire; mais aucune de ces deux opinions n'est fondée sur des observations positives.

On a aussi rencontré parfois de petites fossettes céphaliques ciliées, mais non contractiles et dont la signification est inconnue.

Organes reproducteurs. — L'animal est hermaphrodite et possède une paire d'ovaires et une paire de testicules.

Les ovaires (gl. ?) sont contenus dans la portion inférieure de la cavité générale du tronc, remontant plus ou moins haut selon les cas. Ce sont des organes différenciés ayant une paroi propre, anhiste, indépendante de l'épilhélium péritonéal auquel ils confinent en dedans, mais dont ils sont séparés en dehors par l'oviducte, en avant et en arrière par un petit espace vide, diverticule du cœlome, traversé par

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quelques brides mésentériques qui rattachent le sac ovarien aux parois voisines. Ce sac est tapisse d'épithélium germinal dont les cellules évoluent en œufs qui deviennent libres dans la cavité centrale. Le long du bord externe de l'ovaire esl un oviducte cylindrique (c. gt. ç) tapissé d'un épithélium prismatique et doublé d'une tunique musculaire. En bas, il se renfle en un réservoir séminal, puis s'ouvre latéro-ventralement un peu au-dessus de l'anus; en haut, il s'ouvre dans le sac ovarien par un orifice distinct situé un peu au-dessous de l'extrémité supérieure de sa face externe. Cet orifice rend inutiles les prétendues fentes que Grassi aurait observées dans la paroi de l'ovaire et de l'oviducte pour permettre l'accès des spermatozoïdes jusqu'aux œufs.

Les testicules (gl. c?) occupent la cavité générale de la région caudale du corps, sauf l'extrémité inférieure occupée par un faisceau musculaire. A l'inverse des ovaires, ils n'ont pas une paroi propre indépendante et sont constitués par le revêtement péritonéal formé ici par les cellules germin aies qui sont ciliées et doublées d'une mince membrane anhiste. Ces cellules évoluent en spermatoblastes disposés en petits amas qui se détachent pour tomber dans la cavité centrale où ils sont mis en circulation par les cils vibratiles avant la maturité des spermatozoïdes. Le canal déférent (c. gt. c?) est situé entre le testicule et la paroi externe du corps; il se renfle en bas en une vésicule séminale avant de remonter quelque peu pour s'ouvrir au dehors; en haut il débouche dans la cavité du testicule vers le tiers supérieur de la face externe de celui-ci. Il n'a pas de couche musculaire propre, mais le faisceau musculaire (35,//#. 6) qui occupe le fond de la cavité de la queue s'étend entre lui et le testicule et paraît destiné à mouvoir ces organes (').

I1) Il y ,-i une certaine difficulté d'interprétation dans les rapports des glandes sexuelles avec In cavité générale. La question est de savoir si ces organesont des parois et dos cavités propres cl sonl en continuité avec leurs conduits où s'ils n'ont d'autre paroi cl (l'autre cavité que celles des parties des corps qu'ils occupent. Dans ce cas, leurs conduits s'ouvrant dans le cœlome pourraient plus facilement être interprétés comme organes segmentaires, cl l'animal lui-même comme un Ver annelé. Il résulte des recherches de (ioiRRET que, pour l'ovaire au moins, Hertwig s'est trompé' et que cet organe a une paroi propre et esl en continuité directe avec L'oviducte. Gourret n'a pas trouvé non plus les fentes par lesquelles les spermatozoïdes passeraient d'après Grassi de l'oviducte directement dans l'ovaire. Cependant, ses dessins ne montrent pas l'épithélium péritonéal indépendanl de l'ovaire et la membrane anhiste de celui-ci semble n'êtrequ'une basale, plus épaisse peut-être, mais de même nature que celle du testicule. Km nuire, pour les petites espèces, mu semble s'accorder à admettre l'absence de paroi ovarienne propre.

Quant an testicule, il semble bien qu'il n'ait vraimenl pas de paroi propre ou plutôt qu'il n'\ ail jias sous la liasale qui soutient son épithélium germinal un épiffiélium péritonéal. La cloison de séparation entre les deux cavités caudales, reste du feuillet mésodermique de l'intestin terminal i V. [dus loin, au développement), est entièremenl conjonctive. Mais tout cela

ne nous semble pas constituer u lifférence essentielle car, dans l'un el l'auli rgane, les

éléments germinaux proviennent sûrement des seules quatre cellules sexuelles primitives et leur cavité est une partie de l'archenteron primitif. Peu importe dès lorsque les éléments mésodermiques sous-jacents aient évolué ici en lame conjonctive, ailleurs en muscles, ailleurs encore en épithélium péritonéal.

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Physiologie.

L'animal essentiellement marin et pélagique, d'ordinaire superficiel, mais pouvant descendre jusqu'à plusieurs centaines de mètres (1300m), se montre parfois en quantité incroyable. Il se meut au moyen des mouvements généraux imprimés à son corps par la contraction brusque de ses bandes musculaires. Les nageoires sont immobiles et ne servent que de balanciers. On le voit quelquefois se coller aux objets étrangers et il semble naturel de supposer que cette fixation temporaire soit due à la sécrétion des cellules glandulaires de la peau. Mais on a observé ce phénomène chez des espèces qui semblaient dépourvues de ces glandes, en sorte qu'il reste quelques doutes sur ce point.

Il n'est pas phosphorescent.

Il se nourrit des petits êtres vivants qui constituent le plankton microscopique, Diatomées, Infusoires, Gopépodes; on en a vu avaler d'autres Chsetognathes de plus petite taille. Ses crochets mobiles peuvent, grâce à la direction variée des faisceaux musculaires constituant le bulbe céphalique où ils sont implantés, s'écarter et se rapprocher de manière à saisir et à dilacérer entre eux les proies que l'animal vient à heurter de la tête dans son rapide mouvement.

Développement.

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