‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 11 sur 112 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

Mais il faut bien remarquer que, dans nos types morphologiques, pour avoir l’occasion de décrire à leur sujet le plus grand nombre possible des dispositions anatomiques qui se rencontrent dans le groupe qu'ils résument, nous avons souvent réuni à dessein des caractères qui s’excluent. Par exemple, nous donnerons à un Lamellibranche enfermé un pie bien musclé, voire même un byssus si cela nous convient; nous donnerons au type morphologique des Infusoires les cirres ventraux d’un Hypotrichide avec la musculature d’un Hétérotrichide, etc., etc. Ce ne sont pas là des fautes mais des avantages au contraire. Cela permet de constituer un type non réel, mais possible, et plus complet que les types réels : et, en continuant sa lecture, l'étudiant verra bientôt que les Lamellibranches enfermés ont, en général, le pied faible et jamais de byssus, que les Hétérotrichides n'ont pas de cirres ventraux, que les Hypotrichides n’ont pas de musculature cutanée, etc. L'avantage reste et l'inconvénient disparait.

Le livre dont nous venons de définir le but et l'esprit est une œuvre de longue haleine et il ne nous faudra pas mois de huit années pour étudier en autant de volumes tous les embranchements du Règne animal.

Puissions-nous avoir la force d'aller jusqu'au bout !

Ler novembre 1895.

Page 1