‹ Traite de zoologie concrète (volume 3)Chapitre 24 sur 112 · LE CENTROSOME ET LA SPHÈRE ATTRACTIVE · texte numérisé non relu

LE CENTROSOME ET LA SPHÈRE ATTRACTIVE

Tant que notre cellule est à l’état de repos, c'est-à-dire en dehors du moment où elle se prépare à se diviser, on ne voit généralement pas, dans son cytoplasma, l'organe dont il est question ici. Mais pendant la division, on l’aperçoit assez facilement.

Il se compose de trois parties (fig. 10) : au centre, un globule plus dense, le centrosome (ctrs.), colorable d’une façon intense par certains réactifs ; autour de lui, une zone de protoplasma différencié, la sphère attractive où archoplasma ; enfin, partant de la sphère comme les rayons d'un astre lumineux et s'étendant plus ou moins loin dans le protoplasma ambiant, des stries divergentes qu'on appelle l'aster (ast.).

Quand la cellule repasse à l’état de repos, l'aster s’'évanouit complètement (fig. 1) : il n'est qu’un aspect dû à un état des parties, qui cesse quand ces parties retombent dans l'inaction. Le centrosome et la sphère

Fig. 10. Fig. 11.

FE ; cirs.

chrs.

Noyau avec le centrosome et la sphère Noyau avec le centrosome à l’intérieur attractive à l'intérieur (Sch.). (Sch.).

ast.., aster; etrs., centrosome; nel., nucléole. chrs., chromosomes ; ctrs., centrosome ;

nel., nel., nucléoles.

semblent aussi disparaître mais, en réalité, ils ne font que se cacher et on peut généralement les retrouver logés dans une petite dépression de la membrane nucléaire (fig. 10), d'où ils sortiront de nouveau au moment d'une division nouvelle, pour reformer un nouvel aster.

Mais dans d’autres cas, on n'arrive pas à les décéler à cette place et l'on trouve, à l'intérieur même du noyau (fig. 11), un corpuscule (ctrs.) qui lui ressemble à tel point, que certains auteurs, Brauer [93] par exemple, affirment que c'est lui qui se retire dans le noyau même, pendant le repos de la cellule, pour en sortir à chaque division (").

Bactéries, on a, par une induction à notre avis un peu hâtive, nié l'existence d'organismes sans noyau. Il semble cependant peu probable que la cellule se soit constiluée d'emblée avee tous ses organes. La nucléine a dû exister dans la cellule avant de se condenser dans un organe différencié de celle-ci. Une expérience de KRASsER [85] semble bien démonstrative à cet égard. Get auteur a extrait, par des procédés chimiques, de la nucléine des cellules de Levure, chez lesquelles on n'a jamais pu constater l’existence du noyau.

() D’autres auteurs, en particulier Juzin [93], remarquant que le nucléole disparaît

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