LA FÉCONDATION
nution se fait par un processus qui a reçu, de Weismanx [91], le nom de division réductrice. 11 nous faut éludier cette maturation et en particulier la division réductrice dans les deux éléments sexuels.
À. DIVISION RÉDUCTRICE
a. Spermatogénèse et Spermatozoïde. — La spermalogénèse est surtout bien connue chez Ascaris megalocephala grâce aux recherches de Van Bexeoen et Juux [84], O. Herrwic [90], Bovert [87, 92], Brauer [93], etc.
Au fond du eul-de-sac testiculaire, on trouve, comme toujours, des éléments jeunes, que l’on peut nommer cellules germinales. Ge sont les éléments primitifs d'où doivent dériver les éléments sexuels.
Leur transformation progressive se fait en quatre phases : une de multiplication, une d'accroissement, une de réduction et une de maturation.
Les cellules germinales commencent par se diviser un très grand nombre de fois et se multiplient beaucoup en diminuant de volume. En cet état, elles constituent les spermatogonies. Arrivées à un certain degré de petitesse, les spermatogonies cessent de se diviser et se mettent à grossir considérablement; elles se transfor-
EE ; : Fig. 36.
ment ainsi en un nombre égal de spermatocytes, dits
de premier ordre. Ces spermatocytes sont les cellules --cirs grand'mères des spermatozoïdes; ils se divisent exac- su tement deux fois : leurs filles se nomment les spermatocytes de deuxième ordre et leurs pelites-filles les spermatides (ou spermatozoïdes non mûrs) qui se filax transforment chacune en un seul spermatozoïide màr, cd sans se diviser et par une simple modification dans LU la forme, le volume et l’arrangement de ses parties constituantes.
Ces spermatides sont des cellules d'aspect ordinaire, mais elles ont ceci de particulier que, chez fil nu
elles, le nombre de chromosomes se trouve réduit de moitié. Nous verrons bientôt par suite de quoi il en est ainsi. Le spermatozoïde mür diffère beau- $,ermatozoïde (Sch.). coup de la spermatide par l'aspect et la constitution. enr., masse chromatiq.; Sous sa forme typique la plus complète, il comprend °trs ‘entrosomes € . . $ ce., segment interméd.
(fig. 36) les parties suivantes : en avant une féle, sx. ax., filament axile; ; re : . mu, extrémité libre effilée antérieurement, obtuse en arrière où elle *fjament axiles donne insertion à un long flagellum, la queue; à la #- ptpl; gaine protos ie O 2 plasmique.
pointe de la tète un petit globule clair (ctrs.); entre la tête et la queue, une zone étroite, le segment intermédiaire (c.). La ?
queue se compose d'un long filament axile (fil. ax.) souvent strié en long, entouré dans sa partie supérieure d’une gaine protoplasmique (g. ptpl.) qui laisse en arrière le filament axile à nu (il. nu). Ce filament traverse
le segment intermédiaire el va s'attacher directement à l'extrémité obtuse de la tète. Le spermatozoïde, lorsqu'il est mobile, progresse la tète en avant, poussé par les ondulations de son flagellum.
Où sont dans cette structure les parties de la spermatide?
Les chromosomes lassés en une masse compacte forment la majeure partie de la tête. Le centrosome est toujours présent, mais les uns le croient représenté par le segment intermédiaire, les autres par le globule céphalique antérieur. Cette dernière opinion semble la plus justifiée. Dans ce cas, le segment intermédiaire serait le représentant du cytoplasma. Dans la queue, la gaine est sûrement d’origine cytoplasmique, tandis que le filament axile est d’origine cytoplasmique pour les uns, nucléaire pour les autres. D'ailleurs cela a peu d'importance car, dans la fécondation, la tête et le segment intermédiaire entrent seuls dans l'œuf. Ainsi dans la partie qu'utilise la fécondation, sont représentés sûrement les chromosomes, sûrement aussi le centrosome ettrès probablement le cytoplasma.
b. Ovogénèse et œuf mûr. — L'ovogénèse est calquée sur la spermatogénèse. Dans Ascaris megalocephala que nous prendrons encore comme type, les cellules germinales qui occupent le fond du culde-sac de l'ovaire donnent, en se divisant, de petites cellules, les ovogonies, qui n’ont aucun caractère spécial et se multiplient beaucoup en diminuant de volume. À un moment donné, la phase de multiplication s'arrêle, les ovogonies se mettent à grossir, beaucoup plus même que les spermatogonies à ce stade, parce qu'elles se chargent, en outre, de réserves alimentaires abondantes et passent à l’état d’ovocytes de premier ordre. Ces ovocytes de premier ordre sont ce que les histologistes appelaient les ovules et qu'ils caractérisaient par leur volume, leur forme sphérique et leur noyau (vésicule germinative) gros, central, bien rond, réfringent. En cet état, ce ne sont pas cependant les vrais ovules capables d'être fécondés, ce sont leurs cellules grand'mères et, comme dans la spermatogénèse, il faut encore deux divisions pour leur donner naissance. L’ovocyte de premier ordre se divise donc en deux ovocytes de deuxième ordre et chacun de ceux-ci en deux cellules finales, ovules mürs, qui sont les homologues des spermatides.
Mais, pendant cette phase de réduction, l'ovogénèse présente, avec la spermalogénèse, des différences sinon essentielles, du .moins très remarquables. Les deux divisions des ovocytes de premier ordre ne sont pas égales. Des deux cellules filles, l’une, très grosse, continue la lignée de l'œuf, l'autre, très petite, est un produit de rebut que l'on appelle le premier globule polaire. L'une et l'autre sont cependant sœurs et représentent les ovocytes de deuxième ordre. Dans la division suivante, le gros ovocyte de deuxième ordre se divise de même très inégalement en deux cellules sœurs représentant les spermatides du mâle, l'une grosse, l’'ovule mûr avec un nombre de chromo-