‹ Traité de zoologie concrète (volume 4)Chapitre 3 sur 113 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

traite comme on a fait de l'embranchement des Mollusques, c'est-à-dire que Ton écrit un petit chapitre d'Anatomie comparée tel qu'on le ferait pour une Anatomie comparée vraie, en se plaçant au point de vue de la variation des fonctions et de leurs organes sans se préoccuper des animaux qui les possèdent. Puis on passe à la sous-classe, à l'ordre, au sous-ordre, toujours de la même manière, et c'est seulement alors que l'on change de plan. Là, brusquement, on tombe dans la Zoologie pure, c'est-à-dire que l'on fait défiler sous les yeux, les familles, les genres principaux, voire même les espèces les plus importantes sans en faire connaître autre chose que les caractères presque exclusivement extérieurs qui seuls les distinguent.

Est-ce de la Zoologie"?

Non!

Est-ce de V Anatomie comparée?

Pas davantage !

Ce sont des chapitres d'Anatomie comparée emboîtés les uns dans les autres et dont le dernier de chaque groupe contient un chapitre de Zoologie pure.

Est-ce au moins une science mixte complétant l'une par l'autre celles dont elle prend les titres?

Moins encore! Car, ce qui manque à l'Anatomie comparée pour une connaissance entière de Tètre et des êtres, c'est le lien de ces organes décrits séparément, dans l'individu qui les possède; or, la partie zoologique ne le donne pas puisqu'elle ne définit plus que les caractères extérieurs. Ce qui manque à la Zoologie, pour cette même connaissance, c'est la conformation, la disposition, les rapports des organes internes dans chaque forme ; or, les chapitres anatomiques ne l'indiquent pas, restant toujours dans le vague et l'impersonnel.

L'étudiant arrive à la fin du chapitre des Mollusques, sans qu'on lui ait jamais expliqué comment est organisé, dans son ensemble, un quelconque de ces animaux. C'est cependant ce qu'il iui aurait fallu pour dissiper les brumes que laisse dans son cerveau le vague désespérant des descriptions abstraites. Il a besoin de grouper ces notions sans lien en un tableau où il puisse reposer sa vue sur un ensemble défini qui parle à l'imagination, et,, par suite, ait quelque chance de rester dans la mémoire.

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