‹ Traité de zoologie concrèteChapitre 25 sur 79 · CÉ PII A LOGO U DES — AM P III OX US · texte numérisé non relu

CÉ PII A LOGO U DES — AM P III OX US

symétrique, ressemble maintenant à un jeune Amphioxus. La fossette olfactive, reste du neuropore fermé, et l’anus sont repoussés un peu vers la gauche par les nageoires qui se développent; les cirres poussent, la forme générale de l’adulte s'accentue, et l’animal, qui a maintenant environ 3mm,5, tombe au fond sur le sable où il passera le reste de son existence. Depuis l’achèvement de la forme larvaire, les myomères sont déjà au complet et ne font [dus qu’accroître leurs dimensions. La durée totale de son développement jusqu’à ce stade est d’environ trois mois.

Les organes génitaux , dont nous avons fait connaître le développement en décrivant l’adulte (Voir p. 109 à 112), ne commencent à se montrer qu’un peu plus lard, lorsque l’animal a atteint 5mra; et c’est seulement quand le jeune Amphioxus mesure quelque 15 à 20mm que les différences sexuelles commencent à se montrer.

GENRES

Branchiostoma (Costa), plus connu sous la dénomination d' Amphioxus ou sous le nom vulgaire de Lancelet , est le type que nous venons de décrire et le seul vrai genre de la classe. Il y en a 10 espèces, savoir : B . lanceolatum , caribæum, Bel chéri , elongatum , californiense , bassanum , culte tins, lucayanum , cingalense , pelagicum (5 à 8 centim. ; marin ; dans le sable; régions tropicales et tempérées de tous les pays, Europe, les deux Amériques, Hahama, Japon, Bornéo, Ceylan, Iles Fidji, Honolulu, Australie, détroit de Torrès; remonte jusqu’en Scandinavie).

Ce genre forme à lui seul la famille des Buaxchiostqmwæ [Branchiostomidx (Bonaparte), Amphioxidei (Bleeker)]. On l'a subdivise en plusieurs autres, qui peuvent être considérés soit comme des sous-genres, soit comme des genres vrais :

Branchiostoma s. str. (Costa) pour B. lanceolatum , caribæum , Belcheri , elongatum , californiense : des organes génitaux des deux cotés, nageoire ventrale à rayons distincts (*), nageoire dorsale basse, nageoire caudale sagittiforme (Europe, les deux Amériques, Bornéo, Australie, etc.).

Paramphioxus (Ilaekel) pour B. tmsanum : des organes génitaux à droite seulement, ventrale à rayons distincts, dorsale basse, caudale étalée (délr. de Bass).

Epigonichthys (Peters) pour lt. cultellm : des organes génitaux à droite seulement, ventrale à rayons distincts, peu développée, caudale étalée vdétr. de Torrès, Australie).

Asymmetron (Andrews pour B, lucayantm : des organes génitaux à droite seulement, ventrale nulle, dorsale basse, caudale longue atténuée dans laquelle la notocorde se prolonge; il est nageur et non sédentaire (îles Bahama, Nouvelle-Bretagne).

Heteropleuron (Kirkaldy) pour B. ciiifjalense : des orgaues génitaux à droite seulement, ventrale avec ou sans rayons, métàpleure gauche se terminant un peu au-dessous du pore atrial, métapleure droit se continuant avec la ventrale (Ceylan).

Kiiikaldy [95] attribue en outre à ce genre />. hassan um et B. cultellm auxquels il assigne les mêmes caractères génériques, en sorte que et1 genre absorberait les genres Paramphioxus et Epigonichthys ; mais Cill [95] conteste sa légitimité.

Amphioxides (tiill pour B . pelagicum : il aurait des organes génitaux des deux côtes (?), pas de ventrale à rayons (?', la dorsale basse, la caudale étalée et (?) pas de cirres buccaux. Ce dernier caractère, s'il était confirmé, légitimerait pour ce genre la création au moins d'un ordre particulier (Pacifique près d’IIonolulu).

D Certains auteurs appellent cette nageoire ventrale sympodium et donnent à ses prétendus myons le nom d'actinomimcx et à leur cavité intérieure celui d 'actinodome.

unoconDEs

3e Classe

UROCORDES. — UROCHORDIA

[Tunigiers; — Tunicata (Lamarck); — Salpyngobranghes (de Blainville);

Ascidiacephala, Saccophora (Bronn) ; — Urociiorda (Ray Lankester)]

TYPE MORPHOLOGIQUE

(PI. 22 à 28 et FIG. 121 et 122)

Anatomie.

Extérieur. Topographie générale (PI. 22). — L'animal est de taille assez grande, mesurant, si Ton veut, 5 à 6 centimètres de long. Sa forme générale est vaguement ovoïde. Une des extrémités, que nous placerons en haut , se prolonge en un court tube évasé au sommet, le siphon buccal ou inspirateur . Par l’extrémité opposée, il est fixé au sol par accolement direct de sa surface, un peu élargie en ce point et pourvue de courtes expansions quelque peu ramifiées, les prolongements radicoïdes. Au-dessus de la base de fixation, sur un des bords verticaux que cela détermine comme dorsal, se trouve un prolongement semblable au siphon buccal, c'est le siphon cloacal ou expirateur . La surface du corps est formée d’une substance à demi transparente, dont la consistance et l’aspect varient de ceux de la gélatine solidifiée à ceux du cartilage, appartenant à un revêtement extérieur, la tunique .

A l’intérieur, l’axe morphologique du corps, celui qui s’étend de l’un à l’autre siphon, est occupé par deux vastes cavités en cul-de-sac. Chacune s’ouvre au dehors par l’orifice du siphon correspondant, et s’adosse à l’autre par son fond en cul-de-sac: de ces deux cavités, celle où conduit le siphon buccal est le pharynx, celle qui débouche au dehors par le siphon cloacal est le cloaque. La première est toujours sensiblement plus grande que la seconde. La séparation entre elles est constituée par une mince membrane à deux feuillets, simple continuation de celles qui forment leurs parois. Cet immense pharynx et ce vaste cloaque constituent un des traits les plus caractéristiques de l’organi-

(l) La classe des Tuniciers comprend au moins deux types do structure fort différents l’un de l’autre, entre lesquels il est assez malaisé de concevoir une forme moyenne dont ou puisse dériver les types réels d’une manière qui ne soit pas trop artificielle. Après quelques hésitations, nous avons cru nu pas devoir cependant renoncer à ce type morphologique, pensant que, plus encore chez les Tuniciers que chez d’autres êtres, il était nécessaire de le constituer, ne fût-ce que pour avoir l’occasion de définir, en le décrivant, les nombreux organes spéciaux à dénomination tout à fait particulière que Ton rencontre chez eux.

Ce type, que nous rendrons aussi conforme que possible aux formes moyennes du groupe, ne pourra guère domnr idée en mémo temps des formes aberrantes, de celles surtout que des conditions biologiques particulières, en particulier la vie pélagique, a profondément modifiées. Cette lacune sera comblée par les types des groupes moins compréhensifs en lesquels se divisent les Tuniciers.

IMWV \V)^\V\

( aupi-oojoï ■ i.ioM >

; [r?rrob v.iy> n u thot) v.n j Î'**îiii7 o ,.no | ; ah .*>i'hn , .vn .0 j

afoaifc'M j#jj 'niîho ,,oai .0 ; * 1 1 v 1 > v<\ |

•M,r.fîo,io,.>ii;.M[ !>t •i-iljji ..tc\

; ljr»*»ud nofîqir? ,.z ; ;tefioJ*) no/fqi* ,.'z ; oucnoi^i v\z i l'iifj-. (;f -.J) >r;i:i'Vi} ,.Ktf !

JOIU’Mlr'jJ , .O&ï !

■ • mM'wAuM : ;

.Ibw^bp/jJ rîiiiii^ y) .m

; ami4, vrb *^;rli{o<‘u'î ?>fi -nilrco r A ?-'UKv3 ,.0

: ■ Ai,-: 1 -,'r Jv:*-!.; .A ')() liï!Î>iï‘ *» rAo

j '*nj)i:o|,i . Ao

••. A; A : ■ . n\ - « rr. 'uipniui . . ;

; aiibàlïV/ jUf iffiiil v*\ v1a

• litfUiui-'.mB fnui[;ii|ji(|M vi\a ; mi-iirYnri •»']*'.: y ; »h:'i f) >ff •»i» :,lx /Y, : 'ijiph(jl/(f ohur.hj , Av f/ix-non noi^üfîî. 3 ' •[ ' ‘>j> -:V: / ''I , A

,.b Av

• A î il • A:--i--î MA * i<> -H! in * j h 'ii o.il. - J", , A A - A

. ' f i • 1 A 'Ami;-: . / lljMTnijj] .1» ï ; j ' k( »l« iir.i* U . . A.

.ijr,"!»] Aibfinii *- u'f • -Ai > f-v-- ■ ;i»;*f I .A 1 .A y 3

.Aii''".. Av.u<in'A< : i\) -i rifinl aqsjoiA .c ya"A r<) V A:’ A /-AI *>b }•>• 1; .0 V-A

.f.ifvv rJ ’ J- lirAMl

«jiifj-i ; l i *.vjê1 'i(l ji / tj. nM y AŸA

UROCHORDIA

(TYPE MORPHOLOGIQUE

an., anus;

b., orifice de l’œsophage;

G., cœur;

cd., conduit de la glande neurale ; cl., cloaque;

et., tunique avec les diverticules tunicaux; et., r., tunique réfléchie;

E., endos t y le ;

ep., épithélium sous-tunical ; g. i., gouttière inférieure; g]., glande neurale; gl. p., glaude pylorique ;

G. n., ganglion nerveux ;

Page 1