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CIRCULATION INTESTINALE

pour l'artère cæliaque et l'artère splénique chez les Zyyæna, l'artère splénique et l'artère intestinale dorsale chez les Raies. Chez les Élasmobranches à valvule enroulée en hélice, les artères intestinale, ventrale el dorsale sont reliées l'une à l'autre par des vaisseaux annulaires (fig. 1779) qui correspondent sur une partie de leur trajet aux tours de l'hélice. Ces vaisseaux font naturellement défaut quand

la valvule est enroulée en volute.

Chacun des deux grands lobes du foie des Élasmobranches recoit une branche

d'un tronc unique (Galeus, Squalus, Scylliorhinus, etc.), plus rarement double (Torpedo) ou multiple (Zygæna?) qui est la veine porte dans laquelle sont venues confluer, au préalable, les veines gastriques, intestinales, spléniques et pancréatiques. Les ramifications de la veine se rassemblent finalement en autant de veines sus-hépatiques qu'il y a de lobes au foie. Ces veines peuvent déboucher isoiément dans le sinus de Cuvier (Centrophorus,Squalus et divers autres SPINACIDÆ archaïques, etc.); ou former auparavant un plexus vasculaire (Lamna cornubica) auquel se substitue finalement par coalescence des veines du plexus, ce qui est le cas général, un vaste sinus (fig. 1759, p. 2467) qui peut demeurer inclus dans le foie (Pristiurus), mais le plus souvent fait hernie à son bord antérieur et s'ouvre seul, directement dans le sinus de Cuvier par deux orifices symétriques. Ce sinus sus-hépatique est traversé par des trabécules fibreux, restes des parois des veines; il équivaut à la veine

Fig. 1782. — Systèmes de la veine porte hépatique et de la veine porle rénale des Poissons. — ao, aorte; 4, racines de l'aorte; ca, veines cardinales antérieures ; cpd, cps, veines cardinales postérieures droite et gauche; ve, veine eaudale : adv, veines rénsles afférentes; Z}, réseau veineux rénal: rvh. veines rénales efférentes; cui, veine cave inférieure ; vp, veine porte; À, réseau veineux hépatique; A, veine sus-hépatique (d'après Nubn).

cave qui commence à se développer chez les Ganoïdes et devient constante chez les Vertébrés supérieurs ; les lèvres des orifices du sinus hépatique dans le sinus de Cuvier sont repliées en valvules qui s'opposent au reflux du sang vers le foie. Pas plus que chez les Marsipobranches on ne trouve chez les Élasmobranches de véritables chylifères. Ce qu'on à décrit comme tel est simplement un lacis de veines, ou d'espaces veineux, ou même de sinus veineux dans lesquels le sang présente de curieuses variations dans sa teneur en globules rouges, ou notamment les veines superficielles de la région du cardia qui aboutissent à une sorte de sinus stomacal (fig. 1781).

Chez les Téléostéens, l'aorte ne fournit aux viscères digestifs qu’un seul tronc, l'artère abdominale, qui se divise dès l'origine en une artére intestinale, une artère pneumatique et deux artères spermatiques. L’artère intestinale se divise elle-même en une artère gastro-splénique, une artère gastro-hépatique et deux artères mésentériques (fig. 1782 et 1783).

L'arlère gastro-splénique se ramifie énormément sur l'estomac qu'elle longe dans toute son étendue; elle passe ensuile aux cœcums pyloriques et à la rate, tout en envoyant quelques branches à l'intestin. L'artère gastro-hépatique se ramifie sur le côté droit de l'estomac et ensuite dans le foie; les deux artères mésentériques longent l'une le bord supérieur, l’autre le bord inférieur de l'intestin grêle et se prolongent jusqu’à l'anus. Il peut exister aussi (Perca) une branche spéciale pour le duodénum et pour la rate, on peut l'appeler l'artère duodénale. L'artère pneumatique se rend à la vessie natatoire ; elle peut naitre directement de l'artère abdominale ou se détacher de l'artère gastro-hépatique. De même les deux artères génitales naissent souvent par un tronc commun qui lui-même peut se confondre à l'origine avec l'artère pneumatique. Après avoir donné le tronc viscéral, l'aorte continue son chemin sous la colonne vertébrale et par les artères intervertébrales distribue le sang aux myomères, aux nageoires et à l'intérieur du rein, dans lequel elles se divisent en une multitude de rameaux donnant naissance aux glomérules de Malpighi.

Les veines suivent à peu près constamment le trajet des artères. Les veines de la région céphalobranchiale

ca

Fig. 1783. — Diagramme demi-schématique de l'appareil circulatoire des Poissons (d'après Huhn). — v, ventricule; A, oreillette; S, sinus veineux; 2, bulbe artériel; br’, branches qu'il envoie aux branchies; br", veines branchiales qui se réunissent pour former les racines de l'aorte; aa, as, les deux raciunes de l'aorte qui en arrière forment l'aorte a, et en avant le cercle céphalique cpl ; ca, carotide externe; cp, carotide interne; ac, artèré caudale; À, reins:

ve, veine caudale; cpd, veine curdinale postérieure droite; cps, veine cardinale postérieure gauche; acs, veine cardinale antérieure gauche; cad, veine cardinale antérieure droite ; Cv, canal de Cuvier.

se jettent dans deux jugulaires symétriques qui reçoivent sur leur côté interne deux veines plus petites, symétriques, correspondant à la région bran-

chiale, les veines de Duvernoy. Les veines de la région postérieure du corps se jettent dans les veines cardinales, souvent inégales, et parfois réduites à une seule

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