SOUS-ORDRE
BATOIDA (RAIES)
Corps déprimé ; orifices branchiaux au nombre de cinq de chaque côté situés à la face inférieure du corps. Nageoires dorsales, quand elles existent, placées sur la queue; point de nageoire anale. Vertèbres tectospondyles.
Fam. PRISTIDÆ, — Museau prolongé en une lame aplatie, à bords armés de fortes dents, parfois longues de 2 centimètres.
- Pristis, Lam. Corps allongé; nageoires pectorales nettement séparées de la tête; première dorsale opposée aux abdominales. P. antiquorum (Scie); Océan et Médit.
FAM. RHINOBATIDÆ, — Corps allongé; queue longue el forte, portant deux nageoires dorsales et une caudale; un pli longitudinal de chaque côté de la queue.
Rhynchobatus, Müller et Henle.Dorsales sans épines; la première opposée aux abdominales ; nageoire caudale avec un lobe inférieur bien développé; surface dentaire des mâchoires ondulée; dents obtuses, granuleuses. R. ancylostomus, Océan Indien (jusqu’à 2 m. 50 de long). — Rhinobalus, Bloch. Cartilages crâniens allongés en un long rostre; espace compris entre le rostre et les pectorales rempli par une membrane ; dorsales sans épines, toutes deux très en arrière des abdominales; caudale, sans lobe inférieur; dents obtuses avec une ride transverse indistincte. R. granulatus, Océan Indien. — Trygonorhina, Müller et
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Henle. Valvules nasales antérieures confluentes en une large lame à bord libre. T. fasciala, Sud de l'Australie.
Fam. TORPEDINIDÆ. — Tronc arrondi; une nageoire caudale et, en général, une dorsale munie de rayons. Un organe électrique (p. 279 el 2454).
Torpedo, Dum. Deux nageoires dorsales sans épines; ventrales séparées; évents à une courte distance en arrière des yeux. T. marmorata, Médit., Atl. — Narcine, Henle. Torpedo à évents immédiatement en arrière des yeux; queue plus longue que le disque. N. brasiliensis, Antilles. — Hypnos, Dum. Narcine à queue très courte. H. subnigrum, Australie. — Discopyge Tschudi. Ventrales soudées. D. Tschudii, Pérou. — Astrape, Müller et Henle. Une seule dorsale. À. capensis, Madagascar. — Temera, Gray. Pas de dorsale. T. Hardwickii, Inde.
Fay. RAJIDÆ. — Corps aplati en forme de losange, portant, en général, des aspérités ou des épines; pectorales soudées avec le museau; un pli longitudinal de chaque côté de la queue; point d’épine caudale dentée. Point d’organe électrique.
Raja, Arted. Pectorales n’atteignant pas le bout du museau; abdominales divisées chacune par une profonde encoche; deux nageoires dorsales sur la queue, sans épine:; ‘caudale rudimentaire ou nulle; valvules nasales séparées au milieu où elles sont sans bord libre. Sur nos côtes, 17 espèces; les plus connues sont : R. clavata, R. macrorhynchus, R. batis, R. alba, R. punctata. — Psammobalis, Günt. Pectorales confluentes en avant du museau; chaque ventrale profondément échancrée. P. rudis, Patagonie. — Sympterygia, Müller et Henle. Psammobatis à ventrales entières; caudale rudimentaire. S. Bonapartii, — Platyrhina, Müller et Henle. Sympteryqia à caudale bien développée. P. Sinensis, Chine.
FAM. TRYGONIDÆ, — Pectorales confluentes à l’extrémité du museau; dorsales absentes ou remplacées par de fortes épines dentées, Queue longue et étroite sans plis latéraux.
Urogymnus, Müller et Henle. Corps densément couvert de tubercules osseux; ni dorsales, ni épines; queue longue présentant quelquefois un repli en dessous; dents aplaties, U. asperrimus, Océan Indien. — Trygon, Adans. Pas de tubercules; une longue épine barbelée sur la queue; valvules nasales coalescentes en une lame quadrangulaire. T.vulgaris (Pastenague), toutes nos côtes. — Tæniura, Müller et Henle. Trygon avec un pli longitudinal sans rayons, sous la queue. T. lymma, mer Rouge. — Urolophus, Müller et Henle. Queue médiane terminée par une nageoire à rayons distincts et portant une épine barbelée, avec ou sans dorsale rudimentaire; dents obtuses. — Pteroplatea, Müller et Henle. Corps au moins deux fois aussi large que long; queue très courte et très mince, muni d’une épine dentée, avec ou sans dorsale rudimentaire; dents uni- ou tricuspides. P. altavella, Médit.
Fam. MYLIOBATIDÆ. — Disque très large en raison du grand développement des nageoires pectorales, qui laissent libres cependant les côtés de la tête et reparaissent à l’extrémité du museau sous forme d’une paire de nageoires céphaliques, Vivipares.
Myliobatis. Dum. Queue très longue et très grêle portant à la base une nageoire dorsale, généralement suivie d’une épine dentée; dents hexagonales; les médianes beaucoup plus larges que longues, trois rangées de latérales hexagonales régulières. M. aquila, côtes de Fr. — Aëlobatis, Müller et Henle. Diffèrent des Myliobalis par l'absence des dents latérales; valvules nasales séparées, À. narinari, Atl. tropical. — Dicerobatis, BI. (Cephaloptlera, Dum.). Appendices céphaliques en forme de cornes dirigées en avant ou en dedans; narines largement séparées; bouche ventrale; de très nombreuses et très petites dents tuberculeuses sur les deux mâchoires; queue très étroite portant une petite dorsale entre les abdominales, avec ou sans épine dentelée; atteignant jusqu’à 7 mètres de large. C. giorna, Médit. — Ceratoptera, Müller et Henle. Diffèrent des Dicerobatis par leur bouche antérieure et l'inégalité des dents aux mâchoires dont l’inférieure porte seule des dents très pelites. C. vampyrus, Atl., atteint 20 pieds, — Rhinoptera, Kuhl. Appendices céphali-
- ques courbés en dedans, et situés à la face inférieure du museau; valvules nasales confluentes; dents hexagonales; les centrales à peine plus larges que les autres. R. quadriloba, Atl., côtes des Etats-Unis.