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Fig. 1050. — Platidia Fig. 1051. — Cistella decemcostata Fig. 1052. — Megathyris decollata anomioides (d'après Davidson). (d'après Suess). (d’après Suess).
en formant une sorte de C, couché horizontalement et infléchi au mieu chez les Cistella (fig. 1051) de la craie, et se transforme chez les Megathyris (fig. 1052), en un arc sinueux, à cinq festons, soudé à la coquille ; les Thecidea présentent une disposition analogue. Toutes ces formes ne présentent que des pointes crurales. Chez les Magellania (lg. 1048), où il n’y a également que des pointes crurales, les bandelettes latérales s’allongent jusqu'au voisinage du bord de la coquille, puis se réfléchissent en arrière, et reviennent jusqu'au voisinage des pointes crurales,
où elles sont unies par la bandelette transverse. Chaque bandelette présente ainsi une branche descendante et une branche ascendante, cette dernière correspondant à sa portion réfléchie. On observe la même disposition chez les Terebratella (fig. 1053), mais ici une bandelette jugale unit les branches descendantes au septum médian.
Fig. 1053. — Valve dorsale de Terebratella dorsata. — pr, processus cardinal; f, fossettes; bd, ba, branches descendantes et ascendantes de support brachial; bl, bandelette transverse; bj, bandelette Fic. 1054 — Support brachial du Shringocephalus jugale. Burturi, du Dévonien (d'après Zittel).
Chez les Séringocephalus (fig. 1054), les branches descendantes étaient très rapprochées et n’arrivaient que jusqu’au milieu de la coquille; elles se réfléchissaient alors en dehors, et les branches ascendantes décrivaient un vaste circuit en forme de cœur de carte à jouer qui suivait le bord de la coquille et était muni de pointes, les épines cirrhales, supportant les tentacules brachiaux. A l'opposé de ces formes à support brachial complexe, viennent se placer des formes qui en dérivent par arrêt de développement de l'appareil : tels étaient les Magas de la Craie où les branches ascendantes n'étaient représentées que par de simples pointes; telles sont les Kraussina (fig. 1055), où tout le support est représenté par un Ÿ calcaire, à branche impaire tournée vers le crochet.
Les formes dont le support brachial appartenait au second type et prenait un développement remarquable, formant des hélices coniques, à sommet tourné en dehors (Spirifer, Nucleospira, Koninckina), ou en dedans (Glassia, Atrypa, Zygospira. fig. 1056), ou vers le bas (Martinia, Reticularia), ne sont plus représentées dans nos mers que par les Rhynchonella; mais ici le support brachial est rudimentaire et réduit à deux courtes lamelles recourbées vers la valve ventrale.
La disposition du support brachial a été invoquée pour caractériser un certain nombre de genres; mais l'étude des transformations que subit cet appareil, dans les formes nn AO LL AE actuelles, a conduit à des résultats des plus importants au
point de vue des rapports généalogiques de cerlains de ces genres !. Dans la famille des TEREBRATULIDÆ, le support brachial se développe
Fig. 1055. — Araussina Davidsoni (d'après Vélain).
1 P. Fiscuer gr D. P. OEuLert, Sur l’évolution de l'appareil brachial de quelques Brachiopodes. Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. CXV, p. 149, 7 nov. 1892.