‹ Traité de zoologie (volume 5)Chapitre 17 sur 396 · FORME EXTÉRIEURE DES ASSOCIATIONS DE PLASTIDES · texte numérisé non relu

FORME EXTÉRIEURE DES ASSOCIATIONS DE PLASTIDES

en hélice (anthérozoïdes des Mousses, des FOuGÈREs, des PRÈLES, des LYCOPODES, nombreuses BACTÉRIACÉES). Enfin, les plastides rampants sont le plus souvent aplatis (Desmiptées, DrATOMÉES, la plupart des INFUSOIRES ciLiés), sans que la symétrie bilatérale soit toujours la conséquence de cet aplatissement. Les Infusoires ciliés, en particulier, ne présentent ce mode de symétrie que lorsqu'ils saisissent directement leurs aliments; lorsqu'ils doivent les attirer dans leur orifice de déglutition par les battements de leurs cils, la frange ciliaire principale (zone adorale) tend à se disposer en une spirale aboutissant à cet orifice, et altère ainsi plus ou moins gravement la symétrie par rapport à un axeîdes [nfusoires fixés (Stentor, fig. 34,

Fig. 34. — Stentor Ræselii. O, cytostome suivi du Fig. 35.— Stylonychia mytilus (d'après Stein), vue par

cytopharynx; P V, vacuole pulsatile; V, nucléus la face ventrale. Wz, zone ciliée adorale; C, vacuole

(d'après Stein). pulsatile; V, nucléus; N', nucléole; À, cytoprocte.

VORTICELLIDÆ), la symétrie par rapport à un plan des Infusoires libres (Stylonychia, fig. 35). Là encore on peut constater, entre les formes des plastides considérés isolément, et les conditions dans lesquelles ils vivent, une certaine correspondance générale; mais comme toujours, lorsqu'il s’agit d'êtres vivants, aux causes extérieures qui peuvent déterminer l'apparition de certaines catégories de formes, viennent se superposer des causes internes qui en modifient profondément l’action, et qu'il n’est pas toujours possible d'apprécier. L’hérédité vient encore compliquer le problème en permettant à certaines formes de subsister alors qu'ont disparu depuis longtemps les causes qui les ont déterminées.

Formes diverses et divers modes de symétrie des associations de plastides. — Ces observations subsistent lorsqu'on cherche à déterminer les rapports que peuvent présenter les formes des organismes résultant immédiatement d'une association de plastides, avec les conditions dans lesquelles ces associations simples se constituent. Toutefois les règles se dégagent ici avec une plus grande netteté.

La très grande majorité des organismes qui vivent fixés par un point de leur

Fig. 37. — Coupe longitudinale d'un Sycon raphanus, faiblement grossi. — O, oscule avec une collerette de spicules; At, tubes radiaires qui s'ouvrent dans la cavité centrale.

Fig.36.— Colonie de Codonocladium umbellatum (d'après Stein).

corps et se dressent dans le milieu ambiant, se ramifientir régulièrement (fig. 36), sont Symétriques par rapport à un axe (Éponges simples, fig. 37, Hydres solitaires, etc.) ou possèdent plusieurs plans de symétrie se coupant suivant un même axe (Corualliaires, fig. 38).

Lorsque ces organismes fixés demeurent couchés sur le sol ou flottent près de la surface de l’eau, ils sont aplatis, même dans le Règne végétal (Ulva, Fucus, thalle de nombreuses HÉPATIQUES), et l’on voit souvent se manifester chez eux une tendance à la symétrie bilatérale, la dissymétrie de milieu n'existant pour de tels organismes qu’en ce qui concerne leur face tournée vers le sol, ou face ventrale, et leur face tournée vers le ciel, ou face dorsale.

Les organismes libres n’affectent guère que deux formes : 1° la forme sphérique (fig. 39) lorsqu'ils se meuvent dans un milieu homogène, leurs organes de locomotion étant uniformément répartis (Volvoæ, Magosphæra) ; 2° la forme symétrique par rapport Fig. 39. — Colonie cellulaire d'un Volvoz à un plan lorsque l'organisme est destiné à se

A UNS mouvoir sur une surface solide, comme c’est le cas

pour un très grand nombre d'animaux, les Turbellariés (fig. 40), par exemple.

Fig. 38. — Sagartia nivea (d’après Gosse).

Page 1